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    Voici un blogue destiné à ceux et celles qui s'intéressent à l'automobile sous tous ses boulons: bleue ou rose, petite ou luxueuse, animée d'un moteur thermique ou électrique. Ses auteurs, des journalistes de L'Auto/Mon volant, parlent des dernières tendances et n'ont pas peur de se salir les mains...
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    Archive, janvier 2012

    Lundi 30 janvier 2012 | Mise en ligne à 16h39 | Commenter Commentaires (56)

    L’ÉTS cherche des biocarburants efficaces et équitables

    DENIS ARCAND –

    Une des grandes critiques actuellement adressées à l’industrie des biocarburants est qu’elle va littéralement chercher dans l’assiette des pauvres de la nourriture qu’on met dans nos réservoirs à essence. En effet, l’industrie utilise beaucoup de maïs, de canne à sucre et de blé pour produire de l’éthanol. Cela fait augmenter la demande dans les pays dévoloppés et fait monter le prix mondial. Or le maïs, en particulier, est l’aliment de subsistance dans de nombreux pays pauvres, là même où une hausse, même modeste, a les effets les plus graves.

    Trouver une solution à ce problème est un des mandats du professeur Patrice Seers, titulaire de la toute nouvelle chaire de recherche en combustion des biocarburants de l’École des technologies supérieures de Montréal (ETS).

    “Mes travaux portent sur la caractérisation [vitesse de flamme, taux d’évaporation des gouttes] des biocarburants pour la combustion et leur application dans le moteurs”, a-t-il dit à La Presse. “Un des mandats, à la chaire en biocarburants, est d’évaluer le potentiel des biocarburants dans les moteurs à combustion interne afin d’identifier les plus prometteurs.”

    Cela inclut étudier, d’un point de vue combustion, des biocarburants de dernière génération qui ne font pas concurrence à l’alimentation. Ces sources de biomasse pourraient venir de résidus bioagricoles ou de plantes non agricoles. Ou encore, il y a probablement des molécules dans la nature, autres que celles qui sont actuellement utilisées pour produire des biocarburants.

    Avant d’obtenir cette chaire, le professeur Seers a vu ses recherches sur les biocarburants subventionnées par Auto21, le programme fédéral d’aide publique à l’industrie automobile ontarienne. Avant cela, en 2000, quand il étudiait à l’ÉTS, il avait modifié un moteur de motoneige Polaris pour le rendre moins polluant. (Les moteurs deux-temps ont une combustion particulièrement malpropre et polluante).

    Pour éviter de recevoir 200 courriels demandant quels sont ces trois moteurs, qu’on aperçoit derrière le professeur Seers dans la vidéo à 00:23 et plusieurs fois par la suite, l’Autoblogue lui a posé la question : il y a un Renault 4 cylindres, un Honda cylindres et un Honda 4 cylindres. (On vous laisse deviner quel est lequel). Ces trois moteurs et plein d’autres qui traînent dans son labo, servent à tester les biocarburants et les mélanges.

    La Chaire doit aussi déterminer les mélanges optimaux des biocarburants avec l’essence ou le diesel afin de réduire la pollution des moteurs.

    Pensez-vous que le bioéthanol est le carburant de l’avenir ?

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    Samedi 28 janvier 2012 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (23)

    Se faire conduire

    CHARLES RENÉ –

    L’innovation repousse les limites du génie humain. Elle construit notre manière de vivre,  la facilite, la modifie et peut obliger à aller revoir des paradigmes. Dans l’industrie automobile, elle est reine. L’innovation améliore les produits, les rend plus sécuritaires, plus attrayants. Elle fait vendre en suscitant désir et convoitise. Elle jette les bases de campagnes de publicité entières financées avec quantité de capitaux. C’est cette même innovation qui nous conduira sûrement un jour.

    Au nom de la sécurité, les grands de l’automobile investissent des sommes colossales en recherche et développement pour atteindre des degrés de raffinement inédits. Système de contrôle de stabilité, régulateur de vitesse adaptatif, indicateurs d’angle mort : on lègue de plus en plus le contrôle du véhicule à des capteurs et des microprocesseurs qui encadrent le conducteur. La conduite s’édulcore, comme le plaisir qui l’accompagne.

    BMW fait actuellement des essais pour développer un dispositif qui augmentera d’un cran l’intervention de ces béquilles électroniques. Ce programme vise à rendre le véhicule quasi autonome en respectant un itinéraire précis ainsi que les limites de vitesse et les codes de sécurité. Il va sans dire que BMW devra changer son approche pour amadouer le consommateur.

    Bien évidemment, la transition ne se fera pas du jour au lendemain, rassurez-vous. Cependant, l’innovation est souvent imprévisible et pourrait venir bousculer nos repères plus tôt qu’on le pense.

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    "Quelle Italie voulons-nous être?", demande Fiat aux Italiens. Una cosa ben fatta.

