Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Stanley Kubrick’

Vendredi 6 mai 2016 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (11)

Kubrick arc-en-ciel

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Il n’y a pas de doute : de tous les cinéastes qui nous ont quittés il y a plus ou moins longtemps, Stanley Kubrick demeure la figure de prédilection parmi les cinéphiles (en ligne). Il y a en effet eu tellement de discussions, de témoignages et d’analyses autour de son oeuvre au cours des derniers mois seulement que j’en ai franchement perdu le compte.

Ceci est donc un post en forme de session de rattrapage, avec un paquet de vidéos récentes publiées sur l’internet abordant le maître sous diverses facettes. Le tout est intercalé avec des extraits des «Notes sur le cinéma», des réflexions que Kubrick a couchées sur papier à l’âge de 32 ans, après avoir complété Spartacus, et qui ont émergé le mois dernier.

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La vidéo qui justifie le titre de mon post, une exploration poétique de la palette visuelle de Kubrick, signée Marc Anthony Figueras.

«Je ne pense pas que les écrivains ou les peintres ou les cinéastes opèrent parce qu’ils ont quelque chose de particulier à dire. Ils ressentent des choses. Et ils aiment telle ou telle forme d’art: ils aiment les mots, l’odeur de peinture, le celluloïd, les images photographiques, travailler avec des acteurs… Je ne pense pas qu’un véritable artiste ait déjà été motivé uniquement par un point de vue didactique, même s’il pensait qu’il l’était.» – S. K.

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Une autre vidéo de facture créative sur l’oeuvre de Kubrick, cette fois-ci une illustration du «calme avant la tempête» dans ses films. Un hommage rendu par Stefano Westerling.

«Je pense que la meilleure intrigue est l’absence apparente de l’intrigue. J’aime un commencement lent, qui se glisse sous la peau des spectateurs et les implique d’une telle manière qu’ils puissent apprécier les notes de grâce et les tons doux, et n’ont pas à être matraqués par des points d’intrigue ou hameçonnés par du suspense.» – S. K.

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Turning Like Clockwork est un documentaire de 26 minutes sorti en 2011, mais qui a été mis en ligne cet automne. Le film de Gary Leva examine «l’impact culturel et l’influence durable» de A Clockwork Orange.

«Je n’ai pas encore trouvé de nouvelles idées récentes dans des films qui me paraissent particulièrement importants et qui ont à voir avec la forme. Je pense que notre préoccupation concernant l’originalité de la forme est une chose plus ou moins vaine. Une personne vraiment originale avec un esprit vraiment original ne sera pas en mesure de fonctionner avec la forme ancienne, et va tout simplement faire quelque chose de différent.» – S. K.

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Au risque de me répéter, Barry Lyndon (1975) est le plus criminellement sous-estimé des films de Kubrick; il s’agit en fait de mon préféré avec 2001 et Lolita. Voici un commentaire érudit à ce sujet de la part du toujours fiable Must See Films.

«Je dois admettre que je ne pense pas beaucoup aux proportions du widescreen après le premier ou deuxième jour [de tournage]. Je pense qu’on y accorde trop d’importance. C’est vraiment juste une autre façon de composer: pour certaines scènes c’est un meilleur format que d’autres; pour certaines scènes ça ne fait pas trop de différence. Au lieu d’avoir des gens qui se tiennent à deux pieds de distance, parfois vous les placez à quatre pieds de distance; ou vous mettez un accessoire dans le coin, ou autre chose. Quant au grand écran, le grand écran est un petit écran à l’arrière de la salle, et un écran normal est un grand écran à partir des premiers sièges.» – S. K.

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L’utilisation abondante du zoom – tout comme les lentilles conçues spécialement par la NASA – est un dispositif emblématique de Barry Lyndon. Cette technique est discutée dans cette vidéo montée il y a 9 mois par Marta Ruggeri.

