L'auto blogue

Vendredi 4 mai 2012 | Mise en ligne à 13h23 | Commenter Commentaires (15)

L’ancienne Corvette de Neil Armstrong à vendre sur Ebay

Alan Sheperd posant fièrement avec la Corvette 1962 qui lui a été prêtée

Alan Sheperd posant fièrement avec la Corvette 1962 qui lui a été prêtée peu après son vol historique

CHARLES RENÉ -

Jim Rathmann, champion des 500 miles d’Indianapolis de 1960 et propriétaire d’une concession Chevrolet-Cadillac avait une grande admiration pour les astronautes américains. Les parallèles qu’il pouvait tisser avec son ancien métier et celui de ces aventuriers de l’espace devaient certainement l’expliquer. Il y a avait aussi le fait qu’il travaillait non loin du pas de tir des fusées. Cette fascination l’amena à mettre en branle l’un des coups marketing les plus fumants de l’histoire récente de l’automobile américaine: prêter aux astronautes de la NASA des Chevrolet Corvette. Neil Armstrong, le premier homme a avoir marché sur la lune, saisit l’occasion comme plusieurs autres de ses confrères.

L’initiative débuta en 1961 dans le cadre du programme Mercury qui envoya entre autres en orbite Alan Sheperd, le premier américain à réussir l’exploit. Sheperd était déjà un amateur de la bagnole, alors qu’il en possédait une vieille de quelques années. Six autres de ses collègues qui voleront dans le cadre des missions Mercury bénéficieront de ces locations à long terme.

L’image de l’icône américaine de la voiture sport cadrait parfaitement avec celle de ces jeunes courageux férus de vitesse et idolâtrés par l’ensemble de l’Amérique. Armstrong reçut la sienne en 1966, une Sting Ray animée par un puissant V8 de 427 pouces cube. Il participait à l’époque au programme Apollo.

Cette dernière fut rachetée par un employé de la NASA l’année suivante qui la garda jusqu’à tout récemment. Elle est présentement en vente sur le site d’enchères en ligne Ebay. Non restaurée et plutôt poussiéreuse, elle pourrait être à vous pour plus de 250 000 dollars américain. Une pièce d’histoire qui attise sans aucun doute la convoitise.

SOURCES: EBAY; GM

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Le Scion xB Hako montré au Salon de l'auto de New York en 2008.

Le Scion xB Hako montré au Salon de l'auto de New York en 2008.

DENIS ARCAND -

Scion, la marque créée par Toyota pour attirer les jeunes lors de l’achat de leur première voiture, semble menacée d’extinction. Scion est née en 2002 d’une idée marketing très osée : créer de toutes pièces une marque-jeunesse offrant aux générations X et Y des voitures aux designs très distinctifs. Le but : recruter les jeunes de cette nouvelle clientèle lors de leur premier achat et, surtout, les conserver comme clients Toyota durant leur vie adulte.

La cible la plus importante était la génération Y, les enfants des Baby-Boomers, nés entre 1989 et 1999 et plus nombreux que les X nés durant la décennie précédente. Dans ce contexte, le mot anglais scion se traduit par « héritier », ou « descendant » d’une lignée.

B comme dans boîte.

Un Xbx très personnalisé.Certains modèles étaient des sous-compactes originales, certes, mais sans plus, comme la cinq-portes xA et la xD. Mais l’anguleuse xB en forme de boîte à chaussures a été, avec les Nissan Cube et Juke, le véhicule-phare d’un créneau étroit mais très visible de voitures excentriques. La plupart des Baby-Boomers trouvent la xB et la Cube hideuses. Ils ne voudraient pour rien au monde être vus là-dedans, surtout pas au volant. C’ est précisément le but recherché : à 19 ou 20 ans, qui veut conduire une auto que son père aimerait ?

La stratégie de positionnement de Scion est visible sur le plancher des concessionnaires : placer à côté des véhicules très originaux comme le xB et la iQ d’autres voitures à l’allure jeune, mais moins excentriques, comme la xD, tC et, bientôt, la FR-S.

Toyota, avec la marque spécifique Scion, est allée plus loin que la concurrence, offrant des options à la limite du custom et développant ainsi un nouveau modèle d’affaires basé sur la personnalisation à long terme. Quand la marque allait vraiment bien, au milieu de la dernière décennie, les jeunes acheteurs dépensaient durant les 36 mois suivant l’acquisition d’une Scion autant d’argent pour des options de personnalisation que le montant d’achat de leur voiture. Aussi, Toyota avait développé des stratégies de vente virales sur l’internet, des promotions et des commandites inventives à l’extérieur des canaux publicitaires courants.

