L'auto blogue

Archive, août 2012

Vendredi 10 août 2012 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Aucun commentaire

Audi ouvre les portes de ses garages anglais au virtuel

AU120604

CHARLES RENÉ –

Vous vous êtes sûrement déjà demandé ce qui se passait réellement derrière les portes hermétiques du garage de votre concessionnaire. Comment les mécaniciens se prenaient pour établir une estimation ou remplacer la pièce spécifique qui règlera le problème qui vous a poussé à vous déplacer.  Audi a trouvé une solution révolutionnaire à ce fossé qui sépare le consommateur du technicien. Un système de webcaméras.

Via un réseau sécurisé, les mécaniciens peuvent diffuser des clips vidéo des réparations à effectuer en fournissant une explication pour chacune d’elle. Une interface, accessible à distance avec un téléphone intelligent ou un ordinateur, permet au client de visionner le contenu concernant son auto et de voir une réelle estimation des coûts incluant les taxes. Chaque problème est gradué selon son importance, question de mieux guider la décision.

Autre élément très intéressant de l’application: on peut donner de manière virtuelle son autorisation pour que les travaux débutent.

Pour l’instant, ce service n’est offert qu’en Angleterre. Si l’expérience est concluante, il ne serait pas étonnant qu’il se propage à d’autres pays. Une démarche astucieuse qui met à profit les dernières technologies pour bonifier l’expérience d’achat.

SOURCE: AUDI

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Curiosity est une auto pour scientifiques pas pressés.

Curiosity est une auto pour scientifiques pas pressés. On la voit ici en laisse, au Jet Propulsion Laboratory, avant son voyage vers Mars.

DENIS ARCAND -

Quarante-un ans après avoir mis le Moonbuggy sur la Lune, la NASA a mis une compacte à six roues longue comme une Chevrolet Spark et large comme un Hummer sur Mars. « Eux-autres, ils l’ont-tu l’affaire les Amaricains! », s’exclamerait avec raison Elvis Gratton.

À l’époque glorieuse et relativement simple de la conquête lunaire, la NASA avait commencé par le commencement et mis un humain, Neil Armstrong, sur la lune avant d’y envoyer une auto et le premier automobiliste spatial, l’astronaute David Scott (qu’on voit ici au volant du Lunar Roving Vehicle, communément appelé “Moonbuggy”). Un petit tour d’auto pour l’homme, mais un long wheelie pour l’automobile.

Le Moonbuggy des années 70 était un "fun car" pour astronautes.

Le Moonbuggy des années 70 était un "fun car" pour astronautes.

Mars étant trop loin pour ça, le robot à six roues Curiosity a atterri sans pilote sur la planète rouge lundi.

La voiture martienne sera téléguidée du Jet Propulsion Laboratory, à Los Angeles, ce qui en fait la seule voiture conduite en Californie qui ne soit pas prise dans un bouchon de circulation.

Même sans embouteillage, Curiosity n’ira pas vite : 1,6 km / h. Curiosity a encore des croûtes à manger côté style, et franchement, des roues mags, un aileron sur la valise et de la peinture métallisée n’auraient pas fait de tort. Mais avec ses six roues ayant chacune un couple de 500 livres-pied, c’est le roi du off-road : l’idéal pour le sol très accidenté de Mars ou pour les rues de Montréal au printemps. La suspension électronique de l’engin lui permet d’enjamber des trous ou des roches de 50 cm.

Moteur nucléaire au dioxyde de plutonium

Et c’est la seule auto dans l’univers qui a sous le capot un moteur thermoélectrique nucléaire à radio-isotopes au dioxyde de plutonium. (Non, nous n’avons aucune idée de ce que c’est, mais c’est encore plus épeurant que la Ford Nucléon.)

D’ailleurs, le département de marketing de Ford, toujours un brin racoleur, s’est collé à l’événement en diffusant dès l’atterrissage de Curiosity sur Mars un amusant tableau comparatif entre le tout-terrain spatial et le pick-up F-150 off-road Raptor.

Curiosity est équipé de laboratoires robotisés capables d’analyses chimiques sophistiquées.  Il est censé passer les deux prochaines années à explorer le cratère de Gale, sur Mars.

Pas le genre de vie martienne que la Nasa s'attend à trouver (extrait du film mexicain Santo contra la invasion de los Marcianos, de 1966.

Pas la forme de vie que la NASA s'attend à trouver sur Mars : extrait du film mexicain "Santo contre l'invasion des martiennes", de 1966.

C’est un endroit où la NASA espère trouver des traces d’eau et, qui sait ?, peut-être des bactéries ou des vestiges d’une vie microscopique végétale ou animale passée.

