L'auto blogue

Archive de la catégorie ‘Denis Arcand’

Mercredi 27 novembre 2013 | Mise en ligne à 13h34 | Commenter Commentaires (5)

Quand il neige, il faut être prudent

DENIS ARCAND -

Les conseils de l’agent Souci, de la police d’Ottawa : indispensables, à l’Est comme à l’Ouest de la rivière des Outaouais. (MODE D’EMPLOI : 1) mettez votre curseur sur l’image, un petit haut-parleur apparaîtra; 2) cliquez sur l’icône pour mettre le son).

Il neige, ne collez pas l’auto d’en avant :

Enlevez la neige de sur votre auto, sinon, c’est 110 $.

Ces vidéos sont d’un grand intérêt public. Mais qu’arriverait-il s’ils tombaient dans les mains de personnes mal intentionnées ?

Nos remerciements admiratifs à MC Gilles.

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Adjugée pour 318 000 $. photo : Collection du Star-Telegram de Fort Worth; Bibliothèque de l'Université du Texas à Arlington

Adjugée pour 318 000 $. Le couple présidentiel et le gouverneur John Connally dans la limo de Fort Worth le 22 novembre 1963 au matin. Photo : Collection du Star-Telegram de Fort-Worth; Bibliothèque de l'Université du Texas à Arlington

DENIS ARCAND -

Dans un pays comme les Etats-Unis, obsédé par les autos, les armes à feu, les célébrités et les complots, qui se surprendra que deux limousines ayant servi durant les derniers jours du président John Kennedy viennent d’être vendues aux enchères pour un demi-million de dollars ? L’encan a été tenu à Boston par RR Auctions. Les deux Lincoln ont été vendues avec quantité d’autres artefacts liés à ce président aimé qui incarnait le changement, tenait tête aux Soviétiques tout en évitant la guerre nucléaire et avait l’air parfaitement à sa place aussi bien avec l’homme de la rue qu’avec les vedettes de Hollywood.

Un révolver Iver-Johnson similaire à celui acheté à 16 ans par Lee Harvey Oswald.

Un révolver Iver-Johnson similaire à celui acheté à 16 ans par Lee Harvey Oswald.

Lors d’un encan tenu peu avant le 50e anniversaire de l’assassinat de Kennedy, RR Auctions a aussi vendu un révolver ayant appartenu à son assassin, Lee Harvey Oswald.

Cette juxtaposition historiquement correcte, mais assez macabre, a sûrement fait monter les enchères.

Une bague présidentielle en or offerte à Kennedy par sa femme, Jacqueline Bouvier-Kennedy, a été mise aux enchères aux côtés de l’anneau de mariage de Lee Oswald. La bague de l’assassin a suscité une offre finale à 108 000 $, 18 000 $ de plus que le prix payé pour celle de sa victime.

La Lincoln Continental de Fort-Worth rénovée. Photo : RR Auctions.

La Lincoln Continental de Fort-Worth rénovée. Photo : RR Auctions.

Lors de l’encan, une Lincoln Continental décapotable blanche 1963, utilisée pour transporter John et Jacqueline Kennedy le 22 novembre 1963 à Fort Worth, a été adjugée un homme d’affaires et collectionneur démocrate, Jim Warlick, pour 318 000 $ (six fois le montant minimum demandé). Forth Worth était l’étape précédant Dallas dans la tournée texane du président et de sa femme, Jackie Kennedy.

La Lincoln présidentielle dans laquelle Kennedy a été tué à Dallas n’était pas en vente. Elle est depuis 1977 au Musée Ford, à Dearborn, au Michigan.

Une autre Lincoln présidentielle en vente à l’encan a aussi été adjugée à M. Warlick pour 210 000 $ (8 fois le prix plancher des enchères).

Le révolver ayant appartenu à Oswald n’a aucun lien avec l’assassinat du président Kennedy mais a quand même obtenu 30 000 $, 60 fois le prix minimal demandé.

Le carnet de tir du Marine Lee H. Oswald, en 1956. Photo : RR Auctions.