Faire un X sur les x et toute la marque ?

Mais on dirait que l’aventure Scion s’essouffle, qu’elle a donné ce qu’elle avait à donner et que Toyota pense à faire un X sur Scion. Les ventes sont en bien en deça de ce qu’on a vu il y a quelques années. On a vu aussi le lancement de la tC et de la FR-S, qui pourraient aussi bien être des Toyota.

Un prototype de xD décapotable montré au Salon de l'auto de Montréal en 2011.

Un prototype de xD décapotable montré au Salon de l'auto de Montréal en 2011.

Récemment, des responsables ont dit au magazine spécialisé Ward’s Auto que le xB et même la xD pourraient ne pas être remplacés à la fin du présent cycle.

Mais voici que Toyota découvre que les Y ont passé l’âge des autos bizarres, nous dit le magazine Automotive News. Le chroniqueur Mark Rechtin rapporte que Toyota a fait ce constat au terme d’une étude de marché de la clientèle-cible de Scion. Les types de marketing de Toyota ont planché neuf mois là-dessus. Conclusion : la génération Y veut maintenant des autos normales.

Rechtin, qui a vu la prochaine pub de Scion, décrit une annonce télé vraiment conventionnelle : « Fini les animations digitales radicales et la trame musicale de techno qui fait boum-boum. À la place, on voit la FR-S rouler sur une route panoramique de montagne. Elle tourne les coins carré, mais la destination n’est plus un bar cool. »

D’ailleurs la FR-S est la même voiture que la Toyota GT-86, à peu de choses près. (En fait, non seulement est-elle la même chose qu’une Toyota GT-86, elle est aussi la même chose que la Subaru BRZ; Subaru et Toyota ont collaboré sur cette voiture à propulsion arrière).

Alors si les Scion ont de plus en plus l’air de Toyota, pourquoi garder cette marque ? Scion mérite-t-elle de vivre ?

Photos : Wikipédia

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Mercredi 2 mai 2012 | Mise en ligne à 18h12 | Commenter Commentaires (2)

Priapique depuis 24 mois, il poursuit BMW

bmw k75rtDENIS ARCAND -

Tout motocycliste vous le dira, il y a des jours où ça roule plus dur que d’autres, et rien ne vaut un bon siège pour les longues randonnées.

Un motocycliste de Californie allègue en cour qu’un trajet de quatre heures sur sa moto BMW 1993, lui a donné « un cas grave de priapisme » résultant en une érection qui dure depuis deux ans.

Le priapisme est un « état pathologique caractérisé par des érections prolongées, souvent douloureuses, apparaissant sans excitation sexuelle », dit le Petit Robert à ceux d’entre nous qui ne sont pas urologues.

L’homme poursuit BMW et le fabricant de sièges de moto Corbin-Pacific et allègue notamment que sa condition le rend « incapable d’avoir des relations sexuelles, ce qui lui cause de l’angoisse » et des dommages « émotionnels et mentaux substantiels ».

C’est le quotidien juridique en ligne Courthouse News Service, spécialiste du hardnews de droit civil américain, qui a publié le premier cette nouvelle.

Un siège avec saillie centrale

Un siège avec saillie centrale

La poursuite allègue que le 1er mai 2010, «le plaignant roulait sur sa moto BMW 1993 équipée d’un siège Corbin-Pacific. La randonnée a duré environ deux heures à l’aller et deux heures au retour, après quoi le plaignant a été pris d’un cas grave de priapisme (une érection persistante). Le plaignant allègue que cet état a été causé le siège comportant une saillie (ridge-like seat) de sa moto, lequel siège a été conçu, fabriqué ou installé avec négligence par les défenderesses. »

Il réclame des dommages pour le moment non chiffrés pour « salaire perdu, dépenses médicales et détresse émotionnelle ».

La poursuite est très sommaire. Elle consiste en un formulaire standard où des cases sont cochées et où on trouve deux paragraphes de texte.

Pour en revenir au priapisme, un peu d’étymologie : le mot est dérivé de Priape, le dieu de la fertilité dans la mythologie grecque.

Source : Courtnews.com

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