
La QTvan (ça se prononce "Cutie-van") est mignonne.
DENIS ARCAND -
Mon ami a une maladie dégénérative incurable. C’est un homme très brave. Il haït sa maladie, cette chienne, et il la combat en participant à des protocoles de recherche médicale. Il lui résiste aussi en continuant à aimer ses enfants et en travaillant. Il vit.
Notamment grâce à une voiturette électrique comme celle montrée ci-haut, qu’il utilise tous les jours, souvent jusqu’à l’épuisement de la batterie.

Elle fait 75 cm par 2 m.
Or, voici que l’Environmental Transport Association, un organisme anglais, a mis sur le marché cette roulotte pour les gens qui se déplacent en voiturette électrique. Elle permet notamment de ne pas craindre de manquer d’électricité. Et l’ETA vend un service d’assistance routière pour voiturettes électriques, en cas de panne. La mini-roulotte QTvan à 5500 livres (8600 $) est assez mince (75 cm) pour être hâlée sur le bord de la route ou le trottoir, mais à 2 m de longueur, elle abrite un vrai lit. QTvan est l’abbréviation « de trois obsessions anglaises : faire la queue, boire le thé et voyager en caravane », dit l’ETA.
L’organisme a lancé la QTvan quelques semaines avant le mariage royal de l’été dernier « pour les personnes âgées qui veulent mettre la main sur le meilleur point de vue de la procession royale », mais sans dormir sous la tente.

Il y a une télé pour regarder les visites du Prince Machin et de Kate, ou la Soirée du hockey.
« Il y a une télé de 19’’ pour regarder la diffusion du mariage, un cabinet à boisson pour porter un toast à la santé du couple royal et tout ce qu’il faut pour faire le thé, donc, l’essentiel pour une journée royale », note l’ETA dans sa présentation pince-sans-rire.
Pas juste pour les monarchistes
Mon ami est républicain et indépendantiste, les visites, anniversaires et mariages royaux le font rire. (Et je suis sûr qu’il va se moquer aussi de cette roulotte.)

Le bar minimaliste permet quand même de porter des toasts à qui on veut.
Mais il a toujours aimé le camping et n’a jamais rien eu contre l’idée de porter un toast.
La roulotte QTvan peut aussi être hâlée par un vélo doté d’un moteur d’appoint électrique. Ou un vélo ordinaire pour cyclistes aux gros mollets cherchant un entraînement exigeant. Parions que cela pourrait d’ailleurs être le prochain grand projet rassembleur du maire Tremblay : des QTvan en arrière des Bixi ? Les touristes n’auront même plus besoin d’aller à l’hôtel.
Un programme d’assistance routière
La roulotte QTvan est aussi une excellente publicité pour le programme d’assistance routière de l’ETA, offert aux personnes à mobilité réduite qui utilisent une voiturette électrique. Dans sa pub, l’ÉTA rappelle que pour 95 $ par année, l’assistance routière assure dans les grandes villes le dépannage rapide en cas d’avarie mécanique ou d’épuisement de la batterie. Elle dit que la roulotte peut être particulièrement utile à ceux qui ne souscrivent pas à son plan d’assistance routière…
Au Québec, il n’y a pas de service d’assistance routière privé comme le forfait de l’ETA, qui se compare à ce que le CAA-Québec offre aux automobilistes. Avec le vieillissement de la population, il va y avoir durant deux ou trois décennies beaucoup de voiturettes sur nos trottoirs. Un tel service n’est-il pas une nécessité au Québec ?
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On ne sait pas combien il y a de Leaf, de Volt, de Mitsubishi EV-1, de Fisker et de Tesla dans la Ville du Péché, mais il commence à y avoir des bornes de recharge publiques dans les stationnements des casinos. On peut recharger son auto tout en se faisant plumer au blackjack.
Comme le montre une des photos prises sur l’iPhone de notre correspondant d’un jour (merci, Kiroulbien !), les bornes publiques sont installées depuis juillet dernier. Montréal et Québec auront chacun un embryon de réseau d’ici quelques mois.
Le grand constructeur qui parie le plus sur l’auto électrique est le tandem Renault-Nissan, avec la Leaf et, en Europe, la Fluence Z.E., qui malgré son nom, n’a pas d’échappement. On aimerait vraiment que ça marche et qu’il se vende plein de Leaf et de Fluence (les autres marques aussi) mais on pense que Carlos Ghosn va perdre sa chemise et sa job sur ce pari.
Les photos nous rappellent qu’à Las Vegas, on peut vraiment gager sur n’importe quoi. Le domaine des paris exotiques est à peu près sans limite et si assez de lecteurs de La Presse Auto en manifestaient le désir, un sympathique bookie du Nevada offrirait demain matin des odds sur le nombre de voitures électriques qui vont se vendre au Québec.


