Éric Descarries

Lundi 30 mars 2015 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (3)

Lincoln ravive le nom Continental

Lincoln ravive la Continental

New York, N.Y. Il fallait s’y attendre, Lincoln, la division de luxe de Ford, ravivra le nom Continental pour sa nouvelle grande berline à venir. Et j’ai été un des chanceux élus qui a eu l’opportunité de voir la voiture en avance du Salon de l’auto de New York.

Pui, je l’avoue, j’ai un petit penchant pour la marque. Lorsque je suis né, mon père possédait une Lincoln Zephyr V12 qu’il a gardé jusqu’en 1955 (ce que j’aimerais l’avoir aujourd’hui!). Quant à moi, j’ai toujours cette Lincoln Versailles 1977 (en très bon état). Alors que dans le passé, Lincoln était une marque respectée en Amérique du Nord (et même dans le monde entier), elle a perdu de son lustre au cours des dernières années alors que son créneau était envahi de multiples marques venant de tous les coins du monde. Même que la dernière « vraie » Lincoln, la Town Car, a terminé sa carrière en véhicule commercial. Depuis, trop de Lincoln ont été basées sur des Ford courantes.

Toutefois, depuis les quelques dernières années, on sent une grande volonté de Ford à raviver la marque. On l’aime ou on ne l’aime pas, la MKZ connaît un bon succès sur le marché. Mais le véritable retour de la marque se fait surtout grâce au petit VUS MKC qui, lui, connaît un immense succès. Reste à voir comment le MKX va faire, lui qui vient à peine d’être dévoilé. Toutefois, les MKS et MKX ne sont pas à la hauteur des attentes des amateurs de Lincoln alors que le Navigator demeure un véhicule marginal qui, nous dit-on, sera revu au complet au cours des prochaines années. Car Lincoln nous promet quelques surprises au cours des prochaines années incluant le prototype Continental que le constructeur nous dévoilé en avance dimanche soir.

C’est Mark Fields lui-même, le (nouveau) président de Ford qui nous a reçu dans des locaux spécialement aménagés de New York pour nous dévoiler ce proto qui, selon un des grands dirigeants de Ford, Kumar Galhotra, président de Lincoln, sera mis en production sous peu. Cette fois, l’auto aura sa propre carrosserie. Cependant, il m’a été impossible de savoir sur quelle plateforme elle reposera sauf le fait que le V6 EcoBoost de 3,0 litres qui l’animera sera exclusif à la marque (enfin, un moteur Lincoln!).

Le prototype Continental est plein de gadgets qui en étonneront plus d’un, le tout sous le thème de « Quiet Luxury ». Il faut voir les sièges qui sont « intelligents » avec des supports latéraux qui se replacent à plat lorsque les passagers doivent descendre de la voiture. Tout à l’arrière, la baguette de chrome qui semble envelopper les très discrets feux devient toute rouge lorsqu’on freine. Et ainsi de suite…

On en saura plus lorsque la Continental sera mise en production, ce qui, si l’on se fie au cheminent des MKZ, MKX et MKX de leur présentation à leur mise en marché, devrait prendre environ deux ans. Incidemment,  Lincoln vise aussi le marché mondial, surtout la Chine où la marque connaît déjà beaucoup de succès.

Ce n’est que la première grande surprise de Lincoln et, si l’on se fie au coup fumant de Ford au Salon de Detroit alors que le dévoilement de sa GT a été l’évènement du Salon, le dévoilement de la Continental pourrait également être le plus important de ce Salon de New York. Je vous reviens en fin de semaine pour vous parler de ce fameux Salon de New York 2015 qui est des plus prometteurs!

