Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive, mai 2010

    Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 11h22 | Commenter Commentaires (2)

    L’après-party

    C’était la fête du design, en fin de semaine. Dommage que le SIDIM (Salon international du design d’intérieur de Montréal) se termine tôt. Chaque année, la manifestation prend fin le samedi, à 18h, avec la journée ouverte au public.
    Mais pourquoi n’ouvre-t-on pas le SIDIM à tout le monde, le dimanche, également?
    Je sais, il n’est pas évident d’organiser un tel événement. Sans compter que certains exposants considèrent que les affaires se concluent principalement le jeudi et vendredi, journées ouvertes aux professionnels et gens d’affaires.

    N’empêche, selon Anne Thomas, pour TOMA Objets, qui a participé pour la première fois au SIDIM comme exposante, cette année, il y a des avantages à transiger directement avec les consommateurs lors d’un salon.
    «C’est comme une étude de marché en direct, on voit tout de suite la réaction des gens, ils se parlent entre eux et, bien souvent, ne savent pas que le designer se trouve à deux pas. Leur réaction est spontanée à l’égard des produits», dit-elle.

    Enfin, voici quelques photos prises lors de ma virée au SIDIM 2010, vendredi.

    axis
    De fins fluorescents au stand de LumiGroup.

    bousquet1
    La potière Louise Bousquet qui, suite à une formation à Limoges, crée des petits «bijoux» en porcelaine translucide. Elle tient un cornet qui peut, entre autres, servir de plat pour amuse-gueules, lors d’une réception.

    bousquet2
    Nouveautés signées Louise Bousquet.

    couper_croiser
    Les tapis sur mesure du studio de design montréalais Couper Croiser.

    eureka1
    Fluorescents (Moonrise Plus) posés de manière aléatoire contre un mur (une installation très cotée en Europe) au stand d’Eureka.

    eureka2
    Applique murale ou de plafond de style contemporain (Spin), au stand d’Eureka.

    kino
    Ce banc noué, un véritable «exploit» en contreplaqué, a été réalisé par l’ébéniste Kino Guérin.

    m3beton
    Un foyer en béton de M3béton. Observez: les traces des veines du bois de coffrage. L’effet est très intéressant.

    molo
    Luminaires et mobilier en carton ignifugé de Molo, un studio de design de Vancouver bien connu.

    solar
    La chaise Solair, une icône du design québécois, a été conçue en 1972 par les Montréalais Fabio Fabiano et Michelange Panzini. Ces Solair ont été photographiées au stand de la boutique Léo Victor.

    poitras
    Le designer Jean-Claude Poitras (2 Corso design) dans son stand, parmi ses nouveautés, dont des cadres qui s’accrochent recto-verso.

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    Jeudi 27 mai 2010 | Mise en ligne à 10h40 | Commenter Commentaires (2)

    1,2,3 go!

    Ce n’est pas encore un festival, mais le Salon international du design d’intérieur de Montréal (SIDIM) reste la plus grosse manifestation en matière de design et de mobilier, à Montréal.
    Alors, mordus de design, à vos marques!
    Les portes sont maintenant ouvertes, à la Place Bonaventure, pour les professionnels et les gens d’affaires.
    J’y vais aujourd’hui et je vous rapporte mes impressions et mes photos.

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    Vendredi 21 mai 2010 | Mise en ligne à 14h11 | Commenter Un commentaire

    Le design du pâté chinois

    Le 22e Salon du design de Montréal (SIDIM) ouvre ses portes aux professionnels et aux gens d’affaires dès jeudi prochain, à la Place Bonaventure.
    Le SIDIM (Salon international du design d’intérieur de Montréal) demeure la grosse manifestation en matière de design d’objet et de mobilier dans la métropole.

    En attendant un «vrai» Festival du design ou Design Week à Montréal, ce qui ne risque pas de se concrétiser demain (!), les designers My et Thien Ta Trung ont eu une idée de génie: non seulement ils exposeront leurs nouveaux meubles au SIDIM, mais ils les dévoileront lors d’un vernissage qui se tiendra, jeudi prochain, à 18h30, en marge du Salon, dans leur boutique Domison.

