Lucie Lavigne

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    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive, avril 2010

    Vendredi 30 avril 2010 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (13)

    Les meubles les plus bizarres

    C’est en visitant des galeries de design, certaines expositions en marge du Salon du meuble de Milan, des brocanteurs et des marchés aux puces qu’il m’arrive d’être soufflée (pour ne pas dire flabergastée) par la bizarrerie ou l’originalité de certains objets.

    Bien sûr, me direz-vous, certains prototypes présentés dans les galeries-boutiques, par exemple, se rapprochent davantage de la pièce d’art que de l’objet strictement fonctionnel.
    Certes.
    Mais, je serais bien curieuse de découvrir le meuble ou l’accessoire maison le plus étrange que vous ayez vu (ou possédé) dans votre vie.
    Les «meilleures» photos constitueront le prochain palmarès des meubles les plus bizarres dans le monde, sur ce blogue.
    Qu’est-ce qu’on gagne? Rien. On s’amuse.
    Envoyez-moi les photos à lucie.lavigne@lapresse.ca

    Enfin, j’ouvre le bal avec deux pièces «ovnis» aperçues à Milan. Les voici.

    Cabana1-420
    Ne riez pas. Cette chose chevelue… est un rangement à cinq étagères intitulé Cabana. Les étagères sont complètement camouflées sous une «chevelure» de fils de raphia ignifugés. L’oeuvre est signée par les célèbres frères brésiliens Fernando et Humberto Campana et elle a été présentée au Salon du meuble de Milan, au stand d’Edra, dont le thème cette année était Barbarians. Photo fournie par Edra.


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    Sous cette «chevelure» de raphia se cachent cinq étagères. Ce rangement intitulé Cabana a été conçu par les frères Campana pour Edra.
    Et vous, quel est le meuble ou l’accessoire le plus étrange que vous ayez vu (ou possédé) dans votre vie? Si possible, envoyez-moi une photo à lucie.lavigne@lapresse.ca
    Un palmarès des objets les plus insolites sera par la suite publié.
    Photo fournie par Edra.


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    Un ovni? Nnoui… En fait, le créateur Nacho Carbonell (originaire de Valence) a dévoilé 20 prototypes de sa collection de petits «bureaux rattachés à leur chaise » Diversity, à Milan, au Palazzo Ferre. Certains modèles étaient ornés de tiges (comme sur la photo), de vitre cassée, de fils, de résine, de clous, de rouille, de béton effrité… Photo fournie par Nacho Carbonell Studio.


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    Lampe-table fournie par Daniel Jobin


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    Lampe-table fournie par Daniel Jobin


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    Mercredi 28 avril 2010 | Mise en ligne à 17h27 | Commenter Commentaires (6)

    Voir petit

    En découvrant le titre à la une de la nouvelle édition du magazine Dwell (Big ideas for… small spaces), j’ai pensé vous présenter quelques photos de maisons contemporaines de 850 pieds carrés (79 m2) et moins.

    C’est d’ailleurs dans les projets aux superficies habitables les plus modestes que les architectes m’impressionnent le plus. Raison? Ils y exploitent bien souvent des idées futées d’aménagement, de rangement et de construction afin de maximiser chaque centimètre carré d’espace disponible.

    C’est aussi dans des lieux exigus qu’ils déploient leurs meilleures solutions afin de faire paraître un espace plus grand qu’il ne l’est vraiment.

    Bref, ces maisons, à mon humble avis, sont éminemment plus intéressantes que les titanesques Monster Houses, comme cette maison à vendre à 27 millions, à L’Île-Bizard, la plus chère du Québec, et qui comporte 42 000 pieds carrés de superficie, 50 pièces et des garages permettant de garer 28 voitures…

    dwell.jpg
    Magazine Dwell, mai 2010.


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    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au coeur de la métropole canadienne. Photo tirée du site www.superkul.ca.


