Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Science-Fiction’

Mardi 14 juillet 2015 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (22)

Star Wars : les «effets pratiques» contre-attaquent

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En entrevue à une chaîne de radio publique californienne en mai dernier, le spécialiste des effets spéciaux Rick Baker a affirmé qu’il en avait assez : «J’ai 64 ans et l’industrie est devenue folle. J’aime faire les choses bien, et ils veulent que ce soit rapide et pas cher». Le lauréat de sept Oscars, qui a notamment travaillé sur An American Werewolf in London, Videodrome, Men in Black et le vidéoclip mythique de Michael Jackson Thriller, considère que la prédominance des images de synthèse (CGI) «a retiré la portion animatronique» qu’il pratiquait.

The Guardian, qui a relayé l’histoire deux jours plus tard, note dans la conclusion de son papier que la «retraite imminente» de Baker est ironique étant donné que les «effets pratiques pourraient connaître une renaissance mineure grâce à la sortie, en décembre, de Star Wars: The Force Awakens. Des sources sur le plateau de tournage suggèrent que J. J. Abrams fera un usage extensif de marionnettes et d’animatroniques».

La dernière phrase prend ici la forme d’un joli pléonasme : malgré l’aspect clandestin de la production, ses principaux représentants ne manquent jamais de vanter la teneur analogique du projet. On est à se demander s’il ne s’agit pas d’une clause dans leur contrat: pratiquement à chaque entrevue, le réalisateur, le scénariste, la productrice ou les acteurs lancent invariablement «décors naturels», «accessoires tangibles», «costumes suffocants»… Sous-entendu : rien à voir avec l’orgie de CGI de l’infâme prélogie de George Lucas.

Le week-end dernier, lors du Comic-Con à San Diego, convention annuelle incontournable pour les passionnés de SF et de BD, les observateurs furent étonnés de ne pas retrouver une nouvelle bande-annonce de Star Wars VII, comme c’est la norme pour les blockbusters qui y sont promus. La prochaine b-a sera en fait diffusée fin septembre. À la place, les quelques 7000 fans dans l’auditoire bondé ont eu droit à une vidéo montrant les coulisses d’un tournage «authentique» :



> Le panel réunissant toutes les vedettes de The Force Awakens peut être vu ici dans son intégralité.

Bien entendu, le fait qu’Abrams épouse avec enthousiasme les «effets pratiques» ne signifie pas automatiquement que son Star Wars sera supérieur aux films misant presqu’exclusivement sur le numérique pour leurs séquences-clés (Dawn of the Planet of the Apes et le nouveau Godzilla sont des exemples récents d’utilisation judicieuse du CGI). Mais force est d’admettre que l’approche vintage du cinéaste permet aux fans, pour utiliser un savant jeu de mots, de cultiver un nouvel espoir.

Depuis au moins une bonne dizaine d’années, le scepticisme envers les grosses productions bourrées d’images de synthèse n’a cessé d’augmenter. Et pour cause. Le CGI est un outil extrêmement puissant et, comme on le sait, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Malheureusement, beaucoup trop de réalisateurs, souvent intimidés par des studios pressés, intègrent de manière malhabile cette technologie dans leur démarche artistique. Tandis que d’autres font l’erreur de considérer le CGI comme une fin en soi, et non pas comme un simple moyen de peaufiner leur vision.

En mai dernier, le site Cracked a publié une analyse exhaustive – et forcément humoristique – sur les travers du CGI. L’article divise ses observations en six parties (et en nombreux GIFs accompagnés de bas de vignette comiques), que je résume ici très brièvement :

> Une perte du sens de la gravité

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Dans certains cas on ne peut pas distinguer le haut du bas, la gauche de la droite. Les éléments de l’image n’ont plus de poids ou leurs mouvements ne sont plus régis par les lois de la physique. Exemple : dans un des Lord of the Rings, Orlando Bloom glisse sur la défense d’un mammouth «comme Fred Cailloux qui termine son quart de travail». «Même si le CGI est impeccable», le public n’a pas de repères pour reconnaître la valeur de l’exploit de ce genre d’acrobatie; l’excitation cède sa place à l’indifférence.

