Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive, septembre 2009

    Lundi 28 septembre 2009 | Mise en ligne à 8h46 | Commenter Commentaires (6)

    Robe du soir, bière et casquette

    Les défilés les plus influents présentés à Milan viennent tout juste de se terminer, ce matin. Celui du duo de créateurs ontariens derrière Dsquared2 a dévoilé sa collection de l’été 2010, à 9h30. J’y étais et je vous résume en quelques mots ce que j’y ai vu et… entendu.

    Commençons par la trame sonore. Les sportifs seront contents, elle était rythmée par l’un de vos refrains préférés : nananana nananana hé hé hé goooodbye.
    Ensuite, la collection, totalement inspirée du vestiaire des boy-scouts, rassemblait tous les grands classiques du style canadiana version camping sauvage.
    L’ambiance? À la fois légère et gaie. De fait, il est assez difficile de déprimer lors d’un défilé Dsquared2. Les frères jumeaux (Dean et Dan Caten) mettent beaucoup d’effort dans l’aménagement de la scène. Cette fois-ci, des troncs d’arbre, deux tentes et des lustres formaient le décor.
    Tous les mannequins portaient une casquette bardée d’écussons sur leur jolie tête et certaines d’entre elles ont arpenté la passerelle en robe de soirée, une bière (vide?) à la main. Avis aux adeptes de la casquette: la visière était légèrement courbée.

    Parmi les éléments détournés des boy-scouts de la collection, il y avait :
    . Des gilets de sauvetage, format mini, transformés en boléros.
    . Des gros bas de laine portés avec des escarpins à plateforme.
    . Des chemises à carreaux nouées à la taille.
    . Des bottes, des sacs à dos et des impers en plastique transparent.
    . Un imperméable, façon poncho à imprimé camouflage.
    . Des ceintures de cuir usé, nouées négligemment à la taille.
    . Des shorts en jean.
    . Un jean Capri plastifié (imaginez un jean parfaitement drapé de Saran Wrap)
    . Aussi, un accessoire qui n’a rien à voir avec les scouts: plusieurs mannequins portaient des lunettes papillon des années 50 (comme celles de Marilyn Monroe dans How to Marry a Millionaire?)
    . Un mannequin mâle a défilé avec un caleçon long enfilé sous un bermuda beige sable.
    . À la fin de la présentation, les deux designers – tout sourire – ont fait de même. Ils ont enfilé un caleçon long sous leur bermuda. Détail chou: un petit oiseau de chiffon avait été cousu sur l’une des épaules de leur veston.

    Demain, je prends l’avion pour Montréal (il fera beau j’espère?) et je vous donnerai d’autres primeurs.
    À bientôt!

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    Vendredi 25 septembre 2009 | Mise en ligne à 4h04 | Commenter Commentaires (5)

    Coucou de Milan

    Petite pause architectecturale! Je suis à Milan pour les défilés de mode printemps-été 2010. Confidence: j’ai été journaliste de mode pendant 10 ans avant de couvrir l’architecture.

    Hier, 18h, j’ai assisté au défilé de Miuccia Prada, la grande prêtresse de la mode.
    Mini-scoop rigolo: les chaussures, les sacs à main et les hauts étaient couverts de tout ce que peut contenir un lustre! Pampilles, pendeloques, cristaux de toutes sortes. Dites-vous que tout ce qui est présenté au défilé Prada est immédiatement copié!

    Avis aussi aux fans finis du western et du country. Vous serez très hot l’été prochain.
    Raison? Le duo de créateurs derrière D&G a remis les bottes de cow-boy, les franges, les chemises en jean et les jupettes à volants à la mode. Les mannequins semblaient toutes sorties d’un saloon, comme celui de River of No Return avec Marilyn Monroe.

    Arrivederci!

