
Peut-on réellement asseoir quatre personnes dans cette voiture ? (Photo: AFP)
SÉBASTIEN TEMPLIER -
Encore une histoire de places. Encore une histoire de message. Y’en a marre ? Des messages ? Oui, absolument ! Après Chevrolet avec sa soi-disante «voiture électrique qui va plus loin», après Tesla et sa Model S à sept (fausses) places, voilà que Toyota lance ici sa Scion iQ en nous disant que c’est «la plus petite quatre places au monde». Encore un message qui va passer ?
On espère que non. Parce que ce n’est pas une quatre places.
Vous l’avez vu en janvier dernier au salon de Montréal ? Vous êtes montés dedans ? Derrière ? Là, juste derrière le chauffeur, bien assis, confortablement !?… Z’avez essayé ? Moi oui, avec deux collègues. L’un au volant, position normale. L’autre à ses côtés, son siège avancé pour libérer de l’espace au troisième larron assis à l’arrière. Troisième larron qui était moi. À mes côtés, derrière le chauffeur ? Personne. Pas possible.
Je résume: trois adultes accompagnés d’un enfant (dans un siège pour enfant de préférence) ou d’un pitou (pas trop gros le pitou) peuvent y prendre place.
Oui, l’iQ réussit ce tour de force malgré ces mensurations: moins de 3 m de long pour un empattement de 1999 mm (78,7 po) et un rayon de braquage de 3,9 m. Grâce à ses grandes ouvertures de portières, à ses sièges avant à long coulissement et à ses dossiers amincis. Le réservoir plat loge sous la voiture.
Belle prouesse. Mais quand même. Une quatre places ?…
J’ai vu un message à son sujet sur les flancs d’un autobus cette semaine. La voiture ne prend pas de place, qu’il disait. Le message. Certes. Mais elle n’a pas quatre places non plus. Qu’il ne disait pas. Le message.
Encore un message… Qui passera ?
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