Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
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    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive, octobre 2009

    Jeudi 29 octobre 2009 | Mise en ligne à 11h51 | Commenter Commentaires (20)

    Combien ça coûte?

    Wow! Vous avez été nombreux à me partager votre passion pour l’architecture contemporaine résidentielle depuis la publication du dossier Construction d’une maison, un projet de vie, samedi dernier.
    Je mène actuellement une mini enquête auprès de plusieurs architectes actifs dans le milieu résidentiel afin d’obtenir une estimation des coûts de construction d’une maison dessinée sur mesure.

    Voici un premier aperçu de leurs commentaires.
    1) Le coût de construction oscille 150$ et 250$ le pied carré, taxes en sus.

    2) L’implication du client dans la gestion de la construction – gérance des sous-traitants et de l’échéancier, commande des matériaux, petites finitions, achat des éléments d’éclairage et des appareils de plomberie, etc. – constitue l’un des moyens efficaces d’abaisser les coûts de construction. «Les meilleurs clients sont ceux qui s’impliquent», témoigne l’architecte Natalie Dionne (NDA).

    3) Selon Stéphane Rasselet, architecte à l’agence _naturehumaine (architecture + design), un client qui s’investit à fond dans tout le processus peut espérer économiser entre 15% et 20% sur les coûts de construction. À preuve: selon mon expérience, c’est l’économie que nous avons pu réaliser, mon conjoint et moi. Détail: il faut investir chaque minute de ses périodes de temps libre (jours de vacances, week-ends, soirs, matins) non seulement dans la gestion de la construction, mais dans la planification et dans la recherche d’information.

    4) «N’oublions pas que c’est l’architecte qui est le mieux placé pour trouver des solutions afin d’économiser lors de la construction», rappelle Stéphane Rasselet. Il ajoute qu’il peut très bien concevoir une habitation aux espaces intérieurs de qualité (lumineux, agréables) et bien proportionnés tout en aménageant des plinthes au bas des murs, des plafonds standards de huit pieds, un chauffage avec plinthes électriques (mais pas n’importe lesquelles!) et de l’éclairage sur rail plutôt que des encastrés.

    5) Autre moyen très efficace de diminuer les coûts? Réduire le nombre de pieds carrés! «Souvent, une maison fonctionne aussi bien avec 25% moins de pieds carrés, calcule l’architecte Paul Bernier. Dans ce cas, enchaîne-t-il, le design peut même s’avérer plus intéressant, car plus ramassé et mieux pensé.»

    6) Les honoraires d’un architecte peuvent varier selon la nature du projet (construction neuve ou rénovation) et l’importance du travail fourni (surveillance de chantier, aménagement intérieur, etc.). L’architecte Henri Cleinge explique qu’il y a des architectes qui préfèrent un montant forfaitaire, d’autres privilégient des honoraires à pourcentage (grosso modo entre 7% et 15% des coûts de construction selon le travail, la notoriété de l’architecte, etc.) et certains vont plutôt accepter des honoraires à taux horaire.

    7) Loukas Yiacouvakis, de l’atelier d’architecture YH2, rappelle que les coûts de production d’une maison unique et originale peuvent varier considérablement contrairement à la reproduction standardisée du même modèle d’habitation d’un projet d’envergure d’un promoteur. Sa conjointe et architecte Marie-Claude Hamelin termine en révélant ce qu’elle répète à tous ses clients: un projet ne peut être à la fois économique, rapide et beau…

    Et vous, avez-vous déjà construit une maison conçue par un architecte? Comment avez-vous fait pour diminuer les coûts de construction?

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    Mardi 13 octobre 2009 | Mise en ligne à 18h44 | Commenter Commentaires (69)

    Pour ou contre le home staging

    Le home staging ou la mise en valeur de propriété est très à la mode à la télé et dans les magazines. Tous les experts en la matière jurent qu’il est possible de vendre une propriété plus rapidement et à meilleur prix si elle est propre, si elle sent bon, si elle est désencombrée et si elle est dépourvue des objets trop personnels des occupants.
    Certes. Mais la vraie question, comme dirait l’autre, est la suivante: comme propriétaire, ai-je envie de dépenser de l’argent pour réaménager une habitation dont je veux me départir? J’ai appliqué les principes de base de la valorisation résidentielle (nouvelle peinture, désencombrement, réaménagement du vestibule, muffins à la cannelle au four…) dans la propriété de mon conjoint et il a fallu huit (longs) mois pour la vendre.
    Bien sûr, les visiteurs appréciaient le «décor accueillant», mais ils passaient rapidement aux choses sérieuses, comme le plan de localisation, l’état des fondations, le voisinage, la proximité des services…
    Le home staging n’est pas une solution miracle, m’avouent certains agents immobiliers.
    De son côté, Ulrika Wrese, agent immobilier chez Jutras Courtage, ne regrette pas d’avoir investi beaucoup d’argent pour meubler un appartement terrasse vide de près d’un million: l’acheteur a payé même pour les meubles qui s’y trouvaient!
    Personnellement, je recherche tout le contraire: moins un appartement (possédant beaucoup de potentiel) sera mis en valeur, plus il m’intéressera puisqu’il sera susceptible d’être offert à un prix imbattable.
    Et vous, que pensez-vous du home staging?