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Le poste de pilotage de la Continental (Photo Éric Descarries)

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Le prototype Continental présenté dimanche. (Photo Éric Descarries)

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L’encadrement chromé des feux arrière tourne au rouge quand le conducteur freine (Photo Éric Descarries)

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Dimanche 22 mars 2015 | Mise en ligne à 18h19 | Commenter Commentaires (4)

Lexus NX200T et Mercedes-Benz ML63 AMG

Incroyable comme le temps file. Il y a à peine une semaine, j’étais à prendre des photos dans la région de La Havane à Cuba et maintenant je suis de retour chez nous où il fait (encore et toujours) froid. Qui plus est, je suis déjà au travail à classer mes photos et à écrire des articles sur les véhicules que j’ai croqués sur le vif dans la région de La Havane incluant une série de camions de tous gabarits, de tous âges, de toutes provenances qui me serviront à faire deux «Cartes Postales» dans le magazine de camionnage L’Écho du Transport. D’autre part, je suis à travailler sur la quatrième édition d’Adrénaline Klassic Plus de mon ami Michael Hozjan qui est sur «le gros nerf» car il aimerait bien le publier avant l’exposition de «hot rod» de Québec au début d’avril. Pas facile de lui faire entendre raison tant il est stressé car il s’adresse à un monde assez particulier qui, selon mes observations, est en déclin. En effet, malgré l‘incroyable qualité des «hot rods» et «customs» de nos jours, ces véhicules ne semblent plus attirer les plus jeunes amateurs de voitures qui ne voient que des Porsche, BMW et Ferrari dans leurs rêves! Peut-être que s’ils voyaient comment les Cubains se débrouillent pour reconstruire leurs vieilles Américaines (et Européennes), ils seraient inspirés. C’est du vrai «hot-rodding» à son état pur des premiers jours de ce hobby. Malheureusement, de nos jours, nos lois locales sont trop sévères pour les vrais bricoleurs. Qui plus est, l’avènement de l’électronique a complètement changé la donne. On en est rendu aux autos autonomes (qui se conduiront par elles-mêmes) ce qui a fait dire à Elon Musk, le père de la Tesla, qu’éventuellement, il se pourrait que, dans un avenir plus ou moins lointain, il devienne illégal de conduire un véhicule! J’ose espérer que cette époque n’arrivera pas de mon vivant…quoique de la façon et de la vitesse que les évènements se déroulent…BRRRR!

Au travers de tout cela, depuis les dernières semaines, j’ai aussi eu l’opportunité de conduire deux VUS intéressants mais diamétralement opposés en ce qui a trait à leur usage, le petit Lexus NX 200T et l’incroyable Mercedes-Benz ML63 AMG. Commençons par le Lexus. Les lecteurs les plus fidèles de ce bloque se souviendront qu’il y a quelques mois de cela, j’avais encensé Toyota pour le design de son nouveau Lexus NX 200T que j’avais essayé par anticipation dans la région de Vancouver. Malheureusement, lors de telles présentations, nous ne parcourons moins de 200 kilomètres au volant du véhicule ce qui nous laisse parfois une bonne impression mais que nous devons toujours vérifier une fois le véhicule disponible chez nous. C’est ce que j’ai fait récemment avec un NX 200 T F Sport d’un bleu…frappant!

Je n’ai pas changé d’idée. Je trouve encore une fois que les designers de Toyota se sont dépassés dans la conception du Lexus NX 200. On aime ou on n’aime pas la calandre maintenant typique à la marque mais je considère que le NX affiche une ligne agressive qui lui va bien. Donc, pour le dessin extérieur, je vous laisse le juger comme bon vous semble.

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Le petit VUS de luxe NX200T affiche une ligne agressive. (Photo Éric Descarries)

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Même de l’arrière, il a toute une présence sur la route (Photo Éric Descarries)