«Peut-être la raison pour laquelle les gens semblent trouver plus difficile à accepter une fin triste dans les films que dans les pièces de théâtre ou les romans est qu’un bon film vous engage si fortement que vous trouvez une fin triste presque insupportable. Mais cela dépend de l’histoire, car il existe des moyens pour le réalisateur de tromper le public en lui faisant miroiter un dénouement heureux, et il y a des façons de laisser très subtilement le public savoir que le personnage est irrémédiablement condamné, et qu’il ne connaîtra pas une fin heureuse.» – S. K.

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Un énième docu sur de The Shining – mais peut-il vraiment y en avoir trop? On retrouve ici notamment les témoignages des réalisateurs William Friedkin, qui avait quelques années plus tôt marqué à jamais le genre de l’horreur avec The Exorcist, et Sydney Pollack, qui a joué un bonhomme louche dans Eyes Wide Shut. View from The Overlook, qui date de 2007, est une autre contribution de Gary Leva qui a été mise en ligne cet automne.

«Il y a certaines histoires dans lesquelles vous pouvez en quelque sorte faire rapidement un sans faute et accomplir le tournage en trois semaines. Mais ce n’est pas la façon d’aborder quelque chose dont vous voulez réaliser le plein potentiel. Donc, il n’y a souvent rien de bénéfique en travaillant sans vedettes et en visant les salles de répertoire.» – S. K.

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Un troisième docu de Gary Leva, Standing on the Shoulders of Kubrick (2007), qui regroupe de nombreux témoignages de cinéastes qui expliquent comment le chef-d’oeuvre de Kubrick a changé leur vie.

«On m’a souvent demandé si cela n’affecte pas la réalité et la qualité artistique d’un film de ne pas le filmer dans des endroits réels. Personnellement, je trouve que travailler à l’extérieur est une expérience très distrayante et n’a pas la simplicité presque classique d’un studio de cinéma où tout est noir d’encre et les lumières viennent d’un endroit prévu, et où c’est calme et où vous pouvez obtenir une concentration sans vous soucier des 500 personnes installées derrière une ligne de police autour du bloc, ou environ un million d’autres distractions.» – S. K.

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La pièce de résistance : une analyse historique en cinq chapitres de la production de 2001 : A Space Odyssey, gracieuseté de Cinema Tyler.

«La chose importante pour un cinéaste n’est pas tant de faire des succès que de ne pas faire d’échecs, parce que chaque échec limite vos possibilités futures à faire les films que vous voulez faire.» – S. K.

«Les gens semblent avoir beaucoup de difficultés aujourd’hui à décider si un personnage dans un film est bon ou mauvais – en particulier les personnes qui font ledit film. On dirait qu’ils distribuent vingt-cinq cents de bon, puis vingt-cinq cents de mauvais, et à la fin de l’histoire vous avez un équilibre parfait.» – S. K.

«Je pense qu’il est essentiel que, si un homme est bon, de savoir où il peut être mauvais et de le montrer. Ou s’il est fort, de décider quels sont les moments dans l’histoire où il est faible et de le montrer. Et je pense que vous ne devez jamais essayer d’expliquer comment il est devenu tel qu’il est, ou pourquoi il a fait ce qu’il a fait». – S. K.

«Je n’ai pas d’idées fixes en ce qui concerne les catégories de films que je veux faire – les westerns, les films de guerre, et ainsi de suite. Je sais que je voudrais faire un film qui donne l’impression d’une époque – une histoire contemporaine qui a donne finalement une impression de notre époque, psychologiquement, sexuellement, politiquement, personnellement. Je voudrais faire cela plus que toute autre chose. Et ce sera probablement le film le plus difficile à faire.» – S. K.

À lire aussi :

> Tout Kubrick en trois heures
> Blade Runner, un film «co-réalisé» par Stanley Kubrick
> The Shining : une affiche conçue dans la douleur
> Eyes Wide Shut, ou la promesse non tenue d’un cinéma adulte
> 2001, une analyse… typographique
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Jeudi 11 février 2016 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (24)

Non, le livre n’est pas «meilleur» que le film…

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Un des mystères les plus persistants dans l’analyse cinématographique de tout acabit est le recours à l’argument : l’oeuvre source est «meilleure» (ou, plus rarement, «moins bonne») que son adaptation au grand écran. C’est, pour être poli, un non-sens; pourtant, le sentiment est exprimé ad nauseam sur les réseaux sociaux ou à la sortie des salles.

