Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Science-Fiction’

Mardi 9 août 2016 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (9)

Arrival : Denis Villeneuve goûte à la science-fiction

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Le premier film de science-fiction du cinéaste québécois ne sera pas son dernier. Pour bien des fans du genre, Arrival est perçu comme un avant-goût d’un des films les plus intrigants de la décennie : la suite tant attendue de Blade Runner, qui prendra l’affiche à l’automne 2017. Mais chaque chose en son temps.

Arrival, dont le premier teaser a été mis en ligne aujourd’hui, et dont les premières images ont été publiées hier, est décrit comme de la SF intime; plus philosophie que pyrotechnie. En entrevue à USA Today, Jeremy Renner, qui se dit heureux de jouer pour une première fois en carrière «un nerd rusé», dit que le film est davantage un «mélange de Kubrick et de Spielberg» qu’un «gros film d’extra-terrestres de Michael Bay».

En effet, l’espèce de structure ovale mystérieuse qu’on voit dans le teaser pourrait être un cousin plus ou moins éloigné du monolithe de 2001. Et le cadre réaliste à travers duquel émerge un phénomème paranormal évoque la sensibilité de Close Encounters of the Third Kind. Et, comme dans le classique de Spielberg, la famille occupe une place de choix dans le récit. «Si vous êtes un parent, ça va vous anéantir», ajoute Renner.

Arrival est basé d’après une nouvelle prisée de Ted Chiang, intitulée Story of Your Life (il s’agissait jusqu’à tout récemment du titre de l’adaptation cinématographique). L’oeuvre publiée en 1998 a remporté le Nebula Award ainsi que le Sturgeon Award. L’intrigue suit une linguiste (Amy Adams) qui est engagée par l’armée afin de déterminer les intentions d’extra-terrestres «radicalement symétriques» débarqués sur Terre.

Tout au long du récit, le personnage d’Adams est tourmenté par les souvenirs de sa fille. «D’un point de vue émotionnel, le voyage qu’elle entreprend a été dévastateur pour moi», confie l’actrice au USA Today. «Ne pas avoir à me transporter dans un univers peuplé de super-héros – ce qui est plaisant aussi – m’a vraiment aidé à construire fermement le personnage et l’expérience», dit celle qui reprend le rôle de Lois Lane dans Justice League, présentement en tournage à Londres.

Le casting d’Arrival compte également Forest Whitaker et Michael Stuhlbarg, l’anti-héros existentiel de A Serious Man des frères Coen. Le film a été tourné à Montréal et à Saint-Fabien, près de Rimouski. Villeneuve renoue avec le compositeur islandais Jóhann Jóhannsson, qui nous a franchement épaté grâce à ses cordes lugubres dans Sicario. À la direction photo, le réalisateur québécois fait équipe une première fois avec Bradford Young (Selma, A Most Violent Year, le malickien Ain’t Them Bodies Saints), jeune as de l’image qu’on désigne comme l’héritier du regretté Harris Savides.

Arrival aura sa première mondiale à la Mostra de Venise, début septembre, et sa première canadienne au Festival du film de Toronto quelques jours plus tard. À l’affiche en Amérique du Nord le 11 novembre.

Un Los Angeles «toxique»

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Villeneuve s’est exprimé à propos du nouveau Blade Runner (qui n’a toujours pas de titre) le mois dernier via Entertainment Weekly. C’est la première fois qu’il parlait de son ambitieux projet depuis près d’un an, quand il a tenté de rassurer les fans du film culte de Ridley Scott qu’il va «prendre soin de son mystère».

Il affirme à EW qu’il a vu Blade Runner «des milliers de fois». Il se rappelle vivement de la séquence d’ouverture : «Cette note de musique; voir Los Angeles en 2019; ce smog; cette noirceur. C’est vraiment le film qui a donné naissance à mon désir de devenir réalisateur».

