Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Quentin Tarantino’

Mardi 14 octobre 2014 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (25)

Pulp Fiction a 20 ans

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Quand Harvey Keitel est allé rendre visite à un aspirant réalisateur du nom de Quentin Tarantino, il lui a demandé s’il avait déjà vécu dans un quartier dur, ou si quelqu’un de sa famille avait déjà était lié avec des criminels. Le fameux acteur était curieux de savoir comment ce grand maigrichon, qui avait passé l’essentiel de sa vie adulte à travailler dans un club vidéo, et qui vivait dans un quartier plutôt paisible à L.A., en savait autant sur le monde interlope tel que décrit dans son scénario de Reservoir Dogs. «Non», lui a répondu le jeune homme de 28 ans, je n’en connais rien. Par contre, «je regarde des films».

Dans ce bref échange, relaté dans cette captivante «histoire orale» de Pulp Fiction publiée l’année dernière par Vanity Fair, se trouve le modus operandi de l’oeuvre tarantinesque. Que ses films parlent de gangsters, de Seconde Guerre mondiale, d’esclavage, de kung fu, ou de voitures à l’épreuve de la mort, il auront toujours comme sujet prédominant le cinéma lui-même.

Prenons seulement le titre de son premier long métrage, Reservoir Dogs, qui n’en dit pas tant sur la nature de l’intrigue, que sur la cinéphilie de son auteur. Il s’agit en effet de la transcription phonétique de sa prononciation fort maladroite du drame de guerre de Louis Malle Au revoir les enfants (1987). Et n’oublions pas le nom de sa maison de production, A Band Apart, qui est un hommage au joyau de la Nouvelle Vague Bande à part (1964) de Jean-Luc Godard.

Sorti en salle il y a vingt ans jour pour jour, le deuxième long métrage de Tarantino allait devenir le film indépendant le plus lucratif de l’histoire à l’époque, avec des recettes mondiales de 214 millions $ sur un budget de 8,5 millions $. Son impact culturel fut tel qu’il est pratiquement impossible de parler de l’oeuvre en tant que telle en la séparant du phénomène qu’elle a généré. Pulp Fiction est le À bout de souffle de sa génération: il a redéfini la mission du cinéma. Nous sommes aujourd’hui en l’an 20 ap. P.F. Et, malgré d’innombrables imitations qui se sont manifestées durant cette période comme autant de veaux d’or en quête désespérée d’idolâtrie, la suprématie du messie à la caméra n’a toujours pas été remise en question.

Quand on pense à Pulp Fiction, il surgit dans notre esprit une constellation de scènes, de musiques et de répliques savoureuses. Parmi celles-là, il y a la fameuse tirade du Royal With Cheese. Pour Tom Carson, qui signe en cette date anniversaire une analyse sophistiquée chez Grantland, ce moment «est le premier meurtre du film, en quelque sorte, parce que toutes sortes de règles hollywoodiennes sur la caractérisation et l’exposition venaient juste de prendre une raclée en plein visage».

J’ai vu Pulp Fiction quelques années après sa sortie, en VHS. C’est la scène juste après le Royal With Cheese qui m’a fait réaliser que je regardais un film pas comme les autres, qui bousculait avec panache les normes établies. Deux tueurs à gages se rendent sur les lieux d’une exécution particulièrement matinale. En chemin, ils discutent de massage de pied en long et en large. On peut croire qu’ils tentent de se distraire avant de commettre une tâche sanglante en abordant un sujet plutôt léger. Une fois rendus devant la porte derrière laquelle se trouvent leurs futures victimes, ils hésitent : «7:22 in the a.m. – It’s not quite time yet». Suite à quoi ils se retirent dans un couloir afin de poursuivre leur jasette apparemment insignifiante.

Et c’est là qu’on se rend compte que le «It’s not quite time yet» ne fait aucun sens en relation à l’intrigue (ils font irruption dans l’appartement moins d’une minute plus tard; ça m’étonnerait qu’ils aient pris rendez-vous à 7h23 précises), mais qu’il fait beaucoup de sens dans l’esprit d’un metteur en scène qui cherche à sublimer les attentes des spectateurs. Tarantino veut tellement nous démontrer que le trivial a préséance sur le dramatique, qu’il «arrête» carrément son film, afin d’ennoblir ce que tout exégète de scénarisation qualifierait de «superficiel». Dans l’univers de QT, le condiment goûte toujours mieux que le plat principal.