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    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au coeur de la métropole. Une cour intérieure a été réalisée en cèdre de l’Est du Canada. Photo tirées du site www.superkul.ca.


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    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au centre-ville de la métropole. Notez: il leur était impossible d’ajouter des fenêtres. Solution? Ils ont installé plusieurs puits de lumière sur le toit. Ces derniers permettent à la lumière naturelle d’illuminer les deux étages de l’habitation, puisque le plancher du premier ne touche pas les murs. Photo tirée du site www.superkul.ca.


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    Cette minimaison intitulée Thin Roof House a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Elle possède une superficie habitable de 44,74 mètres carrés (ou 482pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


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    Samedi 24 avril 2010 | Mise en ligne à 9h23 | Commenter Commentaires (3)

    Je suis un designer populaire…

    Encore cette année, le Salon du meuble de Milan a attiré son lot de concepteurs connus mondialement. Les visiteurs et journalistes ont pu voir et croiser plusieurs architectes dont Daniel Libeskind et John Pawson. Sans compter les nombreux designers vedettes, comme Jaime Hayón, les frères Campana et Philippe Starck, celui qui a “popularisé” le design industriel et, surtout, propulsé le phénomène de la starisation des designers.

    L’homme, avec son éloquence et sa dérision, est totalement indissociable de sa production. D’ailleurs, Philippe Starck n’a jamais hésité à se mettre en scène avec ses créations, voire même à faire le clown devant les photographes.

    Cette année, sa conjointe Jasmine a dû le pousser à l’extérieur d’une petite salle chez Driade, afin qu’il cesse de répondre aux questions d’un groupe de journalistes, dont je faisais partie.

    D’autres designers à la forte personnalité ont adopté la même attitude.

    C’est le cas de l’Italien Fabio Novembre : jeune, séduisant, loquace et aimant les micros.
    Sans oublier son ami, le Français Ora-Ïto, qui dès ses débuts, a fait parler de lui.”Ora Ito agace. Trop jeune, trop riche, trop sûr de lui, trop malin, trop branché, trop célèbre…”, a-t-on déjà lu dans le magazine L’Express.
    Je venais à peine de commencer à interviewer Ora-Ïto, sur le trottoir, rue Tortona, à Milan, lorsque Fabio Novembre est arrivé en trombe, sur son scooter.
    Je leur ai demandé si je pouvais les photographier.
    Ils se sont prêtés au jeu des médias. Clic!

    Faute de temps, je n’ai pu poser que deux questions à Ora-Ïto (de son vrai nom Ito Morabito). Les voici :

    Q. On vous a déjà surnommé le prochain Philippe Starck, on vous voit également dans des événements mondains et des festivals. Êtes-vous un designer glamour?

    R : J’aime être dans des endroits où les gens se réunissent et où la création est présente. Par exemple je vais à Art Basel (une manifestation d’art contemporain, à Bâle, en Suisse), j’aime être présent dans tous les endroits où il y a une énergie forte. C’est là où je peux communiquer ma marque… Ora-Ïto étant une marque incarnée par ma personne.

    Q. Votre personnalité est donc indissociable de votre marque?

    R. C’est d’abord la qualité des réalisations et leur modernité qui importent. Ensuite, les gens veulent savoir qui se cache derrière tout ça. C’est normal. Je parle donc de mes créations, je les partage, car le design, ça reste quand même pointu. Discuter avec les visiteurs et les médias, comme je le fais à Milan, ça fait partie de mon métier.

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    Fabio Novembre, à gauche, et Ora-Ïto, rue Tortona, à Milan. Photo Lucie Lavigne, La Presse.


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    Le designer Ora-Ïto pose avec ses créations: la chaise et le repose-pied Ora-Gami, conçus pour Steiner.


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    Le très luxueux candélabre en série limitée, dessiné par le jeune designer français Ora-Ïto, pour Christofle.


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    Lampe de travail One Line Led, d’Ora-Ïto pour Artemide.


