Éric Descarries

Samedi 20 décembre 2014 | Mise en ligne à 20h29 | Commenter Commentaires (2)

Ford Expedition, Quick Super, Binty Project et autres

Décidemment, la batille bat son plein en Amérique en ce qui a trait aux grandes camionnettes. C’est à qui aurait le pick-up le moins énergivore…peu importe le prix ! Puis, il y a tous ces comparatifs qui encensent une marque plutôt qu’une autre. Et voilà que le segment des pick-up intermédiaires refait surface…Motor Trend qui nomme le Chevrolet Colorado son Camion de l’année, Auto Week qui choisit plutôt le GMC Canyon alors que Toyota s’apprête à nous dévoiler un Tacoma redessiné. Pendant ce temps, Ford semble avoir un peu de difficulté à convaincre les scribes que son F-150 en aluminium est la solution de l’avenir (ceux-ci se sont empressés de mentionner que la consommation officielle annoncée par Ford était moindre que celle qu’ils anticipaient)…Enfin, c’est tout une bataille!

Pendant ce temps, GM, après nous avoir presque conquis avec ses nouveaux Silverado et Sierra, lançait de grands VUS Tahoe et Yukon complètement revus (incluant leur version de luxe Cadillac Escalade). Il faut dire que nous avons été impressionnés. De son côté, leur grand rival Ford dévoilait tout récemment une nouvelle version de son Expedition…Enfin…«nouvelle» est un bien gros mot. On se doute que Ford devait faire quelque chose pour concurrencer GM mais que le constructeur, plus concentré sur sa nouvelle production en aluminium du F-150, n’avait ni le temps ni les moyens de refaire complètement son grand VUS comme GM l’a fait avec les siens (le Lincoln Navigator a aussi été revu…on en parlera plus tard!). Par conséquent, Ford nous propose un Expedition 2015 un peu révisé mais auquel il faut s’attarder un peu car il y a plus que la nouvelle calandre qui compte…l’intérieur a été amélioré et seul le moteur V6 EcoBooost de 3,5 litres y est disponible!

Tout comme les Tahoe et Yukon, il fut un temps où les Expedition étaient nettement plus populaires. Nés à la fin de 1996 pour remplacer les grosses Bronco à deux portes basées sur un F-150, les Expedition ont connu une grande popularité alors qu’il s’en est vendu quelque 233 125 en 1999 aux États-Unis seulement! Le prix toujours grimpant du pétrole aidant, ces mêmes ventes ont périclité à 38 350 unités en 2013 ! Semble-t-il que nos amis Texans et même les Saoudiens en sont toujours friands ce qui en justifie la continuité. Certains chiffres publiés mentionnent que les Texans en auraient acheté environ 8000 l’an passé alors que Ford en aurait expédié environ 22 000 au Moyen Orient, les habitants de l’Arabie Saoudite s’en étant accaparé de la majorité. En Amérique, ce sont des gens qui ont besoin des capacités de charge et de remorquage qui continuent de se procurer de ces grands VUS avec châssis cadre rigide. Dans mon patelin, j’en voie régulièrement des dizaines (en plus de leurs concurrents directs ou indirects). J’ai même oser demander à un des propriétaires ce qui l’attirait dans ce grand camion. Outre la réputation de robustesse de Ford, il m’a dit avoir une famille avec plusieurs enfants et qu’il utilisait l’Expedition pour ses nombreuses sorties sportives tout en tirant sa petite roulotte-maison ou son petit bateau de type Bombardier…

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Le grand VUS Expedition de Ford affiche une calandre redessinée pour 2015. (Photo Éric Descarries)

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Toutefois, la caisse et la majeure partie de la camionnette sont reconduites… (Photo Éric Descarries)

J’ai donc eu le Ford Expedition 2015 pendant une pleine semaine au début de décembre. Je vous rappelle que le seul moteur qui y est disponible maintenant est le V6 EcoBoost de 3,5 litres. Celui-ci fait 365 chevaux et 420 li-pi de couple ce qui est une bonne amélioration sur le V8 de 5,4 litres de 310 chevaux qu’il remplace. Il vient avec une boîte automatique à six rapports et la propulsion arrière que le conducteur peut le transformer en quatre roues motrices (automatique, c’est à dire qui transmet la puissance aux roues qui en ont besoin) ou en quatre roues motrices mécaniques avec rapports inférieurs. Voilà donc une camionnette avec châssis rigide qui est capable de tirer jusqu’à 9200 livres! J’aurais voulu en comparer la consommation avec le Yukon que GM m’avait prêté il y a quelques semaines pour une évaluation dans mon patelin (plus tôt, j’ai fait une excursion au Yukon avec le GMC Yukon lors de son lancement canadien mais je n’ai pu en vérifier la consommation). Toutefois, il y a eu une tempête de neige qui a complètement changé la donne. J’en ai donc tiré 18,5 L/100 km (pas si mal si l’on compare la consommation de 14,4 L/100 km. de la Lexus RX350 de la semaine dernière…) alors que le Yukon V8 m’avait donné une consommation de 15,2 l/100 km. Toutefois, l’essai du Yukon s’était déroulé au début de novembre alors que les routes étaient sèches et que la température était nettement plus clémente. De plus, le Yukon a servi à des déplacements sur autoroute ce que je n’ai pas fait avec l’Expedition. Les 18,5 l/100 km de ce Ford n’étaient quand même pas si loin des 16,2 annoncés par le constructeur! On pourrait alors en déduire que l’EcoBoost serait moins énergivore que le V8 5,4 qu’il remplace!

