
Un pilote Ferrari (Fernando Alonso), des motos GP Ducati. La quintessence du savoir-faire italien en sports motorisés. Mais Ducati pourrait passer à des intérêts étrangers... (PHOTO REUTERS)
PIERRE-MARC DURIVAGE
Imaginez un instant que Ferrari puisse passer à des intérêts indiens, Tata par exemple. Impossible, n’est-ce pas? Eh bien sachez que Ducati est sérieusement convoité par Hero, un constructeur de motos du sous-continent indien.
Ducati, c’est comme la petite soeur de Ferrari, deux roues en moins. Deux fleurons qui définissent l’italianité dans tout ce qu’elle représente: fougue, style, luxe et raffinement. Plus encore, Ferrari et Ducati agissent parfois ensemble, notamment quand elles réunissent leurs pilotes de F1 et de MotoGP pour un rendez-vous hivernal annuel à Madonna di Campiglio, dans les Alpes italiennes.
Mais Ducati est à vendre. Le ralentissement de l’économie européenne fait mal au constructeur de motos haut de gamme. Selon le Financial Times, la société italienne de financement par capitaux Investindustrial SpA, principal propriétaire de Ducati, chercherait à obtenir 1,3 milliard de dollars pour la compagnie fondée en 1926.
De son côté, Hero MotoCorp est le plus important constructeur de motocyclettes en Inde et cherche à faire des acquisitions de façon à étendre son rayonnement international. «Nous discutons avec beaucoup de gens, pas seulement Ducati, a dit à Bloomberg Pawan Kant Munjal, directeur exécutif de Hero, qui dispose de réserves de près d’un milliard de dollars.
L’achat de Ducati par Hero lui permettrait de mettre la main sur une compagnie reconnue pour ses sportives à la fine pointe de la technologie, comme la toute récente 1199 Panigale S Tricolore, une féroce bécane de 28 000$ US qui est l’une des plus puissantes jamais construites. À l’opposé, Hero a fait sa fortune avec de petites motos vendues pour aussi peu que 38 053 roupies (768$), fruit d’une collaboration technique avec Honda qui se terminera en 2014.
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On ne sait pas combien il y a de Leaf, de Volt, de Mitsubishi EV-1, de Fisker et de Tesla dans la Ville du Péché, mais il commence à y avoir des bornes de recharge publiques dans les stationnements des casinos. On peut recharger son auto tout en se faisant plumer au blackjack.
Comme le montre une des photos prises sur l’iPhone de notre correspondant d’un jour (merci, Kiroulbien !), les bornes publiques sont installées depuis juillet dernier. Montréal et Québec auront chacun un embryon de réseau d’ici quelques mois.
Le grand constructeur qui parie le plus sur l’auto électrique est le tandem Renault-Nissan, avec la Leaf et, en Europe, la Fluence Z.E., qui malgré son nom, n’a pas d’échappement. On aimerait vraiment que ça marche et qu’il se vende plein de Leaf et de Fluence (les autres marques aussi) mais on pense que Carlos Ghosn va perdre sa chemise et sa job sur ce pari.
Les photos nous rappellent qu’à Las Vegas, on peut vraiment gager sur n’importe quoi. Le domaine des paris exotiques est à peu près sans limite et si assez de lecteurs de La Presse Auto en manifestaient le désir, un sympathique bookie du Nevada offrirait demain matin des odds sur le nombre de voitures électriques qui vont se vendre au Québec.