***

Parlant de trivial, pour les amateurs d’anecdotes :

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Jeudi 31 juillet 2014 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (58)

Tarantino fera son western après tout

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Alors qu’on commençait à se remettre du deuil du très prometteur The Hateful Eight, abandonné dans la controverse en début d’année, voilà que Quentin Tarantino nous annonce qu’il a changé son revolver d’épaule: il fera bel et bien son western. Le tournage s’entamera début 2015, pour une sortie à la fin de cette année-là. Les choses bougent vite. Si vite, en fait, qu’une première affiche officielle du film a déjà fait son apparition, hier.

QT avait auparavant ravivé les espoirs, au mois d’avril, lorsqu’il a mis en scène et narré une lecture publique de son scénario, un huis clos tendu qui rappelle par sa forme son premier long métrage, Reservoir Dogs, et par son propos un mystère flirtant avec l’esprit des polars d’Agatha Christie.

Il avait réuni sur les planches du théâtre du Ace Hotel, à Los Angeles, quelques-uns de ses vétérans dont Michael Madsen, Samuel L. Jackson, Tim Roth et Kurt Russell, ainsi que des nouveaux venus dans sa troupe: Amber Tamblyn (qui a apparemment offert une solide performance dans le rôle d’une femme aussi raciste que vulgaire) et le vénérable character actor Bruce Dern, que QT avait en tête lorsqu’il était en train d’écrire The Hateful Eight.

Après cette représentation unique, des médias ont tranquillement annoncé que le long métrage aurait bel et bien lieu, avec tournage en hiver, mais le principal intéressé n’avait encore rien confirmé.

Et puis est venu le Comic-Con. Lundi dernier, Tarantino a participé à une session de questions-réponses lors de laquelle il a été confronté à l’inévitable, avant de lancer un succinct mais catégorique : «Oui, nous allons faire The Hateful Eight. Tout ça pour vous. Nous ne savions pas encore ce qu’il en était, mais je viens juste de décider à l’instant». Une déclaration un brin théâtrale, mais on s’entend que c’était dans l’esprit de l’évènement, un membre du public ayant fait semblant de s’évanouir en entendant la bonne nouvelle…

django-promoLe fameux cinéaste a profité du Comic-Con pour discuter d’autres projets, dont le crossover entre Django et Zorro, qui a été annoncé le mois dernier. QT s’est associé avec Dynamite Entertainment (une filiale de DC Comics) pour co-écrire une suite à son film sous forme de bande-dessinée. On y verra son esclave libéré/chasseur de primes joindre ses forces avec le fameux justicier masqué mexicain à l’aube de la guerre de Sécession. À noter que Django a déjà fait l’objet d’une adaptation en BD en six tomes peu après la sortie du film en question. Et c’est sans compter l’adaptation de Django Unchained en une mini-série télévisée de quatre heures qu’il a évoquée lors du dernier Festival de Cannes. Il semble bien qu’on assiste à la naissance d’une franchise tentaculaire.

Pour ce qui est de ses aventures cinématographiques post Hateful Eight, QT s’est dit intéressé à peut-être explorer un genre qu’il n’a jamais abordé par le passé : la science-fiction. «Si vous me l’aviez demandé il ya quelques années, j’aurais dit: “Non, pas vraiment, je ne sais pas.” Mais j’ai une petite idée en ce moment. C’est une petite fleur, vous savez, comme un germe de haricot, mais ceux qui ont tendance à croître dans les tiges. Ce ne sera pas un film SF de vaisseau spatial, il sera rattaché à la terre». Il a d’ailleurs dit que, s’il avait à rebooter une série, il aimerait bien faire sa propre version de Invasion of the Body Snatchers, mais du point de vue des extra-terrestres.

Kill-Bill-PosterEnfin, QT a promis au public de Comic-Con que Kill Bill: The Whole Bloody Affair prendra bel et bien l’affiche, et ce, d’ici un an. Le sanglant diptyque était conçu à la base comme un seul film, mais a finalement été séparé en deux en raison de sa durée trop imposante. Mais les fans ont toujours réclamé la version originale unie de 215 minutes qui a été présentée à Cannes en 2003. Elle comporte quelques modifications et scènes rallongées, notamment l’impressionnante séquence animée, qui passe de 8 à 35 minutes. Le film épique a d’ailleurs déjà été projeté, en mars-avril 2011, dans les salles du cinéma de répertoire appartenant à Tarantino, le New Beverly Cinema de Los Angeles. Un collaborateur de SlashFilm a eu l’occasion d’y assister; son compte-rendu ici.