Autre nouveauté que l’on trouve sur l’Expedition, le tableau de bord en a été révisé et il inclut maintenant la technologie Sync avec celle de la MyFord Touch. Notons que cette dernière à commandes tactiles est dédoublée de commandes mécaniques. La finition intérieure de cet Expedition Limited (auquel on accède grâce à des marche-pieds qui se déploient des bas de caisse) était quand même remarquable alors que les sièges étaient très confortables. Les places arrière transformables de ce véhicule à huit passagers sont généreuses et les toutes dernières places (dont les dossiers peuvent se rabattre par commande électrique proposant ainsi un grand espace de chargement).  La visibilité y était facilitée par la position de conduite élevée. Toutefois, la caméra de marche arrière est indispensable avec un tel véhicule alors que les avertisseurs d’obstacles dans les angles morts et les détecteurs de mouvements latéraux en marche arrière sont très appréciés. Si vous aviez déjà conduit un Expedition plus ancien, vous auriez apprécié la nouvelle direction avec assistance électrique qui transmet mieux les sensations de la route.

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Le tableau de bord revu inclut MyFord Touch. (Photo Éric Descarries)

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L’espace de chargement est tout simplement caverneux. Notez que les sièges d’arrière ont été repliés et que ceux du centre peuvent passer de trois à deux places. (Photo Éric Descarries)

Question d’accélération, l’Expedition se débrouille très bien grâce à la puissance du V6 EcoBoost et les reprises sont franches. Le véhicule est relativement silencieux sur route. Toutefois, j’ai un peu de difficulté avec le son du V6 dans cette grande caisse. La tenue de route en a été améliorée grâce à l’amortissement continuellement contrôlé que l’on retrouve sur les modèles Lincoln. Celui-ci fait appel à 46 capteurs de carrosserie, de direction et de freinage pour ajuster l’amortissement en millisecondes. Évidemment, manipuler ce grand véhicule en ville demande un certain doigté. J’ai pu le garer dans un stationnement souterrain…mais de justesse. Il ne faisait néanmoins pas dans mon abri d’hiver. Incidemment, Ford du Canada avait vu à équiper cet Expedition de pneus d’hiver Bridgestone Blizzak de dernière génération. Lors de la tempête de neige, la camionnette n’avait même pas besoin de la motricité aux quatre roues pour se déplacer. J’ai bien essayé la fonction 4A mais je dois vous dire que je me suis tenu en propulsion seulement pour la majorité de ma période d’évaluation. Comme quoi un bon pneu peut faire toute la différence…

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Comme de raison, il est difficile à voir ce V6 EcoBoost. (Photo Éric Descarries)

Il y aurait tant à dire sur cet Expedition mais avant de ce faire, il faudrait que je le conduise sur une très longue distance comme je l’ai fait avec le Yukon lors de son lancement entre Whitehorse et Dawson City. Toutefois, je me demande si l’adoption du V6 EcoBoost ne serait pas qu’une invitation à regarder l’Expedition de plus près. En effet, je me doute que le jour n’est pas trop loin où l’Expedition sera fait d’aluminium tout comme le F-150 (et bientôt le F-250/F-350).

Pour le moment, j’ai l’impression que les Chevrolet Tahoe et GMC Yukon de GM sont (d’un point de vue globale) supérieurs au Ford Expedition, ne serait- ce que par le fait que leur conception soit toute récente. Incidemment, tout comme les Tahoe et Yukon sont livrables en version allongée Suburban et Yukon XL, l’Expedition est aussi disponible en version allongée MAX. En plus de l’Expedition de base XLT et de la Limited dont il est question ici, ce grand VUS est aussi proposé en finition King Ranch et Platinum, cette dernière étant des plus riches!

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Je ne pensais pas que je conduirais l’Expedition dans une tempête de neige. (Photo Éric Descarries)

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J’aurais voulu mieux comparer l’Expedition au Yukon que j’ai conduit récemment. (Photo Éric Descarries)

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Le Yukon a l’avantage d’avoir été complètement refait à partir même du châssis. (Photo Éric Descarries)

Lee Ford Expedition Limited utilisé pour ce travail affichait un prix de base de 64 399$ mais avec les quelques options et la taxe pour le climatiseur qui lui furent ajoutées (750 $), ce prix passa à 65 149$ auquel il faut ajouter les frais de transport de 1650 $ ce qui représente une facture totale de 66 799 $ …plus taxes!

La Quick Super

Je m’adresse ici à des gens un peu plus âgés et à des collectionneurs de BD. Tout récemment, je mettais la main sur une bande dessinée tirée de la série des aventures de Spirou et Fantasio. Durant les années soixante, un des auteurs associé à ce nom, Jidéhem (de ses initiales J.D.M., de son vrai nom, J. De Mesmaeker)  signait une chronique sur l’auto sous le pseudonyme de Starter. Depuis les deux dernières années, ces chroniques ont été publiées de nouveau dans deux albums des éditions Dupuis («Soixante sportives des années 60» et «Soixante voitures de Starter»). Ces albums de style BD sont disponibles (dans bien des cas, sur commande) dans les grandes librairies françaises de la région de Montréal mais à un prix frisant les…soixante dollars.