> Un travail d’étalonnage misant sur l’orange et le bleu

Ces deux couleurs dominent les productions majeures de tout genre de la dernière décennie. La tendance a débuté avec O Brother, Where Art Thou? des frères Coen. «Mais leur intention était de dévier du réalisme du produit fini, alors qu’un film comme Jurassic Park portait (à l’origine) sur la création de créatures plus grandes que nature dans un contexte réel».

À propos, un travail d’étalonnage malheureux a pris d’assaut la grande majorité des films de super-héros, désireux de répliquer la gravité des Batman de Christopher Nolan. Une méthode particulièrement mal avisée en ce qui concerne le «coloré» Superman :

> Le CGI devait initialement être utilisé en dernier recours

Les animatroniques sont plus complexes à construire et à intégrer dans les scènes. Mais cet effort est louable, puisqu’il crée un pont plus solide entre la fantaisie et la réalité, surtout dans des scènes qui impliquent une importante proximité entre le vrai et le faux. Dans Jurassic Park, les dinosaures étaient animés la plupart du temps par des marionnettes; ils n’étaient entièrement numérisés à l’écran que pendant quatre minutes.

«Dans la bande-annonce de Jurassic World, tous les dinosaures sans exception sont CGI. Lorsque Chris Pratt interagit avec trois vélociraptors qui sont juste en face de lui, ils pourraient tout aussi bien être des dessins animés, parce qu’ils sont juste à côté d’une personne en chair et en os, qui nous rappelle constamment de quoi a l’air un être qui est bel et bien vivant».

> Ces films qui oublient qu’une caméra doit physiquement exister

«En balayant la caméra sur des centaines de pieds à travers l’espace, tout se transforme en un train miniature avec des gens minuscules qui y sont intégrés. L’ironie est que les décors miniatures de la vieille école ont été filmés de manière à ce que l’on ne se rende pas compte qu’il s’agissait de miniatures, quelque chose que certains artistes numériques ont complètement oublié.

«Ce n’est pas que le CGI est peu détaillé ou merdique, mais plutôt qu’il englobe tout. Les créatures ne font pas irruption dans un monde réel, car il n’y a pas de monde réel à pénétrer». Pour mieux comprendre ce point, voir le no. 4 dans ce Top 10 :

> Ces films modernes qui oublient qu’on peut dire que quelque chose semble faux

«Ce n’est pas que le Jurassic Park original paraît mieux parce que le CGI est meilleur, mais plutôt que le film original a su cacher ses effets. À l’exception de la scène du brachiosaure extrêmement datée, la plupart des effets dans Jurassic Park sont dissimulés par la pluie et l’obscurité.

112614_Mosasaur_CloseUp«Jurassic World, par contre, lance ses marionnettes numériques directement dans nos visages comme s’il s’agissait d’une tarte à la crème remplie de dents. Ils nous poussent littéralement dans une gorge CGI, comme pour dire “Hé, regardez moi ça!”, de sorte que nous n’avons d’autre choix que de relever ses imperfections».

> Les grosses séquences d’effets visuels doivent être traitées avec révérence

Essentiellement, l’on se doit de conserver la magie du cinéma. Plus gros et plus vite ne sont pas nécessairement synonymes de meilleur. Cracked illustre parfaitement une certaine perte d’admiration pour le CGI, tant du côté des créateurs que des spectateurs, en rappelant la durée des métamorphoses d’Optimus Prime dans la série des Transformers : 40 secondes dans le premier film, 10 dans le deuxième et 5 dans le troisième. Pour conserver l’esprit de l’analogie : une démonstration de CGI était il n’y a pas si longtemps un vrai évènement, qu’on prenait le temps d’apprécier. Aujourd’hui, dans certains (trop de) cas, il s’agit d’un jouet pas tout à fait rodé dont la présence est à la fois exigée et banalisée.