Toutefois, à l’intérieur, c’est une autre histoire. Si, il y a quelques mois, j’étais étonné par l’audace de Lexus à créer un design hors de l’ordinaire, cette fois, je lui trouve des défauts, surtout dans l’habitacle. Un peu comme le RAV4 dont il découle (de loin quoique le NX tout comme le RAV4 a une plateforme issue de celle de la Camry), le NX nous présente un tableau de bord pas toujours facile à comprendre. Et, dans le cas de certaines commandes, il faut y regarder à deux fois avant de trouver le bon bouton qui peut être enfoui dans la partie inférieure de la planche de bord (celle du volant chauffant, par exemple qui est sous le tableau de bord à gauche de la colonne de direction!). L’instrumentation y est bien lisible mais, en ce qui a trait aux commandes du système de navigation ou de la radio, c’est l’enfer! Les ingénieurs de Toyota-Lexus ont décidé de surpasser leurs confrères de la concurrence en redessinant le bouton de commande rotatif au centre de la console pour les fonctions de la radio et de la navigation. À la place, on retrouve un «pad» comme celui du centre d’un ordinateur portable. OK! Jusque là, c’est innovateur. Mais en ce qui concerne son fonctionnement, il faut y aller avec tellement de délicatesse et de précision qu’il n’y a pas d’autre moyen que de s’arrêter pour y travailler avec minutie. Et là encore! Ça saute trop facilement d’une fonction à l’autre! Ma femme, qui est passé maître dans l’art de manipuler ces bidules, en perdait elle-même son latin (moi, je n’y perdais pas mon latin mais j’y retrouvais ma langue québécoise familière!). Ah oui! Mentionnons que les designers de la marque ont aussi inclut un petit miroir détachable dans la console…pour se faire une beauté!

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Le dessin du tableau de bord est plutôt torturé! (Photo Éric Descarries)

Outre cela, la position de conduite y est bonne et les sièges plus confortables que ceux de la RAV4. Toutefois, les gens de gabarit plus imposant que le mien pourraient se trouver un peu serré dans cette cabine étroite. Les places arrière sont généreuses, surtout pour les jambes, mais, à ma grande surprise, l’espace arrière réservé aux bagages est plus petit que prévu. À l’œil, il semble vaste mais lorsqu’on y loge deux valises de dimensions moyennes…il n’y a presque plus de place!

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Les places arrière proposent un bon dégagement pour les jambes (Photo Éric Descarries)

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Malgré tout, le coffre n’est pas aussi vaste qu’on pourrait le croire (Photo Éric Descarries)

La mécanique du NX 200T se distingue par le fait que le quatre cylindres de 2,0 litres y est turbocompressé, presque une nouveauté pour ce constructeur (les derniers moteurs turbo de Toyota remontent à ceux des Supra des années quatre-vingt dix). Il fait donc 235 chevaux et 258 li-pi de couple et, combiné à une boîte automatique à six rapports (Super ECT avec commandes au volant) et à la traction intégrale, il procure des performances que je qualifierais d’agréables. Toutefois, le NX 200 n’est pas une voiture de sport par excellence. Il demande environ huit secondes pour grimper du point mort à 100 km/h. Les reprises sont un peu plus convaincantes. Cependant, à sa défense, il est relativement silencieux. La direction demande un peu d’effort (c’est la F Sport, je vous le rappelle) mais elle m’a plu! Quant au freinage, il m’a paru bien à la hauteur de la situation. Pour la tenue de route, il me faut revenir à mon essai initial sur la route sinueuse qui mène de Vancouver à Whistler. Selon mes notes, c’était très bien pour un véhicule de ce style. Plus près de nous, le NX 200T qui m’a été confié était équipé de pneus d’hiver Hankook I*Pike légèrement bruyants mais très efficaces tant sur la glace que dans la neige.

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Les pneus Hankook I*Pike sont efficaces mais un peu bruyants sur le sec.  (Photo Éric Descarries)

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Le moteur du NX signale le retour du turbocompresseur chez Toyota. (Photo Éric Descarries)

Le prix de base d’un Lexus NX 200T est de 40 950$. Le véhicule ayant servi à cet article avait pour 12 100$ d’options (tous des éléments reliés à la version F Sport Série 2 dont les ornementations, les radars, les illuminations, le toit ouvrant transparent et j’en passe…) plus les nombreuses taxes (celle du climatiseur de 100$, des frais de gestion pour les pneus de 27, 15$, des filtres de…0,70$ et du COCVA (ontarien) de 5,00 $) et les 1995 $ de transport et préparation. Le montant final de la facture : 55 177,85$…plus taxes! Quant à la consommation, j’ai obtenu une moyenne de 11,6 L/100 km en conduite surtout urbaine. Le Lexus NX 200T doit faire concurrence aux BMW X1, Audi Q3, Lincoln MKC et autres VUS compacts de luxe de ce monde.

