Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
  • Lire la suite »

    Archive, juin 2009

    Lundi 29 juin 2009 | Mise en ligne à 12h27 | Commenter Commentaires (7)

    La pièce de l’été

    Je pars en vacances, une petite semaine. Où? Pas loin: dans ma pièce moustiquaires (véranda tendue de moustiquaires ou screened porch, comme disent les Anglo-saxons).
    Cette pièce d’été est courue par toute la famille (incluant Juliette, chatte de gouttière s’adonnant à l’observation des mulots) et elle est facile à construire, vous confirmera M. Handyman (mon conjoint).

    Mieux: cette extension de la maison n’est pas coûteuse. Suffit d’avoir du bois (des deux par quatre), de la moustiquaire (toile en fibre de verre, moins chère que celle en aluminium), des agrafes et des vis.
    Bon, ceux qui vivent au centre-ville et les autres qui ne voient pas l’ombre d’un maringouin ou d’une mouche de l’été n’ont pas à se soucier d’acheter de la toile. Sinon, quel bonheur que de déguster un repas, en soirée, alors que les bestioles sont toutes stoppées par le grillage.
    Même s’il pleut, comme en ce moment, la véranda demeure un lieu agréable où il fait bon lire, dormir ou s’appliquer au “farniente”. Cette pièce naturellement climatisée permet de prendre l’air, tout en restant à l’ombre, sous le toit.
    Détail architectural: il est souhaitable que la moustiquaire soit tendue du plancher au plafond. L’effet de se trouver à l’extérieur est décuplé.
    Voici quelques images de vérandas à moustiquaires contemporaines.

    thibault2-628.jpg
    Pierre Thibault, l’architecte de cette résidence intitulée Les abouts, a un penchant (très marqué) pour les vérandas drapées de moustiquaires. Jusqu’à présent, il les a intégrées dans tous ses plans de résidences secondaires, incluant la sienne, à proximité du mont Sainte-Anne. Il y a installé un foyer au bois et utilise l’endroit même par temps froid. Les dimensions idéales d’une véranda? Elles se situent entre 400 et 500 pieds carrés. Une zone “salle à manger” et “séjour” devraient y être aménagées. L’hiver, les toiles métalliques sont laissées aux châssis de cette pièce moustiquaires. Ce qui évite les accumulations de neige. Lorsqu’il y a de grands vents, il se forme seulement un mince tapis de neige poudreuse au sol.
    Photo Alain Laforest.

    moustiquaire.jpg
    Conception Atelier Pierre Thibault.

    two-black-sheds-house-exterior628.jpg
    Conception David Salmela, architecte. Nom du projet: Two Black Sheds. Cette maison est située aux États-Unis. Photo Chad Holder, tirée de Dwell.com

    two-black-sheds-house-screened-6288.jpg
    Conception David Salmela, architecte. Nom du projet: Two Black Sheds. Cette maison est située aux États-Unis. Photo Chad Holder, tirée de Dwell.com

    desjardins-628.jpg
    Conception Gestion René Desjardins. Photo Robert Skinner, La Presse.

    thibault1-628.jpg
    Conception Atelier Pierre Thibault. Photo Bernard Brault, La Presse.

    bernier1-628.jpg
    Conception Paul Bernier, architecte.

    16_628.jpg
    Walter Gropius, fondateur du Bauhaus, et sa femme Ise ont profité de cette véranda drapée de moustiquaires. Cette maison (Gropius House) a été construite en 1938, dans l’État du Massachusetts, aux États-Unis. Elle appartient à l’organisme Historic New England et peut être visitée.
    Gropius House

    gropiushouse018_628.jpg
    Gropius House

    Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






    Mardi 23 juin 2009 | Mise en ligne à 14h33 | Commenter Commentaires (37)

    Le meuble le plus laid du Québec (suite)

    Amusant, le concours La foire aux meubles tente toujours de trouver le meuble le plus laid, au Québec, d’ici le 1er juillet, journée nationale du déménagement. Parmi les spécimens les plus moches, selon les commentaires recensés par le site http://foire-aux-meubles.ca/, j’ai choisi quelques beautés “atypiques”, “désespérées” ou étonnantes. Les voici.

