Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Science-Fiction’

Lundi 9 mars 2015 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (39)

De la bienséance de montrer Aliens à des enfants

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«J’ai réalisé à nouveau que, bien que malheureusement on ne peut pas revoir un grand film pour la première fois, ce qu’il reste de mieux à faire est de le montrer à des gens qui ne l’ont jamais vu». Cette réflexion se retrouve vers le début d’un récent billet de Matt Zoller Seitz qui a fait beaucoup de bruit au cours de la dernière semaine. Pour bien des lecteurs, dont moi, il leur a soutiré plusieurs francs sourires; mais pour d’autres, il s’agissait d’un papier carrément irresponsable.

En ce qui concerne le «grand film», vous aurez deviné qu’il est question d’Aliens (1986) de James Cameron. Jusque là, ça va. Et pour ce qui est des «gens qui ne l’ont jamais vu»? Un groupe de garçons de 11 ans le soir de la fête du fils de l’auteur. Une équation qui a incommodé plusieurs commentateurs, qui ont traité Seitz de tous les noms, l’accusant essentiellement de n’avoir pas plus d’habiletés parentales qu’un Jack Torrance.

Un adulte soi-disant responsable devrait-il montrer un film d’action aussi terrifiant et violent à des enfants? Je vais tenter de répondre à cette délicate question en me rabattant sur ma propre expérience. J’ai une relation plutôt particulière avec la mythique franchise de science-fiction. J’ai «vu» le Alien de Ridley Scott en salle alors que j’étais dans le ventre de ma mère (qui n’a sans doute pas beaucoup apprécié la fameuse scène du chestburster). Et quand j’ai vu Aliens, à la télévision, avec la pleine bénédiction de mon père, je devais avoir plus ou moins le même âge que les garçons invités chez Seitz.

Mes souvenirs de l’expérience sont assez vagues: des créatures gluantes tapies dans l’ombre, se détachant de manière inquiétante des coins sombres de l’écran; des expressions anxieuses et même horrifiées (autant les miennes que celle des acteurs); beaucoup de tirs de fusil bruyants mais en fin de compte futiles. À ce propos, s’il y a une scène dont je me rappelle parfaitement, c’est bien celle des «sentry guns».

Malgré le danger beaucoup plus important que ce qui avait été prévu, les soldats sont confiants que le spécimen le plus avancé de leur matériel militaire saura tenir les monstres à distance. Et puis, non. Leurs mitrailleuses ne sont finalement pas de taille. Lorsque le décompte des balles est tombé à zéro, j’ai vraiment paniqué. Mais, plus encore, je crois que j’ai découvert un sentiment qui m’était encore là inédit : une soudaine absence d’espoir, qui annonce une fin imminente.

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’Aliens m’a initié à mon rapport à la mortalité, mais il m’a certainement ouvert un peu plus grand la voie vers l’âge adulte – avec comme principal désagrément une ou deux nuits blanches passées à vérifier les activités en dessous de mon lit. Tout compte fait, rien de bien illicite.

Mais alors quelle est la solution pour les parents qui veulent stimuler l’intellect de leurs enfants, sans pour autant vouloir les effrayer à tout jamais?

Dans une chronique à caractère personnel publiée en 2008, le critique en chef du New York Times A. O. Scott suggère que «les enfants, plus même que les critiques, sont réceptifs à tout ce qui ne les ennuie pas». Ce qui n’est pas le cas de la plupart des films «adéquats» – comme Enchanted, qu’il a vu avec sa fille – qui plus souvent qu’autrement proposent des récits ultra-prévisibles. «Mais n’est-il pas plus amusant – quoique sans doute plus risqué – de ne pas savoir, d’être inquiets et attentifs et peut-être un peu incertains?» demande-t-il, avant de poursuivre :

L’esprit d’un enfant est fait pour apprendre, et même des films qui n’ont aucune intention didactique explicite peuvent leur apprendre beaucoup de choses. Un compagnon adulte est utile pour fournir des explications. Et c’est ce qui peut rendre certains parents mal à l’aise: pas les mauvaises choses que leurs fils et filles verront, mais les questions difficiles qu’ils peuvent se faire demander.

Le jour de Noël, mon fils, qui est en sixième année du primaire, est allé voir Charlie Wilson’s War avec sa mère et d’autres membres de la famille. Quand il est rentré, il a eu quelques questions difficiles, mais elles n’avaient rien à voir avec des membres du Congrès nus dans des bains tourbillon, ou la cocaïne, ou les flirts extraconjugaux, qui tiennent tous une bonne place dans ce film. «Pourquoi les Russes ont-ils envahi l’Afghanistan en premier lieu?» a-t-il voulu savoir.

