L'auto blogue

L'auto blogue - Auteur
  • L’auto blogue

    Voici un blogue destiné à ceux et celles qui s'intéressent à l'automobile sous tous ses boulons: bleue ou rose, petite ou luxueuse, animée d'un moteur thermique ou électrique. Ses auteurs, des journalistes de L'Auto/Mon volant, parlent des dernières tendances et n'ont pas peur de se salir les mains...
  • Lire la suite »

    Lundi 1 mars 2010 | Mise en ligne à 16h41 | Commenter Commentaires (17)

    L’hydrogène, l’avenir ?

    Rouler à l'hydrogène signifie pouvoir faire le plein partout en tous temps. L'investissement en infrastructures serait colossal, mais pas le seul inconvénient de cette énergie.

    Rouler à l'hydrogène signifie pouvoir faire le plein partout en tous temps. L'investissement en infrastructures serait colossal, mais pas le seul inconvénient de cette énergie.

    Sébastien Templier

    L’hydrogène, futur carburant de nos voitures ? Le débat est remonté à la surface la semaine dernière à… Vancouver. Ottawa y croit. Les sceptiques crient au n’importe quoi. Les pétrolières, elles, ont semble-t-il flairé la bonne affaire.

    La bonne affaire, parce qu’elles se voient comme les fournisseurs de combustibles fossiles nécessaires à la production d’hydrogène. Quoique plus verte, l’hydrolyse est un processus relativement trop complexe et surtout coûteux pour cette production destinée au parc automobile mondial.

    La bonne affaire, parce que quelques grands constructeurs de ce monde se sont engagés en septembre dernier à fournir aux principaux marchés mondiaux des véhicules de série fonctionnant à l’hydrogène. L’échéance fixée est 2015.

    Pour ces véhicules, il faudra des infrastructures alternatives pour faire le plein. L’Allemagne dispose aujourd’hui de 30 stations d’hydrogène. Un réseau allemand appréciable reviendrait à plus de 2 milliards de dollars. Ce qui n’inclut pas le transport de l’hydrogène. Daimler-Benz – qui croit à l’hydrogène et planche sur un modèle de série – compte sur la collaboration des gouvernements et des pétrolières pour faire avancer ses voitures. Ces dernières embarqueront-elles ? On serait tenté de répondre oui à la lecture de l’article de mon confrère François Cardinal la semaine dernière.

    En plein rassemblement olympique, on a vanté l’investissement gouvernemental de presque 100 millions $ dans 20 autobus à l’hydrogène. Ottawa a renouvellé sa confiance dans le domaine et saupoudre quelques millions en projets et en recherche jusqu’en 2011.

    Selon des personnes interrogées par François Cardinal, il faut voir derrière ses bonnes intentions le lobby de l’hydrogène. Autrement dit des pétrolières.

    Processus de production polluant, infrastructures extrêmement coûteuses, stockage problématique, sécurité pas totalement démontrée, l’hydrogène a-t-elle réellement un avenir ?


    • L’hydrogène a un avenir dans la mesure où nous trouvons une énergie verte, renouvelable et efficace à long terme. À partir de ce moment, le processus d’électrolyse de l’eau pourra devenir une méthode envisageable pour la production d’hydrogène en grande quantité.

      Par contre, d’ici là, l’hydrogène ne représente pas un carburant significativement plus écologique que le pétrole.

      De toute façon, il ne faut pas se leûrer, changer le mode de propulsion des voitures impliquera nécéssairement la mise en place d’infrastructures coûteuses et de nouvelles problématiques. Par contre, si la production d’hydrogène devient facile à partir d’une énergie verte, je suis convaincu que ces problématiques pourrons facilement être contournées.

    • L’une des principales raison de l’intérêt des pétrolières pour l’hydrogène est passé sous silence. L’électrolyse de l’eau n’offre aucun gain énergétique car brisé une molécule d’eau (H2O) donne 2 hydrogène. Lors de la réaction dans la pile à combustible*, l’hydrogène se combine avec l’oxygène pour donner de l’eau. Bref, on utilise de l’électricité pour faire de l’hydrogène qui nous redonne exactemement la même chose à la fin. Mais puisque que chaque transformation occasionne une perte d’énergie, il y a peu de gain. Toutefois, si vous faite l’électrolyse du gaz naturel (H4C), vous obtenez le double d’hydrogène pour la même quantité d’électricité. Hors, qui contrôle les puits de gaz naturel? Les compagnies pétrolières.