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Pour les collectionneurs, l’album BD «La Quick Super». (Photo Éric Descarries)

Mais tout dernièrement, la même maison Dupuis a publié un livre tout nouveau «La Quick Super». En fait, il s’agit de la ré-édition d’une aventure de Spirou et Fantasio dont l’action se situe en 1958. Cette fois, ces deux héros de la BD belge jouent le rôle de journalistes automobile pour la chronique Starter dont il est question plus haut. Ils doivent «tester» une voiture américaine imaginaire, la Quick Super V10 (à cette époque, les Belges étaient de grands amateurs de voitures américaines …et je crois qu’ils le sont encore aujourd’hui). Toutefois, l’histoire est de courte durée (environ 18 pages) ce qui a incité deux auteurs, José-Louis Bocquet et Serge Honorez à compléter l’album en reprenant chaque page et en commentant les dessins originaux de Franquin. Peut-être un peu tard comme suggestion de cadeau de Noël mais indispensable aux collectionneurs. Il vaut 41,95$.

Joyeux Noël!

J’en profite pour vous souhaiter Joyeux Noël en espérant que vous trouverez sous l’arbre de Noël de beaux cadeaux sous le thème de l’automobile. J’espère aussi que vous m’en parlerez ! Après tout, je suis ouvert à toutes les nouveautés! En passant, je suis de retour la semaine prochaine avec quelques surprises…Incidemment, si vous avez un peu de temps libre dans le Temps des Fêtes et que vous êtes un mordu de l’automobile et surtout des modifications automobile, allez à l’ordinateur et rendez vous sur You Tube. Demandez alors Binty Project. Il s’agit de huit émissions britanniques (donc en anglais) d’une vingtaine de minutes mettant en vedette deux bricoleurs qui se sont mis dans la tête d’installer la mécanique d’une Toyota Celica Turbo à traction intégrale dans une…Austin Mini. Il faut les voir découper la Mini par sections et fabriquer toute une plateforme sur mesure. Les deux gars sont aussi de «petits comiques» qui blaguent tout en vous racontant comment ils ont également créé leurs gabarits et certains outils. Ils vous montreront comment ils découpent des feuilles de métal avec une simple petite ponceuse rectifieuse électrique… Mais allez voir et prenez le temps de bien écouter chaque émission…c’est «capotant»!

À bobbycaddy : Meilleurs Vœux chez vous aussi, cher collaborateur!

À blueprint : une des plateformes intéressantes est celle utilisée par FCA (Fiat Chrysler Automobile), issue d’Alfa Romeo et modifiée pour les Dodge Dart, Chrysler 200, Jeep Cherokee et bientôt Jeep Renegade…jusqu’où iront-ils!

À gl000001 : bonne idée. Maintenant que faire avec ces gens de mon quartier de Laval qui tournent les coins de rue (en ne faisant pas toujours leur STOP !) en coupant les courbes comme s’ils se croyaient sur une piste de course? Et si l’on risque de les frapper (pire encore si l’on klaxonne!), ils vous regardent comme si VOUS étiez fautifs! Misère!

À imho : je vous donne entièrement raison. Je réussis très souvent à retirer ce panneau même à la replacer (parfois avec un peu de difficultés). Certains, comme celui de la Cruze à moteur diesel ont de l’isolant pour rendre le moteur plus silencieux!

À felix_c : heureusement, le capot de cette Lincoln est intact. Elle n’a roulé que trois ans en hiver mais lorsque je la sors au printemps, elle reste à l’extérieur sous toutes les intempéries. .Mais il n’y a toujours pas de corrosion!

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Samedi 13 décembre 2014 | Mise en ligne à 22h49 | Commenter Commentaires (6)

Lexus RX350 F Sport et…quelques suggestions

Assez intéressantes les dernières discussions que nous avons eues dans ce blogue dernièrement. Je crois que la discussion sur les plateformes peut intriguer bien des lecteurs car ce n’est pas tout le monde qui comprend exactement de quoi il en retourne. D’ailleurs, dans les publications techniques sur l’industrie automobile, il est grandement question de ces plateformes, voire même de ce que le milieu appelle des «super-plateformes» à venir. De plus, bien des gens à qui je m’adresse ont de la difficulté à me croire quand je leur dis que le développement d’une nouvelle plateforme peut coûter de 4 à 8 milliards de dollars à un constructeur. Ils me reprennent en disant «millions». «Non, leur dis-je, milliards!»

Pour bien éclairer tous les lecteurs, spécifiions que la plupart des constructeurs préféreront mettre au point ce que l’on appelle une plateforme ou une «architecture» qui pourra être utilisée sous plusieurs véhicules différents. La «super-plateforme» serait une plateforme «magique» que le constructeur pourrait allonger ou raccourcir, élargir ou diminuer mais avec plusieurs points d’attache de suspension et de structure de carrosserie qui serviront à la conception de ces multiples véhicules. C’est un peu ce dont il était question dans le blogue précédent. Chez FCA (Fiat Chrysler Automobile), les plus récentes Chrysler 200, Jeep Cherokee et Dodge Dart partagent une de ces «super-plateforme qui est aussi utilisée sur les produits Alfa Romeo du même constructeur. Chez Toyota, on a créé une plateforme qui a d’abord servi à la Camry mais que l’on a su adapter à divers autres besoins dont la Sienna, la Venza, l’Avalon, la Lexus ES 300, voire même le VUS Highlander, les plus petits RAV4 et les tout nouveaux Lexus NX.