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Matt Zoller Seitz, de son côté, s’est vu forcé d’écrire un rectificatif suite à son billet, pour tenter de calmer la tempête. Il a du coup offert une méditation fort honnête sur l’art d’élever un enfant lorsqu’on oeuvre dans le domaine, justement, de l’art.

La définition de ce qui est acceptable ou permis varie en fonction de la communauté dont on fait partie. Dans mon expérience, les artistes ont tendance à avoir, comment dire, une attitude plus souple à l’égard de ce qui constitue un visionnement approprié. Tout simplement : dans mon petit monde, on s’inquiète surtout de savoir si un candidat potentiel pour un visionnement peut être considéré comme du bon art, et qu’il soit quelque peu dans la zone de compréhension pour un enfant d’un tel âge. [...]

En fin de compte, on utilise son propre jugement. J’ai utilisé le mien. À un certain point, je pourrais écrire un autre article sur pourquoi je n’ai aucun problème à montrer à mon fils le Psycho original, 28 Days Later ou Aliens (tout cotés R), mais pas Kingsman: The Secret Service (R) ou les séries des James Bond ou des Transformers (PG-13). Pourquoi? La réponse courte: je me soucie plus des valeurs exprimées par le film et par ses personnages que du contenu du film. Ce qui ne veut pas dire que je vais lui montrer A Clockwork Orange ou Salo de sitôt. Seulement, qu’il y a plus de marge de manœuvre ici que certains sont prêts à concéder – et que finalement tout cela revient au contexte de l’événement, la communauté qui encadre ces enfants et leurs familles.

Et quant aux parents qui préfèrent ne pas prendre de risques, et s’en remettre au bon vieux système de classification lorsque vient le temps de trancher (ou, pour citer la chronique d’A. O. Scott, «choisissent d’interpréter les cotes PG-13 comme des injections littérales plutôt qu’une tentative de l’industrie de se protéger contre les plaignants»), j’ai quatre mots pour vous : Opération beurre de pinottes. Ce classique tiré de la série pour enfants Contes pour tous est officiellement le film le plus traumatisant que j’ai vu de toute ma vie. Et je ne dis pas ça pour me la jouer rétro-cool; il s’agit d’un véritable cauchemar 24 images à la seconde dont j’ai eu toutes les difficultés du monde à m’en réveiller.

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Vendredi 20 février 2015 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (10)

Neill Blomkamp dit finalement oui à Alien 5

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«Um… je crois donc qu’il s’agit officiellement de mon prochain film. #alien», a écrit Neill Blomkamp mercredi soir sur son compte Instagram. Difficile de faire plus désinvolte comme annonce de l’obtention d’un feu vert pour une production majeure issue d’une franchise légendaire. On se serait attendu de la part d’un jeune réalisateur âgé de 35 ans, fanatique du genre de la science-fiction de surcroît, de démontrer bien plus d’enthousiasme par rapport à cette opportunité géante. Mais, avant de croire qu’il se lance dans le projet plus ou moins à contrecoeur, une petite mise en contexte.

Le jour de l’An, Blomkamp a mis en ligne une série d’esquisses inspirées de l’univers d’Alien (dont celle qui coiffe ce billet). Il a tweeté le lendemain qu’il «travaillait dessus», mais qu’il ne pensait pas que ça allait aboutir. Il a ensuite dit qu’il avait pris «une ballade mentale dans l’univers créé par Ridley Scott», avant d’affirmer que le studio n’était même pas au courant de son intérêt pour un tel projet.

20th Century Fox n’a cependant pas tardé à découvrir les plans du réalisateur de District 9 et d’Elysium, et s’est apparemment montré très ouvert à l’idée. Le studio lui aurait offert le film sur un plateau d’argent. Mais, contre toute attente, Blomkamp s’est montré hésitant à accepter la proposition. Avait-il peur de ne pas avoir un contrôle créatif suffisant? En fait, il semblerait qu’on lui avait garanti une liberté presque totale. Alors qu’est-ce qui le dérangeait? «C’est moi le problème», a-t-il dit la semaine dernière en entrevue à Uproxx. «Fox, ils me laisseraient le faire, genre, demain».

Ce qui tracassait Blomkamp était lié à son anxiété par rapport à l’industrie en général. Il ne s’est toujours pas remis du stress de la pré-prod de Halo, l’adaptation du jeu vidéo ultra populaire, qui devait être son premier long métrage (Peter Jackson, qui en était le producteur à l’époque, lui avait par la suite offert comme «prix de consolation» de produire District 9, basé d’après le court métrage de Blomkamp Alive in Joburg). Le cinéaste sud-africain a articulé ce sentiment à Uproxx en ces termes :

Parfois Hollywood m’afflige. J’aime les films, mais Hollywood lui-même est un animal difficile à gérer. Donc, je me suis dit, si je ne fais plus de films, je devrais au moins mettre en ligne certaines de ces esquisses, et c’est exactement ce qui est arrivé. [...] J’aime l’idée du film, et j’ai produit bien plus d’esquisses que je n’en ai publié.

