La nouvelle Shelby GT500 sur piste
La nouvelle de l’heure, c’est certes l’arrivée de la Shelby GT 500, la plus puissante Mustang jamais produite. Chanceux comme pas un, j’ai été invité il y a deux semaines par Ford du Canada pour essayer cette fameuse Mustang. Cependant, ce n’est pas sur la route que Ford nous permis de conduire cette véritable bombe mais bien sur le circuit technique de Shannonville près de Belleville en Ontario. Une belle fiche techniqueDévoilée au salon de l’auto de New York en mars 2005, la Ford Shelby GT500 est une Mustang coupé (et bientôt cabriolet) fortement révisée par le groupe SVT (Special Vehicle Team) de Ford sous l’œil attentif du sorcier américain Carroll Shelby. Commençons d’abord par le moteur, un V8 de 5,4 litres avec bloc-cylindres en fonte et culasses en aluminium coiffé d’un compresseur mécanique Eaton R122 produisant une pression de 8,5 livres au pouce carré. Ce V8 développe donc 500 chevaux à 6000 tr/mn et un couple de 480 livres-pied à seulement 4800 tr/mn. La boîte de vitesses mécanique est une Tremec T6060 à six rapports avec un disque d’embrayage Valeo double avec matériau ceramétallique. La suspension comprend des ressorts avant 42% plus fermes et arrière 17% plus fermes que ceux de la Mustang GT. Les barres antiroulis sont 7% plus ferme à l’avant mais 50% plus ferme à l’arrière! Les amortisseurs sont également modifiés mais seul l’avant a été abaissé de 10 mm. Ford a gardé le pont arrière rigide de la GT (question de conserver la GT500 non seulement à un poids raisonnable mais aussi à un prix raisonnable) mais des pneus Goodyear Eagle F1 285/40 ZR18 plus mordants y ont été ajoutés. À l’avant, ce sont les mêmes Eagle mais de 225/45 ZR18. Le puissant freinage fait appel à d’énormes disques de 14 pouces de diamètre à l’avant et de 11,8 à l’arrière et à des étriers Brembo à quatre pistons. Évidemment, la coque de l’auto a du être renforcée et on y voit un avant redessiné et un déflecteur unique au coffre arrière. L’intérieur est semblable à celui d’une GT mais il n’est disponible qu’en noir ou noir et rouge. L’instrumentation se distingue par l’emblème SVT. Les sièges à sellerie de cuir ajustables de six façons procurent un support latéral suffisant pour la conduite sportive de tous les jours, un peu moins en piste. Mais combien de proprios de GT500 les utiliseront sur piste? Que du plaisir sur pisteNous n’avons pas conduit cette incroyable auto sur la route. En fait, ce n’était pas le but de l’exercice. Ford du Canada voulait nous démontrer d’abord que la Shelby GT500 était une véritable sportive capable de dévorer les pistes. L’année dernière, Ford nous avait fait connaître sa Mustang GT sur le rapide circuit du Mont Tremblant. Le célèbre pilote Alexandre Tagliani nous y accompagnait et il nous a démontré les capacités insoupçonnées de cette auto. Il y avait aussi une Saleen sur place. Mais, ce dont je me souviens, la Shelby GT 500 serait un véhicule nettement plus performant sur piste. À Shannonville, nous devions nous en tenir au petit circuit technique. Malgré tout, on pouvait pousser la GT500 à un régime intéressant. Dès le départ, on sent que les roues arrière veulent patiner. Il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’elles fassent un « show de boucane ». Sachez cependant que cette Shelby peut atteindre le cap des 100 km/h en quelque cinq secondes. Mais ce n’était pas le but de l’exercice. Dès qu’on est lancé sur la piste, on attaque une ligne droite intéressante qui nous amène en troisième rapport à régime élevé. Mais il faut freiner très fort au bout car le virage y est serré. Les freins Brembo sont impressionnants. La direction est assistée mais elle est quand même précise. Si l’on masse délicatement l’accélérateur, la GT500 est facile à relancer. Mais que l’on force la note et l’arrière partira ne dérobade. Mais il faut insister. Incidemment, cette fois, en tant qu’instructeur, nous avions Scott Maxwell qui conduit une version de course FR500C de cette auto. En fait, les quelques exercices de trois ou quatre tours chacun ne pouvaient que prouver non seulement toute la puissance qui se trouve sous le capot mais aussi l’impressionnant travail qui a été fait à la suspension pour modifier une GT déjà très capable en GT500 plus qu’impressionnante. Le problème, c’est que c’est très difficile à partager sur papier (ou, dans mon cas, sur clavier!). Il faut vraiment mettre la main sur la « bête » et entendre le V8 rugir et surtout le compresseur émettre son sifflement, sentir son cœur débattre sous les vives accélérations et essayer de maîtriser à la fois le sous-virage caractéristique de cette propulsion (avec plus de poids à l’avant qu’à l’arrière, 57%/43%) et le derrière qui cherchera à chasser si l’on abuse de l’accélérateur. Incidemment, ne me parlez pas de consommation dans un tel cas. Je ne saurais l’évaluer mais je crois qu’elle se placerait autour des 12 ou 13 litres au 100 km en usage normal La vitesse maximale de cette auto serait de près de 250 km/h selon nos hôtes. Vous pensez que vous ne pouvez pas vous permettre une Shelby? La GT500 dont il est question ici se détaille 51 199$ pour le coupé et 56 099$ pour le cabriolet. La seule option possible est une chaîne stéréo Shaker 1000 pour 1975$. Incidemment, la Shelby GT500 arrive avec une garantie de 3 ans ou 60 000 km. Pas pire pour une voiture de haute performance, non? Lire le reste de cet article »
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