L'auto blogue

Archive, avril 2012

Jeudi 26 avril 2012 | Mise en ligne à 5h38 | Commenter Commentaires (10)

Ils l’ont tu l’affaire, les Chinois ?

C'est bel et bien un vrai taxi londonien. Et il est bel et bien fabriqué... en Chine. (Photo Sébastien Templier, La Presse)

C'est bel et bien un vrai taxi londonien. Et il est bel et bien fabriqué... en Chine. (Photo Sébastien Templier, La Presse)

SÉBASTIEN TEMPLIER -

On a coutume de dire que la Chine investit presque tous les secteurs d’activités économiques possibles – le milieu automobile par exemple. Et ce, un peu partout sur la planète. Saviez-vous que c’est au point où même les célèbres taxis londoniens sont «made in China» ?

Il a fallu que je tombe nez à nez avec un de ces taxis au salon automobile de Pékin pour en prendre connaissance (J’ai encore appris quelque chose sur ce coup-là).

Pour en prendre connaissance, il a d’abord fallu trouver un membre du personnel de Englon Automobile (Z’avez noté l’orthographe «Englon» ?) qui puisse me baragouiner en anglais quelques explications. C’est qui Englon ? Je vais y venir plus bas.

Après bien des baragouinages que je vous épargne ici, on me fait comprendre que ce charmant taxi anglais exposé au salon de Pékin est ni plus ni moins «made in China» et que ce n’est aucunement de la copie grossière.

En français dans le texte, précisons que la maison-mère du fameux TX4 – le taxi – a accepté de créer en 2007 une «joint venture» – comme disent les Français – avec le Chinois Geely Automobile. Je vous épargne ici les détails de la transaction et du montage de cette co-entreprise. Toujours est-il que de cette coopération en a résulté non seulement la production et la vente du TX4 en Chine, mais aussi l’exportation de cette production en… Grande-Bretagne.

Ils l’ont tu l’affaire, les Chinois ?

Et Englon Automobile dans tout ça ? Ben, c’est la marque née de la «joint venture» sous laquelle sont vendus à présent les taxis TX4.

La petite demoiselle du «stand» de Englon Automobile m’a baragouiné en anglais que ces taxis sont construits à Shanghai et conduits dans les rues de Londres.

Elle me l’a dit fièrement.

Vous pensez.

Ils l’ont tu l’affaire, les Chinois quand même.

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Mercredi 25 avril 2012 | Mise en ligne à 15h06 | Commenter Commentaires (7)

Qu’est-ce qu’une voiture anglaise en 2012?

Inspirée de la MGB GT et de la MGA ? Vraiment ?

Inspirée de la MGB GT et de la MGA ? Vraiment ?

DENIS ARCAND –

Le nouveau MG Motor ressuscité de sa faillite par le Chinois SAIC a dévoilé son prototype MG Icon au Salon de l’auto de Pékin, « devant un auditoire pantois », nous dit la compagnie.

Il n’est pas vilain, enfin, ni pire ni meilleur, à l’œil, que bien d’autres prototypes présentés dans les salons. C’est une question de goût.

C’est aussi une occasion de se demander ce qu’est, en 2012, une voiture anglaise.

De Morris Garage à Mao’s Garage

MG, qui veut dire Morris Garage, appartient depuis 2007 à SAIC, de Shanghai, une société de l’État chinois. MG est un constructeur chinois déguisé en Britiche, mais il n’y a aucune raison d’en tenir particulièrement rigueur à SAIC. Tout le monde le fait. Les Indiens ont racheté Jaguar, Land Rover et Bristol, les Allemands possèdent Bentley, MINI, Rolls Royce, et il paraît que BMW joue avec l’idée de relancer Triumph, une autre marque anglaise déchue désormais propriété allemande. Vauxhall est aux Américains, Ascari appartient à un Hollandais, Lotus et Caterham, à des Malais, le dernier né Eterniti Motors est chinois aussi.

La calandre de l'Icon a un air de famille. Mais c'est un VUS.

La calandre de l'Icon a un air de famille. Mais c'est un VUS.

La planète entière cherche à exploiter la grande nostalgie pour toutes les marques de voitures britanniques qui ont fermé durant les dernières décennies du XXe siècle, vestiges et symboles du vertigineux déclin industriel de la Grande-Bretagne.

En fait, les seules « vraies » voitures anglaises (conçues et possédées par des Britanniques) qui restent sont Aston Martin (avec des actionnaires minoritaires du Kuwait) et McLaren. Et des artisans comme Connaught, Morgan et Ginetta.

Une MG… utilitaire sport ?

Au moins, le MG Icon a été conçu et dessiné en Angleterre au Centre technique MG Motor UK, ce qui permet à la compagnie d’affirmer que le MG Icon a « un esprit et une âme britannique ». Quand SAIC a décidé que MG serait sa marque pour l’exportation internationale, en 2010, elle a engagé 275 ingénieurs et techniciens et installé une équipe de design sur le site de l’usine MG de Longbridge, en banlieue de Birmingham, à 185 km de Londres.

L’Icon est un VUS compact « tirant son inspiration de certaines des voitures sport les plus célèbres de la marque MG, dont la MGA et la MGB GT », a dit la compagnie.

L'avant de l'Icon a un air de famille avec celui de la MGB GT.