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C’est au gré de conversations avec Sigourney Weaver, qui apparaît dans son nouveau film Chappie (à l’affiche dans deux semaines), que Blomkamp s’est mis à rêver à Alien 5. Ses dessins, qui enflamment la cinéblogosphère depuis deux mois, ont été réalisés lors de nombreux temps morts dans une salle de montage à Vancouver.

Au début, il pensait à une intrigue qui n’incluait pas Ripley (ce qui serait une première dans l’histoire de la franchise officielle), mais il aurait changé d’avis en cours de route, comme on peut le voir dans l’esquisse ci-dessus. Il n’est cependant pas certain que Weaver reprendra son rôle emblématique. (voir d’autres esquisses à la fin de cet article).

En fait, on ne sait pas grand chose en ce qui concerne Alien 5, à part que l’action se déroulera quelques années après la suite de Prometheus. Ridley Scott, réalisateur du premier Alien et du premier Prometheus, produira les deux films, rapportait Variety mercredi.

Maintenant, la grande question est : qu’est-ce qui a motivé Blomkamp à finalement dire oui à Fox? À moins que toute cette valse hésitation constituait un savant bluff, une sorte de jeu de psychologie inversée, qui donne à son vainqueur un pouvoir de négociation accru en cas d’impasse? Si c’est le cas, on ne peut que lever notre chapeau à ce jeune homme qui s’apprête à faire un des plus gros films réellement indépendants de mémoire récente.

***

À l’occasion du 35e anniversaire d’Alien, Art of the Scene s’est penché sur un des moments les plus marquants de l’histoire de la science-fiction au grand écran, l’apparition choquante du chestburster. Une «anatomie» de cette fameuse scène, incluant des entrevues avec certains de ses principaux participants, a d’ailleurs été remise en ligne par Empire.

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Pour James Cameron, l’entrée au panthéon des cinéastes cultes a commencé par un rêve. Ou plutôt un cauchemar. Et je ne parle pas de son premier long métrage, Piranha II: The Spawning (1981), un ratage de série B qu’il a à moitié réalisé et sur lequel il n’avait aucun contrôle créatif. Non, il est bel et bien question de celui que l’on fait dans notre sommeil.

«Les cauchemars sont un atout en affaires; c’est la façon dont je vois les choses. J’étais malade, fauché, avec une forte fièvre, et j’ai fait un rêve sur cette figure de la mort en métal sortant d’un incendie. Et l’implication était qu’il avait été dépouillé de sa peau par le feu et a été exposé pour ce qu’il était vraiment», racontait cet été à Entertainment Weekly le réalisateur aujourd’hui âgé de 60 ans.

L’idée a fait son chemin parmi les studios qui s’intéressaient à l’époque au cinéma de genre, et qui étaient prêts à prendre un (modeste) risque financier sur un réalisateur relativement inexpérimenté. Avant les piranhas, Cameron était maquettiste et superviseur d’effets spéciaux pour la boîte de Roger Corman, producteur légendaire de séries B, qui a donné leur première chance à des futures vedettes comme Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, Peter Bogdanovich ou Jack Nicholson.

C’est finalement deux studios aujourd’hui défunts qui ont accepté d’embarquer dans l’aventure : Hemdale Pictures à la production (budget initial de 4 millions $, qui est passé à 6,4 millions $), et Orion Pictures à la distribution. Mais le patron de ce dernier exigeait une star établie dans la peau du Terminator avant d’accorder son feu vert. Et il avait une suggestion : O.J. Simpson! «Je pense que j’étais à genoux en train de vomir», se rappelle Cameron en entrevue Deadline.

oj-simpson-as-terminatorDans les années 1970 et 1980, Simpson était non seulement l’un des joueurs de football les plus acclamés de sa génération, il était aussi une personnalité publique fort appréciée, ce qui lui a permis de faire la transition au grand écran, dans des blockbusters tels The Towering Inferno et Capricorn One, et aussi à la télévision, notamment dans les fameuses pubs de Hertz. «Nous aurions peut-être reconsidéré la chose après qu’il eut tué sa femme», a dit Cameron à la blague à EW. «C’était quand tout le monde l’aimait et, ironiquement, c’est ce qui faisait partie du problème: il était ce gars sympathique, maladroit, un peu innocent. De plus, franchement, je n’étais pas intéressé à l’idée d’un homme afro-américain qui pourchasse une jeune fille blanche avec un couteau. Ça n’allait pas.»

