L'auto blogue

Archive de la catégorie ‘Sébastien Templier’

Mercredi 10 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h34 | Commenter Commentaires (9)

Reverrons-nous la 2 CV?

Le nouveau modèle annoncé à Paris par Citroën sera-t-il le digne descendant de la 2CV ? La version adoptée sera «dans la philosophie de la C Cactus» (ici en photo), un prototype présenté pour la première fois au salon de Francfort de 2007. (Photo Frederic J. Brown, Agence France-Presse)

Le nouveau modèle annoncé à Paris par Citroën sera-t-il le digne descendant de la 2CV ? La version adoptée sera «dans la philosophie de la C Cactus» (ici en photo), un prototype présenté pour la première fois au salon de Francfort de 2007. (Photo Frederic J. Brown, Agence France-Presse)

SÉBASTIEN TEMPLIER –

Allons-nous réellement assister à la renaissance de la célèbre 2 CV dans deux ans? Ou Citroën cultive-t-il l’ambiguïté?

La marque aux chevrons a profité du dernier Mondial de l’automobile à Paris pour annoncer le lancement d’un produit. Ou pour lancer un «buzz», c’est selon.

Tout est parti d’une confidence lâchée auprès d’un journaliste du quotidien français La Tribune. «Citroën va faire revivre sa mythique 2 CV. Certes, elle n’aura pas grand chose en commun avec la célèbre devancière d’après-guerre… sinon l’esprit», peut-on lire dans le journal économique.

L’esprit, c’est celui qui animait les concepteurs de la toute première «deuche», sortie en 1948. En écho à cet esprit, «nous avons un projet de voiture simple, économique, moderne, à un prix abordable», a confié à La Tribune Frédéric Banzet, directeur général de Citroën.

La plupart des médias français se sont empressés de relayer l’information en spécifiant que «la nouvelle 2 CV» serait construite à Madrid fin 2013 pour une commercialisation quelques mois plus tard.

Pour reprendre les mots de certains confrères français, il n’en fallait pas plus «pour faire resurgir le fantasme», celui de voir la «deudeuche» renaître de ses cendres, habillée d’un esthétisme relativement fidèle à ses origines, à l’image de la Beetle, de la Mini et de la Cinquecento. Vingt-deux ans après l’arrêt de sa production, la 2 CV continue de séduire, il faut l’admettre. Témoins, ses exemplaires qui parcourent encore les rues. Jusqu’à Montréal, par exemple.

Seulement voilà, il apparaît que le modèle prévu ne ressemblera pas à la 2 CV. La version adoptée sera, apprend-t-on dans La Tribune, «dans la philosophie de la C Cactus», un prototype présenté au salon de Francfort de 2007.

Mais sans y ressembler, ajoute-t-on.

On s’interroge.

Citroën semble cultiver l’ambiguïté.

Lorsque la C3 et sa version cabriolet sont apparues au début des années 2000, beaucoup y ont vu un clin d’oeil à la 2 CV. Dès le premier coup d’oeil. Citroën s’est fait discret à ce sujet.

Si le C Cactus a plus ou moins relancé le débat par la suite, c’est surtout la Revolte qui a fait tourner les têtes en 2009. Toujours à Francfort. Dans ce prototype, le public n’y a vu que la silhouette modernisée et fort réussie de la 2CV. Avec raison. Mais la Revolte n’a jamais eu de descendance.

Et voilà qu’on nous ressort un projet de voiture conçu soi-disant dans l’esprit de la 2 CV, mais inspiré d’un prototype – le C Cactus – qui n’a rien à voir avec l’icône.

Cette ambiguïté, Citroën l’a alimentée lorsque la fameuse DS a été promise à une renaissance. La réalité fut tout autre. Seules les deux lettres ont été ré-exploitées, pour définir une nouvelle gamme.

Oubliée, la voiture de de Gaulle!

Et la 2 CV de Bourvil? La reverrons-nous réellement?

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Mercredi 5 septembre 2012 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (4)

La Town & Country transformée en multisegment ?

Les lignes du prototype 700C, dévoilé à Detroit en janvier, seraient exploitées pour un nouveau multisegment chez Chrysler (Photo Paul Sancya, Associated Press)

Les lignes du prototype 700C, dévoilé à Detroit en janvier, seraient exploitées pour un nouveau multisegment chez Chrysler (Photo Paul Sancya, Associated Press)

SÉBASTIEN TEMPLIER –

Les constructeurs automobiles sont parfois difficiles à suivre dans leurs changements de produits. Un exemple ? Le Groupe Chrysler a décidé que sa mini-fourgonnette Town & Country ne sera plus produite dans deux ans. Mais que le nom survivrait peut-être pour le lancement d’un tout nouveau multisegment qui partagerait sa plateforme avec une… mini-fourgonnette.