L’autre VUS que j’ai conduit dernièrement est dans une toute autre ligue. Il s’agit du Mercedes-Benz ML 63 AMG, un véritable monstre de l’autoroute. En fait, le ML63 est une version de (très) haute performance du populaire ML. Celui-ci n’a pas besoin de présentation. Mais dans sa version AMG…c’est un tout autre véhicule.

AMG, ce sont les initiales des trois préparateurs Aufrecht, Melcher et Grossaspach qui, avec le temps, se sont spécialisés dans la modification des produits Mercedes-Benz. Leur expertise a pris tellement d’importance chez ce constructeur allemand qu’il a décidé de se porter acquéreur de l’entreprise AMG et de l’intégrer à la compagnie. Depuis ce temps, presque tous les modèles de Mercedes-Benz peuvent subir les transformations d’AMG…tout comme ce VUS intermédiaire qui nous intéresse. Dans le cas de ce ML, on le reconnaîtra à ses boucliers avant et arrière nettement plus agressifs que ceux des ML courants et les base de caisse ajoutés. Évidemment, on y verra toute l’ornementation AMG et les écussons V8 biturbo sur le côté.

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Le ML63 se présente avec un bouclier plus agressif. (Photo Éric Descarries)

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Les tuyaux d’échappement du ML63 émettent un son unique. (Photo Éric Descarries)

En effet, ne vous attendez pas à y trouver l’ancien V8 de 6,2 litres sous le capot. Il a été remplacé par un V8 moins énergivore de 5,5 litres. Toutefois, pour y retrouver la puissance perdue dans la diminution de la cylindrée, AMG lui a ajouté deux turbocompresseurs. Selon le document qui m’a été remis par Mercedes-Benz Canada, le moteur de cet AMG développe, de base, 518 chevaux et 516 livres-pied de couple. Mais vu qu’il est équipé de l’ensemble de performance AMG (!), il devrait faire 550 chevaux et 560 li-pi de couple. Évidemment, il est combiné à une boîte automatique à sept rapports et à la traction intégrale 4MATIC. De la puissance, en voulez-vous, en voilà! C’est la combinaison parfaite pour des accélérations foudroyantes et des reprises incroyables. Cet ensemble AMG inclut de grosses jantes de 21 pouces à cinq branches avec des pneus Pirelli d’hiver 295/35. Malgré le profil abaissé des pneus, ils ne sont pas avérés plus inconfortables que d’autres pneus. Incidemment, le conducteur peut choisir de la fermeté de la suspension en trois intensités, confort, sport et très ferme, celle-ci reposant sur un système pneumatique (AIRMATIC) très évolué. J’ai été chanceux de pouvoir conduire ce véhicule presque uniquement sur le pavé sec mais je peux vous dire que sur une mince couche de neige, l’ensemble d’assistance à la conduite et des pneus Pirelli Scorpion Winter s’est occupé de la conduite et de la sécurité. Aussi, on n’a qu’à regarder les immenses étriers sur les grands disques pour comprendre qu’on n’a rien à craindre de l’efficacité du freinage. Incidemment, on peut relever la suspension de ce ML pour les excursions hors-route. Il y a aussi la fonction de ralentissement en pente raide!

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Le moteur V8 biturbo du ML63 est bien présenté (Photo Éric Descarries)

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Comme c’en est la coutume, le moteur AMG du ML63 est signé de celui qui l’a assemblé à la main! (Photo Éric Descarries)

L’intérieur du ML demeure aussi élégant que Mercedes puisse le faire. Le tableau de bord est bien conçu et bien élaboré incluant un grand écran qui transmet bien les informations de la navigation et de la radio (avec sonorisation Harmon Kardon) voire même de la caméra de recul avec ses points de repère en plongée de 360 degrés. Les fonctions de cet écran sont gérées, en grande partie, par une clé rotative au centre de la console que l’on doit étudier un peu avant de la maîtriser. Les sièges avant offrent un bon support latéral et ils sont confortables (ils sont aussi chauffés et climatisés). Il y a dans la console des porte-gobelets qui peuvent être chauffés ou refroidis!  Les places arrière sont aussi confortables (les dossiers sont inclinables) avec un chauffage et une climatisation individuelle. Et les coussins sont chauffants! On accès facilement à toutes ces places grâce aux marche pieds ajoutés. Toutefois, ils m’ont semblé un peu étroit. Enfin, le coffre arrière (avec hayon à commande électrique) est relativement généreux. Inutile de vous parler de la finition, vous savez déjà qu’elle ne peut être qu’impeccable. De plus, je pourrais vous parler de sécurité à n’en plus finir tant Mercedes-Benz en a équipé ses ML incluant l’Assistance de prévention à l’accident!