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    Le nouveau fauteuil d’extérieur (ou d’intérieur) Nemo, conçu par Fabio Novembre pour Driade.


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    Une autre nouveauté de Fabio Novembre, dévoilée au Salon du meuble de Milan, cette fois au stand Casamania. Elle s’inspire de la marque de voiture Abarth, une division du groupe Fiat.


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    La chaise Her, de Fabio Novembre pour Casamania, présentée en 2008. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, une chose est sûre, cette création s’inspire de l’emblématique chaise de Verner Panton.


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    Les chaises Him (celle-ci) et Her, de Fabio Novembre pour Casamania, dévoilées au Salon du meuble de Milan 2008, avaient grandement attiré l’attention des visiteurs.


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    Jeudi 22 avril 2010 | Mise en ligne à 11h05 | Commenter Un commentaire

    Il s’appelle Rita

    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière (en passant, je suis finalement arrivée hier soir, tard, au Québec).

    Il est inscrit au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe (d’une durée d’un an) offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée en design.

    Ce programme lancé à l’automne 2008 est dirigé par le Français Augustin Scott de Martinville, un des designers de l’agence Big-Game, qui s’est fait connaître mondialement avec notamment la création de trophées de chasse ou «panaches» de cervidés en kit, composés de pièces en contreplaqué à monter soi-même.

    Stéphane Halmaï-Voisard a travaillé sur plusieurs projets en compagnie de différents designers célèbres à l’ECAL. Son prototype exposé à Milan a été créé avec l’aide du fabricant de boîtes à musique traditionnelles Reuge et sous la supervision des frères brésiliens Humberto et Fernando Campana, des stars du design.

    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.

    Ce prototype à l’esprit parfaitement décalé pique la curiosité et pourrait même être produit en série (très limitée), par Reuge.

    «Fait intéressant, sur les 14 étudiants du master, cinq sont québécois. Quatre proviennent de l’Université de Montréal , alors que je viens de l’UQAM», précise Stéphane Halmaï-Voisard.

    Selon ce dernier, se «faire voir» pendant le Salon du meuble de Milan, le plus couru dans le monde, est une chance inespérée. «Et une belle opportunité de voir les artisans et producteurs en chair et en os», dit-il.

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    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière, lors de la présentation de son prototype (que l’on voit en avant-plan).
    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.
    Photo Lucie Lavigne, La Presse.


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    Le plateau de fruits, qui intègre parfaitement une boîte à musique, a été conçu par Philippe-Albert Lefebvre, l’un des collègues québécois de Stéphane Halmaï-Voisard, inscrits au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe, offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée dans le milieu du design.
    Photo fournie par Stéphane Halmaï-Voisard.

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    Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (3)

    Coureurs des bois à Milan

    Fauteuils et poufs “Trapper” (trappeur), couverts de peaux de castor ou de mouton.Table intitulée Drave, composée d’un plateau en marqueterie de merisier. Table d’appoint faite d’un gros palet de curling. Banc en cuir travaillé façon courtepointe et plateaux tissés de babiche…

    Les dernières créations du collectif de designers montréalais Samare ont été présentés au pavillon Satellite, consacré à la relève, pendant toute la semaine du Salon du meuble de Milan qui, en passant, se termine ce soir.

    Bien trouvé, le thème de leur nouvelle collection est Pays d’en Haut Legacy, un assemblage de mots plutôt “exotique” pour le marché européen.

    Même si d’un point de vue strictement formel, les meubles aux lignes contemporaines de Samare n’ont pas été remodelés, ils évoquent plus intensément que jamais toute la symbolique primitive du terroir québécois, au temps des défricheurs et des coureurs des bois.

    L’un de mes coups de coeur est le plateau de babiche, formé d’une structure d’acier couleur laiton. La juxtaposition des textures, celles de la babiche brute et de l’acier miroitant, crée un effet saisissant.

    Enfin, une chose est sûre, l’esprit “terroir québécois” exploité par le biais de meubles aux formes épurées semble plaire aux Italiens, et pas n’importe lesquels.