Voici un autre Top 10, qui nous rappelle qu’il fût un temps où l’on approchait le CGI comme il se doit, avec des yeux d’enfant :

À lire aussi :

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Lundi 9 mars 2015 | Mise en ligne à 17h00 | Commenter Commentaires (39)

De la bienséance de montrer Aliens à des enfants

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«J’ai réalisé à nouveau que, bien que malheureusement on ne peut pas revoir un grand film pour la première fois, ce qu’il reste de mieux à faire est de le montrer à des gens qui ne l’ont jamais vu». Cette réflexion se retrouve vers le début d’un récent billet de Matt Zoller Seitz qui a fait beaucoup de bruit au cours de la dernière semaine. Pour bien des lecteurs, dont moi, il leur a soutiré plusieurs francs sourires; mais pour d’autres, il s’agissait d’un papier carrément irresponsable.

En ce qui concerne le «grand film», vous aurez deviné qu’il est question d’Aliens (1986) de James Cameron. Jusque là, ça va. Et pour ce qui est des «gens qui ne l’ont jamais vu»? Un groupe de garçons de 11 ans le soir de la fête du fils de l’auteur. Une équation qui a incommodé plusieurs commentateurs, qui ont traité Seitz de tous les noms, l’accusant essentiellement de n’avoir pas plus d’habiletés parentales qu’un Jack Torrance.

Un adulte soi-disant responsable devrait-il montrer un film d’action aussi terrifiant et violent à des enfants? Je vais tenter de répondre à cette délicate question en me rabattant sur ma propre expérience. J’ai une relation plutôt particulière avec la mythique franchise de science-fiction. J’ai «vu» le Alien de Ridley Scott en salle alors que j’étais dans le ventre de ma mère (qui n’a sans doute pas beaucoup apprécié la fameuse scène du chestburster). Et quand j’ai vu Aliens, à la télévision, avec la pleine bénédiction de mon père, je devais avoir plus ou moins le même âge que les garçons invités chez Seitz.

Mes souvenirs de l’expérience sont assez vagues: des créatures gluantes tapies dans l’ombre, se détachant de manière inquiétante des coins sombres de l’écran; des expressions anxieuses et même horrifiées (autant les miennes que celle des acteurs); beaucoup de tirs de fusil bruyants mais en fin de compte futiles. À ce propos, s’il y a une scène dont je me rappelle parfaitement, c’est bien celle des «sentry guns».

Malgré le danger beaucoup plus important que ce qui avait été prévu, les soldats sont confiants que le spécimen le plus avancé de leur matériel militaire saura tenir les monstres à distance. Et puis, non. Leurs mitrailleuses ne sont finalement pas de taille. Lorsque le décompte des balles est tombé à zéro, j’ai vraiment paniqué. Mais, plus encore, je crois que j’ai découvert un sentiment qui m’était encore là inédit : une soudaine absence d’espoir, qui annonce une fin imminente.

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’Aliens m’a initié à mon rapport à la mortalité, mais il m’a certainement ouvert un peu plus grand la voie vers l’âge adulte – avec comme principal désagrément une ou deux nuits blanches passées à vérifier les activités en dessous de mon lit. Tout compte fait, rien de bien illicite.

Mais alors quelle est la solution pour les parents qui veulent stimuler l’intellect de leurs enfants, sans pour autant vouloir les effrayer à tout jamais?

Dans une chronique à caractère personnel publiée en 2008, le critique en chef du New York Times A. O. Scott suggère que «les enfants, plus même que les critiques, sont réceptifs à tout ce qui ne les ennuie pas». Ce qui n’est pas le cas de la plupart des films «adéquats» – comme Enchanted, qu’il a vu avec sa fille – qui plus souvent qu’autrement proposent des récits ultra-prévisibles. «Mais n’est-il pas plus amusant – quoique sans doute plus risqué – de ne pas savoir, d’être inquiets et attentifs et peut-être un peu incertains?» demande-t-il, avant de poursuivre :

L’esprit d’un enfant est fait pour apprendre, et même des films qui n’ont aucune intention didactique explicite peuvent leur apprendre beaucoup de choses. Un compagnon adulte est utile pour fournir des explications. Et c’est ce qui peut rendre certains parents mal à l’aise: pas les mauvaises choses que leurs fils et filles verront, mais les questions difficiles qu’ils peuvent se faire demander.