Ce qui m’amène au VUM Lexus RX350 F-Sport qui me fut confié la semaine dernière. À moins que je me trompe royalement, la plateforme du RX350 est, elle aussi, extrapolée de celle qui aura servi à la base des Camry et autres véhicules mentionnés plus haut. Le VUM RX350 a été retouché l’année dernière et il affiche un avant redessiné avec un air nettement plus agressif. On y reconnaîtra la toute récente calandre distinctive de la marque et d’imposantes prises d’air latérales qui viennent transformer cet avant autrefois si modeste. Il semble que ces airs de gueule béatement ouvertes ressemblant à la gueule d’un poisson comme l’achigan qui passe à l’attaque se retrouvent sur tellement de nouveaux véhicules qu’on est loin des avant pointus si chers aux designers du passé qui recherchaient d’abord un effet aérodynamique.

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On reconnaîtra les plus récents RX350 à cet avant plus agressif (Photo Éric Descarries)

Toutefois, le RX350 que j’ai utilisé était du type F Sport. Un instant! Que se passe-t-il? Un peu comme certains modèles de BMW deviennent, à mes yeux, un peu trop «luxueux» avec une suspension plus douce et un comportement routier plus «moelleux», chez Lexus, on veut attirer une clientèle qui recherche le comportement sportif dans un véhicule comme, par exemple, le VUM RX350 F Sport? Voici donc ce qu’est un RX350 F Sport. Il s’agit d’un RX350 à traction intégrale toujours mû par le même V6 (Toyota) de 3,5 litres qui fait 270 chevaux mais qui, cette fois, est combiné à une boîte automatique à huit rapports (les autres RX350 ont une boîte à six rapports alors que les RX450h ont une boîte CVT). Parmi les autres modifications techniques qu’offre la F Sport, on note un système d’amortissement plus…«sportif». En vérité, Lexus nous indique que cette amélioration de la suspension n’est pas plus ferme. Il s’agit plutôt d’un contrôle de la vibration et d’un meilleur comportement routier. J’ai conduit plusieurs RX au cours des dernières années et je leur ai toujours reproché un certain manque de rigidité du comportement routier. Je n’irai pas jusqu’à dire que la version F Sport est vraiment plus…«sportive» mais j’y ai senti plus de communication avec la route. Pas beaucoup plus mais suffisamment pour y sentir une différence…à moins que je fusse influencé par le nom «F Sport»…À moins que les jantes surdimensionnées de 19 pouces (les RX350 de base ont de jantes de 18 pouces) y furent pour quelque chose? En passant, Toyota Canada a eu la présence d’esprit de changer les pneus d’origine de mon véhicule pour des Bridgestone Blizzak d’hiver qui ont été bien à la hauteur de la situation. Le RX350 F Sport a quand même retenu la majeure partie de sa douceur de roulement alors que la direction avec assistance électrique transmet un peu d’information de la route.

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De l’arrière, le RX350 F Sport a conservé sa silhouette d’origine à peine modifiée par une ornementation différente.  (Photo Éric Descarries)

Le vénérable V6 Toyota de la RX350 permet des accélérations raisonnables (0 à 100 en moins de huit secondes) mais rien de remarquable. Par contre, la boîte auto à huit rapports rend les passages plus doux et moins perceptibles. La même boîte a aussi été créée pour procurer une meilleure économie de carburant…mais je n’ai obtenu que 14,4 L/100 km (l’ordinateur de bord indiquait 12,1). Il faut dire qu’il a fait froid, très froid durant ma période d’évaluation. Il y a eu aussi un peu de neige mais rien d’important. De plus, j’ai un petit problème avec ces boîtes à multiples rapports. Plus il y en a, moins le frein-moteur (que j’essaie toujours d’obtenir en rétrogradant avec la fonction manuelle de la boîte) est efficace.

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Le tableau de bord est simple et relativement efficace. Toutefois, il faut composer avec la «souris» que l’on voit au centre de la console pour certaines commandes (Photo Éric Descarries)

Toutefois, je dois avouer que l’intérieur de ce RX350 est intéressant. Bien construit, il propose beaucoup d’espace pour les passagers dans un silence relatif. Par contre, le tableau de bord n’est pas des plus élaborés. Son dessin est simple, voire même un peu simpliste. Le bloc d’instruments est facile à lire mais encore une fois, le conducteur doit composer avec ce «pad» au centre de la console pour choisir les fonctions de l’écran. Ça peut devenir distrayant par moments. Heureusement, il y a l’affichage à tête haute (réflexion dans le pare-brise) du compteur de vitesse ce que je trouve génial au point de vue sécurité. Quand au levier de vitesse «vintage», il mériterait d’être repensé pour être moins évident. Les sièges sont assez confortables et la visibilité n’est pas si mal. Cependant, une chance qu’il y a une caméra de marche arrière qui aide aux manœuvres de recul. Évidemment, le RX350 a tous ces avertisseurs sonores pour aider la conduite incluant la déviation des voies et les objets dangereux dans les points morts. Quant au coffre, il est suffisamment vaste pour les bagages des passagers.