    patchwork.jpg
    Hallucinant… Le fauteuil Patchwork nous fait basculer (raide) dans les années 70 !
    loveness.jpg
    Un hommage au motel Canada? Ce lit (ou divan?) de l’amour a été baptisé Monstre du Loveness.
    tangerine1.jpg
    Jolie frange à pompons pour ce fauteuil Tangerine Dream.
    laideur.jpg
    Design banal et motif floral indéfini. Le nom de cette pièce? Laideur. Bon…
    discontinue.jpg
    Capitonné, tarabiscoté, néo-classico-rococo…
    causeuse-et-cendrier-sur-pi.jpg
    Magnifiquement démodé! Ce type de mobilier (imprimé floral, volant et bois tourné) autrefois très répandu est maintenant plutôt difficile à trouver. De fait, cette causeuse (et son cendrier) illustre une partie de notre patrimoine design. Imaginez-les maintenant dans un espace dépouillé… ils s’imposeraient comme des pièces de collection hyper branchées.
    Causeuse et cendrier
    chaise-carrotter.jpg
    L’usure du temps…
    Chaise carreautée
    la-rose.jpg
    Peinte en noir ou en blanc (fini mat), serait-elle moins moche? Pas sûre…
    La rose
    laffreuse-lampe-bleue.jpg
    Mon coup de coeur! Entre le bouquet exotique pur plastique et l’ovni psychédélique, cette lampe de table pourrait faire l’objet d’un film catégorie fantastico-kitsch. D’ailleurs, c’est déjà  fait. Le titre du court-métrage? L’affreuse lampe bleue… Brrr. Voyez le film
    L’affreuse lampe bleue
    menaupose.jpg
    Euh…
    Ménaupose

    Lire le reste de cet article »

    Lire les commentaires (37)  |  Commenter cet article






    Jeudi 18 juin 2009 | Mise en ligne à 20h00 | Commenter Commentaires (4)

    Et les gagnants sont…

    Ce soir, l’Ordre des architectes du Québec (OAQ) a dévoilé les lauréats des 25e Prix d’excellence en architecture. Ce concours récompense tous les deux ans les meilleures réalisations des architectes québécois. Voici les gagnants.

    interesidence_lignesaeriennes.jpg
    Prix d’excellence – Aménagement intérieur (résidentiel). Réalisation : Lignes Aériennes, Montréal (réaménagement d’un loft pour y intégrer une chambre d’enfant). Architectes : Les Architectes Duchesneau & McComber. Clients : Marie-France Latour et Jean Paquette.
    Photo Steve Montpetit.
    prixmarcelparizeau_maisonbernierthibault.jpg
    Prix Marcel-Parizeau (projet dont le coût total des travaux n’excède pas les 150 000 $). Maison Bernier-Thibault, Montréal. Architecte et propriétaires : Paul Bernier, architecte et Joëlle Thibault.
    Photo Paul Bernier.
    residentielunifamille_maisonu.jpg
    Prix d’excellence – Architecture résidentielle (unifamiliale). Réalisation : Maison en U, Montréal. Architecte : Natalie Dionne architecte. Clients et propriétaires : Natalie Dionne et Martin Laneuville.
    Photo Marc Cramer.
    residentielhabitation_edificefleurie.jpg
    Prix d’excellence – Architecture résidentielle (ensemble d’habitations). Réalisation : Édifice Fleurie, Québec. Architectes : CCM² + GM architectes [Côté Chabot Morel architectes | Gamache Martin architectes]. Client : Université du Québec à Québec.
    Photo Stéphane Groleau.
    intecorpo_saucierperrotte-628.jpg
    Prix d’excellence – Aménagement intérieur (corporatif). Réalisation : Les bureaux de Saucier + Perrotte architectes, Montréal
    Clients, architectes et propriétaires : Gilles Saucier et André Perrotte.
    Photo Olivier Blouin.

    Lire le reste de cet article »

    Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article






    Mercredi 17 juin 2009 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Un commentaire

    Demain, les gagnants

    Demain soir, l’Ordre des architectes dévoilera les lauréats des 25e Prix d’excellence en architecture. Ce concours, une sorte d’Oscars pour le milieu, récompense tous les deux ans les meilleures réalisations des architectes québécois. Total: 21 projets lauréats et une personnalité gagnante. O.k. Je connais déjà les gagnants, nahnah… Mais je vous dirai tout et montrerai tout, demain, jeudi, dès 20h, juste après la cérémonie.