    Mieux, ce party «off» ouvert au public et bien sûr aux mordus de design actuel porte un nom délicieux: Pâté chinois!

    Ironiquement, ce titre évocateur de notre patrimoine populaire a été trouvé par des designers d’origine vietnamienne. Certes, Pâté chinois est un titre accrocheur mais, surtout, il exprime clairement la volonté des concepteurs de mélanger les genres, les matières et les textures.
    «Nous avons d’abord pensé à ragoût, goulache, ratatouille pour enfin trouver pâté chinois, une expression qui illustre très bien l’idée du multi-couches et de la superposition de matériaux», explique Thien Ta Trung.

    Pâté chinois est une installation éphémère en marge (qui comportera une oeuvre de l’agence Paprika).

    C’est ce genre de rendez-vous «off» qui se comptent par centaines lors de la Semaine du design, à Milan, et qui la rendent trépidante, totalement exaltante!

    Même phénomène, à plus petite échelle, lors du Festival international de design de Toronto.

    Reste à voir maintenant si Pâté chinois influencera d’autres designers à créer, à leur tour, de l’excitation autour du SIDIM 2011?

    periphere.com
    domison.com

    Vert_01
    Un aperçu du rouleau de l’installation Pitoune, lors du futur vernissage Pâté chinois, à la boutique Domison. Photo fournie par Domison.


    Crochet_domison
    Du crochet pour un dossier de canapé. Photo fournie par Domison.


    Montage_01
    Thien et My Ta Trung présenteront une multitude de tissus et de matériaux pour la fabrication de meubles, en direct, lors de leur prochain vernissage Pâté chinois, en marge du SIDIM. Photo fournie par Domison.


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    Vendredi 14 mai 2010 | Mise en ligne à 11h51 | Commenter Commentaires (19)

    Les vélos qui traînent

    Pourquoi certaines personnes laissent-elles «mourir» leur vélo attaché à un arbre, à Montréal?
    Et comment se fait-ils qu’ils ne sont pas ramassés?

    Sans compter les vols…

    Un collègue, qui s’est fait voler plusieurs vélos au centre-ville, à choisi de s’en offrir un «griffé» Michel Dallaire: il roule maintenant en Bixi et ne craint plus les voleurs.

    Sinon, il existe des supports à vélo, pour l’intérieur. Sans compter le cabanon.

    Dites-moi, auriez-vous une bonne solution architecturale pour ranger un vélo, en ville, sans crainte de se le faire piquer?

    313019-10.jpg
    Photo André Pichette, La Presse


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    Photo André Pichette, La Presse


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    Après s’être fait voler plus d’un vélo, à Montréal, un collègue a choisi de s’en offrir un signé «Michel Dallaire»: il roule maintenant en Bixi et ne craint plus les voleurs. C’est une solution. En avez-vous une autre? Photo La Presse


    197273-15.jpg
    L’aménagement de cet appartement de Montréal a été réalisé par les architectes du Studio MMA. Photo Alain Roberge, La Presse


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    L’aménagement de cet appartement en copropriété de Montréal a été réalisé par le designer d’intérieur Christian Bélanger. Photo Robert Mailloux, La Presse


    topeak-420
    Il existe plusieurs supports à vélos dont celui-ci, signé Topeak, qui peut accueillir jusqu’à quatre vélos. Photo issue du site topeak.com


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    Mercredi 12 mai 2010 | Mise en ligne à 10h09 | Commenter Commentaires (3)

    Se construire sur un sol argileux

    La vallée du Saint-Laurent est l’un des trois endroits au monde les plus propices aux glissements de terrain en raison de ses sols argileux, rappelle mon collègue Charles Côté, dans La Presse, aujourd’hui.
    La maison qui a été emportée par le terrible glissement de terrain, avant-hier, à Saint-Jude, était pourtant dans une zone qualifiée de «faible risque».

    Ce drame douloureux devrait toutefois rendre les propriétaires de terrains doublement vigilants lors de la construction d’une
    habitation.

    D’où l’importance de commander une analyse de sol pour une construction près d’un cours d’eau, notamment.

    La Régie du bâtiment du Québec recommande d’ailleurs de consulter un spécialiste en géotechnique (ou laboratoire de sol) afin qu’il détermine la capacité portante du sol et qu’il émette les recommandations requises pour bien calculer la dimension des fondations.

