Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Woody Allen’

Mercredi 21 mai 2014 | Mise en ligne à 12h35 | Commenter Commentaires (5)

Woody Allen en mode enchanteur

680x478

Enchanteur comme dans charmant : Woody Allen veut nous séduire avec des paysages picturaux et des domaines féériques de la Côte d’Azur des années 1920, son premier film d’époque depuis Sweet and Lowdown et The Curse of the Jade Scorpion, sortis à deux ans d’intervalle au tournant du millénaire (quoiqu’il a aussi fait de généreux retours dans le passé via les flashbacks fantaisistes de Midnight in Paris).

Mais aussi enchanteur dans le sens de enchantement : comme son titre l’indique, Magic In The Moonlight intègre quelques petits tours de magie dans son récit, thème cher au cinéaste de 78 ans qu’il a exploité à divers degrés dans son oeuvre : The Purple Rose of Cairo, A Midsummer Night’s Sex Comedy, Alice ou Scoop.

Le 49e long métrage de Woody Allen nous présente deux nouveaux-venus dans son univers. D’abord Colin Firth dans le rôle de Colin Firth, un gentilhomme anglais tiré à quatre épingles qui a le don d’envoûter ces dames sans grand effort. Ici, il joue en plus un prestidigitateur envoyé en mission dans la France voisine afin de mettre au jour une escroquerie.

Sa cible est incarnée par Emma Stone, décrite par un personnage dans la bande-annonce diffusée aujourd’hui comme «une visionnaire et une vision». Elle est cependant soupçonnée d’arnaquer de riches clients en se faisant passer pour une médium. Sans grande surprise, l’enquête de Firth est compromise par ses propres sentiments ou, pour reprendre le synopsis, «des complications personnelles et professionnelles s’ensuivent».

Magic In The Moonlight, qui compte également au générique les excellentes Marcia Gay Harden, Jacki Weaver et Eileen Atkins, prendra l’affiche le 15 août au Québec.

On apprenait il y a deux semaines que Stone rejoindra Joaquin Phoenix dans le prochain film de Woody Allen, dont le début du tournage est prévu en juillet, selon Variety. Une nouvelle muse?

À lire aussi :

> À propos du prologue de Midnight in Paris
> Le Top 6 de Woody Allen, selon… Woody Allen
> Le court du week-end : Meeting Woody Allen

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Samedi 15 décembre 2012 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Commentaires (6)

Le court du week-end : Meeting Woody Allen

17se

Voici un bien curieux court métrage, dont j’ai découvert l’existence en lisant la rencontre entre Woody Allen et Jean-Luc Godard, racontée par Roger Ebert dans son excellente autobiographie. Au fait, j’ai d’abord découvert que les deux hommes s’étaient rencontrés pour un des films les plus étranges de Godard, King Lear (1987), dans lequel Allen joue «M. Alien». Ce dernier confie au critique :

Norman Mailer a écrit le scénario? Eh bien, il n’y avait pas de scénario du tout le jour que Godard m’a filmé. J’ai travaillé une demi journée. Je me suis complètement mis dans ses mains. Il a tourné au Brill Building, travaillant très peu, juste Godard et un caméraman, et il m’a demandé de faire l’idiot, ce que j’ai fait parce que c’est Godard. C’était une des expériences les plus absurdes de ma vie. Je serais étonné si je n’étais autre chose que parfaitement insipide (on peut voir un extrait de sa performance ici).

Il se montrait très élusif quant au sujet du film. Il a d’abord dit que ça parlerait de l’écrasement du Learjet sur une île. Ensuite il a dit qu’il voulait interviewer tous ceux qui ont fait King Lear, de Kurosawa au Royal Shakespeare. Ensuite il a dit que je pouvais dire ce que je voulais. Il joue l’intellectuel français très bien, avec la barbe mal rasée et un certain caractère vague. D’un autre côté, quand je suis arrivé pour le tournage, il portait un pyjama, une robe de chambre et des pantoufles, tout en fumant un gros cigare. J’avais l’étrange impression d’être dirigé par Rufus T. Firefly.

Assez fascinant comme anecdote. Le film semble avoir été complètement improvisé depuis le début, avec Ebert rappelant qu’il a vu, à Cannes, la serviette de table sur laquelle le producteur Menahem Golan (le grand manitou du 80s Action) a signé un contrat avec Godard (avec une faute dans son nom), lui promettant un scénario de Norman Mailer, ainsi qu’Orson Welles dans la peau de King Lear et Woody Allen dans celle du fou du roi. Le réalisateur de Citizen Kane n’a en fin de compte pas participé au film, tandis que le fameux romancier a fait une apparition devant la caméra aux côtés de sa fille Kate. Le casting, des plus hétéroclites, comporte également Julie Delpy, l’angélique Dominique dans Trois Couleurs : Blanc; Molly Ringwald, vedette des mélos d’ados de John Hughes; Burgess Meredith, le coach de Rocky; Léos Carax, qui a fait un retour remarqué au cinéma cette année avec Holy Motors, et Godard lui-même.

Pour revenir au court, intitulé Meeting Woody Allen (1986) – ou Meetin’ WA – il a dû avoir été produit peu avant le tournage de King Lear. C’est une rencontre improbable entre deux titans à lunettes, iconoclastes chacun à leur manière; ils discutent de la vie, de leur rapport au cinéma et aux autres cinéastes, avec Godard y allant de ses typiques fioritures expérimentales dans la mise en scène et le montage, tout en faisant référence (musicalement surtout) à l’oeuvre de son interlocuteur, qui était alors à son sommet, venant de sortir son plus bel accomplissement en carrière, Hannah and Her Sisters.


Meetin' WA (1986) par Tomsutpen

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






Jeudi 9 août 2012 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (18)

Annie Hall et Manhattan au Parc

AnnieHall

Les deux films les plus connus de Woody Allen seront projetés au Cinéma du Parc au cours de la prochaine semaine. Manhattan du 10 au 16 août et Annie Hall du 14 au 16 août. Voilà une belle occasion de (re)voir deux des oeuvres les plus marquantes d’une des décennies les plus marquantes de l’histoire du cinéma américain.

Ces deux films, qui se complètent à merveille, ont redéfini le langage de la comédie romantique, et ont établi une nouvelle image du héros amoureux : apparence frêle, maladroit, pessimiste, anxieux, rempli de doutes, mais qui compense son absence de virilité superficielle par son charme, son humour et son intellect.

Avec Annie Hall (1977), qui a mérité à Woody Allen son seul Oscar du meilleur film, le cinéaste s’est affranchi de son identité de joyeux luron adepte de comédies de situation, et a proposé un cinéma plus fouillé psychologiquement, naviguant aisément entre gags et gravité, cynisme et sincérité, très inventif d’un point de vue narratif, résolument moderne, à la fois foncièrement personnel et tout à fait accessible.

Avec Manhattan (1979), Woody Allen a développé avec plus de précision et de complexité certains de ses thèmes chers relatifs aux relations humaines, présentant les affaires du coeur comme une lutte sans merci entre la raison et les sentiments. D’un souci esthétique rarement égalé dans sa filmographie, il offre sa plus émouvante déclaration d’amour en carrière à son éternelle maîtresse, la ville de Manhattan.

- Plus de détails sur le site du Cinéma du Parc

Lire les commentaires (18)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

    publicité

  • Calendrier

    août 2014
    L Ma Me J V S D
    « juil    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité