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    Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 13h56 | Commenter Commentaires (11)

    S’adapter à la richesse de la Chine

    Le Maserati Kubang qui devrait faire son arrivée l'an prochain.

    Le Maserati Kubang. Basé sur le châssis du Jeep Grand Cherokee, il sera mis en marché l'an prochain.

    CHARLES RENÉ –

    La Chine est devenue en l’espace d’une décennie un pays incontournable pour les manufacturiers automobile. Sa santé financière qui contraste avec la morosité occidentale cultive les ambitions.

    La croissance de son PIB devrait frôler les 8,5 % cette année, alors que le Canada devra en apparence se contenter d’un taux de 2,1%. Ce nouveau pouvoir économique modifie la manière de consommer des Chinois, leurs désirs, leurs aspirations. Or il appert que la nouvelle bourgeoisie chinoise est friande, voire très friande des multisegments opulents. Les constructeurs ont prêté oreille et adaptent progressivement leur offre.

    Lamborghini a annoncé qu’elle contribuera à la construction de ce nouveau créneau de grand luxe. Cette décision a été prise 19 ans après la disparition du LM002, l’évanescent Hummer italien qui empruntait à la Countach son cœur de 12 cylindres. Son apparition sur le marché devrait se faire d’ici trois ans, pour se dresser devant Bentley et Maserati qui convoitent cette nouvelle porte d’entrée. Le prototype de ce Lamborghini haut sur pattes sera présenté au Salon de l’auto de Pékin.

    Ce délai de mise en marché est certes calculé. D’après une étude de IHS Automotive, la demande pour les segments de grand luxe devrait doubler d’ici trois ans en Chine et ainsi devenir cinq fois plus grande qu’en Russie.

    Difficile cependant d’écarter la dissonance cognitive que créeront ces nouveaux modèles en Amérique du Nord et en Europe. D’un point de vue perceptuel, ces trois marques n’ont jamais été associées, même de loin, à des multisegments ou VUS. Il s’agira d’un beau défi de mise en marché qui pourrait bien réussir s’il est bien orchestré. Citons l’exemple de Porsche avec son Cayenne qui est très éloquent à ce sujet.

    Avec Automotive News


    • Quand on y pense un peu, nous nous empressions toujours et encore dans des magasins d’électronique pour nous procurer des téléviseurs plats offrant le HD et d’autres particularités reliées aux nouvelles technologies. On ne s’étonne plus qu’ils soient fabriqués en Chine, pas plus que nos climatiseurs, nos grilles pain, nos bouilloires, nos réfrigérateurs et tant d’autres produits ayant cours dans la vie de tous les jours.

      La Chine a bien fait ses preuves et elle a réussit à satisfaire sa clientèle mondiale. Il lui reste à faire un pas dans le domaine de l’automobile et c’est pour bientôt, très bientôt et dans une décennie, nous prendrons le volant derrière des automobiles fabriquées et montées sur des chaînes d’assemblage dans une grande agglomération chinoise et qui seront embarquées sur des navires qui viendront accoster à Vancouver, Québec ou Montréal.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @gillesfpelletier

      Allez chex un concessionnaire Honda et regardez la plaque du fabriquant dans une Honda Fit … vous allez y lire “Made in China”. L’invasion, discrète mais réelle, est commencée, depuis décembre 2011.

    • @blueprint
      J’ai acheté l’an passé un Jeep Patriot 2011 et en soulevant le capot on peut y observer une pièce ronde autour d’un tube en métal qui est écrite en chinois et en anglais. Tranquillement pas vite, il va falloir s’habituer aux deux langues officielles de la planète, mais j’espère ne pas être obligé de me mettre au chinois, car je n’ai aucun talent pour le dessin.
      Gilles Pelletier, Québec

    • j’ai eu la chance de voyager dans une grosse berline (style C500 ou i700) entre shenzhen et changsha au hunan en chine , et j’acheterais ici , surtout au pricx demande en chine : 7000$

    • @gillesfpelletier

      La France jongle actuellement avec l’idée d’imposer une TVA sociale afin de contrer les effets pervers des transferts de production vers les pays où le coût de la main-d’œuvre constitue un avantage insurmontable.

      J’ai bien aimé un de vos commentaires précédents où vous confirmiez mes souvenirs lointains. La mère d’un ami conduisait bien une Renault 8 avec un collant au bas de la lunette arrière affichant fièrement l’unifolié et les inscriptions: Fabriquée au Canada. Built in Canada.

      On ne retrouve pas grand dans la toile à propos de cette courte aventure de Renault chez nous.

      Bonne Journée.

    • @kiroulbien
      Vous savez, quand la Renault 8 était fabriquée à St-Bruno (en fait, elle était montée simplement) Hydro-Québec en avait acheté plusieurs. Je me rappellerai aussi, avant 1968, Hydro-Québec avait acheté des petites voitures allemandes qui portaient le nom de “Goggomobile” avec un moteur arrière. Quand elles venaient dans la cour de l’école, nous nous faisions un plaisir de les soulever et de les changer de place.

      Ce qui a été choquant dans cette aventure de Renault au Québec, c’est que cette société (SOMA) savait très bien que la R-8 était en fin de carrière et elle n’avait aucun projet pour le montage d’un nouveau modèle. Ça ne sentait donc pas bon. Renault a par la suite ramener ses pénates en Roumanie et on sait bien comment les ouvriers ne sont pas payés là-bas n’est-ce-pas? Finalement ma dernière Renault aura été une R-18 qui était un véritable citron. Le soir que j’ai pris possession de la voiture chez le concessionnaire (elle était flambant neuve pourtant) je prend le Boulevard de la Capitale et m’aperçoit soudainement qu’il n’y a pas de rétroviseur dans le pare-brise. Puis-je vous dire que ma vie avait été en danger ce soir-là? Quelques jours après, nous avions eu des orages et le coffre arrière devait contenir une trentaine de litres d’eau, puis par le suite, les freins n’opéraient plus et par la suite je me suis libéré du citron.
      Gilles Pelletier, Québec

    • @ re3e
      J’ai fait un transfert aéroport-hotel a cuba cet hivers, environ 60 km dans un autobus
      yutong, la finition intérieur laisse a désiré, ca tangue énormément dans les virages,
      dans les bosses, on dirais que les amortisseur sont finis même si le véhicule semble
      très récent, en somme je peut facilement que dans un ans ou deux, ces autobus
      vont être plus déboité que les veilles américaines des années cinquantes,
      De la qualité chinoise quoi.

    • Je ne vois pas pourquoi la voiture communiste nous controlerait

    • Acheter un véhicule “made in China” selon les normes des constructeurs japonais, américains, européens ou sud coréen, pas de problème.

      Mais acheter un véhicule chinois selon les normes actuels des constructeurs chinois risque de poser de gros problèmes de qualité, fiabilité et sécurité.

      Mais un jour ils vont certainement s’ajuster eux aussi.

    • @francois_qc

      Malheureusement, vous tenez les mêmes propos que les fonctionnaires du Gouvernement du Québec qui sont assis sur une généreuse convention collective et qui oublient volontairent d’où provient leur salaire. Pas les impôts de travailleurs de China Honda rémunérés 1/20ème du salaire des assembleurs de Honda Canada.

    • @gillesfpelletier

      Merci beaucoup pour ce rappel historique.

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