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Les places arrière sont accueillantes (Photo Éric Descarries)

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Le coffre est aussi vaste à souhait (Photo Éric Descarries)

Le RX350 accuse un peu son âge. Il serait temps de le réviser en profondeur. Toutefois, les amateurs de Lexus qui aiment les caractéristiques traditionnelles de la marque seront servis à souhait avec le modèle actuel. Ils seront certes très satisfaits de l’assemblage du véhicule. Ils en apprécieront la fiabilité et, fort possiblement les dernières innovations. Mais il ne faudrait pas charier avec le titre «Sport». D’approche sportive, peut-être. Mais pas «sport». Ma semaine passée au volant du RX350 F Sport fut très agréable. Mais je n’y ai rien appris. Le prix de base d’un RX350 F Sport est de 58 900 $ ce qui inclut des éléments sécurisants comme l’assistance routière ( 4 ans) et une radio intéressante Mark Levinson.  Ajoutons-y les ignobles 100$ de la taxe d’accise pour la climatisation, 1$ de frais de gestion des filtres, 0,90$ de frais de gestion environnementale des lubrifiants, 20$ de taxes sur les pneus (???), 6,25$ de frais de l’AMVIC et 1995 $ de transport et préparation. Le grand total : 61 023,15$. Le RX 350 F Sport est peut-être plus confortable que le BMW X3 ou l’Audi Q5 mais fait-il le poids devant une concurrence peut-être un peu plus évoluée? D’un côté positif, voilà un VUM qui retient une bonne valeur de revente. Mais si l’on étire trop la sauce, elle risque de perdre son goût. J’espère qu’il y a un RX 350 tout neuf en préparation.

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L’art de dissimuler un moteur…! (Photo Éric Descarries)

Quelques petits conseils de conduite…

Ce n’est pas mon genre de donner des conseils de conduite automobile mais en ce temps-ci de l’année, méfiez-vous des «magasineux» qui passent d’un centre commercial à un autre en recherche de cadeaux de Noël. Plusieurs d’entre eux ne sont pas des conducteurs aguerris et, de toutes façons, ils (ou elles) ont l’esprit ailleurs…surtout pas à leur conduite. C’est ce que j’appelle le «Shopping Centre 500» ou le «Grand Prix des emplettes de Noël». Samedi dernier, je parlais avec un policière garée à une intersection près de chez nous. Elle interceptait les conducteurs fautifs qui ne faisaient pas leur «Stop» sur une des rues du quartier de Laval où j’habite. «Cet endroit est hallucinant!» m’a-t-elle dit! «Regardez, les gens n’arrêtent même pas en voyant l’auto de police!» Et comme elle terminait sa phrase, une dame a fait un arrêt «à l’américaine» devant la voiture de patrouille dont les…gyrophares clignotaient déjà! L’agent a actionné brièvement sa sirène et la conductrice de la Camry a ralenti…pour repartir! Disons que cette policière a fait une pêche fructueuse cette journée-là…mais épuisante!

Quelques suggestions de dernière minute…

Si vous êtes un peu à la dernière minute et que vous devez acheter un cadeau à quelqu’un qui, à votre connaissance, est un mordu de l’auto, ce ne sont pas les suggestions qui manquent. Puis-je vous conseiller de visiter une des grandes librairies (françaises ou anglaises) où vous y trouverez certainement un livre portant sur l’automobile en général ou sur une marque en particulier. J’ai même vu dans une grande librairie anglaise de grands volumes à rabais (moins de 25$!). Tiens, j’ai aussi remarqué qu’un certain magasin pour accessoires d’autos vendait aussi des livres de voitures à rabais (en français).

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Je viens de découvrir cet intéressant volume en français pour moins de 30$. Idéal pour intéresser un jeune…ou un moins jeune à l’automobile et son histoire. On y trouve une cinquantaine de voiture en carton à détacher et à monter! (Photo Éric Descarries)

Il y a aussi les magasins de passe-temps qui vendent des autos miniatures à construire qui pourraient plaire à des amateurs d’autos ou de camions de tous âges (j’avoue être un de ces grands enfants qui collectionne les autos et camions miniatures assemblés ou à construire et ce, de toutes les échelles). Ne vous interrogez pas trop si la personne à qui vous donnez une miniature l’a déjà. Un doublon, c’est bien souvent l’occasion rêvée de transformer le véhicule ou de l’échanger avec un autre amateur… des idées comme cela…!

À blueprint : Lexus loin du «badge engineering» comme les Tahoe-Yukon de GM? Alors, que pensez-vous des GX 460 (nées Toyota 4Runner) et LX 570 (nées Toyota Land Cruiser)? Je crois que plusieurs constructeurs font toujours du «Badge Engineering», pas juste GM.