La nature de l’intrigue n’a pas encore été dévoilée, si ce n’est des premières minutes décrites en détail par Ridley Scott en décembre. Villeneuve révèle cependant que le récit se déroule quelques décennies après l’original, et fournit une description de l’atmosphère qui règne dans ce nouveau Los Angeles du futur : «Le climat est devenu fou furieux – l’océan, la pluie, la neige, tout est toxique».

Il commente également le véhicule illustré dans l’esquisse ci-dessus. Il s’agit d’une sorte de souffleuse à neige qui flotte au-dessus des rues et qui détruit la neige. «Un wet dream canadien», s’esclaffe-t-il.

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Villeneuve ne cache pas qu’il était initialement intimidé par le projet, rappelant que la période de pré-production fut «terrifiante» pour lui. C’est le scénariste du film original, Hampton Fancher, qui l’a rassuré. «Il m’a dit que Blade Runner est un rêve. Nous n’avons qu’à rêver à nouveau et ne pas trop nous soucier de la logique. Ça m’a permis de retirer beaucoup de pression et m’a donné la clé pour avancer».

Le tournage s’est entamé début juillet à Budapest. Ryan Gosling incarne le héros et sera épaulé par Harrison Ford, qui reprend le rôle de Deckard.

Le reste de la distribution est fort éclectique. On y retrouve Robin Wright ; la Canadienne et graduée de l’université McGill Mackenzie Davis (qui fut dirigée par Ridley Scott dans The Martian) ; la beauté fatale cubaine Ana de Armas (le film d’horreur d’Eli Roth Knock Knock) ; le Somali-Américain Barkhad Abdi (nommé à l’Oscar pour Captain Phillips) ; l’ancien champion de la WWE Dave Bautista (Drax dans Guardians of the Galaxy) et la Suissesse Carla Juri, qui a été applaudie sur le circuit festivalier en 2014 grâce à sa performance téméraire dans la comédie allemande trash Wetlands.

À l’affiche le 6 octobre 2017.

À lire aussi :

> Sicario et le fétiche du mouvement
> Blade Runner, un film «co-réalisé» par Stanley Kubrick

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Lundi 20 juin 2016 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Commentaires (21)

Le bonheur chinois de Warcraft

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Le seul moyen d’être diverti par «l’absurdité plutôt amusante» qu’est Warcraft, selon la critique du New York Times Manohla Dargis, est de fumer un gros joint au préalable. Dans cette perspective, on doit en conclure que l’Empire du Milieu en a du bon! L’adaptation du populaire jeu vidéo World of Warcraft a fracassé des records en Chine, dépassant les recettes nationales de blockbusters monstres comme Star Wars : The Force Awakens et Iron Man 3.

Et dans son Amérique du Nord natale? On évoque un flop à la John Carter ou Jack the Giant Slayer (j’en ai parlé ici). 25 millions $ «seulement» lors de son week-end d’ouverture. En deuxième position au box-office derrière The Conjuring 2 qui, avec son budget de 40 millions $, a coûté exactement quatre fois moins cher que Warcraft (sans compter les coûts de marketing astronomiques). En d’autres mots, le genre de désastre qui met fin aux aspirations et carrières d’un paquet de monde ambitieux. Mais heureusement que l’argent n’a pas de couleur. Grâce à la Chine, et ses 156 millions $ dans les cinq premiers jours d’exploitation, on parle déjà d’une suite. Les droits de diffusion du film en VOD y ont d’ailleurs été vendus pour la somme record de 18 millions $.

D’après l’analyse de Forbes, Warcraft pourrait très bien devenir la sortie hollywoodienne majeure dont le pourcentage de ventes à domicile est le plus bas par rapport à son cumul global. Des données – si ce n’est déjà fait – qui vont radicalement chambouler les critères quant aux publics-cibles. En effet, certains projets dits «de niche» comme Warcraft – basé d’après un jeu de stratégie qui met en scène des orcs et des humains – pourraient être immunisés non seulement contre les mauvaises critiques (32 % chez Metacritic) mais aussi contre une demande timide dans le marché nord-américain.