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    La réalisation d’un appartement modèle adopte plusieurs des principes du home staging. Cet appartement témoin du projet Les lofts William a été aménagé afin d’attirer une clientèle bien ciblée: une personne célibataire ou en couple, sans enfant, travaillant à proximité du Vieux-Montréal ou du centre-ville. Designer d’intérieur: Christian Bélanger. Photo Robert Mailloux, La Presse

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    La chambre de l’appartement témoin des Lofts William, un projet situé à deux pas du Vieux-Montréal. Designer d’intérieur: Christian Bélanger. Photo Robert Mailloux, La Presse
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    Une vue en plongée de l’appartement témoin des Lofts William, un projet situé à deux pas du Vieux-Montréal. Designer d’intérieur: Christian Bélanger. Photo Robert Mailloux, La Presse

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    Mardi 13 octobre 2009 | Mise en ligne à 10h01 | Commenter Aucun commentaire

    Sauvons les meubles

    Que pensez-vous du mobilier urbain à Montréal? Personnellement, c’est l’une des premières choses (bancs publics, poubelles, abribus, luminaires…) que je regarde lorsque j’atterris dans une ville.

    La Ville de Montréal a dévoilé le nom des firmes finalistes au concours de design d’abribus. Au cours des quatre prochaines années, la STM compte réaliser 400 nouveaux abribus afin de renouveler progressivement son parc actuel. J’ai bien hâte de voir à quoi vont ressembler les propositions des agences sélectionnées: Arium Design et Tak, Godbout, Plante, Associés, Leblanc+Turcotte+Spooner, Messier Designers, ainsi que Morelli Designers et Signature Design Communication.

    Le mobilier urbain a le pouvoir d’actualiser un lieu en lui insufflant une touche contemporaine. À preuve, le mobilier très actuel de la Promenade Samuel-de Champlain, à Québec, conçu par l’agence Daoust Lestage, a rendu l’endroit très attirant. Ce fut d’ailleurs l’un de mes coups de coeur à Québec, cet été. À Montréal, cette même agence a notamment réalisé les fontaines lumineuses, les super structures d’éclairage et la longue assise de granit ponctuée de bancs composés d’ipé de la Place des Festivals. Viendront plus tard les poubelles, les supports à vélo, les luminaires et les bancs (de rue et de place).



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    Mobilier urbain, conçu par l’agence Daoust Lestage architecture design urbain, pour la Place des Festivals, à Montréal. Photo Marc Cramer.

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    Mobilier urbain, conçu par l’agence Daoust Lestage architecture design urbain, pour la Place des Festivals, à Montréal. Photo Marc Cramer

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    La Place des Festivals, à Montréal. Photo Simon Duhamel

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    Table à pique-nique, dessinée par Daoust Lestage architecture design urbain. Promenade Samuel-de Champlain, à Québec. Photo Lucie Lavigne, La Presse

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    Banc public conçu par l’agence Daoust Lestage architecture design urbain, de la Promenade Samuel-de Champlain, à Québec. Photo Lucie Lavigne, La Presse

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    Samedi 10 octobre 2009 | Mise en ligne à 12h26 | Commenter Commentaires (11)

    Week-end plate

    L’une de mes chroniques préférées à la radio est sans contredit: Mon week-end plate, de Paul Houde, dans le cadre de son émission Montréal maintenant, à l’antenne du 98,5 FM.

    Banlieusard assumé, il réussit, façon pince-sans-rire, à résumer les inavouables plaisirs de la quotidienneté du parfait petit propriétaire. À moins d’être né dans un appartement en copropriété au 10e étage d’un édifice au centre-ville, il est impossible de ne pas sourire en découvrant la profonde platitude de sa liste de tâches de week-end.
    En vrac, je me souviens, entre autres, qu’il devait changer les pastilles en feutre sous les pattes de chaises de la cuisine.
    Il a aussi mis de l’huile WD40 sur les charnières des portes qui grincent.
    Il a déjà tourné les étagères de sa bibliothèque (qui courbaient sous le poids des livres), lavé tous les porte-savons de la maison dans le lave-vaisselle, ramassé les publisacs qui traînaient sur le terrain suite à la fonte de la neige, au printemps.
    Il me semble qu’il est aussi allé à un souper de retraités de l’AMC (American Motors Corporation), division Pacer.

