L'auto blogue

Archive, mars 2010

Mercredi 31 mars 2010 | Mise en ligne à 15h36 | Commenter Commentaires (10)

Le NHTSA voudrait rendre obligatoire les «boîtes noires»

Toyota a généralisé l’emploi des boîtes noires dans ses véhicules, mais ne fournissait, jusqu’à tout récemment, qu’un seul décodeur pour le marché américain. (Photo AP)

Toyota a généralisé l’emploi des boîtes noires dans ses véhicules, mais ne fournissait, jusqu’à tout récemment, qu’un seul décodeur pour le marché américain. (Photo AP)

CHARLES RENÉ

S’inspirant sommairement des enregistreurs de données implantés en aviation, l’administrateur du National Highway and Traffic Safety Agency, David Strickland, songe à rendre obligatoire un tel système dans l’ensemble des voitures vendues sur le territoire américain. La mesure n’est que suggérée pour l’instant.

À l’heure actuelle, environ 40% des véhicules vendus aux États-Unis sont munis d’un tel système. La plupart de ces dispositifs fonctionnent de la même manière: ils amassent une kyrielle de données échelonnées sur quelques secondes, des données recueillies avant, pendant et après un accident. Ces informations peuvent divulguer la vitesse de l’auto, l’utilisation des ceintures de sécurité ou même la pression exercée sur les pédales de frein et d’accélérateur lors de l’impact. On peut donc mieux élucider les raisons d’un incident. Un cas d’accélération subite qui s’est manifesté dans l’État de New York sur une Toyota Prius a d’ailleurs pu être résolu grâce aux données que contenait le système de collecte (la conductrice a été montrée du doigt dans l’affaire, alors qu’elle avait malencontreusement appuyé sur la pédale d’accélération au lieu de la pédale de frein).

Les «boîtes noires» présentement utilisées dans l’industrie automobile sont néanmoins loin d’être sans faille. Les systèmes ne peuvent pas véritablement détecter avec précision une avarie électronique. Comme les voitures modernes sont équipées d’un nombre important de modules électroniques, de telles données sont plus que nécessaires.

En outre, plusieurs constructeurs qui se sont pliés aux recommandations des autorités fédérales se réservent l’expertise entourant le décodage des données. Toyota, par exemple, a généralisé l’emploi de ces systèmes dans ses véhicules, mais ne fournissait, jusqu’à tout récemment, qu’un seul décodeur pour le marché américain (décodeur qui ne peut être utilisé que par des techniciens formés par Toyota).

Plusieurs groupes qui œuvrent pour la protection de la vie privée s’opposent néanmoins vivement à ce que l’État fasse incursion dans les autos des citoyens. Le débat éthique est lancé!

SOURCES: NEW YORK TIMES; USA TODAY

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Mardi 30 mars 2010 | Mise en ligne à 15h59 | Commenter Commentaires (2)

Un moteur diesel pour la racée Jaguar XK?

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CHARLES RENÉ

D’après le magazine Autocar, Jaguar explorerait l’avenue du diesel pour son coupé sport XK, marquant l’incursion de ce carburant dans l’univers du grand tourisme anglais.

La firme avait déjà exploré l’avenue en dotant une vingtaine de ces coupés de moteurs «sans étincelle» aux fins d’expérimentation. C’est cependant le département de marketing qui a rapidement étalé quelques réserves en lien avec le projet, soulignant qu’une faible popularité pourrait affecter les ventes du produit.

Depuis, Jaguar a revu sa vision de cette motorisation souvent jugée à tort archaïque. La popularité de la BMW série 6 diesel européenne (une autre voiture grand tourisme) et de la nouvelle motorisation turbodiesel qui équipe la XF (V6, 3 litres biturbo, 271 chevaux) aussi offerte sur le vieux continent, ont forcé la haute direction à reconsidérer l’addition. Les bonnes manières et le couple généreux du moteur né de Rudolf Diesel en font un atout certain pour la marque.

La prochaine génération (prévue pour 2013) sera vraisemblablement pourvue d’un moulin diesel en option. Projetée comme étant plus légère, elle pourrait faire un très bon usage de cet ajout.

Il ne reste qu’à espérer que la création traverse l’Atlantique, ce qui est malheureusement trop peu souvent le cas. À ce sujet, il est déplorable de voir à quel point les constructeurs européens sont si réticents à parachuter leurs créations sur le marché nord-américain. Il faut croire que l’histoire d’amour entre le diesel et les Américains, de qui nous sommes largement tributaires pour les offres de modèles, est loin d’être amorcée…

SOURCE: AUTOCAR

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Lundi 29 mars 2010 | Mise en ligne à 16h28 | Commenter Commentaires (9)

Pas de «comeback»

Le futur partenariat liant Renault à Daimler ne laisse espérer une venue ici, sous un forme ou une autre, d'une descendante de la Renault 5. (Photo AFP)

Le futur partenariat liant Renault à Daimler ne laisse espérer une venue ici, sous un forme ou une autre, d'une descendante de la Renault 5. (Photo AFP)


Sébastien Templier

Renault, Nissan et Daimler s’apprêtent à vivre un – discret – ménage à trois. Si cela se confirme, leur futur partenariat devra leur permettre d’augmenter leur volume de vente tout en réduisant leurs coûts de production. Pas de quoi fouetter un chat apparemment pour qui espérerait voir une certaine influence française se manifester ici.

Daimler semblerait être le grand bénéficiaire de cette nouvelle alliance. L’Allemand a besoin de développer de petits modèles. Il s’offrirait ainsi le savoir-faire d’un spécialiste de petites voitures rentables: Renault. Sans compter que cela l’aiderait à se conformer à la réglementation européenne en matière d’émissions de CO2.

Renault, de son côté, pourra partager ou réduire les risques inhérents au développement de voitures électriques. Créneau dans lequel il est très avancé.

L’alliance de Renault avec Nissan n’a permis aucun retour, sous une forme ou une autre, des Français en Amérique du Nord. On peut l’espérer avec l’influence de Daimler sur le marché ?…

Que les nostalgiques de la Renault 5 ravalent leur enthousiasme. Ce n’est pas demain la veille que l’on reverra les Français en Amérique du Nord. Plus jamais ? Pas de sitôt en tout cas, comme on l’explique dans un article à paraître cette semaine sur monvolant.

Il fut un temps où les Français était relativement ambitieux sur le marché nord-américain. Un temps révolu où les Dauphine, 4CV et DS débarquaient ici en force. Un temps ou la petite Renault 5 justement, mieux connue sous le nom commercial de Le Car, avait un certain succès.

«Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître», comme chantait Charles.

Ces moins de 20 ans connaîtront-ils un retour vers le futur made in France ? Rien n’est moins sûr.

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