CHARLES RENÉ
Au cours des derniers mois, Porsche a multiplié les éditions spéciales de son vaisseau amiral, la 911. C’est, en quelque sorte, une façon de saluer le départ cette génération, codée 997, dont l’arrivée date de 2005. Mais voilà, cette lignée ne tirera pas sa révérence sans pousser un dernier cri rauque. L’ambitieuse entreprise a poussé Porsche à éditer l’ultime GT3, le jouet de piste suprême.
Bien évidemment, les liens étroits avec le monde de la course sont palpables. Le six-cylindres à plat de 4 litres qui prend place à l’arrière partage nombre de composantes avec son homologue issue du programme de compétition du constructeur. Le résultat impressionne. On est arrivé à soutirer pas moins de 500 chevaux à cette mécanique atmosphérique, un bond de 50 chevaux en comparaison à la GT3 RS de moindre cylindrée (3,8 litres). On obtient donc un ratio de 125 chevaux par litre, une prouesse.
Une boîte manuelle à 6 rapports, le seul choix possible, se charge de relayer cette foudre aux roues arrière. Cette vivacité se traduit de manière inévitable dans les accélérations, alors que sa masse plutôt contenue (1360 kg) est catapultée à 100 km/h en départ arrêté en deçà de la barre des quatre secondes (3,9 secondes).
Les éléments suspenseurs retouchés et ses voies plus larges trahissent également une grande promiscuité avec le milieu duquel elle s’inspire.
Sa rareté (à peine 600 seront produites) et son prix (211 000$) en font un objet d’exception. Difficile toutefois de nier que ce sera possiblement la dernière 911 à autant respecter l’héritage légué par une poignée de modèles qui ont marqué l’imaginaire.
À voir et à écouter dans la vidéo ci-haut (musique mélodramatique lassante en prime).
SOURCE: PORSCHE
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