L'auto blogue

Archive, juillet 2012

Jeudi 26 juillet 2012 | Mise en ligne à 16h39 | Commenter Commentaires (3)

Pas d’hydro aux J.O.

Les autobus à hydrogène de Londres ont été retirés à l'approche des Jeux. (Photo Manan Vatsyayana, Agence France-Presse)

Les autobus à hydrogène de Londres ont été retirés à l'approche des Jeux. (Photo Manan Vatsyayana, Agence France-Presse)

SÉBASTIEN TEMPLIER -

J.O. et hydro ne font pas bon ménage. Avant même la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, les cinq autobus à hydrogène qui assuraient un service de transport en commun sur une ligne londonienne ont été priés de rester au garage jusqu’à la mi-septembre, date de clôture des Jeux paralympiques. Dans l’intérêt de tous. Lire: pour des raisons de sécurité. Ouch! Ça fait mal aux tenants de la pile à combustible.

L’hydrogène est une substance bien trop dangereuse. Du moins pour un évènement planétaire comme les Jeux olympiques qui drainent des dizaines de milliers de spectateurs.

C’est ce que sous-entend clairement l’autorité en charge des opérations de transport sur le site olympique. Celle-ci estime que le point de ravitaillement des bus à hydrogène est trop proche du site olympique où des restrictions sur les livraisons «de matières dangereuses» ont été imposées.

En fait, cette suspension des autobus est convenue depuis longtemps, nous apprend le site web London SE1.

Qu’importe.

Ces autobus ont été épinglés par le magazine Bus and Coach qui souligne qu’ils ont été hors service la moitié du temps en raison de problèmes de maintenance et de pièces de rechange indisponibles.

Les apôtres de l’hydrogène ont au contraire vanté leurs mérites: pas d’émissions de gaz et une autonomie suffisante.

Ce sont bien là des avantages.

Reste que la sécurité des réservoirs d’hydrogène ne rassurent pas tout le monde. La preuve.

Et puis honnêtement, l’hydrogène est soit chère, soit polluante à produire. Et on ne parle pas de l’infrastructure de recharge…

«Les autobus à hydrogène sont loin d’être totalement fiables. Il est temps de se concentrer sur la technologie qui marche vraiment, soit des autobus propulsés à 100% par l’électricité», a lâché au site London SE1 Caroline Pidgeon, présidente de la commission des transports au conseil municipal de Londres.

Ces fameux autobus à hydrogène ont été remplacés.

Par des autobus au diesel.

Pas sûr que ce soit un gage de sécurité non plus…

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Mardi 17 juillet 2012 | Mise en ligne à 12h02 | Commenter Commentaires (9)

La poupée russe de Volks

SÉBASTIEN TEMPLIER -

Campeur, Combi ou Westfalia, Volkswagen s’est fait un nom depuis des décennies avec cette idée du voyage et du camping sur quatre roues. Il faut maintenant ajouter une autre dimension (c’est l’cas de l’dire) et une autre version à la camionnette de Volks: le «Doubleback» – en anglais dans le texte. Un simple module coulissant qui offre une autre perspective aux vacances. On y voit que des avantages. À un détail près.

C’est simple, mais fallait y penser. Doubleback l’a fait. Penser à quoi? À intégrer dans la caisse du Volkswagen Transporter un compartiment supplémentaire qui, d’une simple pression sur un bouton (eh oui), coulisse en une quarantaine de secondes à l’extérieur de manière à doubler quasiment l’habitacle. L’extension de presque deux mètres repose simplement sur deux pattes et offre un lit double supplémentaire. Supplémentaire, car comme un bon vieux Westfalia qui se respecte, le toit de cette nouvelle version est amovible pour y coucher.

Cette idée loin d’être saugrenue a germé dans l’esprit de quelques designers de l’entreprise galloise… Doubleback. Volks a aimé. Faut croire.