Le jour de Noël, mon fils, qui est en sixième année du primaire, est allé voir Charlie Wilson’s War avec sa mère et d’autres membres de la famille. Quand il est rentré, il a eu quelques questions difficiles, mais elles n’avaient rien à voir avec des membres du Congrès nus dans des bains tourbillon, ou la cocaïne, ou les flirts extraconjugaux, qui tiennent tous une bonne place dans ce film. «Pourquoi les Russes ont-ils envahi l’Afghanistan en premier lieu?» a-t-il voulu savoir.

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Matt Zoller Seitz, de son côté, s’est vu forcé d’écrire un rectificatif suite à son billet, pour tenter de calmer la tempête. Il a du coup offert une méditation fort honnête sur l’art d’élever un enfant lorsqu’on oeuvre dans le domaine, justement, de l’art.

La définition de ce qui est acceptable ou permis varie en fonction de la communauté dont on fait partie. Dans mon expérience, les artistes ont tendance à avoir, comment dire, une attitude plus souple à l’égard de ce qui constitue un visionnement approprié. Tout simplement : dans mon petit monde, on s’inquiète surtout de savoir si un candidat potentiel pour un visionnement peut être considéré comme du bon art, et qu’il soit quelque peu dans la zone de compréhension pour un enfant d’un tel âge. [...]

En fin de compte, on utilise son propre jugement. J’ai utilisé le mien. À un certain point, je pourrais écrire un autre article sur pourquoi je n’ai aucun problème à montrer à mon fils le Psycho original, 28 Days Later ou Aliens (tout cotés R), mais pas Kingsman: The Secret Service (R) ou les séries des James Bond ou des Transformers (PG-13). Pourquoi? La réponse courte: je me soucie plus des valeurs exprimées par le film et par ses personnages que du contenu du film. Ce qui ne veut pas dire que je vais lui montrer A Clockwork Orange ou Salo de sitôt. Seulement, qu’il y a plus de marge de manœuvre ici que certains sont prêts à concéder – et que finalement tout cela revient au contexte de l’événement, la communauté qui encadre ces enfants et leurs familles.

Et quant aux parents qui préfèrent ne pas prendre de risques, et s’en remettre au bon vieux système de classification lorsque vient le temps de trancher (ou, pour citer la chronique d’A. O. Scott, «choisissent d’interpréter les cotes PG-13 comme des injections littérales plutôt qu’une tentative de l’industrie de se protéger contre les plaignants»), j’ai quatre mots pour vous : Opération beurre de pinottes. Ce classique tiré de la série pour enfants Contes pour tous est officiellement le film le plus traumatisant que j’ai vu de toute ma vie. Et je ne dis pas ça pour me la jouer rétro-cool; il s’agit d’un véritable cauchemar 24 images à la seconde dont j’ai eu toutes les difficultés du monde à m’en réveiller.

À lire aussi :

> Neill Blomkamp dit finalement oui à Alien 5

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Vendredi 20 février 2015 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (10)

Neill Blomkamp dit finalement oui à Alien 5

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«Um… je crois donc qu’il s’agit officiellement de mon prochain film. #alien», a écrit Neill Blomkamp mercredi soir sur son compte Instagram. Difficile de faire plus désinvolte comme annonce de l’obtention d’un feu vert pour une production majeure issue d’une franchise légendaire. On se serait attendu de la part d’un jeune réalisateur âgé de 35 ans, fanatique du genre de la science-fiction de surcroît, de démontrer bien plus d’enthousiasme par rapport à cette opportunité géante. Mais, avant de croire qu’il se lance dans le projet plus ou moins à contrecoeur, une petite mise en contexte.