    Cette semaine, à l’émission 3600 secondes d’extase, le sujet de la chronique de Paul Houde – qualifié de quinquagénaire festif – était: comment réussir son long week-end d’action de grâce. Parmi les activités “exaltantes” proposées, il y avait:
    1) Rentrer les meubles de jardin en résine de synthèse et les enchâsser sans se faire mal au dos
    2) Manipuler le souffle-feuilles
    3) Admirer la façade de sa maison, de l’autre côté de la rue, afin de rehausser son estime tout en clamant fièrement: “C’est propre!”
    4) Boire une bière froide en mangeant des cachous.
    5) Démêler et ranger des lacets par ordre de grandeur.
    Etc.

    De mon côté, dès que je ferme l’ordi, je pars accomplir une liste d’activités plates mais nécessaires de propriétaire.
    Et vous?

    Hyperlien Radio-Canada
    Hyperlien 98,5FM

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    Vendredi 9 octobre 2009 | Mise en ligne à 11h43 | Commenter Commentaires (28)

    Vieillir sexy

    J’en parlais hier avec ma mère, 73 ans.
    - Que penses-tu des femmes qui ont envie d’être sexy le plus longtemps possible?
    - Entièrement d’accord, je veux avoir l’air jeune et être dynamique le plus longtemps possible, m’a répondu sans hésiter Monique, qui fait de l’exercice dans un gym trois fois par semaine, qui marche beaucoup, qui danse et qui regarde mes magazines de mode sans être offusquée par le jeune âge des mannequins des défilés.

    Elle comprend que ces mannequins sont là pour «porter» des vêtements. Point.
    Certes, les designers font, de temps en temps, défiler des femmes d’âge mûr, comme Madonna, mais ces femmes ont un métier dans la vie qui n’est pas celui de mannequin.
    Il y a aussi des défilés qui mettent en vedette des rondes.

    Mais règle générale, ce sont encore des jeunes femmes morphologiquement (et génétiquement)grandes et minces qui présentent les nouveautés des créateurs.
    «En 20 ans de carrière, il m’est arrivé de voir arriver à deux reprises un mannequin visiblement anorexique. J’ai alors averti leur agent qu’il était hors de question que je les photographie», m’a confié un membre influent de l’industrie de la mode.
    En résumé, il est indéniable que les designers internationaux cherchent maintenant à séduire non pas les midinettes, mais bien les femmes d’âge mûr qui ont envie de se sentir attrayantes.

    C’est d’ailleurs les clientes de Dolce & Gabbana – qui n’ont sûrement plus 18 ans puisqu’elles ont les moyens de s’offrir leurs vêtements -qui leur ont réclamé de la mode sexy, pour l’été 2010, par le biais de YouTube.

    Résultat? Elles ont obtenu ce qu’elles voulaient! Vous n’avez qu’à jeter un oeil sur la photo qui apparaît à la une du cahier Vivre, d’aujourd’hui (voir la photo ci-dessous): on voit tous les top models (non bien sûr, elles n’ont pas 60 ans) en lingerie à la fois rétro et sexy, lors du dernier défilé de Dolce & Gabbana, collection printemps-été 2010, à Milan.
    Voyez aussi les photos de Sharon Stone et de Madonna, deux super glamazones de 51 ans, à la une de La Presse et en page 4 du cahier Vivre.
    Hyperlien

    dolce11-628.jpg
    Ce sont les clientes de Dolce & Gabbana – qui ont les moyens de s’offrir leurs vêtements – qui leur ont réclamé de la mode sexy, pour l’été 2010, par le biais de YouTube. Ici, une vue de la finale du défilé de Dolce & Gabbana, collection printemps-été 2010, à Milan

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    Mercredi 7 octobre 2009 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (7)

    Rien à cacher!

    Transparence! LE mot à la mode. Je ne compte plus le nombre de politiciens qui l’utilisent exagérément.
    Du côté de la mode, du design et de l’architecture, la transparence est cotée depuis des décennies!
    En 1966, Yves Saint Laurent a été le premier couturier à faire défiler un mannequin seins nus sous un chemisier transparent. Encore, pour l’été prochain, l’effet «je n’ai rien à cacher» est branché. C’est ce que j’ai pu constater dernièrement au défilé de Prada, à Milan, où non seulement les robes mais aussi les sacs étaient clairs comme de l’eau.
    Et que dire de la une du Paris Match, du 6 août dernier? Sharon Stone, seins nus avec corset ajouré et sandales à plateau, clamait: «J’ai 50 ans, et alors!» But de l’opération marketing? On pouvait lire que la plus glamour des stars se mettait à nu pour l’écrivain Marc Levy.
    Du côté du design de meuble, Philippe Starck reste le maestro de l’objet transparent et fantomatique, avec notamment son plus grand succès commercial: le fauteuil Louis Ghost, édité par Kartell.
    En architecture, la maison transparente demeure un grand fantasme des modernistes. J’ai d’ailleurs eu la chance de visiter deux icônes en matière de maisons de verre: la résidence secondaire Farnsworth, à Plano, dans l’État de l’Illinois, conçue par Mies van der Rohe, ainsi que la Glass house, de Philip Johnson, située dans la ville de New Canaan, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis.
    Comment se sent-on à l’intérieur de ces maisons de verre? L’absence de murs opaques me donnait l’étrange impression d’être nue…



