
Dwight Eisenhower en 1953 dans la Cadillac Eldorado présidentielle
CHARLES RENÉ
Cadillac, l’emblème même du luxe à l’américaine, s’est associé à un documentaire propagandiste pour le compte du Parti communiste chinois. La chose a de quoi faire sourire, surtout lorsqu’on retrace l’héritage du constructeur, qui a longtemps symbolisé l’idéal américanisé, l’American Dream dans sa forme la plus pure.
Le long-métrage couvre l’évolution du communisme depuis la Révolution russe de 1917 jusqu’à son adaptation à la Chine contemporaine. Il pave, en quelque sorte, la voie à une série de célébrations qui marqueront le 90e anniversaire du parti en terre chinoise, anniversaire qui sera célébré le 1er juillet prochain.
Bien évidemment, ce coup de marketing de Cadillac a une visée bien précise: amadouer les hauts fonctionnaires du parti, ces derniers se déplacent le plus souvent qu’autrement dans des limousines très luxueuses… GM veut donc tirer son épingle du jeu et propulser les ventes d’un nouveau modèle, une version à empattement long de la berline STS. Avec un marché chinois en plein essor, il est difficile de critiquer cette décision, du moins d’un point de vue économique.
Par ailleurs, GM fournit depuis plusieurs décennies des limousines habillées de carrosseries Cadillac aux présidents américains. Ronald Reagan, l’un des présidents américains les plus anticommunistes de l’histoire, a même roulé dès 1983 dans une Cadillac Fleetwood.
Comme quoi les idéaux politiques deviennent plus qu’accessoires lorsque la variable pécuniaire entre dans l’équation…
SOURCE: AUTOMOBILE
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