La «boîte» supplémentaire est faite d’aluminium et de matériaux composites, d’où son poids plume de 130 kg et sa capacité à supporter une charge de presque 600 kg.

Pas mal du tout.

Sous le capot? Un moteur 2,0 litres turbo diesel de 140 chevaux.

Avec cette extension, le Volkswagen Transporter Doubleback mesure 7,5 mètres de long. De quoi y déployer deux banquettes, une table et un petit coin cuisine.

C’est quoi le problème, malgré tout? Y’en a pas vraiment. À ceci près qu’une fois sur la route, vous ne pouvez qu’être trois passagers sur l’unique banquette avant.

Y’en a pas d’inconvénients?

Ben… son prix. Équivalent à 83 500 dollars.

Que des avantages ce nouveau campeur qui ne nous est pas promis.

À un détail près.

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Mardi 10 juillet 2012 | Mise en ligne à 16h31 | Commenter Commentaires (19)

Laid mais confortable dans la boue

Le EXP 9 F donne une très bonne idée de ce que sera le VUS de Bentley. (Photo fournie par Bentley)

Le EXP 9 F donne une très bonne idée de ce que sera le VUS de Bentley. (Photo fournie par Bentley)

SÉBASTIEN TEMPLIER –

La nature a horreur du vide. Les constructeurs automobiles aussi, faut-il croire. Le luxe a investi un nouveau créneau ces dernières années. L’(in)utilitaire sport. Porsche ayant réussi son coup avec le Cayenne, d’autres ont pensé flairer la bonne affaire. Seulement… faut avoir un véhicule qui a de la gueule. Minimalement. Transformer une Porsche en VUS n’est pas donné à tout le monde. La preuve ? Le Kubang, par exemple. Vous n’avez pas aimé le prototype de Maserati ? Vous n’avez encore rien vu en matière de distorsion esthétique si vous n’avez pas jeté un oeil sur le EXP 9 F, un proto que Bentley veut promettre à une belle carrière de VUS. Attachez vos ceintures (et cliquez ici).

Sur ce coup-là, Wolfgang Durheimer pourrait s’être planté. Du moins, il se sera planté s’il ne renvoie pas, avant de prendre ses nouvelles fonctions chez Audi le 1er septembre, ses designers à leurs ordinateurs et tablettes numériques.

C’est à lui que l’on doit le Cayenne lorsqu’il était à la tête du développement chez Porsche. Et c’est lui, patron de Bentley pour quelques semaines encore, qui aurait décidé que la marque britannique aurait son VUS.

Bentley a trimballé cette année son prototype de VUS aux salons de Genève et de Pékin ainsi qu’au Festival de vitesse de Goodwood, en Grande-Bretagne. Il vient de publier de nouvelles photos et vidéos du EXP 9 F. (Faudra qu’il pense aussi à changer de nom de proto). Ce matériel a été diffusé en précisant que ce prototype faisait partie «d’un processus systématique d’analyse de la réaction du public et des clients à l’idée d’avoir un VUS Bentley».

La précision a dû s’imposer tant le nez et l’arrière de ce véhicule sont… controversés. (Notez que l’on est poli).

Seulement, y’a pas que le nez et l’arrière qui apparaissent controversés. La carrosserie au complet également.

Et on ne parle pas de l’habitacle…

Aux dernières nouvelles, le EXP 9 F devrait subir quelques modifications esthétiques. Devant. Et derrière. Wolfgang Durheimer devrait donc renvoyer ses designers à leurs chères études.

En ce qui concerne l’intérieur, il aurait été fort bien reçu, paraît-il. Au point où celui-ci ne devrait pas beaucoup changer…

Ce genre de véhicule remplit un vide dans la gamme des marques de luxe. Et les consommateurs ont un appétit pour ces VUS.

Ceci explique cela.

Sinon, à quoi bon un EXP 9 F ?

Je vous le demande.

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