      Bref, le pétrole commence à se tarir alors les géants de l’or noir demande au gouvernement de dépenser des milliards pour continuer à nous avoir sous leurs emprisent. L’électricité et une meilleur conception de l’urbanisme pourrait faire beaucoup mieux mais le congloméra automobile-pétrole préfère leurs bien au nôtre.

      *Logiquement, l’hydrogène serait utilisé avec la pile à combustible car le moteur thermique est un non-sens d’un point de vue efficacité. Toutefois, la pile à combutible, même si il y a eu beaucoup d’amélioration, coûte encore autour de 100 000$, un embuche de plus.

    • Je lisais il y a quelque temps dans une revue scientifique à propos de l’hydrogène et c’est vraiment une voie à éviter. Beaucoup trop de points négatifs..

    • On produit de l’hydrogène par l’électrolyse et l’énergie pour faire l’électrolyse, on la prends à quel endroit… ? Dans l’hydrogène peut-être ? L’hydrogène ne sert qu’à transporter de l’énergie (Energy Carrier) ce n’est pas une nouvelle source d’énergie. Au Québec, ça peut toujours aller, mais si on produit de l’hydrogène avec une grosse bertha au charbon ou au mazout, on y gagne quoi ?

    • Sans parler du problème du PLATINE (plus précieux et plus rare que l’OR..) nécessaire pour la pile à combustible..

    • En d’autres termes, il vaut peut-être la peine de continuer à investir quelques millions dans la recherche sur de nouveaux moyens de production de l’hydrogène et pour améliorer la performance et les coûts des piles à combustible … on ne sait jamais ce qu’on peut trouver à long terme.

      Cependant, ce n’est surtout pas le temps d’investir des milliards de fonds publics dans cette industrie et encore moins dans un réseau de distribution de l’hydrogène.

      En ces temps de chasse aux déficits gouvernementaux, il faut mettre les priorités à la bonne place et réduire les subventions concernant l’hydrogène dans le prochain budget fédéral qui sera déposé cette semaine.

      Par contre, il faut privilégier, subventionner et accélérer le déploiement des solutions prometteuses à court terme comme les autos et autobus hybrides rechargeables, les camions de livraison et camions à ordures hybrides, les locomotives électriques pour les trains de banlieue, etc. Ainsi, leur production à plus grand volume en fera baisser les prix plus rapidement.

      Les journalistes parlementaires et autres pourront profiter des discussions sur le budget pour questionner les politiciens à ce sujet et nous rapporter les réponses sur cyberpresse. ;-)

    • L’hydrogène n’est rien d’autre qu’un mirage technologique coûteux. L’hydrogène n’est pas une source d’énergie, c’est un simple vecteur, et pas particulièrement efficace de surcroit. Sa production est souvent dérivée des carburants fossiles; lorsque ce n’est pas le cas, elle requiert une grande quantité d’électricité (généralement non-renouvelable et très polluante). Son stockage requiert du palladium et pose des problèmes de sécurité (ça demeure une substance très explosive). Sa production requiert des catalyseurs au platine. Bref, c’est loin d’être la panacée.

      Des piles à combustible au méthanol pourraient remplacer avantageusement les piles à hydrogènes, et ce avec une production minime de GES; le méthanol peut quant à lui être produit à partir de biomasse. Des avancées sur la supraconduction pourraient ouvrir la voie au stockage à grande échelle d’électricité renouvelable.

      Bref, il y a plein d’avenues technologiques possibles, et les subventions que les gouvernements (notamment celui de George W. Bush) ont accordé à l’hydrogène ne font que pénaliser l’émergence de technologies supérieures.

      red_cap

    • Il ne fait pas oublier que 50% de la production mondiale d’électricité se fait à partir du charbon et ça ne changera pas dans ce siècle. Par contre par le processus de gazéification, 99% des polluants sont retirés du charbon, et ce qui reste après la production d’électricité, c’est du CO2(capturable) et de l’hydrogène.