Le jour de l’An, Blomkamp a mis en ligne une série d’esquisses inspirées de l’univers d’Alien (dont celle qui coiffe ce billet). Il a tweeté le lendemain qu’il «travaillait dessus», mais qu’il ne pensait pas que ça allait aboutir. Il a ensuite dit qu’il avait pris «une ballade mentale dans l’univers créé par Ridley Scott», avant d’affirmer que le studio n’était même pas au courant de son intérêt pour un tel projet.

20th Century Fox n’a cependant pas tardé à découvrir les plans du réalisateur de District 9 et d’Elysium, et s’est apparemment montré très ouvert à l’idée. Le studio lui aurait offert le film sur un plateau d’argent. Mais, contre toute attente, Blomkamp s’est montré hésitant à accepter la proposition. Avait-il peur de ne pas avoir un contrôle créatif suffisant? En fait, il semblerait qu’on lui avait garanti une liberté presque totale. Alors qu’est-ce qui le dérangeait? «C’est moi le problème», a-t-il dit la semaine dernière en entrevue à Uproxx. «Fox, ils me laisseraient le faire, genre, demain».

Ce qui tracassait Blomkamp était lié à son anxiété par rapport à l’industrie en général. Il ne s’est toujours pas remis du stress de la pré-prod de Halo, l’adaptation du jeu vidéo ultra populaire, qui devait être son premier long métrage (Peter Jackson, qui en était le producteur à l’époque, lui avait par la suite offert comme «prix de consolation» de produire District 9, basé d’après le court métrage de Blomkamp Alive in Joburg). Le cinéaste sud-africain a articulé ce sentiment à Uproxx en ces termes :

Parfois Hollywood m’afflige. J’aime les films, mais Hollywood lui-même est un animal difficile à gérer. Donc, je me suis dit, si je ne fais plus de films, je devrais au moins mettre en ligne certaines de ces esquisses, et c’est exactement ce qui est arrivé. [...] J’aime l’idée du film, et j’ai produit bien plus d’esquisses que je n’en ai publié.

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C’est au gré de conversations avec Sigourney Weaver, qui apparaît dans son nouveau film Chappie (à l’affiche dans deux semaines), que Blomkamp s’est mis à rêver à Alien 5. Ses dessins, qui enflamment la cinéblogosphère depuis deux mois, ont été réalisés lors de nombreux temps morts dans une salle de montage à Vancouver.

Au début, il pensait à une intrigue qui n’incluait pas Ripley (ce qui serait une première dans l’histoire de la franchise officielle), mais il aurait changé d’avis en cours de route, comme on peut le voir dans l’esquisse ci-dessus. Il n’est cependant pas certain que Weaver reprendra son rôle emblématique. (voir d’autres esquisses à la fin de cet article).

En fait, on ne sait pas grand chose en ce qui concerne Alien 5, à part que l’action se déroulera quelques années après la suite de Prometheus. Ridley Scott, réalisateur du premier Alien et du premier Prometheus, produira les deux films, rapportait Variety mercredi.

Maintenant, la grande question est : qu’est-ce qui a motivé Blomkamp à finalement dire oui à Fox? À moins que toute cette valse hésitation constituait un savant bluff, une sorte de jeu de psychologie inversée, qui donne à son vainqueur un pouvoir de négociation accru en cas d’impasse? Si c’est le cas, on ne peut que lever notre chapeau à ce jeune homme qui s’apprête à faire un des plus gros films réellement indépendants de mémoire récente.

***

À l’occasion du 35e anniversaire d’Alien, Art of the Scene s’est penché sur un des moments les plus marquants de l’histoire de la science-fiction au grand écran, l’apparition choquante du chestburster. Une «anatomie» de cette fameuse scène, incluant des entrevues avec certains de ses principaux participants, a d’ailleurs été remise en ligne par Empire.

À lire aussi :

> Prometheus : somptueux série B, pour le meilleur et pour le pire
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