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Archive du 27 novembre 2011

Dimanche 27 novembre 2011 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (68)

La tout électrique en hiver (2) ? Parfois intéressant !

Le comportement de la voiture électrique en hiver suscite des interrogations. (Photo Associated Press)

Le comportement de la voiture électrique en hiver suscite des interrogations. (Photo Associated Press)

SÉBASTIEN TEMPLIER -

La voiture électrique en hiver ? Parfois absurde. Comme exposé dans le post précédent. La tout électrique en hiver, parfois intéressante ? Oui. Enfin presque. C’est souvent une histoire de «presque». Parce que cette voiture s’adresse presque à tout le monde.

C’est ce que m’a dit en substance le directeur des communications de Nissan Canada, Didier Marsaud, après la publication, jeudi, de ma première-expérience-au-quotidien-en-hiver-avec-une-voiture-électrique.

Extraits.

«La Leaf est une voiture particulière qui ne convient pas à tout le monde. On a toujours été transparent là-dessus.»

Moi qui espérais. Qu’elle soit peut-être pour moi.

«Il y a une différence entre la ville et l’autoroute où cela descend à une vitesse grand V.»

Cela ? L’autonomie.

«Elle est pas faite pour l’autoroute. C’est une voiture urbaine.»

Mal m’en a pris.

«Un client n’est pas dans un usage nomade.»

Je suis donc tout le contraire du sédentaire qu’est le propriétaire d’un véhicule électrique.

Comme à mon collègue Jacques Duval, qui a vécu une expérience plus ou moins similaire à la mienne (sous une température plus clémente par contre), M. Marsaud explique que l’autonomie affichée au départ de ma première utilisation est calculée en fonction du dernier utilisateur de la voiture. «L’algorithme utilisé pour calculer l’autonomie affichée est assez compliqué et prend en compte 40% de la performance énergétique du dernier cycle de charge et 60% des 20 derniers cycles de charge», dit-il.

Conséquence ? Les premiers kilomètres parcourus fond descendre l’autonomie de manière inquiétante. Et surprenante. Surtout si le conducteur précédent avait le pied pesant.

Deux nuances à ce que l’on m’a dit.

D’une, à Montréal, en ville, on fait de l’autoroute: Décarie, tunnel Ville-Marie, autoroute 40.

De deux, sur autoroute, on ne grille pas forcément son autonomie rapidement. Un seul exemple qui m’a (un peu) réconcilié avec la voiture: en revenant de jouer au soccer (pour ceux que cela intéressent), je suis passé par Décarie puis la 40 est. J’ai fait du 1 pour 1 sur une bonne dizaine de kilomètres. À ma grande surprise. Et à ma grande satisfaction. Un kilomètre parcouru pour un kilomètre d’autonomie perdu. Sur plus de 10 km. J’ai adopté une conduite normale (pas de mode «ÉCO») durant tout le trajet, à une vitesse de 80-85 km/h au gré de la circulation sur Décarie et le métropolitain. Sans lever le pied. Avec une température extérieure de 4 degrés Celsius, j’avais programmé une température ambiante dans l’habitacle de l’ordre de 19 degrés. Confortable.

Comme quoi, on peut. Presque. Parfois.

Pour répondre à un lecteur, non, je n’ai pas pu tester la consommation d’énergie et le rythme de perte d’autonomie après un rechargement complet de la batterie. Pas eu le temps. Car trop de temps passé à recharger sur du 110 volts… Comme le fait remarquer à juste titre M. Marsaud, on est nettement moins dépendant de la recharge avec un branchement sur du 240 volts. Et nettement moins crispé.

M’a fallu passer le relais – la voiture – à un collègue. Dommage. Elle va me manquer. La voiture. La prochaine fois, on ira plus loin. On en fera plus. Plus longtemps. Par temps plus froid.

J’ai hâte.

Finalement.

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