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Le tableau de bord classique du ML est aussi très efficace. (Photo Éric Descarries)

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Les places arrière ont des sièges chauffant (Photo Éric Descarries)

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L’espace réservé aux bagages est à la fois grand et utile (Photo Éric descarries0

Ce qui importe, c’est ce que l’on peut vivre au volant d’un tel véhicule. Comme je l’écrivais, j’ai roulé presque que sur du pavé sec tant en ville que sur autoroute. Le plus important défaut de ce ML, c’est qu’il est tellement enivrant à conduire qu’il faut constamment surveiller sa vitesse. Le compteur de vitesse affiche jusqu’à 320 km/h ce que l’on ne peut se permettre sur nos routes, bien évidemment! Mais à 110 km/h, ce puissant ML est aussi silencieux qu’une limousine. Je crois que l’acheteur d’un tel VUS devrait faire partie d’un club de «lapping» s’il veut vraiment expérimenter les véritables caractéristiques de ce véhicule. Il ne manque pas de surprise!

Afin qu’il soit «économique», il possède des fonctions qui l’aident à moins consommer dont celle de «l’arrêt-départ» qui neutralise le moteur aux arrêts complets et le relance lorsque le conducteur relâche la pédale des freins. Autrement, la conduite de ce monstre est si facile et agréable qu’on ne veut pas laisser le volant. Dans mon cas, j’ai surtout apprécié le vrombissement des échappements et les commandes de la boîte de vitesses au volant qui m’ont permis de rétrograder en sortant des autoroutes.

Cependant, voici ce qui me sépare de cet ML : la facture! En effet, le prix de base d’un ML 63 AMG est de 104 400 $. Le modèle qui me fut confié était équipé de l’ensemble spécial de performance qui inclut plus de puissance qui valait 15 600 $. Ajoutez à cela 500$  pour les jantes noires et l’on obtient un prix final de 120 500 $…plus taxes. En ce qui a trait à la consommation, j’ai obtenu une moyenne de 15,9 l/100 km. Le ML63 AMG n’a pas beaucoup de concurrence…les BMW X5 et X6 M peut-être? Ou encore les Porsche Cayenne Turbo et Range Rover Supercharged? Ou encore le Jeep Grand Cherokee SRT ?

Petite note finale, il ne m’est pas arrivé beaucoup de malchances avec les autos de presse au travers ma carrière. Toutefois, j’ai vécu une aventure plus désagréable que grave cette semaine avec ce ML. Arrêté à un coin de rue dans Laval, un chien libre et un peu fou ressemblant à un Irish Setter a couru vers mon véhicule et il a voulu d’abord grimper sur le capot (!) puis, dans le véhicule lui-même avant d’abandonner son manège. Il faut souligner ici la résistance de la peinture des autos de Mercedes-Benz. Les griffes du chien n’ont pas endommagé la peinture. Le fini fut à peine marqué et, après un léger polissage de la peinture, plus rien n’y paraîtra…Ouf!

À Tomate66 : wow! Vous êtes retournés loin dans les archives. Je dois prendre livraison d’un autre Escape 2,0 litres pour quelques semaines. Je vous reviens sur mes impressions et surtout sur la consommation.