Côté business, on a appris mardi, via le Wall Street Journal, que Tarantino a appliqué de la pression à son fidèle distributeur Harvey Weinstein afin qu’il s’engage à signer un «pacte» avec Kodak pour acheter «une certaine quantité de pellicule sans même savoir combien de leurs films seront tournés sur ce support au cours des prochaines années». Cette initiative a été reprise par d’autres cinéastes de renom, dont Christopher Nolan et J.J. Abrams, qui tenteront d’inciter leurs studios respectifs à garantir une alternative à la technologie numérique. Quoiqu’il advienne de cette mission de sauvetage, il est désormais acquis que The Hateful Eight sera filmé non seulement sur pellicule, mais «dans toute la splendeur impressionnante, spectaculaire» du CinemaScope 70 mm.

> Avis aux intéressés, vous pouvez maintenant me suivre sur Twitter

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Lundi 26 mai 2014 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (7)

Le Prix du jury de l’autre «cinéaste de l’avenir»

FRANCE CANNES FILM FESTIVAL 2014

En plus d’être béni d’une plume sans égal, Wesley Morris semble être doté du don de la prescience. À la fin d’une entrée de son journal cannois qui porte notamment sur Mommy et Adieu au langage, il a noté : «Le même jour, Cannes a réussi à projeter le film du plus jeune réalisateur de la compétition (Dolan) et celui du plus vieux (Godard). C’est drôle. Les deux donnent l’impression d’être le futur». Comme le rapporte Marc-André dans son compte-rendu du festival, Jane Campion et sa bande avaient «bien conscience» de ce qu’ils faisaient en coupant le Prix du jury en deux cette année.

Une récompense-concept qui soutient que la somme des oppositions entre ces deux artistes – le «hipster» et le «vieillard», pour reprendre les termes de Morris, le réalisateur qui se régale volontiers de l’amour des projecteurs, et l’autre qui les dédaigne et les fuit obstinément, un film émotionnel contre un film cérébral, etc. – ne dépasse pas ce qui les unit, à savoir un cinéma empli d’insolence constructive qui ne regarde jamais en arrière.

À cette singulière célébration de l’avenir du cinéma se rattache cependant une perception nostalgique de la part du public. Parmi les cinéphiles québécois qui s’extasient, avec raison, de voir un jeune cinéaste d’ici partager le podium avec un monstre sacré du 7e art, nombre d’entre eux retiennent de cette juxtaposition symbolique le symbole, justement, que représente l’aîné de la compétition. On ne parle pas d’un exploit liant Dolan à Godard, mais bien le Dolan de 2014 au Godard de 1964. Le Godard des cursus universitaires et des rétrospectives dans les salles de répertoire. C’est plus confortable, donne davantage raison de sourire.

Adieu au langage; un essai cinématographique en 3D avec un protagoniste canin? C’est une blague? Il semble bien que oui. Comme le constate Morris : «On ne sait jamais quand Godard nous fait marcher. Mais on peut généralement parier que c’est le cas». Et il semble aussi que la blague soit diablement efficace, du moins si l’on se fie à l’accueil critique des grands médias, tant américains que français, qui a été pas mal enthousiaste. Mais avant de passer aux extraits, un résumé du film en question, fourni par Godard lui-même :

«Le propos est simple. Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s’aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L’homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L’autre est dans l’un. L’un est dans l’autre. Et ce sont les trois personnes. L’ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l’espèce humaine on passe à la métaphore. Ça finira par des aboiements. Et des cris de bébé.»

> Manohla Dargis du New York Times

Enfin, la compétition a obtenu quelque chose dont elle avait désespérément besoin toute la semaine: une expérience cinématographique passionnante qui a presque fait léviter une salle Lumière pleine à craquer, faisant de cette séance un véritable happening. On pouvait sentir la charge électrique – l’effervescence collective – qui peut survenir quand des individus se transforment en un groupe. «Godard Forever!» a hurlé une voix provoquant rires et applaudissements, tandis que les spectateurs réunis attendaient que leur cerveau s’allume de concert avec l’écran.

Adieu au langage est, comme beaucoup de films de ce réalisateur, profondément, passionnément, difficile. Ce film à plusieurs couches offre des plaisirs généreux et faciles avec des secousses de beauté visuelle, des éclats d’humour, des crescendos de chanson et de nombreux plans d’un chien, Roxy, mais il fournira d’autres satisfactions avec des visionnements répétés.

> Oliver Lyttelton de IndieWire

En faisant jouer deux scènes en simultané, Godard tire pleinement parti du format stéréoscopique. Au départ, on voit juste un flou qui donne un mal de tête, mais on se rend vite compte que si on ferme un oeil, on voit une image claire, et on en obtient une autre en fermant l’autre. Cette conception, qui fait éclater le quatrième mur, pourrait être son plus grand coup de cinéma depuis des décennies, et vaut à elle seule le déplacement.

