Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Regard sur le court’

Jeudi 14 mars 2013 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (13)

En route vers le Saguenay! (4)

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En route vers le Saguenay, littéralement; je vous écris depuis l’autobus me menant vers Québec, ma première escale avant de prendre le chemin de Chicoutimi. J’espère arriver à temps pour profiter un peu du 5 à 7 d’ouverture, qui aura lieu à la Salle François-Brassard, au cégep de Jonquière. Y sera diffusé à partir de 19h30 le Programme 1, qui comprend notamment Chef de meute, comédie de moeurs pince-sans-rire de Chloé Robichaud, qui s’est retrouvée en lice pour la Palme d’or au dernier Festival de Cannes (mon entrevue avec la jeune cinéaste ici), ainsi que Buzkashi Boys, un portrait de la jeunesse en Afghanistan cité aux Oscars cette année.

La 17e édition de Regard sur le court métrage présente cette année 166 oeuvres provenant de près de 30 pays. Le volet compétitif compte 29 films en compétition internationale et 35 en compétition nationale. Les prix, d’une valeur totale de 30 000$, seront décernés par un jury professionnel composé de l’acteur et animateur Gaston Lepage, du dramaturge et scénariste Michel Marc Bouchard, du cinéaste Francis Leclerc (Mémoires affectives, Un été sans point ni coup sûr), de la directrice des programmes courts métrages à TV5MONDE et membre de l’Académie des César Angèle Paulino, et de l’acteur Norman Daneau (Unité 9, 30 vies). C’est Luc Picard qui agit à titre de porte-parole, succédant ainsi à Sophie Cadieux.

Le directeur général de Regard, Ian Gailer, est de retour pour une septième édition de suite. Je vous invite à lire une entrevue que le sympathique bonhomme a accordée au blogue Bang Bang, dans laquelle il se penche entre autres sur l’«internationalisation» de son festival, qui figure parmi les plus importants en Amérique du Nord.

Le grand manitou du court métrage au Québec Danny Lennon, programmateur de Regard l’année dernière (il est succédé par Melissa Bouchard), m’a proposé plus tôt cette année de faire partie du jury des médias pour les prix Prends ça court!, qui ont été remis le mois dernier dans le cadre des RVCQ (on parle quand même d’une valeur en argent et services de 100 000$!). L’expérience m’a permis de regarder une cinquantaine de films, dont quelques uns seront présentés ce week-end. Un petit mot sur mes coups de coeur.

> Faillir : Lauréat du grand prix à PCC!, ce court raconte les derniers moments d’une jeune fille dans sa demeure familiale de Val d’Or, avant de quitter pour la métropole. La tension sexuelle qu’elle entretient avec son frère depuis un certain temps, on imagine, connaîtra un crescendo de plus en plus angoissant à mesure qu’approche l’heure du départ. Un suspense très bien mené, porté par des acteurs au jeu naturel bienvenu.

> Bydlo, de Patrick Bouchard, a remporté le prix du Meilleur court métrage d’animation au prestigieux festival de Clermont-Ferrand. Un bœuf puissant qui surgit de la terre est assailli par des petits humains voraces; imagerie dantesque qui fait penser à un tableau de Bosch en mouvement, musique tragique de Moussorgski, matériau d’animation terreux et organique (la plastiline), dont la transpiration de l’effort (tant celui dans la fiction que celui de la mise en scène) semble se frayer un chemin à l’extérieur de l’écran – un magnifique cauchemar.

> Les adieux de la Grise : Une fille de neuf ans habite sur une ferme qui élève des alpagas, son animal préféré. La tragédie frappe un soir dans l’enclos, une épreuve qui transforme l’enfant. Un regard lumineux, paisible et pudique sur la vie à la campagne, qui évite habilement le sentimentalisme au profit d’une approche lyrique basée sur l’observation.

> Gods, Weeds and Revolutions : De loin mon film préféré à PCC! Je vais en reparler davantage en profondeur lors d’un futur court du week-end. «Une jeune femme retourne en Tunisie et doit affronter les conséquences de la maladie de son grand-père et le lourd passé d’un pays sous dictature.» Une exploration impressionniste, quasi onirique, portée par une réflexion à la fois intime et universelle sur un monde figé dans le temps, à la recherche désespérée de renouveau.