      Donc en plus d’utiliser une source abondante et peu couteuse pour produire de l’énergie, un marché de l’hydrogène pourra se faire automatiquement. Reste à développer cette technologie pour la rendre moins couteuse, qui est son plus grand obstacle pour le moment.

      C’est sur qu’au Québec on voit mal le charbon, mais pour le reste du monde, c’est la voie de l’avenir. Si les voitures du future sont à l’hydrogène et non électriques, nous pourront continuer de vendre notre électricité ailleur et enrichir notre province.
      Que d’avantages…

    • Comme plusieurs le mentionnent il faut absolument s’éloigner de cette technologie, car elle va encore mettre le pouvoir dans les mains des grandes pétrolières. Et il ne faut pas s’étonner de voir les gouvernements investir là dedans quand on connait la force du lobying de ces compagnies! Surtout ici au Canada avec le gouvernement actuel!

      Mais la source première d’énergie est quelque chose de complètement différente. Peut importe la façon de la stocker pour l’utiliser dans une voiture, il faut la produire. Donc il faut commencer par trouver les meilleurs moyens de produire de l’énergie en polluant le moins possible. Ensuite on pourra trouver le meilleur moyen de la stocker.

      Et pour ce stockage, la technologie la plus prometteuse à ce jour sont les super capacités (super-capacitor). Capable de stocker de grande quantité d’électricité très rapidement presque sans perte et sans pollution. À voir!
      http://en.wikipedia.org/wiki/Electric_double-layer_capacitor
      http://www.greenoptimistic.com/2009/03/18/gary-rubloff-supercapacitor/
      http://pr-usa.net/index.php?option=com_content&task=view&id=338661&Itemid=96

    • L’hydrogène est instable à température ambiant6e. Le pétrole brûle; l’hydrogène explose. Ce qui en rend le transport et le stockage très dangereux. Qui voudra se promener avec une bombe dans la valise?

      Quand on voit la quantité de gros SU enlignés par milliers sur les routes, avec un seul conducteur à bord, matin et soir, on devine qu’il n’y a pas lieu de perdre du temps à étudier des technologies nouvelles. Ce dont on a besoin, c’est d’éduquer les gens. Faudra-t-il monter le prix du pétrole jusqu’à $4.00 le litre pour que le peuple « allume »?
      Peut-être! Mais l’hydrogène : c’est pas une solution.

    • L’avenir n’est pas à l’hydrogène. L’avenir est au moteur à essence conventionnel qui n’est pas responsable de tout ce qu’on lui reproche -c’est d’autant plus vrai que le scandale du ClimateGate est en train d’éclater au grand jour-, vous savez, ces pseudo-experts qui nous faisaient croire à un réchauffement planétaire causé par l’activité humaine?

      Le moteur à essence disparaîtera probablement un jour: lorsque les ressources seront épuisées ou encore lorsque la voiture électrique sera compétitrice. Pour l’instant, mon Silverado 5.7L 4X4 et mon Liberty 3.7L 4X4 vont continuer à rouler avec du gas à 1$/litre et +.

    • L’hydrogène n’est pas une solution, sauf peut-être au Québec où on pourrait la produire avec de l’hydroélectricité propre. mais celà n’empêchera pas les polititiens d’investir nos impôts dans cette voie.

      Que l’on pense au bioéthanol produit à partir de mais-grain. Une stupidité qui n’est ni écologique ni rentable. On a pourtant subventionné cette industrie avec de l’argent public.

      Quand j’entend qu’il faut couper les services, augmenter les impôts, taxer d’avantage ou augmenter les frais de scolarité, je pense au gaspillage d’argent que seul le polititien peut faire sans perdre son emploi et sa crédibilité. Quelle bande d’incompétents.

    • l’avenir pour les raffineries ouais, nous les usagés ont demande l’électricité depuis plus de cent ans….ALLO!?!

      L’hydrogène en plus, brule à de tellement haute température qu’elle modifie l’azote dans l’air et la transforme en un agent d’effet de serre extrême.

    • Je crois que la pile à combustible va trouver quelques applications réalistes et rentables: soit par exemple dans la maison trop isolée, par exemple dans le Grand Nord, qui a besoin d’être entièrement autonome sur le plan énergétique. Dans ce contexte, d’ailleurs, la production solaire/éolienne d’hydrogène est envisageable, de même que par un certain procédé chimique en développement, d’après Science et Vie.