    “Quatre objets Samare ont été sélectionnés par Boffi pour le décor
    de sa salle d’exposition, à l’angle des rues Solferino et Palermo, à Milan. Ce qui est très flatteur”, confie fièrement Nicolas Bellavance-Lecompte.

    Samare est composé de trois concepteurs habitant Montréal (Laurie Bedikian, Mania Bedikian et Patrick Meirim de Barros) ainsi que de Nicolas Bellavance-Lecompte, qui réside à Milan. Pour cette collection, le collectif a obtenu la collaboration de la designer textile belge Antonine Gougeau.

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    Le stand du collectif québécois Samare au pavillon Satellite, du Salon du meuble de Milan, qui se termine ce soir. En avant-plan, on aperçoit le banc intitulé Courtepointe. Son assise est drapée de cuir travaillé comme une courtepointe. Photos Lucie Lavigne.


    2.samare-castor_s
    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique fini couleur beige “nude” et couverts de fourrure de castor.


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    Les plateaux Babiche sont composés d’une structure d’acier peinte par pulvérisation (powder coat), couleur beige “nude” ou au fini laiton.


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    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique couleur beige “nude”. Ils sont couverts de laine de mouton.


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    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 22h41 | Commenter Commentaires (5)

    Un Québécois vedette à Milan

    Charmant, 27 ans, bourré de talent: Philippe Malouin m’a donné rendez-vous, hier après-midi, dans le tout nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien secteur industriel revitalisé. À mon arrivée, il terminait une entrevue avec le journaliste du New York Times…
    Décidément, le Québécois maintenant établi à Londres a la cote!
    L’an dernier, à pareille date, j’interviewais le designer originaire de Salaberry-de-Valleyfield à la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi. C’est à se demander quand une galerie montréalaise ou même un musée québécois lui consacrera un espace??

    Armée de ma petite caméra, j’ai suivi Philippe Malouin dans les deux galeries de Ventura Lambrate où sont exposées ses nouveautés. La première est intitulée Gridlock et elle est également en vedette à la galerie parisienne NextLevel. L’autre, le fauteuil Suspension, est un prototype inédit qui vient tout juste de prendre place dans la galerie Plusdesign.

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    Le designer Philipe Malouin, oiginaire de Salaberry-de-Valleyfield, présente ses créations dans le nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien district industriel revitalisé, situé à l’Est du centre-ville. Photo Lucie Lavigne



    Luminaires de la collection Gridlock, de Philippe Malouin, présentés au sein de l’exposition IN Residence, à Milan.



    Philipe Malouin et son fauteuil Suspension présenté à la galerie Plusdesign.


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    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 6h58 | Commenter Commentaires (5)

    Parmi les groupies de Philippe Starck

    Hier soir, 22h15, rue Savona, dans la zone Tortona, un district regroupant plusieurs expositions en marge du Salon du meuble de Milan, le designer Philippe Starck a été acclamé par une nuée de fans. Cris, sifflements, coups de klaxon… j’ai crû une seconde que Madonna ou Brad Pitt était de passage dans les environs.
    Non, c’était Philippe Starck, rock star du design ! Il venait tout juste de quitter la petite fête organisée par Dedon, un fabricant allemand de mobilier d’extérieur haut de gamme, reconnu pour ses meubles composés de fibre synthétique tressée. Le designer vedette y était pour souligner le lancement de Play with Dedon by Starck and Quitllet. Cette nouvelle collection comporte un premier produit : une chaise d’extérieur avec ou sans bras. Sa caractéristique ? Elle peut être personnalisée par le client grâce à un choix de couleurs et de combinaisons de fibres à tresser, de teck et d’aluminium poli miroir.

    Enfin, juste pour vous donner le pouls de cette première soirée de salon du meuble, eh bien, c’est parti ! Milan est sur le party ! Quant à la zone Tortona, elle est, comme à chaque année, pleine à craquer. Les jeunes s’y rendent par milliers. Il y a de la musique dans la rue, de l’alcool un peu partout… et beaucoup d’ambiance ! Bref, Milan demeure LA capitale du design!


