L'auto blogue

Archive, décembre 2009

Mercredi 30 décembre 2009 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (23)

Le meilleur et le pire de la décennie

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Chevrolet Cavalier 2002

CHARLES RENÉ

Vendredi marquera la fin d’une décennie automobile. Dans ce contexte, il est toujours intéressant de faire une rétrospective des modèles marquants, peu importe la raison. Plusieurs n’ont été qu’éphémères, d’autres ont traversé la période sans véritable changement. Certains ont été rudoyés par les critiques, d’autres ont pu se targuer d’avoir une feuille de route sans tâche, résultante d’un perfectionnisme appliqué. Marquée d’audace et d’évolution, cette décennie a été certes fascinante.

Certains magazines spécialisés et sites internet se sont penchés sur la chose et ont dressé des listes couvrant l’immensité du spectre automobile, du meilleur au pire.

Voici le décompte du mensuel Car and Driver explorant le meilleur de la cuvée : BMW Série 3, Honda Accord, Chevrolet Corvette, Porsche Boxter/Cayman, Ford Focus, Mazda MX-5, Honda S2000, Infiniti G35/G37, BMW Série 5 et Honda Fit.

Le quotidien USA Today, quant à lui, s’est prêté à l’exercice inverse, celui de nommer les pires voitures du début du 21e siècle. Les «lauréates» : Pontiac Aztek, l’ensemble des modèles Daewoo, Isuzu VehiCROSS (jamais offert au Canada cependant), Pontiac Sunfire/Chevrolet Cavalier, Cadillac Catera, Toyota Echo, Jeep Compass, Chrysler Sebring et Smart ForTwo.

Certains choix sont indéniablement contestables, mais plusieurs sont justifiés. Selon vous, quelles sont les meilleures et les pires bagnoles de la décennie?

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Mardi 29 décembre 2009 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (37)

Le nouveau luxe

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La Hyundai Genesis

CHARLES RENÉ

La renommée des véhicules de luxe européens, même japonais est difficilement réfutable. Basé sur des décennies de développement, d’innovation, ce renom est intrinsèquement lié à la qualité du produit offert, au degré d’aboutissement. Néanmoins, ce raffinement joint à une infrangible réputation a un prix. Il faut souvent débourser plusieurs milliers de dollars de plus pour accéder aux hauts rangs. Dans un contexte de soubresauts économiques, plusieurs consommateurs américains attirés par ce créneau de luxe tendent à délaisser les marques plus onéreuses. Ils sont plus informés et plus critiques en regard au choix.

La formule du «plus pour moins» largement utilisée dans le commerce au détail, s’imprègne rapidement dans les habitudes d’achat des consommateurs d’autos étasuniens. En fait, 14% des acheteurs les plus fortunés se sont dirigés cette année vers des voitures offrant un équipement imposant à un prix plus bas. Les premiers bénéficiaires de cette migration : la Buick LaCrosse (avec une recrudescence des ventes en novembre de 63%) et la Hyundai Genesis, deux modèles qualifiés « d’outsiders » dans le milieu très sélect et compétitif des berlines de luxe. Ceci traduit les effets intéressants du pari risqué et de la progression continue de Buick et Hyundai.

Autre tangente intéressante : les acheteurs ont aussi tendance à diminuer de gammes à même les constructeurs plus établis, ce qui a un impact certain sur les ventes des ténors. Néanmoins, ceci n’est que purement cyclique si l’on se fit à Art Spinella, président de CNW Marketing Research et analyste du secteur automobile depuis 28 ans. Il affirme que lorsqu’une crise se termine, les gens reviennent à leurs habitudes de départ et le choix d’un modèle moins imposant n’est qu’accessoire.

Et vous, seriez-vous prêts à changer d’allégeance?

Voir l’article de l’Associated Press sur le sujet

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Dimanche 27 décembre 2009 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (37)

Chavez et l’automobile

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CHARLES RENÉ

Hugo Chavez est à la tête de l’État vénézuélien depuis 1998. Hormis la tentative de coup d’État orchestrée par l’armée en 2002, sa gouverne n’a pas véritablement été entravée, outre mesure. Il dirige le pays d’une main de fer sous des idéaux fortement gauchistes et en employant souvent des mesures peu démocratiques. En 2001, l’ex-putschiste nationalise le pétrole du pays. Dès lors, il contrôle les plus grandes réserves d’or noir de tous les pays sud-américains et la sixième plus grande à l’échelle mondiale. En plus du pétrole, le Venezuela manufacture, à moindre envergure, des autos.

Avec une production de 135 042 véhicules l’an dernier, cette contrée abrite, entre autres, des usines d’assemblage de Ford, General Motors, Fiat et Toyota. Le secteur automobile vénézuélien essuie cependant une forte crise, avec une chute de 40% des ventes pour le mois de novembre.

Afin de réanimer, de raviver ce pan de l’économie, Chavez a lancé un ultimatum à Toyota lors d’une allocution prononcée à Caracas le 23 décembre dernier. Il exhorte le géant nippon à poursuivre la production de véhicules utilitaires sport. Le modèle au cœur du litige, le très dépassé, mais populaire (en zones rurales) Land Cruiser 70, n’est plus produit depuis 2007 dans le pays. Si Toyota ne se plie pas aux demandes, le président menace le fabricant d’expropriation.

Il profite de l’occasion pour écorcher les autres manufacturiers étrangers, les forçant à partager les technologies employées dans leurs modèles avec le gouvernement, faute de quoi ils devront quitter la République bolivarienne. Chavez affirme que des fabricants originaires de régimes «amis» (Chine, Russie, Biélorussie et Iran) sont prêts à prendre le relais et collaborer avec le pouvoir.

S’agit-il d’un magnifique pied de nez aux puissances à majorité occidentales ou une simple tentative de redresser un secteur en déroute?

Sources: AFP; REUTERS.

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