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Archive du 11 janvier 2013

Vendredi 11 janvier 2013 | Mise en ligne à 13h44 | Commenter Commentaires (16)

Le Audi SQ5 viendra… mais oubliez le diesel

SQ5120086

CHARLES RENÉ –

Présenté en septembre dernier au Mondial de l’Automobile de Paris, le SQ5 a certes suscité l’intérêt. Le petit multisegment d’Audi se montrait drapé d’un plumage plus exubérant, indice qu’il s’agissait d’une livrée bien différente d’un Q5 ordinaire. Son V6, carburant au diesel (313 chevaux), témoignait également de son penchant sportif. Mais voilà, nous avons appris cette semaine que ce mariage n’aura pas lieu sur notre continent. Une variante à essence (V6 suralimenté par compresseur – 354 chevaux) nourrira ses aspirations sportives en Amérique du Nord. Divers éléments expliquent cette décision.

Tout d’abord, il y a la question de l’homologation. Ce moteur turbodiesel n’a pas encore été homologué par les gouvernements canadien et américain concernant ses émissions de gaz à effet de serre. Les modifications apportées pour satisfaire ces normes plomberaient sa rentabilité. Le Service de recherche du congrès Américain l’explique d’ailleurs dans un document datant d’août 2012. Il soutient constructeurs sont souvent frileux d’offrir des déclinaisons au gazole à cause de ces dépenses associées à la certification de mécaniques diesel. On pourrait aussi ajouter la mauvaise perception qu’ont les consommateurs étasuniens pour compléter le portrait.

En outre, Audi prévoit que sa diffusion sera très limitée (entre 100 et 150 unités pour les deux marchés), le constructeur ne peut donc pas s’appuyer sur les ventes pour absorber le déboursé. On a donc affaire à un produit de niche dans le segment très étroit des multisegments compacts diesel. Le manufacturier a également de la difficulté à fournir la demande. L’usine d’assemblage d’Ingolstadt ne produit pas assez de Q5 ce qui complexifie grandement sa diffusion.

Finalement, la dernière pièce justificative est essentiellement de nature marketing. Le fabricant germanique affirme qu’il n’était pas possible de faire subsister deux moteurs diesel sous le capot du Q5. Ceci cultiverait une confusion de perceptions néfaste au sein de l’éventail de motorisations offertes.

Bref, ce cas particulier nous rappelle à quel point il est complexe de mettre en marché un nouveau produit. Les constructeurs doivent naviguer au travers de nombre de contraintes afin d’atteindre leurs objectifs de profitabilité. Audi a jugé ici bon d’user de sagesse et d’éviter de trop investir dans un modèle en fin de cycle. Une décision très logique en somme.

Avec la collaboration d’Éric LeFrançois


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