L'auto blogue

Archive, janvier 2010

Samedi 30 janvier 2010 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (5)

L’alliance Spyker-Saab vue par Marchionne

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Sergio Marchionne

CHARLES RENÉ

Les deux derniers mois ont été pour le moins tumultueux pour le constructeur suédois Saab. Après avoir annoncé la fermeture de sa bannière le 19 décembre dernier et laissé planer une possibilité de dissolution, GM se rétracte devant une nouvelle offre de Spyker et annonce s’être officiellement entendu avec le constructeur néerlandais le 26 janvier dernier. Même Bernie Ecclestone s’était montré intéressé par une acquisition, soutenu par le fonds luxembourgeois Genii. Il s’est cependant retiré la veille de l’accord. Sergio Marchionne, PDG du groupe Fiat (et donc de Chrysler) doute toutefois fortement de la viabilité de l’entreprise qui naîtra.

L’homme est certes au fait de l’affaire. Il a tenté, l’an passé, d’arriver à un accord pour prendre le contrôle de Saab, mais l’entente a avorté à la dernière minute lorsque GM a réclamé à Fiat des liquidités. L’offre impliquait également l’appropriation de la division allemande Opel. Marchionne souligne que les marques caractérisées comme étant «marginales» ne pourront survivre aux tribulations actuelles.

Plusieurs analystes sont du même avis et dressent un portrait peu reluisant. La petitesse de Spyker, qui n’est composée que de 100 employés, étonne devant l’imposante masse qu’est Saab (3400 employés). La firme des Pays-Bas n’a également pas une immense valeur (à peine 85 millions de dollars américains) alors qu’elle va débourser 74 millions de dollars US afin d’avoir les mains sur le volant de la gamme Saab. En fait, l’argent pour restructurer cette barque à la dérive viendra essentiellement de la Banque européenne d’investissement dans le cadre d’un prêt substantiel (554,8 millions de dollars US) et du fonds GEM Global Yield (208 millions de dollars US).

Bref, le pari est très risqué, surtout si l’on tient compte du fait que Spyker n’a pas engrangé de profit depuis sa résurrection en 2000 après qu’elle ait cessé de produire des voitures en… 1925. Et on ne parle pas ici de la situation économique désastreuse de Saab, un vrai gouffre financier pour GM. Il faudra une nouvelle gamme d’autos qui excelle pour sortir Saab de cette dèche!

Et vous, croyez-vous en un redressement des choses?

SOURCE: AUTOMOTIVE NEWS;GM; REUTERS; SPYKER

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Vendredi 29 janvier 2010 | Mise en ligne à 13h56 | Commenter Commentaires (2)

Maranello passe au vert

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La Ferrari 599 GTB Fiorano

CHARLES RENÉ

Le «développement durable» est un terme apparu à l’issue d’une commission historique, la commission Brundtland, du nom de la première ministre norvégienne de l’époque qui l’a présidée, un mandat donné par les Nations Unies. Le rapport, déposé en 1987 après quatre ans de gestation, a été tout simplement nommé «Notre avenir à tous». Il a, entre autres, jeté les bases d’une nouvelle approche écologique. Mais que diable ce terme fait-il dans un texte traitant d’une nouvelle Ferrari qui sera dévoilée au prochain Salon international de l’Auto de Genève?

Profitant du lancement de la F10, la nouvelle arme de la Scuderia Ferrari pour remporter le championnat de F1, Luca di Montezemolo, le PDG de la marque au cheval cabré, a déclaré qu’une Ferrari propulsée par une motorisation hybride sera exposée à Genève en mars. C’est la 599 GTB Fiorano, l’essence même d’une voiture GT (un coupé sportif à moteur avant), qui en sera pourvue. La mécanique, dérivée de l’éphémère Enzo (un V12 de 6 litres développant 620 chevaux pour la 599 GTB) recevra vraisemblablement un système inspiré du KERS (Kinetic Energy Recovery System) développé par le constructeur pour la Formule 1. Il devrait, mais il n’y a rien de tangible pour le moment, réduire sa consommation de carburant d’environ 30%. Il s’agit d’un petit baume, car la 599 GTB, avec boîte séquentielle, consomme 16,7 litres/100 km en moyenne.

Ce n’est pas demain la veille que nous allons voir une Ferrari foncièrement verte (et d’ailleurs, les tifosis laisseraient-ils une telle chose arriver?). Il faut plutôt voir la chose comme une adaptation progressive à un marché en évolution. Il sera cependant intéressant de voir quel apport en couple ce moteur électrique apportera à cet engin démoniaque.

Comme quoi une sensibilité écologique peut se retrouver même dans l’insoupçonné…

SOURCES: MOTOR AUTHORITY; AUTOBLOG

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Jeudi 28 janvier 2010 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Commentaires (9)

De l’électromagnétisme pour freiner les truands

CHARLES RENÉ

On ne se le cache pas, hormis fournir du vulgaire sensationnalisme, les poursuites n’ont aucune utilité et sont d’une dangerosité démesurée. Une compagnie californienne travaille actuellement sur le développement d’un système afin de promptement faire avorter cesdites chasses à l’homme. Eureka Aerospace, une firme œuvrant dans le domaine de la défense, mise sur un procédé avant-gardiste qui semble, de prime abord, très efficace.

Le procédé s’édifie autour d’un objet à peine plus gros qu’une valise. Pesant entre 23 et 25 kilos, le HPEMS (High-Power ElectroMagnetic System) peut, au moyen d’un puissant champ électromagnétique (efficace jusqu’à une distance de 200 mètres et pouvant traverser un mur de béton sans peine), paralyser l’entièreté du système électrique d’une auto en visant ses microprocesseurs. Toutefois, seuls les véhicules modernes pourraient être affectés, les autos fabriquées avant les années 70 n’étant pas pourvues de technologies assez poussées pour assurer l’efficience de l’invention (voleurs, prenez des notes ici). En tenant compte du fait que l’âge moyen du parc automobile canadien est de 7,9 ans, disons que la majorité des véhicules serait perturbée des suites d’une telle décharge.

Les Marines américains seraient, à l’heure actuelle, les acheteurs les plus intéressés par une telle avancée. Son rayon d’action permettrait une utilisation des airs, chose qui avantagerait grandement l’armée lors de combats ou tout simplement  pour libérer des otages. Les policiers montreraient également un intérêt certain en la chose, c’est indéniable.

Malgré le fait qu’elle paraisse séduisante, l’idée mérite d’être débattue. Le pouvoir d’un tel outil pourrait certainement ouvrir la porte à de l’abus. La question est de savoir jusqu’à quel point une poursuite pourrait justifier l’emploi d’une telle arme. Quelle frontière faudrait-il outrepasser avant que l’on déploie le HPEMS ? Le fait de paralyser cette batterie de microprocesseurs indispensable au bon fonctionnement d’une auto peut certes créer l’effet inverse de celui qui avait été préalablement voulu : la servodirection, le servofrein ainsi désactivés pourraient prendre de court le conducteur et se solder par un accident. Un encadrement rigoureux sera nécessaire.

SOURCE: POPULAR SCIENCE

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