    Hier soir, rue Savona, à Milan, le designer Philippe Starck a été accueilli comme une star à la sortie de la fête organisée par Dedon. Le designer français était venu souligner le dévoilement de la nouvelle chaise Play.



    Philippe Starck magnétise encore et toujours les foules, à Milan. On le voit ici à la sortie de la fête donnée par Dedon, dans la zone Tortona, un district voué au design et peuplé de jeunes (plutôt éméchés) pendant la semaine du Salon du meuble.


    Philippe Starck-Dedon_s
    Philippe Starck a dévoilé hier sa nouvelle chaise Play pour Dedon. Ainsi, le designer introduit le concept de la personnalisation au sein de l’entreprise allemande. Cette chaise composée d’une structure de polypropylène et de fibre de verre peut être «réinventée» par le client grâce à un choix de couleurs de fibre, d’aluminium fini miroir ou de teck. Une table (dite Bistro) a également été dessinée.


    Starck et Lucie_ms
    Hier après-midi, quelques minutes avant mon entrevue avec Philippe Starck, chez Driade. Je lui ai alors demandé son âge et s’il envisageait une retraite. Voici sa réponse: «J’ai 61 ans. Je suis à la fois vieux et sans âge et c’est grâce à ma femme (Jasmine, présente lors de l’entrevue) si je suis intemporel. Quant à ma retraite, a-t-il ajouté, je dois dire que je ne peux m’arrêter de créer, car c’est une maladie et il n’y a pas de remède pour me soigner. Ma seule activité, outre celle d’aimer ma femme, est de rêver, d’avoir de l’intuition et de créer, le meilleur comme le pire…»
    «L’an prochain, Philippe Starck lancera plusieurs produits pour Driade», a annoncé la fille du cofondateur de l’entreprise, Elisa Astori, chef de la direction.


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    Mardi 13 avril 2010 | Mise en ligne à 22h27 | Commenter Un commentaire

    Des nouvelles en direct de Milan (1)

    Voici les premières nouvelles en direct de Milan, la Mecque du design avant-gardiste, là où naissent les tendances les plus influentes dans le milieu du mobilier et des accessoires. Hier, déjà, plusieurs salles d’exposition situées à l’extérieur de la foire, ont accueilli les journalistes. Aujourd’hui, mercredi, c’est l’ouverture officielle du Salon du meuble de Milan, situé à Rho, c’est-à-dire, à environ 25 minutes en métro du centre-ville. Les visiteurs arrivent par milliers. Les restaurants et les hôtels sont pleins à craquer. Bref, l’ambiance est électrique !

    Campana group
    Ma première entrevue lors du Salon du meuble de Milan, hier à midi. Je suis en compagnie des frères brésiliens Fernando et Humberto Campana, deux superstars du design, à la galerie Spazio Rossana Orlandi. Pour le fabricant artisanal Corsi, les frères Campana ont créé des vases en résine avec insertions de cuir, de peau de vache ou de cheval et parfois même de branches de pêcher. Ils m’ont notamment expliqué que l’une de leurs sources d’inspiration pour cette collection nommée Nativocampana est l’artisanat de leur pays. Ils ont également rigolé lorsque je leur ai fait remarquer que leurs vases incassables en résine étaient sans risque lors d’une chicane de couple…


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    Les frères brésiliens Humberto et Fernando Campana sont parmi les grandes vedettes du Salon du meuble de Milan, qui commence officiellement aujourd’hui. J’ai rencontré les deux designers hier, lors de la pré-ouverture de la galerie Spazio Rossana Orlandi. Photos Lucie Lavigne, La Presse.