En 2009, l’auteur d’American Psycho Bret Easton Ellis s’est fait demander ce qu’il pensait des films inspirés de ses romans, s’il se sentait protecteur de ses oeuvres lorsque manipulées par des tiers. Sa réponse est parfaite.

Si je me faisais vraiment du souci, je ne les laisserais pas faire. Les écrivains, nous avons ce pouvoir. On peut dire: «Je ne signe pas les papiers. Je ne vais pas vendre les droits de mon livre». Je pense qu’il s’agit d’un média [le cinéma] complètement différent, ça ne me dérange pas vraiment lorsque les gens adaptent mon oeuvre. Je crois qu’un livre est un livre. Il a été conçu comme un livre, pas comme un film. Lorsque j’écris un livre, je ne me dis pas : «Oh, ça ferait un très bon film». Je crois que les livres sont des choses qu’on ne peut adapter dans un différent média.

À propos de sa dernière réplique, il sort l’exemple d’American Psycho, son chef-d’oeuvre qu’il juge «impossible» à adapter. Il se montre toutefois satisfait du travail de la réalisatrice Mary Harron, qui l’avait porté à l’écran en 2000, disant qu’elle a réussi à habilement assembler un «greatest hits» du roman.

En gros, le film n’est pas meilleur ou moins bon que le livre, pour la simple raison que le cinéma et la littérature emploient différents langages (on a bien sûr le droit de mieux aimer le roman que son adaptation, tout comme on a le droit de préférer la crème glacée au baseball…).

Cette distinction élémentaire est démontrée dans cette vidéo de Now You See It. Vous remarquerez que son auteur n’a de cesse de répéter plus ou moins les mêmes arguments : ce n’est pas tant une marque d’incompétence ou de paresse à mon avis, mais plutôt une redondance sarcastique visant tous ceux qui se sont affolés en voyant Zack Snyder «ruiner» Watchmen

SK contre SK

Le symbole même de la tension entre cinéma et littérature est représenté par l’amertume de Stephen King envers l’adaptation par Stanley Kubrick de son troisième roman, The Shining. Il en a parlé il y a deux ans à Rolling Stone, et il remet ça dans une entrevue publiée au début du mois par Deadline (mais qui a été menée il y a quelques années). Il y soumet de nouveaux détails relatifs à sa discorde avec le légendaire cinéaste.

J’ai parlé à Stanley au téléphone avant qu’il n’ait commencé [la production] et je me souviens qu’il cherchait à mieux comprendre le livre, et il a dit: «Eh bien, ne trouvez vous pas que toutes les histoires de fantômes sont optimistes? Parce que cela présuppose que, s’il y a des fantômes, il y a une vie après la mort; nous ne mourrons pas, nous continuons». Et je lui ai dit, «M. Kubrick, que pensez vous de l’enfer?». Il y eut un long silence à l’autre bout du fil et il a dit d’une voix très ferme : «Je ne crois pas en l’enfer». Et je lui ai dit : «Eh bien, OK, vous n’y croyez pas, mais mon impression est que s’il y a des fantômes, ils sont aussi susceptibles d’être calomniés qu’invités à entrer dans la lumière». Vous vous souvenez du film avec Patrick Swayze, Ghost?…

Il y avait ce sentiment que les fantômes sont vraiment de notre côté, mais il est tout aussi probable que l’expérience de la mort a conduit certains d’entre eux à la folie. Quoi qu’il en soit, je pense que The Shining est un beau film comme je l’ai déjà dit; il est comme une belle grande Cadillac sans moteur à l’intérieur. En ce sens, lors de la sortie du film, un grand nombre de critiques n’y étaient pas très favorables, et je suis l’un d’eux. Je me la fermais à l’époque, mais je ne l’ai pas beaucoup apprécié.