Le carnet de tir du Marine Lee H. Oswald, en 1956. Photo : RR Auctions.

Le carnet de tireur d’élite d’Oswald, à l’époque où il faisait partie des Marines, a été adjugé pour 54 000 $.

Il y avait toutes sortes de pièces intéressantes parmi les 255  lots, mais aussi un bric-à-brac de photos, balles de golf présidentielles, plumes fontaines, vêtements, peigne en argent du président « utilisée aussi pour peigner John Jr » (son fils) et objets personnels liés de près ou de loin au président, à sa femme, à son assassin et même à l’assassin de son assassin, Jack Ruby.

Un maillot de bain ayant été porté par Jacqueline Kennedy a été adjugé pour 14 000 $, soit 200 $ de plus que l‘original tapé à la machine dicté par John Kennedy du discours sur l’État de l’Union 1963 et lu par le président au congrès.

Quelqu’un a payé 4800 $ pour la lettre délirante de Jack Ruby accusant le vice-président Lyndon Johnson d’avoir orchestré l’assassinat de Kennedy.

Voici la description de cinq lots vendus aux enchères :

Lincoln Continental décapotable blanche de Fort Worth : 318 000  $

Hotel-Texas-Marquee-Fort-Worth-November-1963Cette Lincoln Continental 1963 a servi comme véhicule présidentiel après un discours matinal de John Kennedy dans la grande salle de l’Hôtel Texas de Fort Worth.  La décapotable blanche, prêtée par un concessionnaire local, a mené le couple présidentiel accompagné du gouverneur du Texas John Connally à l’aéroport militaire Carswell, où les trois ont pris l’avion et fait le court trajet jusqu’à Dallas. La maison d’enchères RR Auctions attribue une valeur historique à la voiture : « elle est la dernière voiture à mener Kennedy sain et sauf à destination et marque la fin d’une époque. »

Lincoln Mk V des déplacements quotidiens de Kennedy à Washington : 210 000 $

1960-Continental-Mark-V-JFK-Limo-arrièreSi Kennedy avait été à bord d’une voiture comme celle-ci à Dallas, l’histoire aurait été différente. Cette berline Lincoln Continental Mark V 1960 noire blindée aux vitres anti-balles était utilisée par le président Kennedy pour ses déplacements ordinaires dans la capitale. C’était une voiture moins ostentatoire et spacieuse que les grandes limousines des fonctions officielles. Une telle voiture fermée était contraire aux moeurs de l’époque lors des défilés publics, où la grande décapotable permettait à un président populaire d’être en contact avec les citoyens. Voilà autre chose que Oswald a tué : après Dallas, les services de protection rapprochée de la Maison Blanche ont interdit les décapotables.

Le révolver de Lee Harvey Oswald : 30 000 $

Cette arme avait été achetée à l’âge de 16 ans par le futur assassin de Kennedy. Aujourd’hui c’est une antiquité fabriquée à la fin du XIXe siècle par l’armurier américain Iver Johnson. C’est un révolver automatique, avec cran d’arrêt, sans chien apparent de calibre “.38 Smith & Wesson”, qui n’existe plus maintenant et qui n’est pas le calibre .38 de nos jours. Curieusement, cette arme ressemble beaucoup et est contemporaine au révolver (du même fabricant et du même type mais de calibre .32 et avec un chien extérieur) utilisé en 1901 par l’anarchiste Leon Czolgosz pour tuer un autre président américain, William McKinley. En 1956, la mère du jeune Lee Oswald avait découvert le révolver dans ses affaires et s’était objectée à ce qu’une arme soit dans la maison, a raconté son frère aîné Robert devant la Commission d’enquête Warren sur la mort de Kennedy. Il avait réglé la dispute familiale en rachetant le révolver pour 10 $. Quelques mois plus tard, Lee avait eu 17 ans et s’était engagé dans les Marines.

