
Le salon automobile de Pékin s'est ouvert lundi aux médias. Une journée normalement réservée aux seuls journalistes. Cherchez des journalistes dans la foule. (Photo Sébastien Templier, La Presse)
Au centre-ville de Pékin, les voitures ont écarté les vélos. Il y a 10 ans, le marché automobile chinois relevait de «la préhistoire», comme le dit un cadre de Renault. Depuis, l’automobile est devenu un signe ostentatoire de réussite sociale, de richesse. Et les Chinois entretiennent un rapport un peu particulier à la voiture pour qui n’est pas familier.
Le vélo est malgré tout encore présent dans les hutongs, ces ruelles et venelles du centre-ville historique. Dans ces mêmes ruelles, on s’aperçoit que les automobilistes prêtent une grande attention à leurs véhicules. Rares sont les quatre roues stationnées dont les enjoliveurs ne sont pas protégés par des panneaux solidement attachés…
Le rapport des Chinois à l’auto s’exprime dans ce petit geste. Il s’exprime aussi au volant. Manifestement, si les ventes d’automobiles sont en plein boom, on doute que le respect du code de la route et les cours de conduite aient suscité le même engouement… Il m’a fallu que deux courses en taxi pour m’en apercevoir. Et un accident évité de peu à chaque fois. (Je n’ai pas repris le taxi depuis). Les clignotants sont apparemment en option. Les changements de voie sont plus qu’intempestifs. Les rétroviseurs inutiles pour bien des automobilistes.
Le salon automobile international de Pékin s’est ouvert lundi aux médias. Habituellement, les deux premiers jours d’un salon sont ouverts aux médias. Pas à Pékin. Avant mon arrivée, j’ai été prévenu que les poussettes et les enfants n’étaient pas autorisés cette année à accéder à ces journées médias… Ah bon ? C’est différent cette année ? Oui. Et non. Non, car en sortant du métro, on s’aperçoit rapidement qu’il y a un enthousiasme, une frénésie aux abords du vaste centre d’exposition. Un coup d’œil autour de soi et on se demande qui sont ces milliers de gens qui se précipitent vers l’entrée principale. Coudonc, c’est pourtant bien aujourd’hui la journée des médias ? Me suis quand même pas trompé ?
Parmi ces visiteurs, beaucoup ont des badges d’accès. On les identifie comme étant des représentants des exposants. Z’ont beaucoup de représentants, les exposants…
Journée médias ? Oui. Car il y en a des véhicules à présenter à la presse nationale et internationale. Même si presque tout ce qui est sur le plancher est d’abord et avant tout pour le marché chinois exclusivement.
Journée médias alors ? Non. Car dans les allés des grands halls d’exposition, on estime à vue d’œil qu’il y a un journaliste pour 100… représentants d’exposants. Z’ont des relations les représentants… Ils invitent des amis, la famille… La deuxième journée médias, c’est encore autre chose. On se dit que le public a réussi à rentrer on ne sait comment. Plus personne n’a de badge d’accès. Il est bien pressé ce public. Il a jusqu’au 2 mai pour visiter le salon.
Pressés les Chinois ? Avides de découvrir !
Cela me fait penser. À l’entrée du Centre Bell à Montréal, on vous vend des billets du Canadien. À la sortie du salon automobile de Pékin et de ses journées médias, on vous achète vos badges d’accès.
J’ai dit «non».
Frénésie, disais-je plus haut ?

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










re3e
25 avril 2012
07h40
“Les clignotants sont apparemment en option. Les changements de voie sont plus qu’intempestifs. Les rétroviseurs inutiles pour bien des automobilistes.”
Comme à Montréal quoi ! LOL
Par contre vous oubliez que ça roule a 30-40. Je suis plus dangereux en vélo, et en passant, pogner un guelao pour un accident imaginaire c’est la joke nationale.
Curieux de voir ce que les Chinois vont sortir. J’ai voyagé dans une Town Car de très belle facture l’an dernier. S’ils peuvent atteindre la haute qualité d’assemblage systématique, Détroit est dans la m…
chip
25 avril 2012
09h44
Avec cet état “communiste” qui se met à envahir le monde capitaliste, sans parler de notre nord et de l’Afrique, on peut enfin dire que le péril jaune est à nos portes! Blague à part, le Chinois sont un grand peuple et ils ont réussi à s’imposer rapidement comme acteur économique mondial incontournable et c’est tant mieux qu’ils nous chauffent un peu le train. Cela s’avère motivant et ils lancent un beau défi aux entrepreneurs et aux développeurs occidentaux. Sans compter sur les occasions de partenariat qui en découlent et qui ne peuvent être que bénéfiques pour tout le monde, y inclus les fabriquants de voitures de luxe. J’espère juste que les automobilistes chinois vont modérer leur appétit pour les gros VUS.
retraite401
25 avril 2012
13h51
“…pour les Chinois l’accès à l’automobile est un signe de richesse et de réussite sociale”
Est-ce que ne fut pas le cas ici aussi à une certaine époque?
Et notre supposément engouement actuel vers le vélo, les transports en commun tout azimut ne témoignent-ils pas “un peu” notre appauvrissement collectif? (ex.: un centre hospitalier très moderne encore en construction ou l’accès le plus facile sera le BIXI, le métro ou le taxi).
raoul914
25 avril 2012
22h56
@ retraite401 Peut être avons nous passés l’étape des “nouveaux-riches” et avons nous compris que n’importe qui peut s’acheter une voiture de nos jours, même les étudiants et les BS. La vraie richesse se trouve ailleurs.