CHARLES RENÉ –
L’auto sport est en plein processus de mutation. Certes, elle occupe et occupera encore et toujours les hauts rangs des hiérarchies des constructeurs, mais elle cherche à s’adapter à la nouvelle donne énergétique. Indispensable pour l’image des fabricants, elle devient de moins en moins gloutonne en incorporant des technologies qui se généraliseront. La SLS AMG électrique, dévoilée au dernier Mondial de Paris, expose ce constat de fort belle manière.
Bien évidemment, on pourrait lui reprocher son prix de 560 000$. On passerait cependant à côté de l’œuvre, aussi impressionnante soit-elle. Il s’agit tout simplement de la première supervoiture électrique de la planète. Un qualificatif évocateur qui se traduit dans ses caractéristiques techniques. Animée par quatre moteurs électriques (synchrones à aimants permanents) produisant 552 kW au total (740 chevaux), elle atteint les 100 km/h en 3,9 secondes. Son couple de 738 livres/pied livré sans délai y est certainement pour quelque chose.
Elle plafonne à 250 km/h, une vitesse limitée par choix. Rien ne peut toutefois remplacer la stupéfaction que l’on ressent lorsqu’on l’observe en pleine action sur le circuit Ascari en Espagne. Non ce n’est pas la mort de la supervoiture, mais son renouveau. Disons toutefois que le silence déstabilise et peut faire verser dans une certaine nostalgie du moteur à combustion. Une nostalgie touchant son caractère, sa musique, qui masquent tant bien que mal ses nombreux défauts.
Non, ce n’est pas la mort de ce dernier non plus, c’est plutôt une solution parallèle, en attendant de résoudre l’énigme.
SOURCE: MERCEDES
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