Le Los Angeles Times et Variety se sont chacun penchés en détail sur ce phénomène. Voici un résumé de certaines de leurs observations sur ce nouvel emblème de la tournure de plus en plus mondiale de l’industrie du cinéma :

> Le film est produit par Legendary Entertainment, studio qui a été acquis cette année par le conglomérat immobilier chinois Wanda Group. Vingt-six compagnies chinoises ont sponsorisé le film – un risque financier, considérant que la Chine entretient un quota serré de films étrangers, et ne diffuse pas les dates de sortie à l’avance. Mais disons que la saveur chinoise de Warcraft a certainement été un boni, et les censeurs lui ont offert comme porte d’entrée la fête des bateaux-dragons, c’est-à-dire cinq jours de congé et de férié d’affilée.

> De nombreuses bandes-annonces (bien plus qu’en Amérique du Nord) ont été diffusées dans divers médias chinois, et comprenaient des douzaines de séquences spécifiques à l’imagerie chinoise.

> Le film a été projeté sur près de deux tiers des écrans chinois, avec un record de 120 000 projections lors de sa première journée d’exploitation.

> Les spectateurs avaient l’option d’arriver dans les salles déguisés en orcs ou en humains, et de s’assoir dans des sections réservées d’avance à leur équipe. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de ce que le Times qualifie de «marketing 2.0», qui a été élaboré par des équipes massives réparties sur trois continents au cours des dix dernières années.

***

L’exportation du cinéma hollywoodien dans divers territoires est un processus particulièrement complexe. Un long papier du Los Angeles Times publié en avril examine tout le raffinement nécessaire afin de performer à l’étranger. «La distribution et la commercialisation de films américains dans d’autres pays consiste en l’habileté de déchiffrer l’esthétique propre à chaque culture». Dans cette optique, on peut dire que l’équipe de Warcraft à réussi une quinte flush royale en Chine. L’article poursuit :

L’Europe préfère le sexe aux fusillades, tandis que l’Asie et le Moyen-Orient s’extasient devant l’action et la violence. Les Italiens sont rebutés par la science-fiction, les Argentins tendent vers l’intellectuel, les Russes adorent Minions mais sont refroidis par les histoires d’amour interracial. Un distributeur décrit les drames américains comme «le gros mot dans notre industrie».

Les ventes de billet à l’international ont atteint la somme record de 38,3 milliards $ en 2015. Plus de 70% du box-office hollywoodien est généré à l’extérieur des États-Unis et du Canada. Le LA Times : «Puiser dans les fascinations des publics de Pékin à Bruxelles constitue une alchimie à enjeux élevés combinant langage, allure, censure, style d’une bande-annonce, couleur de fond d’une affiche, et potentiel commercial d’une vedette, comme Nicolas Cage, qui, malgré une carrière en déclin, est toujours un bon pari en Asie». (Ça me rappelle une discussion que j’ai eue avec une Japonaise au bar Champs, pendant la Coupe du monde en 2006, qui me disait adorer la manière que Cage a… de respirer).

À propos des affiches, l’article fait état d’une «forme d’art surréelle» que les équipes marketing dans certains territoires doivent maîtriser, et qui est souvent «révélatrice de préjudices raciaux». Par exemple, l’affiche chinoise de Star Wars : The Force Awakens a réduit le visage de John Boyega, un noir britannique et personnage de premier plan dans le film. Il en va de même avec Chiwetel Ejiofor, l’acteur principal de 12 Years a Slave, qui fut éclipsé par les acteurs blancs du film, Michael Fassbender et Brad Pitt, sur des affiches italiennes.

