Marie-France Léger

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  • Marie-France Léger

    Des tendances en aménagement à la survie dans la maison avec deux adolescentes, tout passionne Marie-France Léger.
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    Mercredi 23 mai 2012 | Mise en ligne à 16h16 | Commenter Commentaires (12)

    Patauger dans la douche

    Avant de vous donner des nouvelles de la mouffette, je fais vous faire languir avec cette petite histoire de douche qui m’est arrivée. J’ai fait refaire ma salle de bains avec une base de douche maison en céramique. Hélas, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais ..

    Le bonhomme avait pourtant l’air de savoir ce qu’il faisait. Résultat : l’eau restait dans le fond de la douche et la céramique gondolait. On a été obligé de refaire la base trois fois ! Tout ça parce que l’ouvrier ne calculait pas comme il faut la pente à donner et ne remplissait pas suffisamment de ciment, avant de l’égaliser à la perfection avec une truelle spéciale et un niveau.

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    Bref, j’en ai appris des choses en 10 jours croyez-moi sur le ciment, le ciment-colle, le coulis, le mouvement à donner à la truelle, le doigté. Par chance, c’est un petit voisin qui avait des notions de maçonnerie qui nous a sortis du pétrin le jour de la fête des Patriotes.

    Dans ma petite banlieue résidentielle, les gens s’entraident. À Montréal, un jour férié, j’aurais été dans la m… et dans le gaz poivre.

    P.-S. La mouffette a fait ses valises grâce à la tonne de boules à mite versée dans la cour. Elle vous embrasse. Maintenant, ça sent comme dans l’armoire de cèdre chez ma grand-mère quand j’étais petite.


    • Demandez à la MAPAQ. Ils connaissent ça les douche$.

    • …Hein! Des boules à mites dans l’armoire de cèdre??!! Quel sacrilège. Vous savez quoi? Je pense que l’armoire n’était pas en cèdre d’où la présence de boules à mites.

      Et tant mieux pour vous si les moufettes sont parties.

      Quant à votre base de douche, vrai que c’est compliqué et que ça n’est pas à la portée du premier apprenti maçon. Mais il y a tant de belles bases que l’on peut acheter dans les bonnes boutiques spécialisées. Ne vous donnez pas tant de mal.

    • Pour la céramique, je ne fais plus confiance aux installateurs soi-disant professionnels. Ils vont trop vite et la qualité s’en ressent. Je prends trois fois le temps mais c’est à mon gout. Et la tendance dans les douches, c’est une pente unique avec un petit “fossé” ou le drain est recouvert par un caillebotis (1) en bois exotique. C’est très chic et on ne marche pas sur un drain en métal.

      (1) Treillis ou assemblage de rondins servant de plancher, en particulier dans les lieux humides.

    • Votre moufette n’est pas partie à cause de la boule à mites mais parce qu’elle trouvait votre poseur de céramique trop con. Y a des limites à la bêtise qu’une honnête moufette peut tolérer. En bonus, elle n’aura pas à se défendre des mites pour un grand bout de temps grâce à l’odeur qu’elle traîne maintenant avec elle. En tout cas, mes félicitations pour avoir pu régler vos deux problèmes.

    • LOL

      Bon matin,

      intéresant votre aventure de douche j’aurais aimé aussi avoir la leçon 101 sur l’angle nécesaire pour ne pas patauger dans sa douche… en point 1-2-3-45-6 !

      Avez-vous remarqué qu’il est rare qu’un homme «bricoleur» dise de vive voix «Ben ça je suis pas certain.»? Ils savent toujours tout, sur tout… Enfin j’espère qu’il ne vous a pas facturé des heures supp !

      Bon ben, bye bye moufette!

    • “Dans ma petite banlieue résidentielle, les gens s’entraident. À Montréal, un jour férié, j’aurais été dans la m… et dans le gaz poivre.”

      Montréal fait 365km/carré et 1 700 000 habitants. C’est franchement un gros territoire, et bien des gens, pour généraliser de la sorte.

