Lucie Lavigne

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    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Mercredi 12 mai 2010 | Mise en ligne à 10h09 | Commenter Commentaires (3)

    Se construire sur un sol argileux

    La vallée du Saint-Laurent est l’un des trois endroits au monde les plus propices aux glissements de terrain en raison de ses sols argileux, rappelle mon collègue Charles Côté, dans La Presse, aujourd’hui.
    La maison qui a été emportée par le terrible glissement de terrain, avant-hier, à Saint-Jude, était pourtant dans une zone qualifiée de «faible risque».

    Ce drame douloureux devrait toutefois rendre les propriétaires de terrains doublement vigilants lors de la construction d’une
    habitation.

    D’où l’importance de commander une analyse de sol pour une construction près d’un cours d’eau, notamment.

    La Régie du bâtiment du Québec recommande d’ailleurs de consulter un spécialiste en géotechnique (ou laboratoire de sol) afin qu’il détermine la capacité portante du sol et qu’il émette les recommandations requises pour bien calculer la dimension des fondations.

    «La construction d’une maison sur un sol argileux est une pratique courante, affirme-t-on. Cependant, puisque les sols argileux sont des matériaux qui peuvent être fortement compressibles, il importe de prendre les précautions nécessaires pour limiter les risques d’affaissement des fondations.»

    Et vous, qu’avez-vous fait avant de creuser les fondations de votre propriété?

    Voici le lien vers le site de la Régie du bâtiment, section «sol argileux»: hyperlien

    St-Jude-03.JPG
    La vallée du Saint-Laurent est l’un des trois endroits au monde les plus propices aux glissements de terrain en raison de ses sols argileux. Photo David Boily, La Presse.



    • Aurait-il eu des fondations plus portantes cela n’aurait rien changer au glissement de terrain mais peut-être la maison aurait tout simplement descendu la pente bien assise sur ses fondations et tout le monde serait en vie
      Je viens d’une petite ville (Nicolet) ou il y a déjà eu une glissement de terrain important en 1956 quand j’étais jeune et il est de coutume quand les fondations sont coulées et que vous êtes proches de la rivière que que l’assise de celles-ci soient plus larges que la normale, mais pour les autres plus éloignées c’est à peu la même chose que partout ailleurs
      Par contre aujourd’hui beaucoup de maisons non pas de “solage” mais bâties sur une “slab” alors les normes sont sans doute différentes
      La pluaprt des zones àa risque sont identifiées par le Ministères des ressources naturelles et les municipalités sont tenues par la loi d’identifier les zones à risque selon leurs degrés de dangerosité, mais beaucoup d’entrepreneurs et de propriétaires pour économiser quelques dollars ne respectent les normes selon l’état du terrain et les municipalités n,ont pas les moyens ni les ressources pour véréfier la conformité alors arrive ce qui doit arriver

    • J’habite la vallée du Richelieu et le sol est fortement argileux. Problèmes liés au drainage de l’eau, à l’érosion de surface et au compactage des sols. C’est bien simple, on a beau niveler le terrain, il finit par avoir des pentes importantes aux extrémités. Malgré l’enrochement, le sol finit par s’écouler par les interstices car il est trop fin.

      Près des fondations, le sol a tendance à se compacter, ce qui crée une pente vers la maison (situation à éviter). Nous avons donc creusé des margelles (bordées de métal ou de blocs selon l’emplacement) le long des fondations pour favoriser l’écoulement de l’eau vers un drain de surface non troué (vers le puisard de rue).

      La présence d’argile se voit aussi dans l’état des routes, qui sont fortement craquelées, surtout de manière longitudinale (sur la longueur). Phénomène beaucoup moins fréquent en Estrie, par exemple.

    • ‘’La vallée du Saint-Laurent est l’un des trois endroits au monde les plus propices aux glissements de terrain en raison de ses sols argileux.’’

      L’argile est associée aux dépôts marins anciens ou récents, parfois lacustres. En fait, il s’agit de tous les coins du Québec ou il y a eu présence de la Mer Champlain suite à la dernière glaciation. Mais pas uniquement dans la vallée du Saint-Laurent. C’est aussi le cas des régions marquées par la présence d’autres mers : en Abitibi-Témiscamingue (lac Barlow-Ojibway), sur le pourtour du Lac-Saint-Jean (mer Laflamme) et la mer de Goldthwait dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

      http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/retrait.glaces.html

      Il faut tenir compte d’une multitude de facteurs, par exemple :
      La nature du sous-sol, sur quoi repose le sol argileux.
      La présence de sources souterraines.
      La qualité du drainage naturelle.
      L’importance de la pente.
      La présence ou non de végétation.
      La proximité d’une route très passante ou d’une voie ferrée.

      Je crois que de nos jours, toutes les MRC ou municipalités possèdent une cartographie détaillée des milieux à risques pour la construction résidentielle ou autres.

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