Le thriller militaire Eye in the Sky, qui porte sur le rôle des drones occidentaux dans les guerres au Moyen-Orient, a dû changer son titre en Amérique Latine, où la population majoritairement catholique aurait pu l’interpréter comme une allusion au regard de Dieu. Le film a été retitré Ennemi invisible. À noter que ce type de modifications prend souvent une allure comique, pour ne pas dire absurde, surtout en Asie. Voici quelques exemples notables, par écrit et en vidéo :

> The Shawshank Redemption – 1995: Fantastique (Taïwan) / Excitation 1995 (Chine)

> Annie Hall – Marié névrosé, mariée nerveuse (Brésil)

> Leaving Las Vegas – Je suis saoul et tu es une prostituée (Japon)

> Grease – Vaseline (Argentine)

> Nixon – Grand menteur (Chine)

> Knocked Up – Une nuit, gros bedon (Chine)

> Die Hard With a Vengeance – Die Hard : Mega Hard (Danemark)

> Pretty Woman – Je vais marier une prostituée pour sauver de l’argent (Chine)

> Silver Linings Playbook – Mon copain est un psychopathe (Russie)

> Top Gun – L’amour dans les airs (Israël)

> Boogie Nights – Son grand appareil le rend célèbre (Chine)

> Risky Business – Envoyez-le simplement à l’université sans qualifications (Chine)

> Free Willy – Une baleine très puissante court au paradis (Chine)

> Cloudy With A Chance of Meatballs – Il pleut des falafels (Israël)

> Fargo – Meurtre mystérieux dans de la crème de neige (Chine)

> G.I. Jane – Femme soldat de Satan (Chine)

> Army of Darkness – Le capitaine du supermarché (Japon)

> Austin Powers: The Spy Who Shagged Me – Austin Powers: L’espion qui se comportait très bien avec moi (Malaisie)

La palme revient à :

> The Sixth Sense – Il est un fantôme! (Chine)

À lire aussi :

> Jeux vidéo au cinéma : vers une nouvelle ère?

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Mardi 15 décembre 2015 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (15)

Blade Runner, un film «co-réalisé» par Stanley Kubrick

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Il ne s’agit pas d’une nouvelle révélation, quoique la fascinante anecdote concernant deux des films les plus populaires des années 1980 n’a pas encore été fermement implantée dans la culture populaire. Ridley Scott a récemment reparlé de l’implication de Stanley Kubrick dans son classique de science-fiction Blade Runner. Lors d’une table ronde de réalisateurs organisée par le Hollywood Reporter jeudi dernier, le cinéaste britannique a rappelé qu’il a demandé un coup de pouce à un certain collègue pour le sortir du pétrin (traduction via Première) :

Je venais de finir Blade Runner et c’était un désastre. Mes producteurs me disaient : «Tu ne peux pas terminer sur un origami, un coup d’oeil à la fille, un ascenseur et bingo, c’est fini». Je leur répondais : «Mais c’est un film noir!», et il rétorquaient : «C’est quoi un film noir?». Bref, on avait un problème. L’un d’eux m’a conseillé de terminer plutôt sur des images en plein air, où le couple serait dans la nature. Je ne voyais pas l’intérêt. Pourquoi les faire sortir dans une nature luxuriante alors qu’ils vivent dans ce monde dystopique? J’en ai parlé plusieurs fois à Stanley. Je lui ai dit : «Je sais que tu as tourné des tonnes de plans en extérieur pour The Shining, notamment en hélicoptère, tu pourrais m’en donner?» Et voilà comment la fin de Blade Runner a été tournée par Stanley Kubrick.

Ce qui est particulièrement ironique dans cette histoire est que ce sont des images d’un des films d’horreur les plus marquants de l’histoire qui ont été utilisées pour la version «happy-end» de Blade Runner, celle qui a été projetée lors de sa première sortie en salles, avant que le film ne connaisse plusieurs autres mutations (les 7 versions sont décrites ici).

