Marie-France Léger

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    Des tendances en aménagement à la survie dans la maison avec deux adolescentes, tout passionne Marie-France Léger.
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    Mercredi 9 mars 2011 | Mise en ligne à 15h27 | Commenter Commentaires (7)

    Ma cabane au Canada (II)

    Revenons sur l’idée de construire un agrandissement distinct sur son terrain, plutôt que de prolonger sa résidence  à l’arrière. 

     Comme par exemple pour un studio ou un atelier séparé de l’habitation principale, si l’espace le permet, avec tous les avantages que cela comporte.

     Parfois, on peut aussi bâtir sur le garage détaché existant.

     Un blogueur nous envoie  des photos de Vancouver pour appuyer notre propos.  (voir lettre plus bas)

    Habitation distincte

    Habitation distincte

     

    Habitation intégrée au garage

    Habitation intégrée au garage

     

    Habitation intégrée au garage

    Habitation intégrée au garage

    Mme Léger,

    Votre blogue de ce matin (22 février) sur les petits pavillons de jardin m’a fait penser à une nouvelle tendance ici à Vancouver, celle de construire une deuxième habitation sur un terrain ou au dessus du garage.

    Une tendance probablement due au coût des terrains qui incite à chercher une source de revenus supplémentaire (raison pour laquelle plusieurs propriétaires louent également leur sous-sol). Une tendance aussi encouragée par la ville qui souhaite ainsi augmenter la densité.

    Je joins trois exemples que j’ai photographiés en me promenant dans mon quartier (Kitsilano). Désolé pour la qualité des photos, je les ai prises avec mon téléphone.

    Dans le premier cas, il s’agit d’une habitation distincte, les deux autres s’intègrent au garage.

    Bonne journée,

    Charles Breton.

    Ph.D. Student

    Political Science Department

    University of British Columbia


    • Pendant une seconde, j’ai lu “Ma cabane au canabis”!

      Je trouve que ces constructions témoignent bien de la sombre réalité de l’immobilier. Non seulement les maisons sont construites sur des terrains de plus en plus petits (pour économiser), mais voilà que les grands terrains rapetissent pour accueillir de nouvelles maisons (encore pour économiser)!

      Est-ce que ces nouvelles constructions ne diminuent pas plutôt la valeur de revente des maisons? Qui voudra acheter ces propriétés si particulières dans des quartiers où les gens vivent habituellement pour éviter de partager leur espace?

    • En lisant rapidement votre titre j’avais plutôt compris: Ma cabane au Canabis!

    • Quoi ? Ma cabane au canabis….???

    • @kirkpitaine

      Un terrain ça ne vaut pas grand chose, c’est ce qu’on construit dessus qui en fait vraiment hausser la valeur!

      Par ailleurs, je vois plutôt ça comme un avancement qu’un recul. Le développement de banlieue pavillonaire est la pire chose qui a pu arriver pour le développement de nos villes. Ça gruge inutilement de l’espace et ça brise toute forme de tissu social, en plus d’encourager la crainte et la ségrégation. Un peu de densité et de mixité a jamais fait de mal à personne. Ça permettra de fournir du transport en commun et faire vivre quelques commerces, en plus de permettre à ceux qui le désirent de trouver plus d’argent à dépenser dans leur communauté.

      Et que ceux qui veulent vivre en forêt se procurent un chalet au lieu de détruire la ville!

    • @helios1987,

      Hum… Pas vraiment d’accord avec le fait qu’un terrain ne vaut pas grand-chose, surtout à proximité de la ville. Ça dépend de ce que l’on veut. La maison aura peut-être pris de la valeur parce qu’une nouvelle construction s’y est ajoutée, n’en reste pas moins que je n’achèterais pas ce genre de maison à moins d’avoir vraiment besoin de la construction en question.

      Vous vantez les mérites d’un quartier de style urbain, mais ça ne plaît malheureusement pas à tout le monde. Les banlieues que vous détestez apparaissent justement parce que les gens se construisent des chalets en forêt de plus en plus loin, pour fuir la ville.

      Prenez Laval : autrefois la campagne; aujourd’hui une grosse banlieue brune et moche. Si j’étais allé y construire mon chalet, comme vous dites, je me retrouverais quand même aujourd’hui en banlieue.

      Si vous créez des quartiers de style urbain dans les banlieues, il se formera d’autres banlieues encore plus loin. C’est l’étalement urbain, et ce n’est pas près de changer.

    • Souvent impossible à réaliser avec les règlements d’urbanisme des municipalité québécoise. Un deuxième bâtiment sur son terrain est souvent de l’hérésie pour un urbaniste. Et encore, on ne parle pas des combien nuisible et inutile CCU! Imaginez si en plus vous avez le désir de faire ça de style contemporain, là vous n’aurez jamais votre permis!

    • Les banlieues n’aparaissent pas parce qu’on construit des chalets, les banlieues apparaissent parce que des promoteurs immobiliers possédant des terres les font dézoner pour vendre des lots à des ménages après avoir bâti dessus et en faire du profit. La majorité des villes de banlieue sont constituées de constructions datant des 50 dernières années ou moins qui n’ont jamais été des chalets.

      L’étalement urbain est une plaie, mais c’est justement en train de changer, cet article en est bien la preuve. Il y a une limite géographique à l’étalement urbain qui est dictée par le temps qu’on peut mettre pour se rendre au travail. Avant l’arrivée des transport motorisés, les villes étaient toutes petites; Montréal ne s’étendait pas vraiment plus loin que la rue Sherbrooke. Avec les tramways, la ville s’est étendue jusqu’à Crémazie; c’était le plus loin où habiter sans prendre la moitié de la journée pour se rendre en ville. Avec la voiture et les autoroutes, on est rendu à une limite au Nord à Saint-Jérôme disons (même si certains habitent plus loin, c’est extrêmement marginal).

      À moins d’une avancée technologique dans le transport, c’est plutôt irréalisable de s’installer plus loin. Ce n’est pas non plus désirable de détruire encore plus de terres arables pour que tout le monde ait son petit terrain sous-utilisé. Des terres arables, c’est précieux et peu importe que les gens désirent, les besoins de la société sont plutôt à l’effet de ne pas empiéter plus sur celles-ci.

      Dans ce contexte, il faudra trouver une solution pour que tout le monde puisse se loger à bon prix dans l’espace à notre dispositon. Montréal a encore tu temps avant d’attendre son plein construit et en arriver aux maisons dans les cours, mais ça arrivera, que ça plaise ou non.

      D’ailleurs, que ça plaise ou non, une utilisation du sol comme on en fait en banlieue n’est vraiment pas efficace et endommage ce qu’on lègue aux générations futures. On leur onlève les terres dont ils auront besoin pour se faire à manger, on les oblige à se déplacer en voiture alors que les coûts d’exploitation d’un tel véhicule ne cesseront d’augmenter, on leur fait perdre l’opportunité d’être confronté aux différences que le monde a à offrir.

      On peut bien aimer habiter dans une grosse maison sur un grand terrain, mais tout ça a un prix et on le réalise bien en ce moment. C’est un luxe que très peu peuvent se permettre et que beaucoup ont acheté sur le dos des générations futures. Si on peut revenir à un équilibre où l’on ne bâti que ce dont on a besoin, je ne vois pas ça comme un recul mais plutôt comme un avancement!

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