Jeep a-t-elle vraiment besoin d’une auto?
Je reviens d’une semaine en Indiana et au Michigan où j’ai vécu de belles expériences chez Hummer et chez Chrysler où j’ai pu voir et essayer la plupart des grandes nouveautés 2007 de ce dernier. Parmi celles-là, il y avait la toute nouvelle Jeep Compass. Basée sur l’architecture de la nouvelle Dodge Caliber, la Compass se veut une sorte d’automobile pour Jeep. Avant d’aller plus loin, spécifions que la marque a déjà tenté l’expérience durant les années cinquante avec le cabriolet Jeepster. Cette fois, il s’agit d’une voiture à quatre portes avec hayon mû par un moteur à quatre cylindres de 2,4 litres et 172 chevaux avec la traction avant seulement ou la traction intégrale. La Compass devrait nous arriver sous peu avec un prix de base de 17 995$ pour la version à traction. Elle vient aussi en finition North (que pour le Canada) et Limited alors qu’avec la traction intégrale, son prix sera de 24 355$ (plus 1050$ pour le transport) et plus. La version européenne de la Compass aura droit au même quatre cylindres turbo diesel que celui essayé dans la Caliber en Espagne dernièrement.Chez Chrysler, j’ai essayé quelques versions de la Compass mais toutes étaient à traction intégrale. La ligne du véhicule est très différente de celle de la Caliber. Malheureusement, je suis moins attiré par la Compass que par la Patriot à venir. Cette dernière repose aussi sur l’architecture de la Caliber mais elle affiche un look plus robuste, ressemblant de près à celui de l’ancienne Cherokee. Qui plus est, on nous en promet une version Trail Rated capable d’attaquer des sentiers d’une certaine difficulté, ce qui n’est pas le cas avec la Compass. Plus auto que Jeep?Ce ne fut pas un essai à long terme puisque j’attends cette auto que plus tard chez nous. Mais j’ai quand même pris le tracé de quelques kilomètres que m’offre la piste d’essai de Chrysler à Chelsea. Cette piste nous donne la possibilité de rouler jusqu’à 70 m/h (120 km/h), d’accélérer en profondeur, d’essayer des reprises, voire même d’attaquer des portions de route recrées pour imiter des pavés endommagés. Il y a des courbes à haute vitesse et des joints d’expansion. Donc, la reproduction d’un véritable essai. J’ai donc mis la main sur une Compass à boîte automatique CVT (constamment variable) et sur une autre à boîte mécanique. Contrairement à une Caliber de base récemment essayée, les Compass testées à Chelsea n’émettaient aucun bruit de caisse notable. Le moteur de 2,4 litres semblait très à l’aise dans cette caisse mais sans plus. En fait, je devrais revenir sur le sujet après un essai de la Compass comparativement à celui de la Patriot. Pour le moment, je reste un peu sur mon appétit. La Compass me semble plus une auto qu’une Jeep. En passant, l’intérieur de la Compass ressemble beaucoup à celui de la Caliber dont il découle. Mais la version Limited que j’ai conduite avait une sellerie de cuir très élaborée à des couleurs beige et brune qui allaient bien avec l’image d’un VUS. Celle-ci valait la peine d’être vue. Diluée cette plate-forme ?Ce qui m’inquiète un peu, c’est que DaimlerChrysler « étire » un peu trop la « recette Caliber ». Déjà nous avons droit à la Caliber régulière, la Caliber SRT4 de haute performance (300 chevaux!), la Jeep Compass et la Jeep Patriot. J’espère que DaimlerChrysler ne répétera pas l’expérience K-Car (vous vous souvenez des Plymouth Reliant, Dodge Aries, Chrysler LeBaron, Plymouth Voyageur, Dodge Caravan et j’en passe?) et ne nous servira pas une Caliber-Compass-Patriot de luxe sous l’enseigne Chrysler…ou encore une fourgonnette? Lire le reste de cet article »
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