Le patron d’Orion avait une autre suggestion, cette fois pour le rôle de Kyle Reese, l’humain protecteur qui a finalement été incarné par Michael Biehn. Il s’agissait d’Arnold Schwarzenegger, un Monsieur Univers originaire d’Autriche qui venait de se bâtir une certaine notoriété grâce à sa prestation musclée dans la série des Conan. Cameron n’était pas convaincu, et est allé rencontrer l’acteur dans un resto afin de confirmer des «différends créatifs» qu’il avait déjà pris pour acquis. Mais une fois à table, il a vite changé d’avis : «Je l’étudiais au restaurant, regardant la lumière de la fenêtre sur son visage et pensant, Bon dieu, quelle gueule! Oublions Reese. Arnold ferait tout un Terminator!».

Schwarzenegger a accepté, mais s’inquiétait du fait que son personnage n’avait que «17 répliques» et qu’il était un méchant, alors que l’acteur improbable qu’il était cherchait à s’établir une réputation de leading man. Mais son réalisateur a insisté : «Cameron a dit qu’il allait me filmer de façon à ce que tous les trucs mauvais que je fais seront totalement pardonnés par le public parce que je suis une machine cool. Tellement cool que certaines personnes vont m’applaudir».

La prophétie de Cameron s’est concrétisée, et pas à peu près! The Terminator, sorti en salles il y a 30 ans dimanche dernier, a démarré l’une des franchises les plus lucratives de l’histoire (le cinquième chapitre de la saga, Terminator: Genisys, prendra l’affiche le 1er juillet 2015). Le film a également cimenté le statut de superstar de Schwarzenegger qui, malgré tous ses succès subséquents, sera à tout jamais associé au cyborg impassible à lunettes fumées et à la veste de cuir. Ce rôle fut si emblématique qu’il lui a même procuré son sobriquet lors de la phase politique de sa carrière : The Governator.

Ce qui a fait de The Terminator un phénomène cinématographique plutôt qu’une note de bas de page dans l’histoire de la SF est dû à plusieurs caractéristiques, au-delà du seul charisme inimitable d’Arnold. Il y a l’inclusion d’une imagerie et d’une thématique riches tirées de la mythologie grecque (la notion du Destin), de la religion chrétienne (le salut de l’humanité qui passe par le fils qui n’est pas encore conçu, John Connor, un autre J.C. ; Reese est un ange protecteur qui tombe du ciel) ou de l’Holocauste (les camps d’extermination relatés par Reese ; le futur qui rappelle le ghetto de Varsovie, quoique les bergers allemands y tiennent un rôle inverse…). Le soin particulier apporté aux effets spéciaux, très élaborés malgré le budget limité, qui s’explique par l’expérience de bricolage acquise par Cameron dans la famille Corman, ainsi que par son association fortuite avec Stan Winston, qui allait devenir une légende dans le domaine. Un des premiers exemples d’un «personnage féminin fort» dans un film d’action. Et même quelques bonbons pour les cinéphiles endurcis, comme l’hommage explicite à Un chien andalou, lorsque le Terminator coupe son oeil avec un scalpel.

Mais, vraiment, c’est le talent brut de metteur en scène de Cameron qui a fait de The Terminator une oeuvre d’une rare qualité pour ce qui était censé être ni plus ni moins un film d’exploitation (sa maîtrise du langage visuel est analysée en détail par CineVenger ici et ici). Sa force vient aussi du fait qu’il s’agit d’un projet éminemment personnel: le Terminator, cette machine que rien ni personne ne peut arrêter jusqu’à ce qu’il ait accompli sa mission, c’est aussi Cameron lui-même, un des réalisateurs les plus intraitables dans l’industrie, que rien ne stimule plus que l’avertissement : «C’est impossible à faire». Quoiqu’il n’a pas eu le choix que d’accepter ce triste constat à au moins une occasion dans sa carrière, lorsqu’il a dû se résigner à abandonner l’idée d’un cyborg liquide dans le premier Terminator. Sept ans plus tard, avec un budget 20 fois plus élevé, il a eu l’opportunité de transposer à l’écran le film qu’il avait toujours rêvé de faire. Terminator 2 : Judgment Day, en effet, n’est pas tant une suite qu’un remake.

Encore aujourd’hui, comme c’est le cas pour les deux premiers Godfather, les fans et les critiques peinent à trouver consensus : Terminator 1 ou 2 ?

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