Comme on le sait, un nouveau Blade Runner, réalisé par Denis Villeneuve, est présentement en développement. Le tournage devrait s’entamer à l’été 2016. Harrison Ford reprendra son rôle de Rick Deckard, tandis que Ryan Gosling en sera la vedette. Les détails de l’intrigue n’ont pas encore été révélés, mais Scott, qui supervise la production (et qui aura droit au final cut), a décrit la séquence d’ouverture le mois dernier lors de l’AFI Film Fest. Il en a étonné plus d’un avec sa référence à The Grapes of Wrath (1940), l’adaptation oscarisée du roman de John Steinbeck par John Ford, qui raconte les mésaventures d’une famille plongée au coeur de la Grande Dépression.

Nous avons décidé de commencer le film avec le bloc de départ du premier Blade Runner. Nous avons toujours aimé l’idée d’un univers dystopique, et nous commençons dans ce que je décrirais comme une «ferme industrielle» – ce qui serait un terrain agricole plat. Au Wyoming. Vous pouvez regarder 20 miles à la ronde. Pas de clôtures, juste de la boue labourée, sèche. En se retournant, vous voyez un arbre massif, qui vient de mourir, mais l’arbre est soutenu et maintenu en vie par des fils qui le retiennent. C’est un peu comme The Grapes of Wrath : il y a de la poussière, mais l’arbre est toujours debout. Près de cet arbre, il y a une petite maison blanche avec un porche. Derrière elle, à deux miles de distance, dans le crépuscule, on voit une moissonneuse batteuse massive qui est en train de fertiliser le terrain. Vous avez 16 lampes Klieg qui y sont installées, et cette moissonneuse est quatre fois plus grande que la petite maison. Et tout d’un coup un spinner [une voiture volante] fait son entrée, créant de la poussière. Elle est bien sûr poursuivie par un chien qui aboie, comme le veut la tradition; les portes s’ouvrent, et un gars sort du véhicule : Rick Deckard. Il marche vers la petite maison, ouvre la porte, s’assied, sent un ragoût, et attend l’arrivée du gars avec la moissonneuse, qui a trois étages de plus haut que la petite maison. L’homme descend d’une échelle – un grand homme. Il fait un pas sur le perron et il se place à côté de Harrison. Le petite maison craque; le gars doit faire 350 livres. Et je ne vais pas dire autre chose – vous devez aller voir le film.

Denis Villeneuve, de son côté, s’est gardé de trop en dévoiler à propos de son nouveau long métrage. Il a cependant affirmé lors du TIFF, en septembre, qu’une des grandes questions entourant la mythologie Blade Runner sera répondue dans son film : Deckard est-il un replicant ou un humain? (quoique Scott a fourni la réponse l’an dernier). Le réalisateur québécois a en même temps voulu se faire rassurant, disant aux fans du Blade Runner original qu’il va «prendre soin de son mystère».

Le prochain film que Scott mettra en scène est le prequel à son propre Alien, ou plutôt la suite à son Prometheus, intitulé Alien : Covenant. Le tournage s’entamera au mois de mars, en Australie. Covenant est le nom d’un vaisseau spatial à la recherche d’une nouvelle planète censée être un paradis, rapporte Screen Daily. Les membres de l’équipage finissent par atterrir sur une autre planète par erreur, et y découvrent son seul habitant, David, l’androïde de Prometheus incarné par Michael Fassbender… En salle le 6 octobre 2017.

Pour revenir à The Shining, je vous suggère cette énième analyse du «film le plus incompris et le plus personnel» de Kubrick. Ce docu d’une demi-heure se pose comme un complément intéressant à Room 237 (2012), le film de Rodney Ascher qui met en scène des théories de la conspiration toutes plus extravagantes et élaborées les unes que les autres.

À lire aussi :

> Alien et Prometheus : un mariage reporté?
> The Shining : une affiche conçue dans la douleur
> Room 237 : le miroir déformant de la critique

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