    Un commentaire  |  Commenter cet article






    Mercredi 10 juin 2009 | Mise en ligne à 6h41 | Commenter Commentaires (11)

    Besoin DEL

    D-E-L: trois lettres qui survoltent le milieu des luminaires résidentiels et institutionnels. Les diodes électroluminescentes constituent LA technologie de l’avenir, lit-on sur le site de Ressources naturelles Canada. “C’est le nouveau Klondike, tout le monde a voulu investir le marché”, constate de son côté André Pallai, président d’Eklipse, une entreprise montréalaise spécialisée dans l’éclairage architectural qui fabrique et conçoit notamment des luminaires à DEL.


    Résumons: les DELs ont été mises en marché dans les années 1960. En raison de leur coût élevé, leur utilisation était limitée à certaines applications comme les indicateurs «marche-arrêt» sur certains appareils électroniques. Les DELs ont grandement évolué ces dernières années et sont couramment utilisées dans les feux de circulation, les feux de freinage des véhicules automobiles et les enseignes de sortie.

    L’éclairage à DEL offre plusieurs avantages, dont son efficacité de 90% comparativement aux sources d’éclairage ordinaires dont l’efficacité n’est que de 5%. Certaines DELs peuvent fonctionner jusqu’à 100 000 heures. (Source: Ressources naturelles Canada).

    O.k. Mais toutes les DELs sur le marché n’offrent pas la même qualité de lumière.
    À preuve: j’ai testé une lampe MR16 aux DELs, vendue dans une grande surface. Résultat? La lumière était radicalement bleutée et le faisceau, contrairement à ce qui était indiqué sur l’emballage, était flou et non dirigé.

    “Les DELs blancs sont réalisés avec une couche de phosphore déposée sur la composante lumineuse d’une DEL bleue et la recette idéale de cette couche de phosphore n’est pas aisée à obtenir, d’où l’apparition d’une teinte bleutée”, explique André Pallai, d’Eklipse.
    Il tient toutefois à préciser que les possibilités de couleurs, d’intensité et d’effet sont quasi illimitées avec les DELs actuelles (pensons, entre autres, aux DELs RGB). “Nous arrivons à reproduire la lumière d’une lampe à incandescence ou à halogène”, dit-il.

    Le hic avec les lampes à DEL: leur prix est (très) élevé.

    Histoire de se rincer l’oeil, je vous dévoile quelques modèles de luminaires à DEL aux formes avant-gardistes et saisissantes vus au stand d’Artemide, lors du dernier Salon du meuble de Milan, qui s’est tenu en avril dernier.
    Mais d’abord, deux photos du Studio Eklipse, qui a raflé le grand prix Créativité Montréal 2008, en novembre, dans la catégorie Showroom/espace promotionnel.

    eklipse628.jpg
    Dans Le Studio d’Eklipse, à Montréal. Cette entreprise se spécialise notamment dans la conception et la fabrication de luminaires à DEL.

    Lire le reste de cet article »

    Lire les commentaires (11)  |  Commenter cet article






    Lundi 8 juin 2009 | Mise en ligne à 14h31 | Commenter Commentaires (31)

    Les fluocompactes m’éteignent

    O.k. Les lampes fluocompactes consomment jusqu’à 75% moins d’énergie et durent 10 fois plus longtemps que les ampoules à incandescence (source: Protégez-Vous).

    Bémol -1: elles contiennent du mercure.

    Bémol-2: elles émettent des radiofréquences, ce qui incommoderait certaines personnes (source: La Maison du 21e siècle).

    Bémol-3: les fluocompactes offrent peut-être un bon éclairage pour une lampe de lecture ou un atelier de travail, mais pas question d’en mettre dans mon salon ou ma chambre! Leur lumière est trop froide pour créer une ambiance inspirante. Au mieux, dans d’autres pièces, je choisis un modèle de type blanc «doux» adapté aux gradateurs afin de mieux contrôler l’intensité.

    Pire: voir une lampe fluocompacte de forme torsadée dépasser d’un abat-jour stylisé. Ouf!

    Ma trouvaille pour créer de l’ambiance sans (trop) consommer? Les lampes à halogène qui ont la forme de l’ampoule classique. Ce week-end, j’en ai même trouvé qui avaient une forme sphérique. Leur avantage? Elles consomment 30% moins d’énergie que les ampoules à incandescence et, grâce à leur verre clair, elles créent de magnifiques jeux d’ombres.
    Elles sont offertes dans les grandes quincailleries et chez IKEA.

