
La plate-forme renfermant les composantes mécaniques
CHARLES RENÉ
Rêve de tout designer manqué, dessiner une auto n’est pas une mince tâche. Il faut tenir compte d’une infinité de contraintes et surtout susciter l’envie de l’acheteur (lorsque l’on est embauché par un carrossier). Trexa, une entreprise se spécialisant dans la fabrication de batteries au lithium-ion, a peut-être trouvé une solution qui pourrait intéresser les designers et ingénieurs de ce monde qui désirent faire une voiture sans avoir à faire face au cadre imposé. Leur solution: une plate-forme multifonctionnelle. Après les logiciels open source, voici l’auto malléable.
Cette réalisation d’avant-garde mise essentiellement sur la créativité de l’acheteur, que ce soit d’un point de vue du génie que de l’art. Le châssis fait office de caisson dans lequel se logent tous les constituants mécaniques. Il dispose d’un rouage intégral, d’une batterie au lithium-ion et d’un groupe motopropulseur électrique. Cet ensemble permet une autonomie moyenne (variable selon le poids de l’habitacle) de 169 kilomètres.
L’acquéreur doit donc créer lui-même la carrosserie et l’habitacle à l’aide d’un logiciel fourni. La colonne de direction (fournie avec un ensemble de pédales) peut être positionnée à l’emplacement voulu sur l’ensemble de la plate-forme qui est offerte en différents types d’empattements. Même le débattement des suspensions peut-être modifié afin de concorder avec le type de véhicule voulu.
Le seul problème (et il est de taille), c’est que la tranche de population qui possède une expertise assez solide pour s’apprêter à l’exercice est très peu volumineuse. Disons que l’idée plaira surtout aux services municipaux et aux forces armées désireux de se procurer des véhicules électriques, comme le souligne Fast Company. Il y a aussi le fait que l’idée, aussi innovatrice soit-elle, ne répond pas à un réel besoin: qui veut changer de manière cyclique la carrosserie de son auto? Il sera néanmoins fascinant de voir les créations qui vont découler de cet effort de polyvalence.
SOURCES: FAST COMPANY; INHABITAT; TREXA










coolben
17 février 2010
16h15
Voici ce qui enfin correspond exactement à ma vision de l’auto de l’avenir.
Quand Hydro-Québec ou Bombardier par exemple auront t’il les couilles de doté le
Québec d’une avance mondiale dans le domaine de l’auto?
Ma vision: Une plate-forme interchangeable en mode location (1 seul modèle) et une carrosserie en mode achat (fait par différents constructeurs). Différents niveaux de luxe, ou utilités.
En cas de problème, tout les 25 000 Km ou à chaque saison par exemple, ont se rend chez notre détaillant favoris pour changer de module et ont repart avec des pneus et freins neufs et tout les nouveaux updates disponibles. 30 minutes et c’est fait! Cool non?
coolben
17 février 2010
16h17
Wow, j’ai déjà trouvé la marque de commerce: LEGO!
dodgeviper
17 février 2010
17h53
Un gros problème légal serait au niveau des ancrages de sièges, et la résistance de la structure une fois l’auto sur le toit après un accident/capotage.
Ces 2 facteurs là font que c’est un beau rêve, mais pas réalisable en amérique du nord.
Par contre, pour des véhicules à basse vitesse, qui ne nécessitent pas d’immatriculation dans certaines provinces, car en dessous d’une vitesse spécifique (ou un cart de golf) alors là, pas de problème.
pearluck
17 février 2010
18h50
Ça permettra à des entreprises du Québec de se lancer dans le domaine de l’automobile. Elles n’aurait qu’à s’occuper de l’habitacle. Au niveau militaire, c’est une bonne idée mais le ventre de cette plateforme peut-il être modifié pour intégrer du blindage?
omni-tag
18 février 2010
12h35
DodgeViper a raison : Une voiture c’est beaucoup plus qu’une plate-forme et un habitacle. On ne fabrique pas les berlines d’aujourd’hui comme on construit des tracteurs-remorques.
Au fait, ça ressemble à un jouet… Coolben a dit “LÉGO” !