King admet que, plus jeune, il se souciait beaucoup du contrôle qu’il détenait sur les (nombreuses!) adaptations de ses romans. Mais qu’avec le temps il a appris à davantage faire confiance aux cinéastes, en particulier ceux qui ont une solide réputation. Son réalisateur préféré est Lars Von Trier. Il dit qu’il n’hésiterait pas à lui laisser la voie libre et à lui conseiller de «bien s’amuser». Un film d’horreur pur et dur fait par le réalisateur d’Antichrist et de Melancholia, que demander de mieux!

Le principal reproche que King adresse au film de Kubrick est que le protagoniste ne vit pas d’arc narratif. Le Jack du grand écran est fou dès le départ, tandis que dans le roman il perd la raison petit à petit. «Pour moi, c’est une tragédie. Dans le film, il n’y a pas de tragédie parce qu’il n’y a pas de véritable changement. L’autre différence majeure est qu’à la fin de mon livre l’hôtel explose, et à la fin du film de Kubrick, l’hôtel gèle».

Pour d’autres différences entre les deux Shining, je vous suggère cette vidéo de CineFix. Le ton et l’humour très juvéniles ne seront pas du goût de tous, mais au moins l’information y est, et elle est solide. (D’autres comparaisons entre livre et film, dont Fight Club, Casino Royale, V for Vendetta, Psycho ou Jaws sont disponibles sur cette playlist).

Stephen King a par ailleurs révélé à Rolling Stone mardi que l’adaptation très attendue de sa saga The Dark Tower pourrait bientôt aller de l’avant, avec Matthew McConaughey dans le rôle de L’Homme en Noir. Deadline de son côté rapportait quelques jours plus tôt que Revival, le roman de King publié en 2014, est en production, et que Samuel L. Jackson pourrait en être la vedette. Ce dernier avait déjà participé à un film du roi de l’horreur, 1408, aux côtés de John Cusack. Enfin, on verra les deux hommes cette année dans une autre adaptation de King, Cell, qui combine technophobie et film de zombies.

À lire aussi :

> Le cinéma, un média éphémère selon Stephen King
> The Shining : la fin originale dévoilée
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Mardi 15 décembre 2015 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (15)

Blade Runner, un film «co-réalisé» par Stanley Kubrick

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Il ne s’agit pas d’une nouvelle révélation, quoique la fascinante anecdote concernant deux des films les plus populaires des années 1980 n’a pas encore été fermement implantée dans la culture populaire. Ridley Scott a récemment reparlé de l’implication de Stanley Kubrick dans son classique de science-fiction Blade Runner. Lors d’une table ronde de réalisateurs organisée par le Hollywood Reporter jeudi dernier, le cinéaste britannique a rappelé qu’il a demandé un coup de pouce à un certain collègue pour le sortir du pétrin (traduction via Première) :

Je venais de finir Blade Runner et c’était un désastre. Mes producteurs me disaient : «Tu ne peux pas terminer sur un origami, un coup d’oeil à la fille, un ascenseur et bingo, c’est fini». Je leur répondais : «Mais c’est un film noir!», et il rétorquaient : «C’est quoi un film noir?». Bref, on avait un problème. L’un d’eux m’a conseillé de terminer plutôt sur des images en plein air, où le couple serait dans la nature. Je ne voyais pas l’intérêt. Pourquoi les faire sortir dans une nature luxuriante alors qu’ils vivent dans ce monde dystopique? J’en ai parlé plusieurs fois à Stanley. Je lui ai dit : «Je sais que tu as tourné des tonnes de plans en extérieur pour The Shining, notamment en hélicoptère, tu pourrais m’en donner?» Et voilà comment la fin de Blade Runner a été tournée par Stanley Kubrick.

Ce qui est particulièrement ironique dans cette histoire est que ce sont des images d’un des films d’horreur les plus marquants de l’histoire qui ont été utilisées pour la version «happy-end» de Blade Runner, celle qui a été projetée lors de sa première sortie en salles, avant que le film ne connaisse plusieurs autres mutations (les 7 versions sont décrites ici).