    «La construction d’une maison sur un sol argileux est une pratique courante, affirme-t-on. Cependant, puisque les sols argileux sont des matériaux qui peuvent être fortement compressibles, il importe de prendre les précautions nécessaires pour limiter les risques d’affaissement des fondations.»

    Et vous, qu’avez-vous fait avant de creuser les fondations de votre propriété?

    Voici le lien vers le site de la Régie du bâtiment, section «sol argileux»: hyperlien

    St-Jude-03.JPG
    La vallée du Saint-Laurent est l’un des trois endroits au monde les plus propices aux glissements de terrain en raison de ses sols argileux. Photo David Boily, La Presse.


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    Mardi 11 mai 2010 | Mise en ligne à 9h55 | Commenter Commentaires (10)

    Engagez un designer

    Hier soir, le nouvel organisme Mission design a été officiellement lancé.
    Sa «mission»? En clair, stimuler la demande en design.

    «C’est grâce aux architectes, aux urbanistes et aux professionnels du design (industriel, d’intérieur et graphique), affirme-t-on, que l’industrie manufacturière et des services québécoise pourra tirer son épingle du jeu de la compétition internationale, non seulement en contribuant à augmenter la productivité, mais surtout en créant une véritable valeur ajoutée aux produits et aux services créés par nos entreprises.»

    Selon une enquête réalisée par le MDEIE (ministère du Développement économique, de l’innovation et de l’Exportation), seulement 13% des entreprises manufacturières du Québec font appel aux services de ces professionnels.

    «Nous voulons faire du design une véritable force économique qui va agir comme un moteur de développement pour l’ensemble de l’industrie québécoise», souhaite Alain Dufour, directeur général de l’organisme à but non lucratif.

    Parfait.

    Reste à savoir si une telle initiative entraînera une reconnaissance de ces professionnels auprès du grand public?

    Bien souvent, autour de moi, plusieurs personnes hésitent à consulter un architecte ou un designer d’intérieur qualifié pour de (gros) travaux de rénovation, voire même de construction.

    «Ils coûtent trop cher, je vais m’arranger moi-même et trouver des plans sur internet», me disent-ils.

    Sans compter qu’au Québec, n’importe qui peut se présenter comme «designer»…

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    Mercredi 5 mai 2010 | Mise en ligne à 9h34 | Commenter Commentaires (6)

    À quand un festival du design à Montréal (bis)?

    Je le sais, je me répète. Vous ne pouvez toutefois pas m’accuser de ne pas avoir de la suite dans les idées… Dans mon blogue du 12 avril dernier, alors que je mettais les pieds à Milan pour son très influent Salon du meuble, je vous ai posé la question: «À quand un festival du design à Montréal?»

    O.K. Montréal n’est pas Milan et la manifestation italienne a attiré encore cette année une foule de visiteurs (près de 330 000 personnes).

    Alors, prenons un exemple comparable. Berlin, tiens. Comme Montréal, cette métropole est une Ville UNESCO de design. Mais contrairement à Montréal, elle compte un Festival international du design (DMY)… qui se tient, cette année, du 9 au 13 juin et présentera les créations du studio de design Samare (basé à Montréal)!
    Autre exemple: Toronto. En janvier dernier, la Ville reine a inauguré son festival consacré au design et se déroulant sur plusieurs jours. Le TIDF ou Toronto International Design Festival comportait plusieurs expositions en marge du salon IDS (Interior Design Show).

    Alors?
    Pourquoi Montréal n’aurait-il pas, lui aussi, un Festival du design (ou Design Week)? Certes, Montréal compte plusieurs activités vouées au design et à l’architecture. L’inconvénient? Elles sont éparpillées tout au long de l’année.
    Pourquoi ne pourrait-on pas profiter de la tenue du SIDIM ou Salon international du design d’intérieur de Montréal pour instaurer un rendez-vous annuel couru? Ainsi, une synergie ou plutôt un «buzz» serait créé.
    À la Ville de Montréal, Marie-Josée Lacroix, directrice du bureau Design Montréal, affirme que l’idée d’organiser un festival du design est séduisante, mais que le problème réside dans le calendrier. Il serait difficile de faire coïncider les dates des différentes activités.