À omni-tag : vous avez raison, le cas de la Versailles remonte à plus de 35 ans. Mais il a fait boule de neige, admettons-le. Incidemment, la Versailles affichait  à son époque quelques améliorations techniques qui n’étonnent plus aujourd’hui (freins à disque aux quatre roues, éléments de suspension plus robustes qui ne font sous aucun autre produit de Ford même s’il s’agit d’une plateforme issue de celle de la Falcon-Fairlane-Comet-Cyclone-Torino-Ranchero et même Mustang-Cougar, renforcement de la plateforme par des longerons sur mesure qui rassemblent les deux berceaux et plus encore). La Versailles devait avoir l’injection de carburant pour le V8 351 mais ce ne fut pas réalisé. Oh! J’oubliais! Le capot est en aluminium!

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Samedi 6 décembre 2014 | Mise en ligne à 19h53 | Commenter Commentaires (4)

Les gagnants de l’AJAC et la Lexus ES300H

La semaine dernière, les représentants de l’industrie automobile canadienne se retrouvaient à Toronto pour le dévoilement des résultats des votes des journalistes de l’Association des Journalistes Automobile du Canada (AJAC) suite au Festival des essais qui a déjà été publié dans ce blogue. J’étais justement à cet évènement car en après-midi, j’agissais en tant que juge à l’analyse des grandes nouveautés technologiques de l’année selon, encore une fois, l’AJAC.

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Une quinzaine de véhicules se disputeront finalement les prix de Voiture et Utilitaire de l’année (Photo Éric Descarries)

Si vous vous souvenez, il y a quelques semaines (blogue du 5 novembre), j’y allais d’une première prédiction selon chaque catégorie représentée au Festival des essais de l’AJAC. Voyons jusqu’à quel point je pouvais prédire ces résultats avec précision.

PRIX DES VOITURES CANADIENNES DE L’ANNÉE 2015

MEILLEURE CITADINE

Kia Soul  (c’était aussi mon choix!)

MEILLEURE PETITE VOITURE (de moins de 21 k$)

Honda Fit (encore une fois, mon choix!)

MEILLEURE PETITE VOITURE (de plus de 21 k$)

Volkswagen Golf  (oui, je gagne encore)

MEILLEURE VOITURE FAMILIALE (de moins de 30 k$)

Subaru Legacy 2.5i  (et une autre bonne prédiction de ma part!)

MEILLEURE VOITURE FAMILIALE (de plus de 30 k$)

Hyundai Sonata  (uh-oh, j’avais prédit la Camry)

MEILLEURE VOITURE DE LUXE (de moins de 50 k$)

Mercedes-Benz C-Class (hmm! j’avais choisi l’Acura TLX)

MEILLEURE VOITURE DE LUXE (de plus de 50 k$)

Hyundai Genesis  (celle-là, je ne l’avais pas venu venir! Je préférais l’Acura RLX)

MEILLEURE VOITURE DE SPORT – DE PERFORMANCE (de moins de 50 k$)

BMW M235i  (autre erreur, j’avais plutôt choisi la Golf GTI)

MEILLEURE VOITURE DE SPORT – DE PERFORMANCE (de plus de 50 k$)

Volvo V60 Polestar  (celle-là non plus, je ne l’avais pas venu venir…j’allais pour la Mustang GT!)

MEILLEURE VOITURE DE PRESTIGE (de plus de 75 k$)

Mercedes-Benz S-Class (ouf! Celle-là, j’avais prédis juste)

MEILLEURE VOITURE DE PRESTIGE – DE PERFORMANCE (de plus de 75 k$)

Porsche 911 Turbo S (autre bonne prédiction de ma part)

MEILLEUR UTILITAIRE SPORT – MULTISEGMENT (de moins de 35 k$)

Subaru Outback 2.5i (tiens, j’aurais cru que le Honda CR-V aurait tout raflé!)

MEILLEUR UTILITAIRE SPORT – MULTISEGMENT (entre 35 k$ et 60 k$)

Toyota Highlander (ma prédiction de la Lincoln MKC n’a pas fonctionné!)

MEILLEUR UTILITAIRE SPORT – MULTISEGMENT (de plus de 60 k$)

Porsche Macan S (au moins, celle-ci, j’avais vu juste)

MEILLEURE CAMIONNETTE

Ford F-150 (ouf! En voilà une autre bonne pour moi!)

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Mme Christine Hollander des relations publiques de Ford du Canada a accepté le trophée de Camionnette pick-up de l’année de l’AJAC pour la F-150 (Photo Éric Descarries)

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M. Stephen Beatty de Toyota Canada a, lui, accepté le trophée pour l’utilitaire sport de l’année, le Highlander. (Photo Éric Descarries)

Si vous voulez en savoir plus sur les résultats, consultez le site de l’AJAC (www.ajac.ca) sous la rubrique «Voiture canadienne de l’année, Résultats par vote). Vous allez constater que le pointage était très serré dans presque toutes les catégories. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre en février prochain alors que l’Auto et l’Utilitaire de l’année seront dévoilés au Salon de Toronto. En passant, le «prestigieux» magazine américain Motor Trend a choisi la Volkswagen Golf comme Voiture de l’année alors que la Camionnette de l’année selon cette publication est la Chevrolet Colorado. Surprise, n’est-ce pas? Peut-être que le mag voit quelque chose que l’on ne voit pas venir du monde des camionnettes intermédiaires? Chevrolet a déjà annoncé une version diesel de cette camionnette (le prototype ZR-2 dévoilé au Salon de Los Angeles en était équipé) alors que Toyota réagit rapidement au lancement du duo Canyon-Colorado en annonçant le dévoilement d’une Tacoma redessinée au prochain Salon de Detroit!

