L'auto blogue

Archive, novembre 2009

Vendredi 27 novembre 2009 | Mise en ligne à 16h13 | Commenter Commentaires (20)

2016, l’odyssée de l’essence

Sébastien Templier

Lorsque l’administration Obama a imposé au printemps dernier une réduction drastique de la consommation moyenne du parc automobile américain, peu nombreux ont été les opposants. Chrysler et GM ont même salué la mesure pendant que certains observateurs qualifiaient ce virage de «révolution». Mais voilà que dans un rapport de l’EPA, filtrent des données qui soulèvent le scepticisme quant à l’échéance visée.

D’ici 2016, les constructeurs devront offrir des voitures qui satisfont à une consommation moyenne de 6,6 L./100km et des pick-ups qui devront atteindre 7,8 L./100km. La consommation moyenne du parc américain est de 9,4 L./100km pour les derniers modèles de 2009 – 8,7 L./100km pour les voitures, 10,2 L./100km pour les pick-ups. Soit, grosso modo, respectivement deux et deux litres et demi au-dessus de la norme ciblée.

De quoi s’interroger quand on sait qu’entre 1987 et 2004, aucun progrès n’a été réalisé dans ce domaine aux États-Unis. C’est ce que montre l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) dans son rapport Light-Duty Automotive Technology, Carbon Dioxide Emissions, and Fuel Economy Trends. L’année modèle 1987 affichait une consommation moyenne ajustée de 9,8 L. /100 km pour une voiture, l’année modèle 2004 9,6 L. /100 km… Toutes catégories de véhicules légers confondues, cette moyenne était de 10,7 L. /100 km pour l’année modèle 1987 et sera apparemment de… 11,2 L. /100 km pour l’année modèle 2009.

Selon le Programme de consommation de carburant de Transports Canada, l’efficacité énergétique moyenne des véhicules de l’année modèle 2006 n’est pas beaucoup plus élevée que celle des véhicules de l’année modèle 1986 ! La consommation moyenne de la flotte de voitures au Canada est passée de 8,2 L./100 km en 1986 à 7,4 L./100 km en 2006. Pour les camions légers, cette consommation est passée de 11,4 L./100 km en 1990 à 9,4 L./100 km en 2008.

Au cours des 20 dernières années, on a préféré la puissance à l’efficacité énergétique. La technologie fut au service de la première, au détriment de la seconde.

Malgré le coup de barre donné par les constructeurs depuis trois ans, on a du mal à s’imaginer que ceux-ci vont respecter l’échéance de 2016; 2016, c’est déjà demain.

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Jeudi 26 novembre 2009 | Mise en ligne à 10h02 | Commenter Commentaires (9)

Prière de ne pas envoyer de fleurs

saab_logo.jpg

Éric LeFrançois

Quand on est petit, mieux vaut ne pas attaquer les gros de front. Saab a donc toujours fait ce que les autres ne faisaient pas: un moteur V4, des carrosseries à hayon, une clé de contact logée entre les baquets avant. GM ne l’entendait pas de la même manière et a intégré Saab à son portefeuille de marques avec le même esprit: celui de générer un tronc commun. Difficile dans les circonstances pour Saab de faire valoir sa réputation qui a longtemps reposé sur l’individualisme.

Avec Saab, le danger a toujours été de tomber dans le piège de la nostalgie. L’héritage aéronautique, la victoire au rallye de Monte-Carlo, le moteur suralimenté par turbocompresseur, le hayon arrière ouvrant, le night panel et la contact positionné entre les baquets avant. Des souvenirs qui remontent à la mémoire comme des bulles de champagne. Mais c’est le passé.

Comme plusieurs adeptes de cette marque, je crains maintenant devoir aller lui rendre hommage dans un musée, là où dorment les ferveurs mortes. Dommage, la nouvelle 9-5 présentée à Francfort paraissait si prometteuse…

En fait, si le passé est garant de l’avenir comme le dit si bien la maxime, GM annoncera la semaine prochaine qu’elle glisse la clé sous le paillasson. GM, on le sait, n’a jamais fait preuve de beaucoup de sensibilité à l’égard des marques (Oldsmobile, Pontiac, Saturn voire Hummer), de leur force affective. Pourquoi en serait-il autrement avec Saab qui peine à écouler plus 100 000 unités de ses produits sur la planète?

L’industrie de l’automobile était si belle quand elle reposait sur autant de géomètres que de funambules. Saab appartenait au deuxième camp. Et toute l’intelligence des géomètres aurait été de laisser une place aux funambules. Me revoilà nostalgique maintenant!

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Mardi 24 novembre 2009 | Mise en ligne à 11h16 | Commenter Commentaires (3)

Schumi ou la fantastique fantaisie de Mercedes

Schumi

 

Pierre-Marc Durivage

 

Si on était astrologue, on parlerait sans doute d’un alignement parfait des étoiles… de Mercedes!

Ross Brawn l’a une nouvelle fois répété mardi, l’arrivée de Michael Schumacher relève de la fantaisie médiatique. «J’ai parlé avec Michael de ses projets autour d’une bière à Abu Dhabi, a déclaré le directeur de la nouvelle écurie Mercedes GP au magazine allemand Auto Motor und Sport. Il m’a dit qu’il aurait seulement fait un retour temporaire avec Ferrari. Nous cherchons une solution à long terme. Je ne pense donc pas que nous allons être ensemble.»

N’empêche, Norbert Haug, vice-président de Mercedes-Benz Motorsport, a refusé d’exclure une arrivée du septuple champion du monde dans son équipe.

«Nous devons vivre avec toutes ces spéculations, a dit Haug lundi pendant le point de presse confirmant l’embauche de Nico Rosberg. Je suis parfaitement au courant que ces rumeurs vont continuer à courir tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas annoncé l’identité de notre deuxième pilote, mais on doit vivre avec ça.»

Quand on lui a demandé de démentir catégoriquement la nouvelle voulant que Schumi vienne seconder le jeune Rosberg au sein d’une écurie germano-allemande, Haug s’est contenté de répondre: «Quand peut-on affirmer catégoriquement quoique ce soit en F1? Ross a fait le tour de la question, je n’ai rien à ajouter de plus.»

Bon, Brawn veut une solution à long terme. Soit. Mais Schumacher est encore au sommet de sa forme, il bourlingue encore autour des circuits, il multiplie les apparitions dans toutes sortes de courses d’exhibition. Bref, on dirait que le Kaiser s’ennuie de la piste.

On peut donc comprendre Norbert Haug d’être si ambivalent. Ce serait du bonbon pour Mercedes! Quoi de mieux que le duo Rosberg-Schumacher pour assurer la renaissance des «véritables» Flèches d’Argent? Au volant de l’une des meilleures voitures du plateau – sinon la meilleure – Schumi pourra gagner son lot de courses en plus de servir de mentor à Rosberg qui, malgré tout son talent, est encore un gamin qui joue au roller-hockey avec ses chums dans les rues de Monaco.

Tout compte fait, à côté du tiède Nick Heidfeld – également pressenti pour obtenir le deuxième volant chez Mercedes GP –, la firme de Stuttgart va choisir 100 fois Michael Schumacher pour lancer son opération en F1, même si ce dernier n’est là que pour quelques saisons.

De toute façon, Mercedes aura alors le loisir de se tourner à nouveau vers Williams pour aller repêcher le jeune prodige allemand Nico Hulkenberg, qui aura eu le temps de se développer sous la bienveillante supervision de Sir Frank…

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