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Mardi 17 mars 2015 | Mise en ligne à 18h24 | Commenter Commentaires (2)

Focus, Fiesta et «belles» vieilles Américaines

Être chroniqueur dans le monde de l’automobile demande une certaine flexibilité, une adaptation aux opportunités qui se présentent. La semaine dernière, plusieurs constructeurs invitaient des chroniqueurs et des journalistes au Salon de l’auto de Genève ce qui a certainement fait leur bonheur et, pour certains, leur orgueil. Le problème, c’est que presque tout y avait été dévoilé en avance (trois hourras pour l’Internet!) et, qu’en bout de ligne, tout ce beau monde avait exactement la même information. Si vous êtes un mordu de l’auto, vous allez certainement vous en rendre compte au cours des prochains jours dans une multitude de publications…

En même temps, le (très actif) constructeur américain Ford invitait les journalistes canadiens à une activité assez inusitée qui se tenait dans le New Hampshire, celle de participer à l’école de conduite hivernale de rallye de Tim O’Neill dans la région de Littleton (si vous êtes un habitué de la superbe route 302 qui relie Barrie, Vermont à Portland, Maine, vous reconnaîtrez ce nom!).

Pour ce faire, les chroniqueurs canadiens arrivaient tous à l’Aéroport de Montréal-Trudeau (Dorval pour les plus anciens) d’où ils partaient pour Whitefield près de Littleton au volant de Ford Focus 2015. Au cas où vous ne le sauriez pas, les Focus viennent de subir certaines modifications intéressantes, surtout au niveau du tableau de bord qui se présente désormais avec un style plus moderne mais aussi plus adapté aux besoins d’aujourd’hui. L’avant de la Focus a été redessiné pour qu’il ressemble plus à celui d’une Fusion alors que les feux arrière ont été révisés. Dans mon cas, j’ai eu l’opportunité de conduire une version ST à boîte manuelle pour me rendre chez Team O’Neill et une version Titanium avec boîte automatique pour en revenir. Il y avait bien une toute nouvelle Focus avec le moteur EcoBoost de 1,0 litres à trois cylindres de disponible mais j’ai préféré la demander pour les semaines à suivre pour un compte-rendu plus complet dans ce blogue. En ce qui a trait au modèle de super performance RS à traction intégrale, il devrait nous arriver comme modèle 2016…mais à quel prix?

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Le Ford Focus 2015 affiche un avant redessiné (Photo Éric Descarries)

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La Focus 2015 en version ST (Photo Éric Descarries)

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Le nouveau tableau de bord de la Focus (Photo Éric Descarries)

Des Fiesta à gogo!

Une fois chez Team O’Neil, nous avons eu droit à des cours de conduite en compétition de rallye au volant de Fiesta et de Fiesta ST. Un des points principaux mis en valeur par les instructeurs de l’École fut de garder le contrôle de l’auto en dérapage sur la neige et la glace en utilisant le freinage. Je m’explique. Chaque «élève» a eu droit à un cours spécifique démontrant que l’on peut «contrôler» le mouvement d’une automobile (à traction avant) dans des courbes en ne lâchant pas l’accélérateur (le compte-tour indiquait alors entre 3000 et 3500 tr/mn) mais en tournant le volant et en appliquant le pied gauche sur le frein avec douceur et progression. Ainsi, le poids de l’auto ne se transfère pas tout à l’avant et le véhicule conserve son équilibre en tournant.

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Les Fiesta de l’école de O’Neil (Photo Éric Descarries)

Le résultant est tout simplement convaincant (on accorde au vétéran pilote de rallye Stig Blomqvist la création de cette technique). Toutefois, il faut plusieurs heures d’exercice pour maîtriser cette technique qui, avouons-le, ne sera utile qu’en compétition. Cependant, il est intéressant de noter que la conduite à deux pieds n’est pas si mauvaise, après tout! C’est la deuxième fois que je suis des cours chez Team O’Neil (teamoneil.com). La première fois, c’était il y a environ deux ans mais en été, sur terre battue et routes de petites pierres. Mais je dois vous avouer que d’avoir le contrôle d’un véhicule dans des conditions aussi extrêmes est rassurant. Team O’Neil utilise des Fiesta à boîte manuelle (de base européenne) pour ces exercices incluant quelques modèles ST de performance. Pour compléter la journée, nous avons même eu droit à une balade en forêt comme passager avec le champion canadien Andrew Comrie-Picard dans sa Fiesta de compétition (avec moteur EcoBoost de 1,6 litres de production, non modifié). L’effet est tout simplement saisissant! Incidemment, sauf pour des changements d’huile, le petit moteur avait résisté à plus d’une demi-douzaine d’évènements sans autre entretien que les vidanges!