Tout cela est impressionnant, mais on ne peut pas s’empêcher de noter que le Moonbuggy du programme Apollo était beaucoup plus amusant. Ce petit véhicule électrique piloté par les astronautes d’Apollo 15, 16 et 17, avait vaguement l’air d’une Jeep des années 40. Il avait été construit par Boeing avec General Motors comme sous-traitant principal (fournisseur des moteurs électriques, des roues et de la suspension). Encore aujourd’hui, il est associé avec le plaisir de conduire dans la culture populaire, comme le montre ce jeu-vidéo qui devrait vous faire perdre au moins 30 minutes au bureau aujourd’hui.

Curiosity; vitesse maximale : 1,6 km/h.

Curiosity; vitesse maximale : 1,6 km/h.

À noter que l’ensemble du programme Lunar Roving Vehicle comprenant le développement et la fabrication de quatre Moonbuggies a coûté 38 millions de dollars à la NASA à l’époque (237 millions de dollars de 2012).

Fabriquer Curiosity vient de coûter 2,5 milliards mais les frais de transport (la fusée) et de préparation (le programme de développement) sont inclus.

L’astronaute Eugene Cernan, n’a pas été le premier homme à conduire une auto sur une planète autre que la Terre. Comme on vous le disait plus haut, cet honneur revient à Dave Scott.

Eugene Cernan au volant du Moonbuggy, juste après l'avoir extrait du module lunaire, en 1972.

Eugene Cernan au volant du Moonbuggy, juste après l'avoir extrait du module lunaire, en 1972.

Premier humain à battre un char dans l’espace

Mais Cernan a la distinction d’être le premier humain à battre un char dans l’espace. Comme commandant d’Apollo 17, Cernan savait qu’il dirigeait la dernière mission lunaire du programme Apollo et qu’il était le dernier homme sur la lune pour un bon bout de temps. Et il savait qu’il n’aurait pas d’autre chance de voir ce que le Moonbuggy avait vraiment dans le ventre.

Une fois les sorties d’exploration scientifique terminées, Cernan a fait redémarrer le Moonbuggy pour un dernier tour avant de décoller. Sachant qu’il n’avait plus besoin de faire attention, il a vraiment mis le pied au fond et a arraché au LRV sa vitesse maximale, établissant le record de vitesse lunaire de 18 km/h. Les films tournés lors de cette mission montrent d’ailleurs la Moonbuggy rebondissant comme une balle de caoutchouc sur les bosses de la vallée lunaire de Taurus-Littrow, ses roues projetant de la poussière lunaire vers l’arrière. Cernan se fait secouer comme un pommier, mais même derrière la visière miroir de son scaphandre, on devine qu’il sourit. Le Moonbuggy de Cernan, comme les deux autres, est resté sur la lune. Mais on ne sait pas dans quel état.

On peut deviner, par contre, qu’à 1,6 km/h, Cernan s’emmerderait au volant de Curiosity.

Voici une autre vidéo de la NASA, où on voit le Moonbuggy d’Apollo 16 rouler moins vite que celui piloté par Cernan. Mais cette vidéo est stabilisée et en haute définition.

NDLR : Cet article a été modifié le 8 août pour indiquer que le coût de 2,5 milliards est celui de tout le programme Curiosity, pas seulement du véhicule (merci au lecteur guiguibob) et que Eugene Cernan est allé une seule fois sur la lune (merci au lecteur barbu1977).

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Vendredi 3 août 2012 | Mise en ligne à 18h35 | Commenter Un commentaire

Lexus lève le voile sur la LS 2013

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CHARLES RENÉ -

Avec seulement 156 exemplaires écoulés l’an dernier au Canada, la LS est loin d’être la Lexus la plus populaire. Bien évidemment, son statut l’explique en grande partie. Elle commande un prix de base qui dépasse les 80 000 $. Elle devra toutefois manger plusieurs croutes avant d’espérer détrôner la Mercedes Classe S, celle qui a grimpé au sommet des ventes en 2011. La LS évolue pour 2013 avec quelques modifications qui chercheront à lui donner plus de caractère.

Côté esthétique, la grande berline a droit à une carrosserie rafraichie. Sa calandre en hexagone qui s’imbrique au bouclier avant et ses phares nettement plus anguleux qui incorporent des diodes électroluminescentes renforcent le rapprochement avec la nouvelle GS.

La mécanique, elle, n’est pas retouchée. Les V8 de 4,6 litres (380 chevaux) et 5 litres (hybride et 438 chevaux) reviennent donc au menu. Le nouveau groupe d’options F Sport intègre quant à lui un enrobage plus sportif doublé d’une suspension plus ferme et ajustée pour abaisser son centre de gravité d’une dizaine de millimètres. Des freins Brembo de 6 pistons à l’avant se chargent de freiner son importante masse.

Bref, la LS tend maintenant vers dynamisme à l’instar de ses concurrentes germaniques.

SOURCE: LEXUS

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