L'auto blogue

Archive, décembre 2009

Mardi 22 décembre 2009 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Commentaires (38)

Last Call

 alcool

ÉRIC LEFRANÇOIS

Après nous avoir forcé à lever le pied, la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet, s’apprête à nous faire baisser le coude le printemps prochain, en sanctionnant les conducteurs dont l’alcoolémie excède 0,05. Une mesure purement symbolique comme le rapporte notre collègue du Soleil, Brigitte Breton puisque ce sera toujours au-delà de 0,08 que la conduite de l’automobiliste serait considérée criminelle.

D’un point de vue scientifique, l’abaissement du taux maximal d’alcoolémie chez les conducteurs se justifie: les perturbations sur la conduite causées par l’alcool commencent à être manifestes au-delà de 0,05 – notamment la diminution de l’attention et de la capacité de réaction. Mais l’adoption de ce nouveau seuil serait injuste, diront certains – la tête vous tourne avec un verre alors que votre voisin de table enchaîne les tournées sans broncher – et, surtout, elle ne serait pas facile à faire respecter. Les policiers seraient sans doute forcés de contrôler tous les automobilistes (et pas seulement ceux qui ont une conduite bizarre), car une alcoolémie légèrement supérieure à 0,05 est plus facile à dissimuler que des taux de 0,08 et au-delà. C’est injuste, mais c’est ainsi: nous ne sommes pas tous égaux devant l’alcool.

C’est vrai que, entre 0,08 et 0,05, la différence est extrêmement sensible, mais il ne s’agit pas d’une mesure symbolique pour autant, comme l’a rappelé le fondateur de Nez rouge, Jean-Marie De Koninck : «le risque d’être impliqué dans un accident mortel est cinq fois plus élevé si le taux d’alcoolémie du conducteur se situe entre 0,05 et 0,08.» On rapporte aussi que l’application de cette limite (0,05) a permis, partout où elle a été appliquée, une diminution des décès de l’ordre de 8 %.

Alors pourquoi ne pas pousser le bouchon un peu plus loin dans le goulot de la bouteille? Permettre aux automobilistes de prendre le volant après avoir bu de l’alcool, n’est-ce pas là de l’hypocrisie? La question mérite d’être à nouveau posée. S’il apparaît essentiel d’apposer sur les paquets de cigarettes que «fumer tue», pourquoi ne pas bannir complètement l’alcool au volant? Bref quand on conduit, on ne boit pas!

Seriez-vous en mesure de l’appliquer?

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Dimanche 20 décembre 2009 | Mise en ligne à 11h00 | Commenter Commentaires (9)

La nouvelle Audi S4 sur skis

CHARLES RENÉ

Audi est un grand joueur indirect dans le monde du ski. Le constructeur d’Ingolstadt est le commanditaire principal du Championnat mondial de ski alpin. La promotion de son rouage intégral Quattro, qui équipe la grande majorité de ses montures, passe principalement par ce sport.

Afin de pousser le concept publicitaire à un degré encore plus élevé, Audi s’est penché sur la production d’une pub originale gravitant autour de sa nouvelle S4. C’est la boîte allemande Kampertrautmann qui a hérité du mandat. Le résultat est très impressionnant, et surtout, inédit!

On y voit un, grâce à un trucage informatique, un skieur dévaler les pentes escarpées des rues de San Francisco en projetant des éclats d’asphalte en virage. L’analogie avec la voiture est très bien ficelée.

Pour réaliser ces prouesses, l’équipe a retenu les services de John Hembel, un ancien skieur de vitesse. L’athlète était équipé de skis de rue pour le tournage.

L’ouvrage a été récompensé, le 11 décembre dernier, au 18ième Festival international du film publicitaire automobile en quittant avec le Grand Prix.

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Samedi 19 décembre 2009 | Mise en ligne à 11h00 | Commenter Commentaires (39)

L’hybride plug-in: la solution?

chevyvoltgreenhouse04.jpg
La Chevrolet Volt

CHARLES RENÉ

Toyota et General Motors annoncent en grande pompe l’arrivée imminente de véhicules hybrides fonctionnant selon la technologie plug-in. La proposition semble alléchante, c’est bien évident. La Chevrolet Volt, par exemple, aurait une autonomie en mode exclusivement électrique de 64 kilomètres et promet une consommation de 1 litre aux 100 kilomètres en conduite urbaine. La Prius «à brancher» se targue, quant à elle, de pouvoir parcourir 20 kilomètres avant de nécessiter l’aide du moteur à combustion. Les deux engins peuvent circuler aux vitesses légales lorsqu’elles solliciteront uniquement leurs moteurs électriques. À première vue, y’a de quoi se réjouir!

Pas si vite, rétorque le National Research Council des États-Unis. L’organisme œuvrant comme conseiller pour le gouvernement américain sur divers sujets a dévoilé dernièrement une étude sur la chose. Les conclusions portent à réflexion.

D’après l’ouvrage, l’utilisation de cette nouvelle génération de voitures hybrides aura un impact significatif sur la consommation de pétrole aux États-Unis qu’à partir de 2030. En outre, cette réduction ne sera pas extraordinaire : 0,2 million de barils par jour (2% de la consommation journalière actuelle du pays) si 40 millions de bagnoles hybrides plug-in (propulsées selon la technologie logée dans l’antre de la Prius) foulaient le bitume étasunien. La recherche souligne, au sujet des ventes totales, que ce chiffre est certes très optimiste. En fait, de manière plus réaliste, il devrait avoir, en 2030, 13 millions d’automobiles équipées de ce type de motorisation sur ces mêmes routes.

De plus, la prolifération projetée de ces autos engendra des déboursés de l’ordre de plus 1000$US en moyenne par propriétaire pour accommoder la plus grande demande en électricité de leur domicile. Le coût d’achat, estimé à 18 000$US plus élevé qu’un véhicule moyen, est certes rebutant.

Et vous, croyez-vous en ce «remède»?

Voir l’article du New York Times sur le sujet

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