    Dernière chose: l’un des meilleurs trucs écologiques en matière d’éclairage n’est-il pas de ne jamais laisser une lampe – fluocompacte, incandescence, DEL ou halogène – allumée pour rien??

    fluocompacte-628.jpg
    Les ampoules fluocompactes même de type blanc doux permettent difficilement d’obtenir un éclairage d’ambiance très flatteur. Pire: voir le modèle à forme torsadée… qui dépasse d’un abat-jour.



    halo-6281.jpg
    Belle découverte: les fausses ampoules à incandescence. Ma collègue Carole Thibaudeau en a déjà parlé: ces lampes à halogène ont la forme de la classique ampoule, mais consomment 30% moins d’énergie. Elles sont offertes dans les grandes quincailleries et bientôt chez IKEA.

    dsc_7169_628.jpg
    Résultat: j’ai vissé une lampe à halogène en forme d’ampoule (et surtout en verre clair) dans mon cabinet de toilette. La source lumineuse est «enveloppée» d’une feuille métallique à motifs végétaux (abat-jour Garland du designer et artiste originaire des Pays-Bas, Tord Boontje). Hier soir, j’ai pris une photo. Regardez les effets créés sur les murs grâce à l’éclairage halogène! En passant, j’ai aussi fait le test avec une ampoule au verre givré et le résultat est moins spectaculaire. Détail: l’abat-jour Garland (que j’ai acheté il y a quelques années) est toujours offert à Montréal, notamment à la boutique du Musée d’art contemporain de Montréal à environ 80$.

    maurer.jpg
    L’ampoule bulbe à incandescence – la classique – ne sera bientôt plus qu’un souvenir du XXe siècle… Trop gourmande en électricité, elle disparaîtra progressivement du marché européen entre 2009 et 2012, afin de laisser le temps aux fabricants d’adapter leur production. Ainsi, ils pourront remplacer les ampoules énergivores par des lampes fluocompactes, halogènes ou DEL. Étrangement, lors du dernier Salon du meuble de Milan, les ampoules bulbes ont volé la vedette au stand d’Ingo Maurer. Le créateur allemand a présenté une suspension intitulée Oh Man, it’s a Ray et qui célèbre la beauté de l’ampoule classique.

    Lire les commentaires (31)  |  Commenter cet article






    Samedi 6 juin 2009 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (11)

    Ceci n’est pas un bunker (suite et fin)

    Bon, je reviens rapidement sur la modernité du projet d’habitations en copropriété Haus, à Granby.
    Je découvre que l’architecture moderne même après 100 ans provoque encore autant de réactions!

    Mais avant, je voudrais juste vous rappeler que de juger si telle maison est belle ou laide n’est pas l’objectif de mon blogue. Ici, on n’est pas dans un concours de beauté ni à Britain’s Got Talent avec Susan Boyle.

    Par contre, j’adore vos commentaires sur les matériaux, les idées nouvelles d’aménagement, les espaces, les volumes, les proportions, l’architecture actuelle, la qualité de vie à l’intérieur des propriétés, vos trouvailles, vos déceptions, vos expériences en habitation…

    Ah! oui, et pour ce qui est du condo-témoin Haus, je vous rappelle, que c’est un condo-modèle et que personne n’y habite! Il a été construit pour démontrer notamment le principe de la cour intérieure (une des plus belles caractéristiques de ce projet). De très grandes fenêtres (verre énergétique) permettent d’entretenir un lien constant avec le jardin privé. Détail: ce dernier est inaccessible aux voisins ou aux passants.
    Pour ce qui est du revêtement extérieur, c’est un crépi d’acrylique, un excellent matériau qui (entre autres) empêche les infiltrations d’air dans les murs. Il est plutôt abordable, mais surtout très résistant, assure Yves Perrier, expert-conseil en bâtiment.