> Scott Foundas de Variety

Le mépris rencontre Lassie, en quelque sorte, dans Adieu au langage de Jean-Luc Godard, un commentaire typiquement vigoureux, ludique, mordant sur ​​tout depuis l’état des films jusqu’à l’état du monde, de la part du plus vieil enfant terrible du cinéma français. Malgré son titre, le 39e travail-métrage de Godard prouve que son auteur en a encore beaucoup à dire et qu’il a beaucoup de nouvelles façons de le dire: de son utilisation libre de multiples formats vidéo à ses expériences radicales en 3D. Pendant 69 minutes denses qui donnent l’impression d’une injection d’adrénaline au cerveau, Adieu au langage réaffirme continuellement qu’aucun cinéaste n’en a fait plus pour tester et réaffirmer les possibilités de l’image en mouvement durant le dernier demi-siècle de la forme d’art.

> Gérard Lefort et Olivier Séguret de Libération

Le résultat est magnifique et parfois sublime. Il a beau s’appeler Godard, on a le sentiment que le montreur d’ombres n’a pas pu se retenir de faire joujou avec la 3D comme le premier enfant hollywoodien venu: à certains moments, il fait le frère et la sœur Wachowski à lui tout seul, comme dans ce plan sidéral, météoritique, qui nous jette au visage l’envol d’un canard bleu. [...] Le monde, pardi, est une matière 3D que Godard observe en artiste-scientifique, façon Michel-Ange et Vinci. Adieu au langage est une opération réussie de chirurgie optique. On voit trouble, on est troublé; on voit double, on est doublé; on voit flou, on voit fou.

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> Wesley Morris de Grantland

Vingt pour cent du film doit impliquer de l’eau dans divers états – des fontaines, des douches, des rapides, de la neige, la mer. Cela semble approprié pour un film sur le refus de la fixité et l’étreinte du flux.

À un certain point, une image à l’écran se glisse par-dessus une autre tel un glissement d’écran d’un téléphone intelligent, et la salle a éclaté en applaudissements. C’était l’une des rares fois cette année où le public a interrompu un film pour applaudir son esprit formel. Regarder Adieu au langage au lendemain de Lost River de Ryan Gosling, c’est d’apprécier la mince ligne entre l’innovation et l’incompétence arrogante.

> Serge Kaganski des Inrocks

On ne se hasardera pas à définir le sens absolu d’Adieu au langage, mais on peut émettre une hypothèse personnelle: au-delà de la constance élégiaque d’un bilan poétique du XXe siècle, de ses désastres (le nazisme) et de ses beautés (la littérature, le cinéma…), Godard semble dire adieu au monde, ruminer sur sa propre mort à venir. «Vous êtes empli du goût de vivre. Je suis là pour vous dire non. Et pour mourir», est une des citations marquantes du film. Antigone ou Godard?

> Todd McCarthy du Hollywood Reporter

Comme d’habitude, il n’y a que des fragments de pensées, rien n’est développé, et il n’en tient qu’aux godardiens purs et durs pour essayer de donner un sens à ces fragments disparates cousus ensemble. Ce qui reste clair, cependant, est l’enthousiasme sans relâche de Godard pour montrer de jeunes actrices souples et nues, avec une insistance sur leur derrière.

Un faquin sur la plage

Il y a 20 ans, l’avenir du cinéma appartenait à Quentin Tarantino, lui qui venait de faire son entrée en scène avec fracas (et un doigt d’honneur!) en remportant une Palme d’or controversée à l’âge de 32 ans.

Il était de passage cette année sur la Croisette pour célébrer en grand l’anniversaire de son deuxième long métrage : une projection de Pulp Fiction en 35 mm sur la plage, suivie d’une généreuse conférence de presse dans laquelle il aborda un paquet de sujets dont l’horreur à ses yeux du format numérique, la controverse autour de la fuite du scénario de The Hateful Eight, son utilisation de la musique déjà existante dans ses films, et son désir de faire une mini-série basée d’après Django Unchained.

Quelques jour plus tôt, Jean-Luc Godard se trouvait dans les studios de France Inter pour une rare entrevue. Questionné à propos de la venue du réalisateur-vedette à Cannes, l’idole de Tarantino y est allé de cette sympathique répartie :

La transcription : «Tarantino ne m’intéresse absolument pas. Comme on disait au 18e siècle, c’est un faquin, un pauvre garçon, mais tant mieux s’il est heureux. Autrefois, c’est le genre de gens qu’on détestait, mais plus maintenant. On laisse aller».

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