Polyvalente et abordable
Peu de jeunes amateurs se souviennent de la FJ de Toyota ou des premières versions des Land Cruiser. De plus, il faut avoir un certain âge pour se souvenir des habilités de ce véhicule hors-route. Néanmoins, Toyota a quand même bien réussi à en redessiner la ligne pour une application plus moderne qui devrait plaire aux jeunes amateurs. Évidemment, il s’agit ici du nouveau FJ Cruiser, un utilitaire sport d’allure rétro basé sur le châssis du 4Runner. C’est pourquoi on y retrouve un V6 de 4,0 litres de 239 chevaux livrable avec la boîte manuelle à six vitesses ou l’automatique à cinq rapports. À noter que la boîte manuelle implique automatiquement la traction intégrale alors que l’automatique arrive avec ce que Toyota appelle la motricité temporaire aux quatre roues. En un mot, avec la boîte manuelle, vous êtes constamment en quatre roues motrices alors qu’avec l’automatique, vous obtenez un différentiel central automatique qui distribue la puissance aux roues avant ou arrière au besoin. Les deux proposent la disponibilité des deux gammes de rapports, normale et basse. De plus, les FJ Cruiser sont dispnibles avec l’enclenchement de traction TRAC et le verrouillage du pont arrière. Si vous avez les pneus BFGoodrich All Terrain T/A, vous obtenez un véritable petit véhicule capable de sorties hors-route assez spectaculaires. C’est ce que nous avons pu tester dans une carrière spécialement (et superbement) aménagée de la région d’Ottawa tout récemment. Le FJ Cruiser peut vraiment se mesurer aux meilleurs tous-terrains de ce monde lorsque vient le temps de grimper une pente de roches ou un mur de terre meuble. Seul reproche, la boîte automatique n’offre pas autant de rétention frein-moteur en descendant une pente abrupte. Dans ce cas, la boîte manuelle lui est supérieure. (Curieusement, la boîte manuelle permet au moteur d’émettre un son de six cylindres plus caractéristique qu’avec la boîte automatique!). Mais vu que la majorité des acheteurs de FJ Cruiser préféreront l’utiliser sur les routes, spécifions que le comportement de ce Toyota se compare avantageusement à celui des autres véhicules du genre. La note la plus négative, ce sont les bruits aérodynamiques autour du pare-brise vertical et la résonance de la caisse arrière. Les portes avant permettent un accès facile aux places avant mais les panneaux arrière ouvrent avec un certain angle plutôt bizarre. Ils permettent néanmoins un bon accès aux trois places arrière. Quant au compartiment cargo, on y accède facilement par la porte arrière qui s’ouvre du côté droit. La lunette s’ouvre pour y déposer de petits objets (mais vous risquez de vous salir tant elle est haute). En passant ,la configuration un peu inusitée des glaces de la FJ Cruiser ne favorise pas nécessairement une bonne visibilité tout le tour!Une des caractéristiques les plus efficaces de la FJ Cruiser, ce sont les trois essuie-glace du pare-brise (comme on en retrouvait sur une MG-B). Il faut voir l’intérieur qui est très…utilitaire et original..surtout si vous choisissez la couleur jaune qui revient en plien centre de la planche de bord. L’utilitaire FJ Cruiser débute à légèrement moins de 30 000$ (29 990$) mais il peut facilement grimper à plus de 37 000$ si on l’équipe un peu! Il n’y a qu’une seule couleur intérieure, gris charbon foncé mais au moins cinq couleurs extérieures, argent, noir, jaune, rouge vin ou bleu, toutes avec une toiture blanche.Pas de V8? Non car, selon l’ingénieur en chef Akio Nishimura, le poids de ce moulin pourrait déséquilibrer le véhicule. Enfin, Toyota utilisera certes cet original véhicule pour l’aider à conquérir plus de clientèle dans ce créneau (en 2005, la part de Toyota sur le marché des berlines était de presque 15% mais pour les camionnettes, il n’était de moins de 5,5 %!). À ce prix et avec cette gueule, il y a de fortes chances que la FJ Cruiser aide un peu! Lire le reste de cet article »
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