L’année 2014 marquera la fin de la production de la Chrysler Town & Country, pour laisser le champ libre dans ce créneau à sa soeur jumelle, la Dodge Grand Caravan. Ces deux mini-fourgonnettes partageaient jusqu’ici quasiment tout, à l’exception des pare-chocs, de la calandre et d’autres éléments de carrosserie plus ou moins mineurs.

Première conséquence, cela fera un peu moins de travail à l’usine de Windsor ou le modèle Chrysler est assemblé en compagnie de la version Dodge et de la version Volkswagen – le Routan.

Tout est clair jusqu’ici.

Deuxième conséquence, le prototype de mini-fougonnette vu au dernier salon de Detroit, la 700c, ne sera pas exploité pour sortir une nouvelle version de ce type de véhicule. Les lignes futuristes entrevues au Cobo Center en janvier se retrouveront plutôt sur un nouveau multisegment qui remplacera la Town & Country sur le marché pour l’année-modèle 2015.

Vous suivez ?

Ce multisegment pourrait cependant avoir la même plateforme qu’une Dodge Grand Caravan redessinée, d’après Automotive News.

Vous suivez toujours ?

Pour ajouter à la possible confusion auprès des consommateurs, ce nouveau multisegment porteraient le nom de… Town & Country.

Chez Chrysler, on affirme ne pas pouvoir commenter sur les produits futurs.

Ce changement illustre la volonté du Groupe de distinguer la marque Chrysler. Paraît-il.

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Lundi 13 août 2012 | Mise en ligne à 14h51 | Commenter Commentaires (2)

GM, c’est «foot»!

Chez GM, Joel Ewanick a apparemment payé de son poste son idée d'associer Chevrolet à Manchester United. (Photo Phil McCarten, Reuters)

Chez GM, Joel Ewanick a apparemment payé de son poste son idée d'associer Chevrolet à Manchester United. (Photo Phil McCarten, Reuters)

SÉBASTIEN TEMPLIER –

Sur fond de ventes moroses, de limogeage d’un cadre de la haute direction et de grandes difficultés de sa marque européenne Opel, General Motors s’est payé le luxe d’afficher sur les maillots de l’un des clubs de soccer les plus populaires de la planète sa marque Chevrolet. Le constructeur américain est-il complètement «foot» ?

Manchester United se frotte les mains. Les Red Devils ont signé un accord de commandite de 559 millions $US avec le constructeur de Detroit pour imprimer la marque Chevrolet sur les torses de Wayne Rooney et de ses coéquipiers.

GM est devenu le 26 juillet le commanditaire exclusif du club de soccer à partir de la saison 2014-2015 et ce, pour sept ans. Dans le détail, Manchester United touchera 70 millions $US lors de la première saison puis cette somme augmentera de 2,1% au cours de chaque saison pendant la durée de l’accord. General Motors paiera également 18,6 millions $US au cours des saisons 2012-2013 et 2013-2014.

Une aubaine pour «MU», plombé par une dette équivalente à plus de 680 millions de nos beaux dollars, mais dont le chiffre d’affaires en 2011 a été de 514 millions.

Cet accord fait beaucoup jaser.

Chez nos voisins du sud.

La presse américaine s’interroge sur le limogeage inattendu du directeur marketing de GM, Joel Ewanick, l’homme à l’origine de ce partenariat jugé coûteux pour ce colosse de l’automobile aux pieds d’argile. Cette année est morose à Detroit. Depuis le début de l’année, GM a perdu des parts de marché aux États-Unis alors que ses ventes sont en baisse au Canada. Sa croissance en juin n’a été que de 4% au sud de la frontière quand la moyenne de l’industrie y a été de 15%.

Cet accord fait beaucoup jaser.

De l’autre côté de l’Atlantique également.

Ce contrat au montant faramineux est signé au moment où GM menace de fermer une ou plusieurs usines d’Opel. La presse européenne souligne la différence de régime entre une marque – américaine – dont les ventes en Europe cette année ont progressé de 14%, et une autre – allemande – qui au contraire baisse de 15% dans l’estime des consommateurs.

Pour reprendre les mots de Jacques Chevalier dans le magazine français Le Point, «GM n’a pas intérêt à déshabiller Paul pour rhabiller Jacques, mais l’exemple du contrat mirobolant dans le football contraste sévèrement avec l’attitude de père Fouettard des dirigeants de GM à l’égard d’Opel».

Le constructeur américain est-il complètement «foot» ?

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