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    Lundi 21 septembre 2009 | Mise en ligne à 14h49 | Commenter Commentaires (24)

    Maison toxique

    Votre maison vous rend-elle malade?
    Alors que l’augmentation du nombre d’intoxications alimentaires fait jaser, je me suis souvenu d’un ancien logement «tapis mur à mur et cuisine 100% mélamine» qui m’a littéralement empoisonné la vie.
    Jeune et en pleine santé, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi j’éternuais si souvent, les larmes aux yeux. À l’époque, les principes de maisons saines, les produits à faible émission de COV et la construction écologique n’étaient pas encore dans l’«air» du temps.
    Un jour, un allergologue m’a avoué, catégorique, que je souffrais d’une sévère intolérance aux acariens. Sur ordre du médecin, j’ai dû notamment éviter les tapis, les bibelots, les épais rideaux et tout ce qui pouvait amasser la poussière. Je devais également housser oreillers et matelas et laver les draps à l’eau chaude.
    Drôle de hasard, c’est à partir de ce jour que je me suis éprise des aménagements minimalistes (bye-bye les bibelots) et des intérieurs désencombrés.

    L’un des ouvrages les plus complets sur le sujet est Rénovation de la maison saine, trucs et conseils pratiques, de la SCHL (Société canadienne d’hypothèques et de logement).

    On peut y lire que parmi les «poisons» se trouvant dans nos maisons, il y a:
    1) Les gaz du formaldéhyde (émis par les produits de bois composites, comme les panneaux de fibres et le contreplaqué, le rembourrage, les moquettes, les matériaux isolants, les peintures, les colles, les produits nettoyants…)
    2) Les produits chimiques autres que les COV (comme l’ozone pouvant être généré par des épurateurs d’air mal installés et par des purificateurs d’air)
    3) Les moisissures
    4) La poussière (bonjour les acariens!)
    5) Le radon, l’amiante et le plomb.

    Les auteurs de l’ouvrage affirment qu’un nombre croissant de gens souffrent de troubles dûs à l’hypersensibilité à l’environnement.
    Cette hypersensibilité apparaît plus fréquemment chez les personnes à la fin de la vingtaine ou plus vieilles, et plus couramment chez les femmes.
    Les symptômes?
    . Fatigue extrême, faiblesse et difficulté de concentration.
    Autre suggestion de lecture? Ma collègue Carole Thibaudeau m’a refilé Habitat sain et écologique, par Ginette Dupuy.
    Et vous, la qualité de l’air de vote maison vous préoccupe?

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    Vivement le style minimaliste et désencombré pour ceux qui sont allergiques à la poussière (acariens). Photo: Bonaldo.

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    Mardi 15 septembre 2009 | Mise en ligne à 17h15 | Commenter Commentaires (40)

    Laver son linge sale en famille

    Avis aux hommes, pardon, aux personnes qui ne se préoccupent aucunement de la lessive: le sujet abordé risque de vous ennuyer. Mais pour tous les autres, la question de la salle de lavage, une pièce bien souvent ignorée lors de l’élaboration des plans d’une propriété, risque de vous intéresser.
    L’une des rares fois où j’ai senti toute l’importance de l’aménagement d’une salle de lavage est dans la villa Savoye. Dans cette résidence secondaire conçue par Le Corbusier (construite de 1928 à 1931), la buanderie-lingerie est un espace baigné de lumière, idéal pour le séchage.
    J’ai grandi dans une maison où la laveuse et la sécheuse se trouvaient dans la cuisine. Bref, à la vue de tous. Comme le rappelle l’architecte Marie-Claude Hamelin, cofondatrice de l’atelier YH2, cet emplacement est très pratique en raison de la proximité des appareils. Résultat: une précieuse économie de temps! Aussi, l’îlot de la cuisine peut aisément se transformer en plan de travail, le temps de plier les vêtements. Mais la proximité a un désavantage: la vue des «tas» de linge à laver.
    Dans ma nouvelle maison, j’ai installé le duo laveuse-sécheuse au sous-sol, loin de la vue derrière un long mur composé de portes coulissantes. Une chute à linge court de ma chambre, à l’étage, jusqu’au sous-sol en passant par la cuisine. Dans un long mur de rangement, j’ai intégré non seulement les appareils électroménagers, mais plusieurs séchoirs (surmontés d’un ventilateur au plafond pour extraire l’humidité), des tablettes et des tringles.
    N’empêche, l’aménagement d’une pièce fermée et lumineuse consacrée à la lessive située près de la cuisine aurait été, à mes yeux, l’idéal. Mais faute d’espace au rez-de-chaussée, je me suis tournée vers le sous-sol, tout en insistant pour que l’escalier soit doté de paliers, donc facile à utiliser même les bras chargés.
    Ma collègue Marie-France Léger serait, au contraire, bien embêtée de devoir descendre dans les profondeurs du sous-sol (qu’elle déteste, comme vous le savez…) pour faire la lessive.
    «Les nouveaux acheteurs réfléchissent davantage sur l’emplacement de la salle de lavage et plusieurs l’aménagent près des chambres. Ainsi, des pas inutiles sont évités. La salle de lavage fait également office de lingerie.»
    Et le bruit? «Loin des yeux, loin des oreilles, enchaîne une autre collègue, Danielle Bonneau. Ma salle de lavage est située au sous-sol, très loin des chambres et du salon, précise-t-elle. J’ai donc tout le loisir de faire ma lessive tard le soir, après avoir couché les enfants.»
    En résumé, l’emplacement de la buanderie est indissociable du mode de vie des occupants. Et vous, changeriez-vous la position de la salle de lavage dans votre habitation?