    Ciel! Je n’ose imaginer les problèmes d’horaire des organisateurs du Salon du meuble de Milan (2542 exposants) et des innombrables expositions en marge du Salon. Dites-vous qu’il est impossible pour un être humain normalement constitué de visiter «tous» les stands et salles d’exposition de cette manifestation tellement il y en a.

    À Montréal, plusieurs activités sont consacrées au design et à l’architecture. Je vous en nomme quelques-unes: il y a le SIDIM, bien sûr, qui aura lieu du 27 au 29 mai. Sans oublier les Portes ouvertes design Montréal (celles du week-end dernier ont générées plus de 20 300 visites). L’une de ses activités les plus réussies (et surtout très captivante) est certainement la première exposition-performance Regard 9.
    Sans compter les soirées PechaKucha Montréal, le mini salon Souk@SAT, le Festival mode & design, les visites guidées Architectures en lumière, les expositions à l’atelier Punkt, à la Maison de l’architecture du Québec, des finissants universitaires et j’en passe.

    Enfin, je ne voudrais pas inspirer le maire Régis Labaume, mais imaginez si Québec inaugurait un festival ou une semaine du design avant… Montréal?

    ACDF_s
    Des visiteurs ont découvert l’agence ACDF* architecture, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal, qui se sont tenues le week-end dernier. Au total, plus de 20 3000 visites, toutes gratuites, ont été effectuées par le public. Photos fournies par la Ville de Montréal.


    Atelier Big City_s
    Des visiteurs à l’agence d’architecture Atelier Big City, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Thomas Design_s
    Le public a pu rencontrer la designer Anne Thomas et découvrir ses créations (Thomas design/Toma objets), lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Aedifica_s
    L’agence AEdifica architecture + design a accueilli le public, le week-end dernier, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Pratiques_emergentes1_s
    Une très belle énergie régnait lors la première exposition-performance Regard 9. Ici, le stand de Diane Bisson, anthropologue et designer industriel. Elle a fondé le laboratoire design + alimentation à l’Université de Montréal. On pouvait d’ailleurs «goûter» à une matière conçue pour de la vaisselle «mangeable» à son stand.


    Regard9_Louis_Philippe_Pratte_s
    Le designer Louis-Philippe Pratte, fondateur de la marque de mobilier et accessoires principalement en érable À Hauteur d’homme, lors de l’exposition-performance Regard 9, des 4e Portes ouvertes design Montréal.


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    Lundi 3 mai 2010 | Mise en ligne à 10h22 | Commenter Commentaires (15)

    Alors, le pavillon du Canada?

    Comme le rapportait mon collègue Alain De Repentigny, dans La Presse, samedi, le Canada a misé sur le Cirque du Soleil pour faire sa marque parmi les 189 pays participants à l’Exposition universelle 2010, de Shanghai.

    Johnny Boivin, directeur de création du Cirque qui a conçu le pavillon du Canada à Shanghai, a travaillé avec la firme d’architectes Saia Barbarese Topouzanov, la boîte de production Félix et Paul et SNC-Lavalin.

    “Le pavillon doit évidemment représenter le Canada, a expliqué Johnny Boivin à Alain De Repentigny. Notre geste architectural a été de prendre la bande au sud du pays où vit la majorité de la population et de l’enrouler autour de la place publique, un peu comme deux bras qui enlacent quelqu’un qu’ils chérissent. L’extérieur est fait de cèdre rouge canadien et, comme je suis un gars de spectacle, j’ai traité la façade comme un décor: le jour, on voit une masse de bois très impressionnante mais opaque, tandis que le soir, quand on l’éclaire par l’arrière, le bâtiment devient transparent et léger.”

    Que pensez-vous de l’architecture du pavillon du Canada à Shanghai?

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    Que pensez-vous de l’architecture du pavillon du Canada à Shanghai? Photo Reuters


    China World Expo
    Le pavillon du Canada à Shanghai, en Chine. Photo Reuters


    China World Expo
    Le pavillon du Canada à Shanghai. Photo Reuters


    China World Expo TOPIX
    Le pavillon du Canada à Shanghai. Photo Reuters


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