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Archive du 18 mars 2010

Jeudi 18 mars 2010 | Mise en ligne à 15h44 | Commenter Commentaires (2)

Une Porsche Panamera cabriolet… hein!?

Photo: U.S. Patent Office

Photo: U.S. Patent Office

CHARLES RENÉ

Porsche se préparerait à décoiffer sa Panamera. C’est du moins ce que laisse présager un brevet sur le design accordé au constructeur de Stuttgart par l’Office américain des brevets.

Elle deviendrait la seule berline décapotable à être proposée sur le marché, une recette très populaire durant les années 30 et qui a été tentée par Lincoln au début des années 60 avec son illustre Continental (voiture dans laquelle le président américain John F. Kennedy a été assassiné en 1963 et qui a été réutilisée en intermittence par plusieurs autres présidents).

L’idée n’est pas folle, elle sert à faire la jonction entre le caractère pratique d’une berline et le plaisir d’avoir les cheveux au vent. Son développement se voit cependant drôlement complexifié. L’absence des piliers B oblige les ingénieurs à affermir le châssis afin d’assurer une rigidité digne d’une voiture sport par l’entremise de différents ajouts. Qui dit plus d’éléments, dit plus de poids, donc un comportement routier légèrement modifié (et peut-être affecté).

Cette problématique de conception fait hausser les coûts d’ingénierie, coûts qui pourront de manière hypothétique être absorbés par une popularité moussée par cette architecture excentrique (c’est du moins ce que croirait Porsche).

En outre, les canevas de l’auto supposent qu’elle disposera d’un toit en toile, respectant la tradition des 911 décapotables.

Mais est-ce vraiment nécessaire? Une chose est sûre, du côté du design, la Panamera sera embellie, alors que la configuration cabriolet force Porsche à revoir sa ligne de toit arrière. Mais, je repose la question, est-ce vraiment nécessaire alors que Porsche offre déjà quelques modèles à toits souples?

SOURCES: AUTOMOTIVE NEWS; AUTOCAR; AUTOPIA

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Norbert Reithofer

Norbert Reithofer

CHARLES RENÉ

Dans une allocution tenue mercredi, le PDG du groupe BMW, Norbert Reithofer, a annoncé que la marque allait aller de l’avant avec une nouvelle architecture à traction.

De dimensions réservées (de 3800 à 4300 mm de long, alors qu’une Ford Fiesta mesure 4067 mm en livrée cinq portes), cette nouvelle gamme se situera tout juste en deçà de la Série 1, la plus menue des BMW présentement offertes. Cette nouvelle plate-forme pourra héberger jusqu’à 20 modèles BMW et Mini, selon Automotive News.

Poussée par le downsizing généralisé à l’ensemble de l’industrie, BMW ne pouvait laisser aller un tel pan de marché lui échapper. Ce segment des compactes luxueuses est appelé à grandir de 4 à 6 % à chaque année d’ici 2020. De plus, les normes européennes en matière d’émission de dioxyde de carbone, qui se durcissent dès 2012, force le constructeur munichois à privilégier des moteurs à combustion consommant de manière plus modérée.

Les puristes crieront au scandale, c’est sûr. Contester l’architecture à propulsion, c’est un blasphème marqué de désinvolture pour tout amateur de la bavaroise.

Le problème est que cette homogénéisation du parc automobile tue lentement certains éléments qui façonnent l’identité des marques.

L’engin sera sûrement compétent (après tout, la Mini, c’est un peu une BMW à traction), mais est-ce que la firme renie en partie son riche héritage avec cet ajout à la famille? Il faudra attendre 2014 pour avoir la réponse…

SOURCES: AUTOMOTIVE NEWS; BMW

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