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Les Fiesta de l’école de O’Neil en action. (Photo Éric Descarries)

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Andrew Comrie-Picard et sa Fiesta de rallye (Photo Éric Descarries)

La Fiesta est une des voitures préférées dans ce genre de compétition en Europe. C’est aussi une des plus populaires autos de ce calibre dans son créneau. Elle demeure, à mes yeux, une des petites autos les plus intéressantes sur le marché, surtout au point de vue conduite et performance. Mais je ne suis pas certain que l’Amérique soit prête pour ce type de petites autos!

…et ces «belles» vieilles Américaines de Cuba!

À peine revenu du New Hampshire, je sautais à bord d’un avion avec ma femme pour quelques jours de chaleur à Cuba. Toutefois, contrairement à ce que j’ai fait dans le passé, au lieu de m’étendre sur la plage pour me faire «dorer la couenne» au soleil, je me suis retrouvé à La Havane pour une véritable tournée touristique. Évidemment, je me suis aussi attardé au phénomène des «belles vieilles Américaines» qui y circulent. En tant que vrai mordu de l’auto, permettez-moi de faire une petite mise au point!

Oui, c’est vrai qu’il y a toute une panoplie de vieilles autos américaines qui continuent de rouler sur l’île de Cuba. Et il s’agit surtout d’autos des années cinquante. Mais, de là à la es qualifier de «belles»…il y a une marge! Je m’explique! D’abord, il n’y a pas qu’à La Havane qu’on les voit ! Elles sont partout de la campagne aux plages bondées de touristes. Et des Chevrolet des années cinquante, il y en a ! Il faut dire que la marque Chevrolet était une des plus populaires de Cuba à cette époque! Mais j’y ai vu beaucoup de Ford Fairlane, de Buick, de Chrysler, de Dodge (canadiennes dans ce cas car on les reconnaîtra à leur devant de Dodge greffé sur des caisses de Plymouth), de Studebaker et même de petites anglaises de l’époque, surtout de Ford Zodiac et Zephyr, de Sunbeam et de certaines marques aujourd’hui disparues. Curieusement, je n’y ai pas vu de sportives comme les MGA de l’époque ou de Corvette ou de Thunderbird.

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À Cuba, vous pouvez voyager en taxi Kia Rio, en taxi Mercury 1954 ou en bus YuTong (Photo Éric descarries)

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Une Ford 1959 assez bien restaurée mais avec une peinture «custom». (Photo Éric Descarries)

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Mais le volant, la colonne de direction et l’instrumentation ne lui appartiennent pas…pas plus que le moteur diesel qui l’animait! (Photo Éric Descarries)

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Même en campagne, vous y verrez ces belles Américaines comme cette Chevrolet de la fin des années quarante (toujours au diesel) (Photo Éric Descarries)

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On peut voir à Cuba d’anciennes petites Anglaises comme cette Ford Anglia 105 E…(Photo Éric Descarries)

Puis, si vous vous y connaissez en mécanique, vous auriez noté que presque toutes ces autos fonctionnaient avec un moteur…diesel! Assez curieux d’entendre une Mercury 1954 avec un son de moteur diesel à quatre cylindres (qui fumait comme une cheminée) avec une boîte manuelle. C’est que c’est la mode dans ce pays où l’essence se vend environ l’équivalent d’environ 1,20$ le litre (prix semblable pour le carburant diesel) mais où le salaire moyen frise l’équivalent de 30$ (canadien) par…mois! Beaucoup de Cubains utilisent leur vieille américaine (rafistolée) pour en faire un «taxi» (à quatre ou cinq passagers) et arrondir leur fin de mois. Avouez que c’est bizarre de rouler à bord d’un cabriolet Cadillac 1959 mû par un quatre cylindres de camion Iveco avec boîte manuelle et colonne de direction de voiture japonaise quelconque! Vous aurez compris que le moteur diesel est plus économique en carburant et très facile à obtenir en pièces détachées!