    John Pawson1ms
    John Pawson, un architecte minimaliste de grande renommée, a conçu une «maison» de pierre recyclée dans le jardin de l’université degli Studi de Milan. Cette construction, inspirée de l’habitat primitif de l’homme, a été réalisée dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. D’une simplicité extrême, cette «House of Stone» est dotée d’une longue ouverture en forme de croix, dans le toit. «Originellement, l’ouverture dans la toiture permettait de laisser échapper la fumée», rappelle l’architecte.


    John Pawson-maisonms
    L’architecte britannique John Pawson a réalisé une maison de pierre (House of Stone) dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. Cette demeure «conceptuelle» vient tout juste d’être construite dans la cour intérieure de l’Université degli Studi de Milan.




    Ville Kokkonenms
    Ville Kokkonen, directeur du design d’Artek, tient un flacon du nouveau parfum de la célèbre marque finlandaise. Intitulé Standard, ce jus a été mis au point par Comme des Garçons, et devinez quoi, il possède des notes délicatement boisées! Pas mal pour une entreprise reconnue pour son mobilier de bois… Cette année, les nouveautés d’Artek sont présentées dans la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi.




    Fabio Novembres
    Le fauteuil qui a «fait jaser» les visiteurs de la salle d’exposition Driade, hier soir, est assurément celui conçu par le designer italien Fabio Novembre. Son large dossier possède l’allure d’un masque de carnaval, il s’intitule Nemo, il peut aisément aller à l’extérieur, son piètement rappelle celui de la chaise Panton et, surtout, il prend un drôle d’air dramatique sous les projecteurs. Tape-à-l’oeil, ce siège, parfait pour impressionner ses invités (comédiens), deviendra-t-il un classique?




    Porro-jaunems
    L’entreprise italienne Porro a attiré l’attention des visiteurs avec ses meubles et ses espaces d’exposition peints en jaune (comme sur la photo), en noir, en bleu ou en rose.


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    Lundi 12 avril 2010 | Mise en ligne à 13h23 | Commenter Commentaires (3)

    À quand un festival du design à Montréal?

    Ouf ! Je viens tout juste de mettre les pieds à Milan, en Italie. Pas mal de turbulences au-dessus de l’océan, pas beaucoup de sommeil…
    Mais l’important est que je sois ici pour ratisser les centaines (et centaines) de stands et salles d’exposition du Salon du meuble de Milan, le plus gros, le plus important, le plus influent au monde.
    Tous les designers vedettes de la planète, ainsi que la relève la plus prometteuse, seront ici, cette semaine.

    Il y aura aussi une multitude d’expositions «off» ou si vous voulez en marge du Salon. Ces dernières sont souvent les plus pointues et les plus avant-gardistes de cette grande messe vouée au design innovateur.

    Bref, tout ça pour vous dire qu’il nous faudrait, nous aussi, à Montréal, une «semaine» consacrée au design actuel et à l’architecture contemporaine. Bien sûr, à une échelle beaucoup plus réduite qu’à Milan. Mais quand même, pourquoi ne pas créer une effervescence autour du design ? Pourquoi ne pas inaugurer un festival du design, comme l’a fait Toronto, l’an passé? Actuellement, les expositions et manifestations du genre à Montréal sont éparpillées.