> La boutique de forge : Un des rares courts tournés en pellicule, réalisé par un extra-terrestre du nom d’Olivier Godin. Les mots sont inutiles pour en faire une description le moindrement fidèle. Il faut le voir pour le croire. Justement, on a cette chance, puisque le film est disponible ici.

À noter que Regard c’est plus que des projections de films, beaucoup plus. Je pense aux diverses activités, ateliers et rencontres entre cinéastes, producteurs, distributeurs, etc. dans le cadre du Marché du court. Grosse prise cette année de la part du festival: Denis Côté, fraîchement débarqué de Berlin, offrira samedi après-midi une classe de maître lors d’une conférence «Rencontre du troisième type».

Comme il serait vulgaire de vous quitter ce week-end sans court métrage, alors que je vais baigner dedans, je propose un film très à propos : Jardin Dead End, une comédie absurde réalisée en 48 heures par Stéphane Lapointe (La vie secrète des gens heureux) lors de la 13e édition de Regard. Il sagit d’un des meilleurs films improvisés de l’histoire du festival, mariant a merveille les traditionnelles contraintes choisies par le public, qui étaient :

1. Un chien.
2. Un masque de lutteur mexicain.
3. Une banane.
4. Un solo d’opéra.
5. Quelqu’un devait dire la réplique: “Ferme-la et donne la fessée au p’tit singe”.
6. Quelqu’un devait manger du spaghetti avec les mains.
7. Nous devions aller tourner au Couvent des Soeurs du Bon-Conseil de Chicoutimi.

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Jeudi 15 mars 2012 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Commentaires (4)

En route vers le Saguenay! (3)

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Il est (enfin) venu le temps de prendre la route, direction Saguenay, où a lieu mon rendez-vous cinéma préféré de l’année : le Festival Regard sur le court métrage. Pour cette 16e édition seront présentés 160 films – courts de fiction, documentaires ou d’animation – en provenance de 26 pays. L’enjeu : 30 000 $ en argent et services répartis en 10 catégories.

Les prix seront attribués par un jury pro, qui est passé de trois à cinq membres cette année, parmi lesquels figurent Anne Émond, jeune réalisatrice qui a récemment remporté le prix Claude-Jutra pour Nuit #1, et le journaliste François Bugingo. C’est Sophie Cadieux qui assure le rôle de porte-parole; à propos, une entrevue avec l’actrice a été publiée cette semaine dans La Presse.

Au-delà des découvertes cinématographiques à Regard, on y retrouve un aspect convivial unique, davantage prononcé que dans les festivals organisés dans les grandes villes. Pendant le week-end, les rues de Saguenay transpirent la cinéphilie et de plaisantes rencontres et échanges nous attendent au détour de chaque coin de rue. Ou autour d’un verre, à l’occasion d’une des nombreuses soirées festives qui se tiennent pour la plupart à l’Hôtel Chicoutimi, centre névralgique de Regard. L’activité nocturne la plus en vue cette année aura lieu vendredi soir, alors que Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Café de Flore) se convertira en DJ d’un soir.

L’évènement le plus flyé du festival est sans aucun doute la réalisation du film improvisé, véritable institution de Regard, qui est présenté comme dessert le samedi lors de la soirée de clôture, à la Salle François-Brassard, dans le cégep de Jonquière. C’est Rafaël Ouellet, talentueux cinéaste de la «nouvelle vague» qui a réalisé un de mes films québécois préférés à vie, Derrière moi (une critique ne saurait tarder), qui a accepté le défi cette année. (Son nouveau long-métrage, Camion, devrait prendre l’affiche sous peu). L’exercice consiste à tourner un court en un temps très limité et avec les moyens du bord, et de respecter une série de contraintes, toutes plus loufoques les unes que les autres, imposées par le public. Une façon colorée de souligner les réels obstacles auxquels font face les cinéastes qui évoluent dans ce format.

> La page Facebook du festival

> Le programme virtuel

> Mon compte rendu du 14e Regard

Le court du week-end

C’est tout à fait de circonstance qu’un des plus précieux courts métrages à avoir été présentés dans cette rubrique me soit tombé sous la main cette semaine: je parle du tout premier film (!) du grand maître Robert Altman, dont une copie 16 mm a récemment été découverte dans un marché aux puces à Kansas City, ville de naissance du cinéaste décédé en 2006. Il s’agit d’un film éducatif de 26 minutes datant de 1951, intitulé Modern Football. À noter: Altman apparaît brièvement à 2:37, à la gauche de l’écran. Détails ici.