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Beaucoup de vieilles Américaines sont dans ce triste état à Cuba…mais pas de rouille! (Photo Éric Descarries)

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Cette Pontiac 1956 avait sa mécanique d’origine incluant son V8 à essence! (Photo Éric Descarries)

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Cette Mercury 1952 ou 53 cachait sous son capot un moteur de camion Iveco italien au diesel! (Photo Éric Descarries)

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Une rare Lincoln Continental 1956…entourée de plusieurs motos Harley-Davidson…(Photo Éric Descarries)

Certaines autos sont conservées à l’état original mais la plupart sont modifiées (quelques propriétaires qui parlaient l’anglais m’ont dit qu’ils avaient conservé le moteur et la boîte auto d’origine dans leur atelier). Cependant, outre ces Américaines d’avant la «révolucion», j’y ai vu plusieurs autres voitures de divers coins du monde dont les multiples taxis Kia Rio et Hyundai Accent (des autos gouvernementales qui valent plus de 30 000 $ canadiens) et des Audi A6 d’il y a quelques années. On peut aussi louer des Peugeot plutôt récentes à Cuba!

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Une de plusieurs camionnettes GMC toutes récentes que l’on peut voir à Cuba. Fort possiblement la propriété d’une entreprise canadienne car celui-ci avait l’enseigne de Carter GM de Burnaby en Colombie-Britannique!  (Photo Éric Descarries)

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Incroyable! Une de ces increvables Tempo-Topaz dans le petit village de pêche de Cojimar! (Photo Éric Descarries)

Je suis un amateur de camions (je signe toujours des articles dans le magazine québécois L’Écho du Transport) et j’étais alors plutôt intéressé par les véhicules commerciaux de cette île communiste. Appareil photo à la main, je m’attendais à y voir des Ford Big Job des années cinquante ou des Fargo et Chevrolet de l’époque…j’y ai plutôt vu de gros poids lourds International assez récents (venus du Mexique où la marque américaine y avait une usine jusqu’à tout dernièrement) et même des Kenworth et des Peterbilt! Toutefois, ma surprise fut encore plus grande lorsque j’y ai vu des pick-up GMC tout récents (fort possiblement d’entreprises canadiennes établies à Cuba) et même des Tempo et Topaz (!) et des Aerostar!

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Vous verrez plusieurs autobus scolaires d’origine québécoise à Cuba. Ils sont reconnaissables à leur enseigne «Ecoliers»! (Photo Éric Descarries)

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Ma photo préférée…un vieil autobus GM New Look à Matanzas, Cuba. Regardez bien dans la lunette au dessus du pare-brise du chauffeur. Il est inscrit STCUM (l’ancêtre de la STM)! L’autobus vient de Montréal! (Photo Éric Descarries)

Si vous êtes un amateur d’autos et que vous vous rendez à Cuba, préparez votre appareil photo! Vous ne serez pas au bout de vos peines! On y voit de tout, des autos américaines aux bagnoles russes (Lada, Chaika, Volga), européennes, chinoises (j’ai roulé en taxi chinois Geely), japonaises, suédoises et j’en passe. Cependant, ce que vous verrez le plus, ce seront ces anciens autobus scolaires jaunes du Québec (vous les reconnaîtrez à l’inscription «Écoliers») et ces autocars de tourisme blanc et bleu de marque chinoise YuTong!

Incidemment, je n’y pas été que pour les autos. J’y ai beaucoup apprécié l’architecture de La Havane et, ayant enseigné l’anglais pendant plus de 30 ans incluant une demi douzaine d’années de littérature américaine à des groupes dits bilingues, il me fallait voir la maison d’Ernest Hemingway et le village de Cojimar, source d’inspiration de son roman «Le vieil homme et la mer». Mais cela, c’est une autre histoire…

À gl000001 : comme on dit en anglais : «nice catch» ! Celle-là m’avait échappé!

À sampiq : intéressante, votre intervention! Et dire que l’industrie travaille à créer des compresseurs de climatiseur électriques qui ne sont pas physiquement reliés au moteur. J’ai beau regarder les photos, je ne vois pas de compresseur aux moteurs électriques des Leaf, Focus et autres voitures électriques actuelles. Mais bientôt, je serai à des évènements qui me permettront de voir de visu ces engins et de demander aux gens concernés ce qu’ils en pensent!

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