      Personnellement, j’ai habité sur les deux rives, et maintenant au centre de Montréal, et mes voisins sont plus proches que jamais. On partage un jardin, on se voit souvent, on se connait et on a milles occasions de se croiser, de socialiser et de s’entraider, ne serait-ce que dû à la proximité. Lorsque je vivais dans la banlieue, les contacts étaient bien plus rares, les habitations étant éparpillées et les gens plus enclins à passer du temps chez eux que dans des espaces publics ou partagés. Cela s’étend aussi à mes commerçants, à proximité (et non dans un centre d’achat lointain, à comparé), qui me connaissent par mon nom, savent mes habitudes, et même la fois où j’ai oublié mon portefeuille à la maison, à me faire payer à ma prochaine visite.

      Je tiens aussi à dire que la population de mon secteur à tendance à être un peu plus “hippie” que mes ex-voisins de la banlieue, donc plus porté à des gestes socialement responsables. Avez-vous vu les initiatives sur les ruelles vertes? Je n’ai jamais eu des voisins en banlieue qui auraient eu l’initiative de se mettre tous ensemble pour créer un parc linéaire commun. Ni participer à un grand nettoyage du printemps dans les rues locales, ou encore peindre une muraille sur un mur aveugle…

      Bref pour moi, j’avais mes doutes sur Montréal, mais maintenant je constate que l’ambiance des petits villages d’autrefois est bien plus présente à Montréal que ce j’ai vécu dans la banlieue, qui perdait rapidement de ses charmes au profit de développements monolithiques et laids qui m’ont fait fuir. Je n’en pouvais plus de voir mon quartier se “développer” en stationnements de surface et en projets résidentiels exclusifs et fermés du reste du quartier. Un énorme puzzle incomplet, où les pièces ne peuvent s’agencer.

    • J’espère ne pas vous offenser, mais je m’attendais à plus de votre part concernant les bases de cabine de douche. Manifestement vous ne connaissez pas les produits Schlüter, vous auriez eu une cabine si étanche que vous auriez pu la transformer en aquarium. Et ils sont disponibles dans une grande surface. Si je peux me permettre un conseil, abonnez-vous à HGTV et regarder leur émission de rénovation. Mike Holmes, Brian Baeumler et Scott McGillivray ont des shows fabuleux. Ça nous fait changement de l’hystérique Mari Lise Pilote qui hurle comme une demeurée dans un portevoix.
      @mariob: j’ai habité pendant 27 ans a Cote des Neiges et depuis 11 ans à Saint-Lazare, et jamais je ne retournerais dans le village de Tremblay. Pourquoi je dois nettoyer les rues et les ruelles ??? Mes taxes qui engraissent les cols bleus servent à quoi ?? Et à quoi bon de nettoyer ? Faite un tour sur Linton, Barclay, Decelles et regarde un peu la porcherie à ciel ouvert.

    • @ romanianhero

      Village? Pourquoi utiliser cette expression? J’ai l’impression que vous souhaitez insulter Montréal, mais je ne vois pas la pertinence au débat…

      La réalité est que Montréal accueille plus de 7 millions de visiteurs par année. Qu’on le veuille ou non, avec la densité et l’achalandage, des déchets peuvent traîner, surtout après l’hiver.

      Franchement, je n’ai pas à me plaindre du travail de propreté de la ville. Au quotidien, ça va. Mais après un grand hiver, et des milliers de visiteurs qui ne sont pas nécessairement tous très propres, les résidents du quartier font un meilleur travail pour s’occuper des saletés en profondeur, dans les ruelles, ou les terrains privés dont la ville ne s’occupe pas. L’idéal serait d’avoir une méga équipe propreté capable de prendre le même soin à nettoyer un petit territoire local que les volontaires, mais c’est plutôt utopique.

      Je suis désolé que votre expérience montréalaise eu été vécue dans une porcherie. Mais franchement, ce n’est pas mon cas, et certainement pas le cas de la majorité. Mon quartier est très propre en bout de ligne. Peut-être pas autant qu’une petite ville ou un quartier de banlieue fermée, où les visiteurs et l’achalandages sont très faibles, mais ce même achalandage attire de nombreux bénéfices, que certains vont aimer, et laisseront d’autres de glace.

