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    Voici un blogue destiné à ceux et celles qui s'intéressent à l'automobile sous tous ses boulons: bleue ou rose, petite ou luxueuse, animée d'un moteur thermique ou électrique. Ses auteurs, des journalistes de L'Auto/Mon volant, parlent des dernières tendances et n'ont pas peur de se salir les mains...
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    Archive du 21 janvier 2013

    Adjugée pour un prix digne du millionnaire Bruce Wayne.

    Adjugée pour un prix digne du millionnaire Bruce Wayne.

    DENIS ARCAND –

    La Batmobile originale, qui fut la voiture du « duo dynamique » à Gotham City lors des 120 épisodes de la série télévisée Batman (1966-1968), a un été achetée 4 620 000 $ par un collectionneur, Rick Champagne, d’Auwatukee,  en Arizona.

    La célèbre voiture équipée d’une (fausse) turbine cracheuse de flammes à l’arrière et mue par un vrai moteur V8 Ford FE de 390 pouces cubes en avant, a été vendue aux enchères dimanche par la maison d’encan Barrett-Jackson, de Scottsdale, en Arizona.

    La Lincoln Futura, avant de devenir la Batmobile.

    La Lincoln Futura, avant de devenir la Batmobile.

    La voiture des héros masqués Batman et Robin –« le millionnaire Bruce Wayne et Dick Grayson, son jeune pupille »–  était en fait basée sur la voiture-concept Lincoln Futura, dévoilée au Salon de l’auto de Chicago en 1955. Ford avait payé 250 000 $ à l’époque (2,1 millions, en dollars d’aujourd’hui) au carrossier italien Ghia, pour faire construire la Futura par des artisans italiens travaillant à la main. Ford l’avait gardée durant une décennie, avant de la vendre pour 1 $ et des considérations ultérieures non précisées au préparateur automobile George Barris, de North Hollywood.

    C’est lui qui a donné à la Batmobile son apparence actuelle et sa couleur obtenue « grâce à 40 couches de peinture noire lustrée et des lignes couleur cerise », selon le site internet de Barris Kustom Industries.

    Kapow ! Bang ! Pow ! Oooof !

    batman et robin courrentLe ton autodérisoire de la série Batman et le jeu exagéré et faussement sérieux des deux acteurs principaux, Adam West (Batman) et Burt Ward (Robin) ont fait de la série un succès instantané.

    Les bagarres avec les méchants comme le Pingouin, le Joker et le Sphinx étaient toujours émaillées d’onomatopées comme dans les bandes dessinées américaines, qui apparaissaient en superposition à chaque coup de poing.

    Mais la Batmobile et tous les autres Bat-gadgets futuristes ont contribué énormément à ce succès. La Batmobile est devenue une icône presque aussi connue que Batman, un personnage de bande dessiné créé en 1939.

    batman_robin au téléphoneM. Barris s’est fait commander plusieurs répliques (en fibre de verre moulé sur l’originale, en acier),de la Batmobile, qui étaient exposées pour publiciser la série télé lors de courses automobiles ou de foires. D’innombrables autres répliques ont été faites sous licence par la suite.

    George Barris était un excellent artisan, mais tous les gadgets imaginaires comme le Bat-Scope, le Bat-Radar, le projecteur de Bat-rayons, la fausse turbine à réaction, les freins-parachutes, étaient des idées dictées par les producteurs (pour voir le contrat suivi du devis technique, cliquez ici) .

    Jusqu’à sa vente récente, la Batmobile originale était demeurée la propriété de M. Barris, qui a aujourd’hui 87 ans.

    Les deux freins-parachutes. Le déploiement d'un seul parachute permettait à la Batmobile de tourner à 180 degrés.

    Les deux freins-parachutes. Le déploiement d'un seul parachute permettait à la Batmobile de tourner à 180 degrés.

    « C’est difficile de m’en séparer. J’espère que le nouveau propriétaire en tirera autant de plaisir que moi », a dit M. Barris au quotidien Los Angeles Times.

    Quand on compare la série télé Batman, légère et insouciante comme le milieu des années 60, avec le style sombre et tourmenté des nombreux films portés au grand écran depuis, on comprend pourquoi la Batmobile est devenue un symbole d’une époque.

    Terminons par un épisode de Batman, durant lequel « les intrépides jeunes gens» doivent se frotter avec « la comtesse du crime », « la marquise de la mauvaise conduite», « la princesse du chapardage », bref, celle qui méritait tous ces surnoms incroyables de la version française : la Femme-Chat.

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