    Enfin, quelques photos de maisons d’exception (au style contemporain) qui, elles aussi, privilégient la relation entre l’intérieur et l’extérieur grâce à une généreuse fenestration.

    cover-628.jpg
    La une du dernier Architectural Digest, version française. Sujet principal: les maisons ouvertes sur la nature.

    beton1-628.jpg
    Constituée de deux cubes , cette maison de vacances est perchée sur une paroi rocheuse de la Costa Brava, en Espagne. Cette photo provient du magazine Architectural Digest, du mois de mai.


    yh2-628.jpg
    La résidence Château de cartes, largement fenêtrée, conçue par les architectes montréalais Marie-Claude Hamelin et Loukas Yiacouvakis (atelier YH2).
    Photo Marc Cramer

    cleinge-6281.jpg
    Un cottage du Plateau Mont-Royal rénové en profondeur selon les plans de l’architecte montréalais Henri Cleinge.
    Photo François Roy, La Presse

    thibault-628.jpg
    La résidence secondaire Les abouts, conçue par l’architecte québécois Pierre Thibault.
    Photo Alain Laforest

    Lire les commentaires (11)  |  Commenter cet article






    Mercredi 3 juin 2009 | Mise en ligne à 23h17 | Commenter Commentaires (14)

    Ceci n’est pas un bunker

    Bon, ok,les formes strictes et pures des habitations du projet d’habitation en copropriété Haus, à Granby, peuvent sembler arides. “Ça a l’air d’un bunker”, ont grogné certaines personnes, un peu ébouriffées par cette modernité.
    Mais cette simplification (extrême, vous direz) de la façade et cette absence de décoration ne sont pas nées d’hier. Elles remontent au début du siècle dernier!

    Surtout, l’important est à l’intérieur, vous répondraient les (défunts) architectes modernes de la première heure.

    Petit rappel historique.
    L’un des premiers architectes à avoir fait campagne contre l’ornement est Adolf Loos, avec un texte de 1908 intitulé Ornement et crime. Ça dit tout en deux mots…

    Le Bauhaus, école d’art et d’architecture allemande, qui exista entre 1919 et 1933, a aussi été très marquante.

    Le mot Bauhaus est encore très évocateur: il rappelle les débuts du mouvement moderne que l’on associe aux formes de base – carré, triangle, cercle – aux couleurs primaires, au mobilier tubulaire, au décor minimal, aux techniques nouvelles de construction, ainsi qu’à l’architecture cubique et blanche. Le Corbusier, Mies van der Rohe et Walter Gropius sont parmi les architectes modernes les plus connus.

    L’architecture moderne privilégie la qualité des espaces intérieurs mis en valeur par la lumière et l’assemblage simple des volumes extérieurs. Tout ça au détriment des ornements.

    En Amérique du Nord, le développement accéléré de la banlieue associé à la popularité de l’automobile a favorisé une surenchère de l’ornementation de la façade.

    «Comme la voiture, la maison permet aux propriétaires d’exprimer leur statut social.Malheureusement, dans les résidences à l’extérieur chargé, l’emphase est mise sur le paraître plutôt que sur la création d’espaces intérieurs de qualité privilégiant l’entrée de lumière naturelle», déplore l’architecte Pierre Thibault.

    Aujourd’hui, l’architecture dite contemporaine exploite non seulement les prolongements entre l’intérieur vers l’extérieur, mais aussi toutes les nouvelles techniques de construction favorisant le développement durable et l’efficacité énergétique. Surtout, l’arrivée de la modélisation informatique a permis une diversité inouïe des formes!



    Retour vers le futur: jetez un oeil sur la toute moderne Villa Savoye de Le Corbusier, construite de 1928 à 1931 :




    facade2-628.jpg
    Formes pures et blanches du condo-témoin du projet Haus, à Granby.

    encadree2-628.jpg
    Une vue magnifiquement “encadrée” grâce à une ouverture au niveau du balcon, attenant à la pièce au-dessus du garage.

    int-ext-628.jpg
    La limite entre l’intérieur et l’extérieur est brouillée et le contact avec le jardin amplifié.

    dolce-628.jpg
    Quand la cour intérieure devient “papier peint” ou l’art de décorer grâce à un long mur vitré!

    vue-plongeante-628.jpg
    Une vue plongeante sur les espaces lumineux et décloisonnés.

    cuisine1-628.jpg
    Admirer son jardin tout en mangeant.

    cuisine2-628.jpg
    … et tout en cuisinant.

    Crédit photos: Martin Chamberland, La Presse

    Lire les commentaires (14)  |  Commenter cet article






    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    juin 2009
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    2930  
  • Archives

  • publicité