Le carnet de tireur du US Marine Oswald : 54 000 $

Oswald Marine - blogue.jpgCelui qui allait tuer John Kennedy a été formé au maniement des armes à feu par les Marines. Lee Harvey Oswald s’était qualifié “tireur d’élite” sur carabine M1 de calibre .30 lors des épreuves de tir au début de ses trois années les Marines américains, en 1956. Chez les Marines, “tireur d’élite” est la qualification intermédiaire entre “tireur expert” et “tireur de précision”. Le carnet de tireur 1956 (fourni par le Corps des Marines à l’évaluation) d’Oswald inclut ses scores lors de deux pratiques et les résultats de son examen composé de 30 séances de tir. Les résultats et diverses observations sur le vent, l’élévation et sa position de tir sont consignés au stylo par Oswald. Plus tard, il s’était spécialisé dans la surveillance aérienne par radar et sa performance aux épreuves de 1957 lui avait valu seulement la qualification “tireur de précision”.

La bague de Kennedy : 90 000 $. L’anneau de mariage d’Oswald : 108 000 $

Bague présidentielle - John Kennedy.jpgEn 1963, Jacqueline Bouvier-Kennedy a commandé chez Cartier une bague en aux armoiries présidentielles, qu’elle a donné à John Kennedy. À l’intérieur, on peut lire JBK to JFK. La bague 18 carats de Kennedy a été adjugée pour 18 000 $ de moins que l’humble anneau de mariage de Lee Oswald, acheté en Union Soviétique à Minsk pour son mariage avec Marina Prusakova le 30 avril 1961. Oswald a vécu en URSS de 1958 à 1962 et avait à ce moment renoncé à son passeport américain. lee harvey oswald-anneau de mariage.jpgL’intérieur de l’anneau d’or 14 carats est estampé de l’étoile soviétique et de l’emblème communiste du marteau et de la faucille. Les sympathies marxistes d’Oswald se sont heurtés à la réalité quotidienne soviétique et il est rentré aux Etats-Unis (non sans difficultés administratives dans les deux pays) avec sa femme et leur premier enfant.

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Rob Ford figurera dans le film international Bikes VS Cars

Rob Ford figurera dans le film international Bikes VS Cars

DENIS ARCAND -

Un cinéaste suédois auteur d’un film sur la lutte entre l’auto et le vélo dans les grandes villes du monde donne un rôle central au maire de Rob Ford dans son prochain documentaire. Le controversé élu torontois apparaît déjà dans la bande-annnonce du film Bike vs Cars, tourné cette année à Sao Paulo, au Brésil, Toronto, Los Angeles et Copenhague, au Danemark. La bande-annonce où figure le maire Ford est utilisée sur le site de financement public Kickstarter.com. C’est un succès : la campagne a presque doublé son objectif.  Le film doit sortir en 2014.

Le cinéaste engagé suédois Fredrik Gertten, bien connu dans le monde du documentaire, n’hésite pas à parler de “guerre” entre le vélo et l’auto. C’est bien avant les frasques imbibées d’alcool de Rob Ford qu’il avait choisi de camper le maire le plus connu au monde dans le rôle du méchant, le présentant comme un symbole du défenseur à tout prix de l’auto, au détriment des cyclistes.

Des déclarations publiques du maire Ford sont utilisées dans le film dans le contexte de l’élimination controversée en novembre 2012, de la piste cyclable de la rue Jarvis, une importante rue commerciale traversant certains des plus anciens quartiers de Toronto. M. Ford est connu pour son opposition aux pistes cyclables au centre-ville de Toronto et un des thèmes de la campagne électorale qui a mené M. Ford à la mairie en 2010 était qu’il mettrait fin à “la guerre contre l’auto” à Toronto.

« Les cyclistes sont des emmerdeurs pour les automobilistes », entend-on M. Ford dire hors-champ à 1:10 de la vidéo (la déclaration remonte à mai 2009 lorsqu’il était échevin, lorsqu’il s’oppose au au financement de la piste cyclable.)

Puis on voit un court extrait de la conférence de presse télévisée de M. Ford le jour de son assermentation le 1er décembre 2010 : « Mesdames et messieurs, la guerre contre les autos cesse aujourd’hui ».