    "Quelle Italie voulons-nous être?", demande Fiat aux Italiens. Cette publicité est vraiment "una cosa ben fatta".

    DENIS ARCAND -

    Les temps sont durs dans la belle Italie. Le pays ploie sous une dette publique géante, l’État coupe, et il est clair que les choses vont empirer avant de s’améliorer.

    Fiat vient de lancer, dans ce climat de grande austérité, une nouvelle version de sa sous-compacte Panda 2012. Une voiture pas chère pour  une époque frugale. La présentation de la Panda à la télé italienne est une impressionnante et controversée publicité qui interpelle la fierté nationale des Italiens au moment où leur pays vacille. Très esthétique et de facture cinématographique, avec une partition musicale dramatique, la longue annonce de 90 secondes fait entendre un narrateur au ton grave qui pose des questions morales aux Italiens (et suggère une réponse). La pub est un manifeste politique étonnant de la part d’un constructeur automobile.

    “La nouvelle Fiat Panda. C’est l’Italie qu’on aime”, dit d’abord le narrateur tandis que défilent des images de divers artisans à l’oeuvre et où la belle part est faite à l’usine Fiat de Pomigliano d’Arco, près de Naples, dans l’Italie pauvre du Sud.

    Fiat vient de rapatrier à Pomigliano d’Arco la production de la nouvelle Panda (elle était faite en Pologne) en échange de concessions négociées âprement et ratifiées à 62 % par les travailleurs en juin 2010.

    La publicité vise autant à offrir la Panda au public qu’à “vendre” aux travailleurs des autres usines Fiat un contesté plan de restructuration du travail et d’augmentation de la productivité. Mais elle fait écho à l’appel au peuple du nouveau premier ministres Mario Monti, qui tente de faire accepter son programme d’austérité et de compressions budgétaires intitulé “Sauvons l’Italie”. Cette pub Fiat est un appel au peuple de la part des “Lucides” italiens, et peut-être un avant-goût de ce qui nous attend.

    L'italie qui plaît à Fiat.

    C'est l'Italie qui plaît à Fiat.

    Choisir l’Italie de Fiat

    Dans sa pub, Fiat  demande aux Italiens “Quelle Italie voulons-nous être ?” Elle leur demande de choisir entre l’image surannée “des villages pittoresques”  et une Italie “capable de forger une grande entreprise industrielle”.

    “Combien d’Italie y a-t-il ? Celle du génie inventif ? Celle du talent bâtisseur ? Celle de la jeunesse qui se cherche un avenir ?”

    “C’est le temps de choisir quelle Italie nous voulons.”

    Puis, vient l’image coup-de-poing :

    “C’est le temps de définir nous-mêmes ce que nous sommes”, entend-on en voyant des travailleurs Fiat assembler une Panda dans une usine ultra-moderne… “ou de nous contenter de l’image qu’on veut nous donner”, entend-on en voyant un serveur de restaurant assaisonner et servir… des pâtes.

    Travail, famille, patrie… et una cosa ben fatta

    Mais vient ensuite un éloquent passage sur la force de l’Italie, un éloge du labeur et de la famille, qui enjoint les Italiens à se relever “de la seule façon que nous connaissons : en nous mettant au travail et en nous mettant à l’épreuve”.

    Puis la conclusion vient, dite avec toute la beauté pleine de voyelles et de soleil de la langue italienne : “Perché in Italia, ogni giorno, c’è qualcuno che si sveglia e mette nel suo lavoro il talento, la passione,  la creatività, ma soprattutto la voglia di costruire una cosa ben fatta.”

    La Nueva Panda, près de Naples. Derrière, le Vésuve.

    Fiat met les Italiens devant un choix. Ci-haut, la Nueva Panda, près de Naples. Derrière, le Vésuve.

    “Parce qu’en Italie, tous les jours, quelqu’un se lève et met tout son talent, sa passion, sa créativité mais, surtout, sa volonté de construire une chose bien faite”, entend-on, alors que la caméra consent un instant à nous laisser admirer… une rutilante Fiat Panda. “Ce que nous construisons est l’image de qui nous sommes.”

    On voit dans cette pub l’empreinte du responsable de la marque Fiat et chef de la direction marketing de tout le groupe Chrysler, Olivier François. Sa patriotique annonce américaine de Chrysler, Imported from Detroit, avec le rappeur Eminem, a été vue 14 millions de fois sur You Tube depuis sa diffusion lors du Superbowl 2011.

    On peut être sceptique et voir la pub de la Panda comme la propagande cynique et vulgaire d’une grande entreprise exploitant la peur pour réduire ses coûts de main d’oeuvre. Ou on peut y croire et entendre le cri de ralliement et l’appel au sens du devoir –alors que l’Italie est menacée– lancé par une institution nationale qui parle vrai et montre la voie.

    Qu’en pensez-vous ?

    Pour lire dans le texte le message publicitaire “Quale Italia vogliamo essere?”, cliquez ici et allez au bas de la page.

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