L'avant de l'Icon a un air de famille avec celui de la MGB GT.

Tirer un VUS, même compact, de ces deux légendaires voitures sport deux-places décapotables, c’est tiré par les cheveux. Même avec la calandre, qui a effectivement un air de famille (avec celle de la MGB), c’était toute une commande… C’est comme greffer le visage de Barbie sur le GI Joe Rambo.

MG dit que c’est un premier jet, une ébauche : « La marque MG possède un ensemble de valeurs et un patrimoine nous permettant d’offrir des valeurs de design individuelles à nos produits », a déclaré le directeur de l’équipe de design basée en Angleterre, Tony Williams-Kenny, un ancien de Mitsubishi Europe qui a ensuite travaillé pour SAIC. « Le MG Icon représente notre vision d’une MG moderne et nous pensons que cette ébauche de petit VUS démontre l’aptitude de MG à faire un design progressiste respectant sa longue histoire. »

Une vraie MG : la MGA 1600

Une vraie MG : la MGA 1600

SAIC a le droit à son opinion et c’est le genre de chose qu’on peut dire quand on possède la marque.

Si la Icon ou une version retravaillée est amenée en production, elle se joindra à la MG6, dont toutes les composantes sont faites en Chine par SAIC, doyen des constructeurs automobiles de Chine. La MG6 est vendue en Chine sous la marque MG et quelques milliers de kits complets ont été exportés en Angleterre depuis avril 2011, où se fait l’assemblage pour le marché anglais.

Ce qui nous laisse avec cette question : l’Icon est-il un véhicule anglais ?

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Mercredi 25 avril 2012 | Mise en ligne à 1h33 | Commenter Commentaires (4)

Cool frénésie à Pékin

Le salon automobile de Pékin s'est ouvert lundi aux médias. Une journée normalement réservée aux seuls journalistes. Cherchez des journalistes dans la foule. (Photo Sébastien Templier, La Presse)

Le salon automobile de Pékin s'est ouvert lundi aux médias. Une journée normalement réservée aux seuls journalistes. Cherchez des journalistes dans la foule. (Photo Sébastien Templier, La Presse)

SÉBASTIEN TEMPLIER –

Au centre-ville de Pékin, les voitures ont écarté les vélos. Il y a 10 ans, le marché automobile chinois relevait de «la préhistoire», comme le dit un cadre de Renault. Depuis, l’automobile est devenu un signe ostentatoire de réussite sociale, de richesse. Et les Chinois entretiennent un rapport un peu particulier à la voiture pour qui n’est pas familier.

Le vélo est malgré tout encore présent dans les hutongs, ces ruelles et venelles du centre-ville historique. Dans ces mêmes ruelles, on s’aperçoit que les automobilistes prêtent une grande attention à leurs véhicules. Rares sont les quatre roues stationnées dont les enjoliveurs ne sont pas protégés par des panneaux solidement attachés…

Le rapport des Chinois à l’auto s’exprime dans ce petit geste. Il s’exprime aussi au volant. Manifestement, si les ventes d’automobiles sont en plein boom, on doute que le respect du code de la route et les cours de conduite aient suscité le même engouement… Il m’a fallu que deux courses en taxi pour m’en apercevoir. Et un accident évité de peu à chaque fois. (Je n’ai pas repris le taxi depuis). Les clignotants sont apparemment en option. Les changements de voie sont plus qu’intempestifs. Les rétroviseurs inutiles pour bien des automobilistes.

Le salon automobile international de Pékin s’est ouvert lundi aux médias. Habituellement, les deux premiers jours d’un salon sont ouverts aux médias. Pas à Pékin. Avant mon arrivée, j’ai été prévenu que les poussettes et les enfants n’étaient pas autorisés cette année à accéder à ces journées médias… Ah bon ? C’est différent cette année ? Oui. Et non. Non, car en sortant du métro, on s’aperçoit rapidement qu’il y a un enthousiasme, une frénésie aux abords du vaste centre d’exposition. Un coup d’œil autour de soi et on se demande qui sont ces milliers de gens qui se précipitent vers l’entrée principale. Coudonc, c’est pourtant bien aujourd’hui la journée des médias ? Me suis quand même pas trompé ?

Parmi ces visiteurs, beaucoup ont des badges d’accès. On les identifie comme étant des représentants des exposants. Z’ont beaucoup de représentants, les exposants…

Journée médias ? Oui. Car il y en a des véhicules à présenter à la presse nationale et internationale. Même si presque tout ce qui est sur le plancher est d’abord et avant tout pour le marché chinois exclusivement.

Journée médias alors ? Non. Car dans les allés des grands halls d’exposition, on estime à vue d’œil qu’il y a un journaliste pour 100… représentants d’exposants. Z’ont des relations les représentants… Ils invitent des amis, la famille… La deuxième journée médias, c’est encore autre chose. On se dit que le public a réussi à rentrer on ne sait comment. Plus personne n’a de badge d’accès. Il est bien pressé ce public. Il a jusqu’au 2 mai pour visiter le salon.

Pressés les Chinois ? Avides de découvrir !

Cela me fait penser. À l’entrée du Centre Bell à Montréal, on vous vend des billets du Canadien. À la sortie du salon automobile de Pékin et de ses journées médias, on vous achète vos badges d’accès.

J’ai dit «non».

Frénésie, disais-je plus haut ?

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