    sharon-628.jpg
    Sharon Stone, 51 ans, n’a décidément rien à cacher. Elle s’est d’ailleurs mise à nu dans le magazine Paris Match du 6 août dernier. Photo The Huffington Post (http://www.huffingtonpost.com/2009/08/06/sharon-stone-topless-on-p_n_252960.html)

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    Les designers de mode les plus influents qui ont présenté leur collection printemps-été 2010, à Milan, ont opté pour la transparence. Abondamment copié, Miuccia Prada a même présenté LE sac à main idéal pour les aéroports! Impossible d’y cacher la moindre pince à sourcil ou bouteille d’eau! Photo AP

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    Robe transparente constellée de cristaux présentée au défilé de Prada, à Milan. Photo AP

    louis-ghost-6281.jpg
    Du côté du design de meuble, Philippe Starck reste le maestro de l’objet transparent et fantomatique, avec notamment son plus grand succès commercial: le fauteuil Louis Ghost, édité par Kartell. Photo fournie par Kartell.

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    La maison de verre Glass house de Philip Johnson, à New Canaan, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis. Photo Lucie Lavigne.


    farnsworth_628.jpg
    La maison de verre Farnsworth, située à Plano, dans l’État de l’Illinois, conçue par l’architecte moderniste Ludwig Mies van der Rohe. Photo: www.stcharlescabinets.com/about.php

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    Lundi 5 octobre 2009 | Mise en ligne à 16h02 | Commenter Commentaires (34)

    Lobby des fluocompactes

    Au Canada, l’élimination progressive des ampoules inefficaces, dont les lampes à incandescence se réalisera d’ici 2012. En Europe, la disparition des ampoules traditionnelles fait réagir certains ténors du milieu des luminaires.
    Deux d’entre eux, le célèbre designer allemand Ingo Maurer et le directeur général d’Artemide France n’ont pas lésiné à dénoncer cette mort annoncée.
    Voici un extrait de l’article Sources en question paru dans le magazine français Intramuros, édition juillet-août 2009:
    Au salon Euroluce (à Milan), Ingo Maurer prônait la résistance et la désobéissance à la directive européenne en conseillant avec humour le préservatif sur l’ampoule pour éviter surchauffe et surtout bêtise. Face au lobby des fabricants d’ampoules fluocompactes (CFL) qui veulent «assassiner» l’incandescence, explique Alain Taillandier, d’Artemide France, il faut résister et ne pas oublier que l’ampoule fluocompacte offre très peu d’options de recyclage, que le mercure contenu dans une seule ampoule CFL est capable de contaminer 23 000 litres d’eau, que la fabrication de ces CFL nécessite de 3 à 10 fois plus d’énergie, que les fabricants de CFL sont les seuls commanditaires des études d’impacts sur la santé et qu’ils ne les communiquent pas, que la consommation d’énergie lumineuse ne concerne qu’à hauteur de 1 à 5% les consommations domestiques, que les lobbies poussent les gouvernements à mettre en place la conversion aux fluocompactes sans consultation du public et que cette conversion ne sauvera pas la planète. La qualité de l’incandescence n’a pas d’alternative même si les halogènes basse tension, les LEDs et les OLEDs (qu’Ingo Maurer a exploités très tôt) procurent de nouveaux conforts d’éclairage…
    Et vous, vous êtes-vous convertis aux fluocompactes?

    Deux hyperliens sur le sujet de la conversion aux ampoules fluocompactes:
    La Presse
    Télé-Québec

    eurocondom.jpg L’équipe de design d’Ingo Maurer répond à l’abolition des ampoules à incandescence par l’Euro Condom qui «vous protège des réglementations stupides…» De fait, cette fine pochette en silicone très résistante à la chaleur permet de transformer une ampoule transparente en source lumineuse mate. Photo fournie par Ingo Maurer.

    plafonnier-design-628.jpg
    Une des créations les plus célèbres d’Ingo Maurer: le plafonnier Birdie’s Nest, dévoilée en 2005. Elle est composée de plumes d’oie et de 10 ampoules à bas voltage (non halogènes).

    maurer-628.jpg
    Lors du dernier salon Euoluce, à Milan, Ingo Maurer a célébré la beauté des lampes à incandescence avec cette suspension intitulée Oh man, it’s a ray. Photo fournie par Ingo Maurer.

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