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    Photo: IKEA
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    Photo IKEA.
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    Photo fournie par GE.
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    La laveuse et la sécheuse dans la cuisine… Ça vous dit quelque chose? Moi, ça me rappelle mon enfance (et mon adolescence)! L’avantage d’un tel aménagement? La proximité. Le désavantage? La vue des «tas» de linge sale. Mme Wendy Swan (sur la photo) étudie les plans suggérés par l’architecte Guy Demers. À son grand plaisir, il a prévu un nouvel espace pour la laveuse et la sécheuse. Photo Rémi Lemée, archives La Presse.

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    Vendredi 11 septembre 2009 | Mise en ligne à 18h19 | Commenter Commentaires (39)

    Pour ou contre le bois qui grisonne?

    Une vague d’architectes conçoivent des maisons au style contemporain tout en privilégiant un revêtement vieux comme le monde: du bois massif (bien souvent du cèdre) sans enduit ni protection. Un phénomène fort intéressant.
    De fait, ce choix architectural est très courageux puisque le grisonnement naturel du bois est «mal vu» dans notre société. Pour bien des gens, un bois gris est un signe de laisser-aller. Pire, on l’associe à des propriétaires qui «négligent» leur résidence.
    Dans mon entourage, je connais un jeune couple de graphistes qui pousse plus loin: il désire récupérer des vieilles planches de grange afin de les poser en guise de parement sur sa nouvelle propriété d’allure épurée.
    Je vous invite à jeter un oeil à toutes ces maisons d’architectes en bois grisonnant.



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    Maison McLaren conçue par l’agence MacKay-Lyons Sweetapple, de la Nouvelle-Écosse. Photo: James Steeves.

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    Maison McLaren conçue par l’agence MacKay-Lyons Sweetapple, de la Nouvelle-Écosse. Photo: James Steeves.


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    Chalet situé à Saint-Donat au parement de cèdre blanc de l’est du Canada. Aucune protection ni enduit de finition n’a été posé sur le bois massif. Conception et réalisation: les architectes montréalais Charles Louis Laperrière (Ubiq habitat) et Patrick Morand (ACDF*). Photo Robert Mailloux, La Presse.

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    Chalet situé à Saint-Donat au parement de cèdre blanc de l’est du Canada. Aucune protection ni enduit de finition n’a été posé sur le bois massif. Conception et réalisation: les architectes montréalais Charles Louis Laperrière (Ubiq habitat) et Patrick Morand (ACDF*). Photo Robert Mailloux, La Presse.

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    La toiture et les murs extérieurs de cette maison récemment construite à Saint-Donat sont composés de planches de cèdre blanc de l’Est du Canada bouvetées. Aucun débord de toiture n’a été fabriqué et aucun vernis ou enduit n’a été posé sur le cèdre. «L’écoulement de l’eau de surface longera les murs et le cèdre se protègera lui-même», note Louis Laperrière, 33 ans, d’Ubiq habitat qui, avec l’architecte Patrick Morand, a conçu et réalisé cette propriété. Photo Robert Mailloux, La Presse.

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    Maison Kennedy conçue par l’agence MacKay-Lyons Sweetapple Architectes, de la Nouvelle-Écosse.

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    Maison Kennedy conçue par l’agence MacKay-Lyons Sweetapple Architectes, de la Nouvelle-Écosse. Photo fournie par MacKay-Lyons Sweetapple Architectes.