Suite au dévoilement des gagnants par catégorie de l’AJAC au Centre des Congrès de Toronto mardi dernier, il y avait la réunion annuelle des chroniqueurs de l’AJAC ayant choisi de participer au Concours de la technologie de l’année. Je fais partie de ce groupe depuis déjà quelques années. Si l’année dernière, nous étions confrontés à plusieurs technologies électroniques, cette année, ce fut le contraire. En réaction à ce que nous avions vécu l’année dernière, les organisateurs de ce concours avaient décidé de le diviser en deux, le côté innovation mécanique et l’aspect sécurité.

Ce dernier fut rapidement réglé. Il n’y avait que trois inscrits à ce chapitre, deux de GM, soit la fonction Super Cruise qui combine plusieurs fonctions de sécurité associées à la sécurité mais qui ne sera disponible que sur les Cadillac 2016…ce qui ne sera que l’an prochain (donc difficilement admissible au Concours de…2015!) et la 10e génération de On Star avec la technologie 4G LTE que nous avons jugé plus un accessoire pratique qu’une fonction de sécurité. La troisième inscription, l’assistance à la conduite AcuraWatch de Honda sera donc assurée de remporter cette partie du Concours (les prix seront aussi remis au Salon de Toronto en février).

Du côté des innovations, ce fut un peu plus difficile. Il y avait six technologies en lice :

1-     La carrosserie tout aluminium de la Ford F-150

2-     Le plastique renforcé de fibre de carbone de BMW

3-     La fonction de la turbocompression du moteur de la Lexus NX 200t

4-     La boîte automatique à double embrayage à huit rapports mais avec convertisseur de couple d’Acura

5-     Le système de traction intégrale hybride de l’Acura RLX

6-     La régénération des batteries sur commande la Cadillac ELR

Les discussions ont été plutôt animées suite aux présentations de chaque constructeur (20 minutes chacune). Certains participants ne voyaient que des reprises de technologies servies à la moderne comme celle de la F-150 (il faut avouer que ce n’est pas la première fois que des autos sont de construction entièrement en aluminium mais, si l’on reprend l’argument du présentateur de Ford, cette fois, c’est à très grande échelle. De plus ce choix influence déjà toute l’industrie automobile incluant la concurrence qui compte utiliser le même matériau. Puis, il y aura une certaine économie d’énergie car Ford compte recycler les retailles alors que les carrosseries usées seront facilement récupérables dans l’avenir. Puis il y a le fait que le transport de la matière première sera plus léger, donc plus économique et qu’enfin…le Canada sera un gros fournisseur d’aluminium. Et cela inclut le Québec.) D’autres considéraient que la technologie est trop appliquée à un petit créneau spécialisé et qu’elle est beaucoup coûteuse et difficile à appliquer pour la rendre populaire (ça serait le cas du plastique renforcé de fibre de carbone de BMW ou encore le système hybride à trois moteurs électriques de l’Acura RLX). Plusieurs ont vu une adaptation pure et simple d’une technologie déjà connue et à peine modifiée comme celle des principes d’admission et d’échappement du moteur de la Lexus. Quant à la boîte à double embrayage d’Acura, qui devrait être rendue plus douce (en y éliminant les soubresauts grâce au convertisseur de couple), on se demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’un dédoublement de technologie. Pourquoi ne pas utiliser tout simplement le convertisseur avec une boîte auto traditionnelle? La régénération sur demande de la Cadillac ELR (le conducteur peut l’activer avec des commandes au volant ce qui devrait ralentir un peu l’auto), est-elle vraiment nécessaire?

En ce qui me concerne, je crois que la technologie de Ford sera la plus profitable à l’industrie. Déjà, GM a annoncé qu’elle travaillait sur une carrosserie en aluminium pour son duo Silverado-Sierra de prochaine génération alors que plus d’un rapport nous indique que les F Super Duty à venir auront aussi des carrosseries en aluminium. Lors de la présentation de la Mustang plus tôt en septembre, j’ai fait une farce à l’ingénieur en chef du programme en lui demandant : «Et pourquoi pas une prochaine génération de Mustang en aluminium?» Et il m’a répondu (bien entendu, en me narguant!) : «Tiens! Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant?».

Et vous, qu’en pensez-vous?

Lexus ES 300H

La berline ES 300H n’est peut-être pas toute nouvelle (la version dont il est question ici est apparue en 2013) mais, dans sa version à mécanique conventionnelle, c’est quand même un des modèles les populaires de la marque. La version hybride que j’ai conduite il y a quelques semaines n’en est peut-être pas la plus vendue mais elle vaut quand même la peine d’être mentionnée. Vous allez probablement me dire : «Si une personne a les moyens de se payer une Lexus, pourquoi voudrait-elle économiser sur le carburant? » En vérité, je croirais que l’acheteur de Lexus ES 300H veut aussi se distinguer par ses connaissances techniques et son choix de responsabilité civique.