      N’oubliez pas que Côte-des-Neiges est un des quartiers les plus pauvres de Montréal, et aussi un de ceux qui accueillent le plus une population “temporaire”, de nouveaux immigrants et d’étudiants de passage, ce qui n’aide en rien à développer une communauté durable et plus alerte à l’entretien du quartier. C’est l’exception à Montréal, pas la norme.

      Mais vous prouvez le point que je faisais: vous êtes beaucoup plus heureux dans une petite ville de la périphérie, où vous n’avez pas à vous impliquer avec vos voisins dans l’entretien du quartier à ce niveau. Mon commentaire visait le supposé “égoïsme” des Montréalais, alors que je ne le vois pas dans des gens qui prennent la peine de s’investir dans le quartier. La solidarité est là, et je ne voulais pas partir un débat sur la gestion de la ville, seulement une précision sur la solidarité des voisins d’un quartier, et souligner ce que je considère comme un préjugé.

    • @ mariob

      Votre intervention est intéressante et c’est vrai que chaque quartier de Montréal est comme une petite ville, un village même. Autour de chez moi, nous nous entraidons quand vient le temps de partir les jardins et pour des petits travaux de menuiserie ou de maçonnerie. Dans notre quartier est né un mouvement fort de solidarité: Villeray refuse (les compteurs intelligents) avec des rencontres d’information très suivies.

      Précisions sur Côte-des-Neiges. J’y vais 4 ou 5 fois semaine. Il y a quelques années il y avait un problème de dépôt et de cueillette des ordures. Aux périodes de déménagement par exemple, les gens laissaient leurs vieux sofas sur le trottoir et la ville les ramassait 7 jours plus tard. Comme la densité de la population est élevée, le quartier ressemblait en certaines périodes de l’année à un dépotoir. Tout ça a beaucoup changé. La ville de Montréal informe régulièrement les citoyens de la démarche à suivre pour se délester des vieux meubles. Il y a des amendes pour les récalcitrants. Le quartier est généralement propre, comme partout ailleurs.

      Il y a une partie aisée de Côte-des-Neiges. Très aisée même. Près de l’UdeM entre autre. Parizeau (et bien d’autres) y a une maison. Il y a la partie modeste mais pas si pauvre qu’on pense et c’est là que je me rends souvent.

      Je vais souvent chez une femme africaine qui a pour 40 000$ (quarante mille) de bijoux en or. Elle les garde dans un coffret de sûreté à la banque. Elle travaille à l’usine… son mari dans la construction. Elle habite le coin modeste de CDN. Lors des fêtes africaines, elle n’est pas la plus bijoutée. On les croit pauvres… `

      Cela étant dit, bien sûr, il y a des pauvres dans CDN aussi et le quartier est rempli d’arbres matures, de beaux parcs et de bibliothèques très fréquentées.

    • Madame Léger, si votre moufette revient, chassez-la au son des casseroles. Ça marche, je vous le jure! Quoi? Vous en voyez, vous, des moufettes pendant les manifestations dans les rues de Montréal? Vous voyez bien que j’ai raison.

    • Rom, vous avez un point.

      C’est sur que Bucarest c’est beaucoup plus propre, et qu’il y a beaucoup moins de prostituées pas de dents dans les rues.

      C’est un peu comme le Boulevard des Laurentides a Laval. La classe mur à mur.

    • Moufette: je vous l’avais prédit. Ça a marché avec le ‘lézard’ de raton-laveur qui baillait aux corneilles le jour en faisant son somme dans ma remise, bien étalé sur une étagère…il l’a trouvé moins drôle quand j’ai mis une pelletée de boules à mites à 2 pieds de son nez. L’odeur va finir par partir de votre coin…y’a pas à s’inquiéter.

      Ces p’tites bêtes là marchent au pif..si ça sent bon elles restent, sinon elles décampent!

      Bon pour vous, votre été sera plein d’anecdotes maintenant!

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