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    La villa du lac Castor. Une conception de l’architecte québécois Pierre Thibault. Cette propriété a été la première habitation contemporaine en bois massif nu que j’ai vue au Québec. Choc architectural! Photo: Alain Laforest.

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    La villa du lac Castor, conçue par l’architecte québécois Pierre Thibault. Le revêtement est en cèdre blanc de l’est du Canada et les colonnes sont des rondins de pin blanc. Photo: Alain Laforest.


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    La villa du lac Castor au revêtement de cèdre sans protection, conçue par l’architecte québécois Pierre Thibault. Photo: Alain Laforest.

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    Mardi 8 septembre 2009 | Mise en ligne à 14h43 | Commenter Commentaires (13)

    Tirez-vous une bûche

    Le chic hyper rustique est dans l’air du temps. D’un côté, il y a les architectes qui par souci de «vérité» aiment utiliser les matériaux à l’état brut. Ainsi la beauté toute naturelle de la matière est mise en vedette.
    Depuis plusieurs années, les designers affichent aussi un (fort) penchant pour les matériaux primitifs, voire rustres. Déjà, en 1993, le célèbre designer français Philippe Starck proposait un modèle de maison préfabriquée par correspondance dans le catalogue 3 Suisses. Une des caractéristiques les plus frappantes de cette propriété était ses colonnes extérieures, des troncs à peine dégrossis.
    Parmi les meubles vus dans les magazines de décoration les plus cotés, on voit depuis plusieurs années des tables d’appoint et de chevet en bois massif sculptés de manière minimaliste.
    Certains designers vont même plus loin. «Je préfère la rugosité de l’écorce au bois trop travaillé», explique le designer d’intérieur montrélais Christian Bélanger qui a notamment posé plusieurs bûches en guise de tables d’appoint ou de repose-pieds dans le salon de la résidence de Star Académie, cuvée 2009.
    Parmi les adeptes du style «brut», il y a un autre designer d’intérieur de Montréal, Jean-Guy Chabauty. Dans l’une des maisons qu’il a aménagée dernièrement, il a installé des bûches dans la chambre principale et un tronc d’érable faisant office de colonne structurale à l’entrée.
    «Des billes ou des pastilles de feutre peuvent être installées sous la bûche afin de faciliter sa manutention», précise Christian Bélanger.
    Détail: une bûche, même coupée grossièrement, sera particulièrement attrayante dans un décor dépouillé et très contemporain.
    Enfin, il n’est pas nécessaire de faire sécher le tronc d’arbre avant de le mettre à l’intérieur. «Car il faudrait plusieurs années pour qu’une telle pièce de bois sèche complètement, précise Jason Meunier, propriétaire de la Scierie J.M. Selon le spécialiste, il faut vérifier si le coeur du rondin ne contient pas d’insectes et si la pièce de bois n’est pas fissurée.
    Quant à l’écorce, elle risque de se détacher du tronc. «Dans ce cas, une colle à bois fera l’affaire», suggère M. Meunier.


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    Des bûches en guise de repose-pieds ou tables d’appoint dans le salon de cet appartement de la rue William, à Montréal, aménagé par le designer d’intérieur Christian Bélanger. Photo Robert Mailloux, La Presse.

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    Une vue de la résidence de Star Académie, 2009. Le designer d’intérieur Christian Bélanger y a posé plusieurs bûches sur roulettes. Le style exploité? «La rusticité urbaine», résume-t-il.
    Photo: Mylène Lambert.

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    Le designer d’intérieur Jean-Guy Chabauty utilise non seulement des bûches dans ses aménagements contemporains, mais il va jusqu’à installer un tronc d’arbre en guise de colonne structurale. Ce tronc dégarni est un érable. Photo Bernard Brault, La Presse.

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    «Dans ce nouveau quartier de Montréal, les arbres matures se font très rares, fait remarquer le designer d’intérieur Jean-Guy Chabauty. Je n’ai donc pas hésité à en installer un dans la maison!» Photo Bernard Brault, La Presse.

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    Dans cette résidence secondaire, l’architecte québécois Pierre Thibault ne s’est pas contenté de bûches… Il a littéralement «planté» des troncs d’arbre à l’intérieur de la propriété située sur un terrain boisé. Résultat: une saisissante intégration à l’environnement! Photo: Pierre McCann, La Presse.

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