On le sait tous, même si Toyota n’aime pas que je l’écrive, la Lexus ES est basée sur la Camry (et dire qu’il y en a qui me taquinent encore en me disant que ma vieille Lincoln Versailles n’est qu’une Ford Granada/Mercury Monarch déguisée! Se pourrait-il que Toyota ait appris de Lincoln?). Et vu qu’il y a une version hybride de la Camry , pourquoi ne pas en créer une Lexus aussi ? Par conséquent, outre le «déguisement» en Lexus, on a sensiblement la même voiture…du moins en ce qui a trait à la version 2014. Car la Camry 2015 redessinée a récemment été dévoilée…alors on en attend plus que la version 2015 de la Lexus ES!

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Malgré un beau «redesign», on se doute que la Lexus ES 300H repose sur une base de Toyota Camry (Photo Éric Descarries)

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Même de l’arrière, on reconnaît la silhouette de Camry mais la ES 300H demeure très jolie (Photo Éric Descarries)

Toutefois, il n’y a as tant de changements mécaniques sur la Camry 2015. Donc, ce que j’ai pu en retirer de la Lexus ES 300H 2014 pourrait facilement se transposer sur le modèle 2015…à paraître..du moins, je le crois. Sous le capot de cette berline de luxe se trouve le même ensemble mécanique que celui de la Camry Hybride, soit un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres combiné au moteur électrique ce qui environ 200 chevaux de puissance totale. Cette puissance (un peu juste pour une voiture de près de 3700 livres) passe par la boîte à variation continue (CVT) aux roues avant.

Dire que la Camry ES 300H est une voiture excitante à conduire serait exagéré. Par contre, l’auto qui se reconnaît par sa calandre avant typique à la marque est d’une grande douceur sur la route. Évidemment, le châssis et la suspension ont été créés pour le silence et la douceur de roulement auxquels s’attend l’acheteur typique de ce genre de voiture. Ce qui est impressionnant, c’est la transition complètement transparente entre le fonctionnement mécanique et celui électrique. On ne s’en aperçoit pas du tout à moins que l’on choisisse le diagramme illustré sur l’écran de la navigation.

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Le tableau de bord de la ES 300H n’est pas si mal…mais cette couleur pâle de la sellerie risque d’être très salissante! (Photo Éric Descarries)

Bien entendu, l’aménagement intérieur est des mieux réussis. Non seulement les sièges ont-ils une sellerie de cuir mais aussi, ils m’ont paru tellement mieux rembourrés que ceux d’une Camry. Puis, les places arrière sont généreuses. Il faut seulement bien baisser la tête pour s’y installer vu la forme des portières. Comme de raison, Lexus (Toyota) a «copié» nos amis allemands en installant une sorte de commande ressemblant à une souris d’ordinateur pour les commandes au centre du tableau de bord. Il faut les apprendre avec soin avant de prendre la route car le système peut être distrayant.

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Les places arrière sont invitantes ! (Photo Éric Descarries)

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Le coffre doit céder un peu de place à la batterie et il n’y a pas de passage entre celui-ci et le compartiment arrière (Photo Éric Descarries)

La semaine que j’ai passée au volant de cette Lexus s’est soldée par une consommation moyenne de 5,9 L/100 km ce qui est très impressionnant pour une auto de ce gabarit. La Lexus ES 300H affiche un prix de base de 44 100 $. L’auto qui me fut confiée avait aussi pour 9 250$ d’options incluant un volant chauffant, une chaîne stéréo Mark Levinson élaborée, les systèmes d’aide à la conduite, les rideaux arrière rétractables et j’en passe. Ajoutez à cela la taxe de 100$ pour la climatisation, 28,45 $ pour la manipulation des pneus, d’autres petits frais et les 1 995$ de frais de transport et on en arrive à 55 478$ !

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L’ensemble «électro-mécanique» de Lexus vient de Toyota…et il est tout simplement exceptionnel. (Photo Éric Descarries)

À lopus et minnesota : Les fameux témoins de pression d’air des pneus sont désormais obligatoires aux États-Unis (et ils doivent être fonctionnels même si votre véhicule a des roues custom!). Je ne serais pas surpris qu’ils le deviennent sous peu au Canada. Semble-t-il qu’il y a une quantité appréciable d’accidents qui soient causés par des pneus sous-gonflés. Et il est aussi question d’une meilleure économie de carburant obtenue par des pneus bien gonflés. Maintenant, tous les automobilistes se sentent-ils concernés? Ça, c’est une autre question

À lopus et blueprint : suite à vos remarques, j’ai ajouté une note au texte original. C’est le genre d’erreur qui peut se produire quand j’attends trop longtemps pour écrire le texte…Avec une centaine d’autos conduites par année et les piles de calepins de note qui s’accumulent…

À forguis : QUOI?

À GL000001 : j’ai demandé à un des directeurs régionaux de Mazda et il m’a répondu qu’il ne savait pas lui-même quand le Skyactive-D pourrait arriver. Mais avez-vous lu les rapports de France (où 67% des autos sont au diesel)? Il serait maintenant question de taxer ce carburant afin de décourager les acheteurs car, semble-t-il, le gazole (carburant diesel chez nous) serait cancérigène. Saviez-vous qu’il n’y a pas de voitures au diesel au Japon (des camions oui, mais pas des autos)? Et il n’y en a presque pas en Chine! Moi, j’aurais bien aimer posséder un Jeep Wrangler avec le quatre diesel qu’ils ont en Europe!

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