CHARLES RENÉ
C’était en mars 1950. Volkswagen surfait sur la vague de la Beetle et a eu l’idée de lancer la production d’une icône d’une génération, d’une révolution, le Transporter T1 (ou Volkswagen Type 2).
Il partageait la majorité de ses organes mécaniques avec la Beetle, dont son lilliputien quatre-cylindres à plat (logé à l’arrière, refroidi à air et d’une cylindrée de 1,1 litre et 25 chevaux) qui lui permettait d’à peine suivre le flux autoroutier lorsque le véhicule n’avait pas trop d’occupants à son bord. Mais parler des performances du Type 2, c’est passer à côté de ce qu’était la nature même de l’engin. Il obligeait son utilisateur à modérer son rythme de vie. Ceci a certes contribué à ce qu’il devienne, par la force des choses, l’ambassadeur de la culture hippie des années 60.
Outre le symbole, il était certes acclamé pour sa modularité à toute épreuve, fruit d’une conception simple mais très efficace. Conscient de ce caractère pratique, Volkswagen a mandaté, à peine un an après le lancement de cet ancêtre de l’Autobeaucoup, le préparateur Westfalia afin qu’il convertisse des Transporter en véhicules récréatifs. Ce sont les premiers balbutiements du fameux Westfalia. Son image est tellement ancrée dans l’imaginaire québécois qu’on le confond souvent avec la camionnette sur laquelle il est édifié.
S’étirant sur quatre générations, sa vie a pris fin au début des années 2000 avec une mouture qui évoquait en surface son aïeule (le T4, appelé Eurovan, pouvait recevoir une motorisation des plus énergiques, le VR6, ce qui ne cadre pas avec la philosophie originelle).
Aujourd’hui, le descendant indirect du Transporter se prénomme Routan, une Dodge Caravan coiffé d’un badge Volkswagen. Dire que le constructeur façonne les pubs de cette mini-fourgonnette sur les cendres du Transporter…
Cliquez ici pour voir un diaporama concocté par LIFE pour commémorer l’anniversaire de cet emblème.
SOURCES: AUTOBLOG; AUTOPIA; CONCEPT CARZ
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