Comme on le sait, un nouveau Blade Runner, réalisé par Denis Villeneuve, est présentement en développement. Le tournage devrait s’entamer à l’été 2016. Harrison Ford reprendra son rôle de Rick Deckard, tandis que Ryan Gosling en sera la vedette. Les détails de l’intrigue n’ont pas encore été révélés, mais Scott, qui supervise la production (et qui aura droit au final cut), a décrit la séquence d’ouverture le mois dernier lors de l’AFI Film Fest. Il en a étonné plus d’un avec sa référence à The Grapes of Wrath (1940), l’adaptation oscarisée du roman de John Steinbeck par John Ford, qui raconte les mésaventures d’une famille plongée au coeur de la Grande Dépression.

Nous avons décidé de commencer le film avec le bloc de départ du premier Blade Runner. Nous avons toujours aimé l’idée d’un univers dystopique, et nous commençons dans ce que je décrirais comme une «ferme industrielle» – ce qui serait un terrain agricole plat. Au Wyoming. Vous pouvez regarder 20 miles à la ronde. Pas de clôtures, juste de la boue labourée, sèche. En se retournant, vous voyez un arbre massif, qui vient de mourir, mais l’arbre est soutenu et maintenu en vie par des fils qui le retiennent. C’est un peu comme The Grapes of Wrath : il y a de la poussière, mais l’arbre est toujours debout. Près de cet arbre, il y a une petite maison blanche avec un porche. Derrière elle, à deux miles de distance, dans le crépuscule, on voit une moissonneuse batteuse massive qui est en train de fertiliser le terrain. Vous avez 16 lampes Klieg qui y sont installées, et cette moissonneuse est quatre fois plus grande que la petite maison. Et tout d’un coup un spinner [une voiture volante] fait son entrée, créant de la poussière. Elle est bien sûr poursuivie par un chien qui aboie, comme le veut la tradition; les portes s’ouvrent, et un gars sort du véhicule : Rick Deckard. Il marche vers la petite maison, ouvre la porte, s’assied, sent un ragoût, et attend l’arrivée du gars avec la moissonneuse, qui a trois étages de plus haut que la petite maison. L’homme descend d’une échelle – un grand homme. Il fait un pas sur le perron et il se place à côté de Harrison. Le petite maison craque; le gars doit faire 350 livres. Et je ne vais pas dire autre chose – vous devez aller voir le film.

Denis Villeneuve, de son côté, s’est gardé de trop en dévoiler à propos de son nouveau long métrage. Il a cependant affirmé lors du TIFF, en septembre, qu’une des grandes questions entourant la mythologie Blade Runner sera répondue dans son film : Deckard est-il un replicant ou un humain? (quoique Scott a fourni la réponse l’an dernier). Le réalisateur québécois a en même temps voulu se faire rassurant, disant aux fans du Blade Runner original qu’il va «prendre soin de son mystère».

Le prochain film que Scott mettra en scène est le prequel à son propre Alien, ou plutôt la suite à son Prometheus, intitulé Alien : Covenant. Le tournage s’entamera au mois de mars, en Australie. Covenant est le nom d’un vaisseau spatial à la recherche d’une nouvelle planète censée être un paradis, rapporte Screen Daily. Les membres de l’équipage finissent par atterrir sur une autre planète par erreur, et y découvrent son seul habitant, David, l’androïde de Prometheus incarné par Michael Fassbender… En salle le 6 octobre 2017.

Pour revenir à The Shining, je vous suggère cette énième analyse du «film le plus incompris et le plus personnel» de Kubrick. Ce docu d’une demi-heure se pose comme un complément intéressant à Room 237 (2012), le film de Rodney Ascher qui met en scène des théories de la conspiration toutes plus extravagantes et élaborées les unes que les autres.

À lire aussi :

> Alien et Prometheus : un mariage reporté?
> The Shining : une affiche conçue dans la douleur
> Room 237 : le miroir déformant de la critique

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