De retour mardi.

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Jeudi 10 mars 2011 | Mise en ligne à 1h00 | Commenter Un commentaire

Retour sur le Saguenay

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Les lauréats du 15e Festival REGARD sur le court métrage au Saguenay ont été annoncés dimanche soir. Certains de ces films seront éventuellement disponibles en ligne, d’autres le seront lors de brefs programmes en salle.

En attendant, on se réjouit de pouvoir revivre en partie le Festival avec l’escale, à Montréal, du Panorama sur le «nouveau» cinéma ukrainien. Une représentation unique : mercredi le 16 mars à 19h au Cinéma du Parc. Information à consulter ici.

Enfin, pour un compte-rendu de REGARD, je vous suggère cet article concis mais éloquent de mon collègue du Devoir François Lévesque.

LES LAURÉATS

Grand prix international / International Grand Prize
5 000 $ offert en argent par / in cash offered by Promotion Saguenay
Garagouz / Abdenour Zahzah (Algérie)

Grand prix national / National Grand Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by Desjardins
Mokhtar / Halima Ouardiri (Québec)

Prix du public / Public’s Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by Cheval blanc
Born Sweet / Cynthia Wade (États-Unis /Cambodge)

Prix meilleur réalisation / Best Director Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by ARRQ
Opasatica / Éric Morin (Québec)

Prix meilleur scénario / Best Scenario Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by SARTEC
Lumière dans la nuit / Pierre-Luc Lafontaine (Québec)

Prix meilleure animation / Best Animation Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by Zed Productions
White Tape / Uri Kranot, Michal Pfeffer (Israël, Danemark)

Prix meilleur documentaire / Best Documentary Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by Télé-Boréale
Smolarze / Piotr Zlotorowicz (Pologne)

Prix « Tourner à tout prix! » / “Shooting at any cost!” Prize
15 000 $ offert en services / in services offered by Spirafilm and 1 000 $ offert en argent / in cash offered by Télé-Québec
Fuck That / Lawrence Côté (Québec)

Prix développement durable / Sustainable Development Prize
1 000 $ offert en argent par / in cash offered by Rio Tinto Alcan
Salva el mundo / Borja Echeverria Lamata (Espagne)

Prix créativité / Creativity Prize
1 000 $ en services de duplication / in duplication services offered by umen | digital
Les journaux de Lipsett / Theodore Ushev (Québec)

Mention spéciale du jury public / Special mention of the public jury
Les journaux de Lipsett / Theodore Ushev (Québec)

Mention spéciale nationale du jury pro / National Special mention of the jury pro
Les fleurs de l’âge / Vincent Biron (Québec)

Mention spéciale internationale du jury pro / International Special mention of the jury pro
La gran carrera / Kote Camacho (Espagne)

Bourse à la création pour le meilleur film régional
Madame Dubois et les Cyclo-machines / Claudia Chabot (Québec)

En route vers le Saguenay! (2)

Je prends la route ce matin direction Festival REGARD sur le court métrage au Saguenay, un moment que j’anticipais avec joie depuis un certain temps déjà!

La 15e édition de cet événement (9-13 mars), qui compte parmi les plus importants dans le domaine du court en Amérique du Nord, présentera quelque 150 oeuvres de fiction, documentaires ou d’animation provenant de 24 pays. 66 films se retrouvent en compétition officielle. L’enjeu : 30 000 $ en argent et services répartis en 10 catégories.

Plus que le plaisir de l’immersion dans un cinéma international aux sensibilités et aux formes des plus diversifiées, ce sont les nombreuses rencontres avec des gens qui partagent une brûlante passion commune qui confèrent à Regard son attrait indéniable.

Pour plus de détails :

> Le communiqué de presse

> Le programme «virtuel»

> Le mot du porte-parole, Simon Olivier Fecteau

> Les jurys (pro et public)

> La page FaceBook du Festival

J’ai été initié à l’aventure Regard l’année dernière, lorsqu’on m’a invité à faire partie du jury professionnel. Vous pouvez lire le compte-rendu de mon expérience ici.

Sur ce, j’espère que certains, et même beaucoup parmi vous, mes lecteurs, aurez la chance de participer à ce festival unique en son genre. Pour les autres, on reprend contact la semaine prochaine.

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