« Les routes sont faites pour les autos, pas les gens à vélo »

Vient ensuite une déclaration de l’échevin Ford en 2007, s’opposant au financement des pistes cyclables durant des débats du conseil municipal de Toronto : « Les routes sont faites pour les autobus, les autos et les camions, pas pour les gens à vélo; et d’après moi, les pistes cyclables, c’est comme nager avec les requins : tôt ou tard, vous allez vous faire mordre. Mais c’est votre faute à vous, dans le fond. » L’intervention de M. Ford est abrégée et éditée pour les besoins d’une courte bande-annonce, mais pas d’une façon qui dénature ses propos. On peut voir ici des extraits YouTube plus longs de ses allocutions sur les cyclistes emmerdeurs et sur les cyclistes qui nagent avec les requins.

BIKESvsCARS_02Le film Bike VS Cars a déjà été tourné, est actuellement en montage en Suède. La bande promotionnelle avait été mise en ligne sur le site de financement public Kickstater.com avant que le maire Ford devienne le Torontois le plus connu au monde, le 6 novembre (quand a été mise en ligne la vidéo du maire faisant ce qui semble être une crise de rage).

La campagne de souscription du film avait mis 40 jours pour atteindre son objectif de 50 000 $, le 1er novembre, mais a amassé plus de 42 000 $ supplémentaires depuis, en seulement 12 jours. L’argent promis par les contributeurs doit financer le lancement de Bikes VS Cars. “Je ne crois pas que la vidéo de Rob Ford (celle du 6 novembre) nous a aidé”, a indiqué le cinéaste Fredrik Gertten, joint par La Presse dans un hôtel de Copenhague, où il était de passage mercredi.  Il n’a pas dit combien d’argent a été promis après la diffusion de la vidéo virale du maire Ford. Il a ajouté attendre encore des détails sur les pays d’origine des promesses de contributions.

Dans son film, le documentaliste utilise la piste cyclable de la rue Jarvis, à Toronto, comme un exemple et un symbole de la guerre entre les vélos et les autos.

La rue Jarvis est un important axe Nord-Sud à trois voies (le sens de la voie centrale s’inverse pour faciliter la pointe du matin vers le centre-ville et celle du soir, vers les banlieues Nord). Une piste cyclable y avait été aménagée en 2009, entraînant l’élimination de la voie centrale sur une rue déjà congestionnée matin et soir. Rob Ford, alors échevin dans l’opposition, avait voté contre cette initiative.

En 2011, l ‘administration du maire Ford a voté le démantèlement de la piste cyclable de la rue Jarvis et la restitution de la voie centrale réversible à son usage antérieur. La piste cyclable a été démantelée en novembre 2012 au coût de 300 000 $.

On ne sait pas si le documentaire dira aussi qu’en compensation, une piste cyclable existante, le long d’une rue parallèle moins achalandée, a été bonifiée et transformée en voie cyclable matériellement séparée des voies pour automobiles.

Le journaliste et documentaliste suédois Fredrik Gertten estime que le « modèle automobile tel que nous le connaissons a atteint sa limite extrême, avec les bouchons continuels et des millions d’heure de productivité perdues ». Il estime que les pistes et rues cyclables sont beaucoup plus efficaces sont une solution importante au problème de la congestion mais que l’industrie automobile défend ses intérêts. Il affirme que l’implantation du vélo en milieu urbain est devenu un mouvement social et politique. Il n’hésite pas à parler de “guerre” entre l’auto et le vélo.

M. Gertten a un documentaliste en vue, surtout depuis son film Bananas !, de 2009, qui lui a valu une poursuite en diffamation de la multinationale alimentaire Dole Food Company. Le film raconte le conflit entre Dole et des travailleurs agricoles de plantations de bananes, au Nicaragua, qui disent être devenus stériles à la suite de l’exposition à un pesticide. La poursuite n’a pas été retenue par la cour et le cinéaste a réalisé un documentaire sur la poursuite, Big Boys Gone Bananas !, montré au festival Sundance de 2012.

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