      Dans le transport individuel, cependant, la filière de l’hydrogène ne tient pas la route du tout, elle siphonne 3 fois plus d’électricité que tout simplement charger tout de suite les piles d’une auto hybride rechargeable, au lieu d’en passer par là pour rien.

      A lire absolument: «Les piles à combustible et l’hydrogène pour les voitures, une voie sans issue», d’après le physicien Langlois, auteur de Rouler sans pétrole, http://electronvert.blogspot.com/2009/02/les-piles-combustible-et-lhydrogene.html

    • L’hydrogène en phase liquide ou gazeuse n’est pas entreposable dans une voiture; ce n’est pas réaliste. TOUS les matériaux sont perméables à l’hydrogène, à divers degrés. En plus, tout contenant métallique finira par être fragilisé. Et pour finir, le fait de maintenir de l’hydrogène au froid dépense beaucoup d’énergie. (Même chose, d’ailleurs, avec le gaz naturel)

      Donc abandonnons un peu l’idée de transporter une “bouteille” d’hydrogène comme le propane de votre barbecue.

      Ce qu’il convient d’explorer, ce sont les piles à combustible. Dans ces piles, l’hydrogène est lié à une molécule, ce qui garantit sa stabilité à température normale et à pression normale. Il suffit d’une petite réaction chimique pour que l’hydrogène soit libéré et disponible pour combustion en phase gazeuse.

      D’ailleurs, on vient même de présenter un… laptop qui utilise une pile à combustible. Et celle-ci est semble-t-il plus écologique qu’une pile rechargeable.
      http://www.sciencedaily.com/releases/2006/09/060913100455.htm

      Cela dit, le principal problème lié à l’hydrogène est son extraction. Soit on l’extrait de l’eau en utilisant une énorme quantité d’électricité, soit on l’extrait du charbon ou d’autres hydrocarbures, ce qui libère du soufre et d’autres polluants, sans compter le gaspillage énergétique lié à cette extraction.

    • L’hydrogene pour les vehicules automobiles est une arnaque et une diversion. Les fonds qui y sont consacre sont gaspillés a mon avis et l’appui des petroliere a ce cirque en dit long.

      En passant la spacieuse ToyotaRav4EV 100% eletrique avec une autonomie d’environ 160-190km par charge, roule sur les routes de Californie et du Japon depuis une dixaine d’annees (sur la pile NiMH originale). La technologie pour des voitures 100% electrique equivalente a la Nissan Leaf (mais avec pile moins chere) existe depuis au moins 10 ans. Le film “who kille dthe electric car?” offre quelques info sans aller tres loins sur le transfer de brevet NiMH GM->Texaco->Chevron ni sur la poursuite de la filiere de chevron (qui s’assit sur les brevets sans les utiliser vraiment) contre Toyota et Matsushita qui a severement limité l’utilisation des NiMH pour les voitures.

    • @ hal9000

      Votre Silverado et Jeep 4×4 les deux… On sent dans votre rponse une fierté d’étaler sur une tribune le fait que vous vous en fouter de flmaber des 100aines de dollards en essence chaque mois, inutilement1 Bravo pour vous, mais il y a des gens plus intellignets ici qui visent justement le contraire: enrichir moins les pétrolières et assurer un développement durable de nos ressources pour les générations à venir. Sin le pétrole est irremplacable, aussi en assurer la disponibilité pour les générations futures. Mais avec des gens comme vous qui se vantent de brûler du gaz en s’imaginant que celà fera taire ceux qui empochent 400$ de plus par mois en essence non-brûlée par leur bazous, on en a pour un bon bout de temps avant de voir les choses changer, sauf si on monte le prix de l’essence, disons à 1,45 le litre? Serez-vous alors si fier de vos 4×4 Monsieur le flambeur? Je vous imagine, là, tout d’un coup, habillé en manteau de velour blanc avec des vers fumés et un gros chapeau blanc, le son rap sortant de vos subwoofers dans le tapis, avec des mags 18 pouces chromées… à 145$ le plein d’essence par semaine!!!

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    février 2010
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
  • Archives

  • publicité