    Si j’étais une organisatrice, voici l’ébauche de plan que j’élaborerais :
    . Le SIDIM ou Salon international du design d’intérieur de Montréal pourrait être l’élément central du Festival du design de Montréal.
    . Autour, d’autres manifestations, viendraient se greffer. Exemple ? Les Portes ouvertes design Montréal, qui auront lieu d’ailleurs les 1er et 2 mai prochains, et qui permettront au public de rencontrer sur leur lieu de travail des architectes, des designers d’intérieur, industriels, graphiques, de mode, etc.
    . En guise de rendez-vous «off», les mordus de design pointu pourraient assister à une soirée PechaKucha Montréal. Sorte de speed-dating du design et de l’art, cette soirée permet de découvrir des créateurs de tous les horizons rapidement et efficacement. Chaque invité doit expliquer sa démarche et son travail en quelques minutes et avec 20 photos seulement.
    . Il pourrait y avoir une exposition à l’Atelier Punkt. Consacré à l’avant-garde, cet espace de diffusion «survit» grâce au dévouement de l’artiste Melinda Pap!
    . Le mini salon Souk @ SAT, couru pour ses exposants de la relève, pourrait également être tenu pendant cette Semaine du design de Montréal.
    . Et pourquoi ne pas convier un designer vedette de la trempe de Karim Rashid (jeune, il a vécu à Montréal, pendant l’Expo 67) ?
    . J’irais même jusqu’à inviter, comme conférencier, Rem Koolhaas, le starchitecte de l’agence OMA, celle qui est responsable de l’aménagement du futur pavillon du Musée national des beaux-arts du Québec? Bon, je sais, c’est à Québec, et alors?

    Voici maintenant quelques photos de lieux et objets conçus par des architectes et designers, et qui font partie de la prochaine programmation des Portes ouvertes design Montréal.

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    Résidence rue Raudot, Maxime Brault Architecte, © Maxime Brault


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    Hanger Chair, Philippe Malouin


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    Paddle, Samare – Laurie Bedikian, Mania Bedikian, Nicolas Bellavance-Lecompte et Patrick Meirim de Barros, © Nicolas B. Lecompte / Patrick M. De Barros


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    Maison en U, Natalie Dionne architecte, © Marc Cramer


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    Lignes aériennes, Les ateliers L. McComber, © Stéphane Montpetit


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    Collection Inside Out, Thomas design / TOMA objets, © Jean-François Poliquin


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    Mercredi 7 avril 2010 | Mise en ligne à 9h15 | Commenter Commentaires (7)

    Les maisons-nature de Pierre Thibault

    Grâce à neuf habitations contemporaines intégrées dans des environnements exceptionnels, l’architecte québécois Pierre Thibault partage neuf histoires de construction, neuf projets de vie dans son nouveau livre: Les maisons-nature de Pierre Thibault.
    Cet ouvrage de 144 pages au papier mat donne pratiquement envie au lecteur de griffonner des notes au passage. Bémol: quelques photos prises à la brunante, le soir, sont trop foncées. Un ajustement d’impression devra être effectué lors de la réédition, j’imagine.
    «Je crois que les Québécois découvrent de plus en plus les avantages de l’architecture contemporaine. Et ce livre, je l’espère, en fera la preuve», avoue Pierre Thibault.
    Au début de chaque chapitre, l’architecte exprime sa vision du projet et les grands principes de sa démarche. Parmi ceux-ci, il y a son vif intérêt pour le site, l’environnement et les éléments de développement durable d’une construction. Ses réalisations se démarquent par leur intégration au paysage et leur capacité à capter la lumière naturelle.

    «Je crée des maisons dans lesquelles la vie de tous les occupants sera plus agréable», enchaîne-t-il.

    À la fin de l’ouvrage, le concepteur offre sa vision de l’habitat de demain: «Il faut réapprendre à utiliser moins d’énergie, de matériaux et d’espace… Nos principaux défis sont en ville, là où la majorité des gens vivent.»
    En conclusion de chaque chapitre, les propriétaires livrent leurs impressions. Bernard Landriault et Michel Paradis parlent d’ailleurs des Abouts, leur propriété, comme d’une «merveilleuse histoire sans fin. Comme l’architecture.»

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    Le monastère cistercien, à Saint-Jean-de-Matha. Photo: Alain Laforest


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    La résidence Les abouts. Photo: Alain Laforest


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    La résidence Les abouts. Photo: Alain Laforest


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    La résidence Les abouts. Photo: Alain Laforest


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    La Villa du lac du Castor. Photo: Alain Laforest


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    La maison dans la forêt près du lac. Photo: Alain Laforest


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    La maison Robitaille. Photo: Bernard Brault


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    La Villa du lac du Castor. Photo: Alain Laforest


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