Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Politique’

Lundi 26 septembre 2016 | Mise en ligne à 16h15 | Commenter Commentaires (16)

Le bon, la brute et… le Trump

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En mars dernier, alors que je me trouve de manière improbable à une dizaine de mètres du prétendant républicain à la Maison-Blanche, ce dernier lance à ses supporters hilares entassés comme des sardines dans un hangar d’aéroport : «Avouez que vous êtes bien mieux ici qu’au cinéma! Les films, de nos jours, ce n’est plus ce que c’était». Un peu plus tard, il se compare à Rocky Balboa, version 1976; il est l’étalon italien qui tape sur une carcasse de boeuf, tandis que l’establishment républicain et les médias «corrompus» sont représentés par Apollo, qui regarde le spectacle à la télé dans le confort de son salon.

Le même jour, incidemment, paraissait dans La Presse + mon dossier sur la relation réciproque entre Hollywood et la politique américaine. Le dernier segment commençait ainsi :

La vedette médiatique incontestée de la présente course à la Maison-Blanche s’est manifestée au cinéma à quelques reprises. D’abord via ses propres caméos, notamment dans Home Alone 2 et Zoolander. En février, Johnny Depp l’a incarné dans un moyen métrage parodique diffusé sur le site Funny or Die. Au même moment, le Washington Post pondait 1500 mots sur «Le film qui a prédit l’ascension de Donald Trump», A Face in the Crowd (1957), l’histoire d’un charlatan démagogue qui se rapproche du pouvoir grâce à son émission de radio.

Le drame psychologique d’Elia Kazan a été un précurseur pour de nombreux autres films traitant du pouvoir démesuré des médias et/ou de l’attrait du populisme, comme le note le Post. À propos du protagoniste, Larry «Lonesome» Rhodes :

Il n’est ni le premier ni le dernier personnage de cinéma à connaître une ascension et une chute en faisant appel aux angoisses du peuple américain. Il a inspiré Howard Beale, le présentateur télé qui a rassemblé le pays avec le cri de ralliement : «Je suis fou de rage et je ne peux plus supporter cela» dans Network (1976). Son héritage se manifeste à travers Chauncey Gardiner, le jardinier terne dont la sagesse populaire involontaire le transforme en un possible candidat à la présidence dans Being There (1979), et au cracheur de vérités brutales, le sénateur Jay Bulworth, dans le film éponyme de 1998.

Lonesome Rhodes est plus grossier et cru que les autres. Il passe à travers les femmes comme si elles étaient des collations à bas prix. Il insulte les minorités. Il fait de grandes promesses, et ensuite nie les avoir faites. Il dit les choses telles qu’elles sont – ou du moins comme les gens pensent qu’elles l’ont déjà été, à une époque vaporeuse où tout allait bien. Comme Trump, il traite les gens au pouvoir de stupides et de bidons. [...]

Dans un rare moment de doute, Rhodes voit ce qui se dessine : «Ces millions de personnes qui font ce que je leur dis de faire – ça me fait peur».

Le débat très attendu de ce soir représente, pour l’instant, le point culminant de la relation entre Trump et le média qui lui a été si bénéfique. On verra si leur belle amitié saura se poursuivre. Hillary Clinton, quant à elle, se prépare à affronter deux versions de Trump. En effet, personne ne sait lequel se présentera au lutrin, le docteur Jekyll ou M. Hyde.

Cette dualité se dégage notamment dans les goûts cinématographiques de l’entrepreneur milliardaire. Comme je l’ai mentionné dans un post en septembre dernier, son film préféré à vie est Citizen Kane, un choix qui prête évidemment flanc à une multitude d’analyses comparatives plus savoureuses les unes que les autres. En avril, la BBC a dressé un portrait de la cinéphilie des candidats de la présente campagne présidentielle :

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Tandis que les choix de Clinton sont qualifiés de «prudents», ceux de Trump, force est d’admettre, sont fort éloquents. Ses films préférés «reflètent un homme attiré par les histoires violentes, mais qui est aussi quelque peu romantique», analyse le papier de la BBC. (Les goûts ciné de 13 présidents américains, de FDR à Obama, peuvent être consultés ici).

Et puis il y a «l’autre» Trump, celui qui n’entrerait pas dans un cinéma répertoire même si sa vie en dépendait. Dans un article du New Yorker datant de 1997, on tombe sur ce témoignage cocasse du journaliste, Mark Singer :

Nous n’étions pas en l’air depuis très longtemps quand Trump a décidé de regarder un film. Il avait apporté Michael, une sortie récente, mais vingt minutes après l’avoir inséré dans le magnétoscope il s’ennuyait. Il l’a remplacé par un de ses préférés, un film d’action avec Jean Claude Van Damme intitulé Bloodsport, qu’il qualifie d’«incroyable» de «fantastique». En attribuant à son fils la tâche d’avancer toutes les scènes où il y a du récit – le but de Trump étant de «faire passer ce film de deux heures à quarante cinq minutes» – il a éliminé toutes les pauses entre les martèlements de nez, les attendrissements de reins, et les fracassements de tibias. Quand un méchant costaud qui est sur le point d’écraser un gentil de taille normale reçoit un coup fatal au scrotum, j’ai ri. «Avouez-le, vous riez!», cria Trump. «Vous voulez écrire que Donald Trump aime ce film ridicule, mais êtes-vous prêts à mettre là-dedans que vous l’avez aimé aussi?».

L’approche TDA que Trump emploie pour consommer son 80s Action (on s’entend d’ailleurs que JCVD n’est pas exactement un ennemi des spectateurs impatients) permet de jeter des hypothèses sur d’autres activités trumpiennes un peu plus conséquentes, soutient Louis Amis du New Statesman :

Les goûts cinématographiques de Trump et sa façon de regarder les films semblent refléter l’attitude envers le monde qui est audacieusement manifestée dans sa campagne présidentielle. Les détails quant à la façon dont il réussira à concrètement gagner l’élection, et qui permettront à l’Amérique de «gagner à nouveau», ont toujours été omis ou incohérents. Son esprit se met simplement en mode avance rapide afin de parvenir à la scène de la victoire finale, qui peut ensuite être regardée encore et encore.

Au sujet de ses films politiques préférés, Trump a jeté son dévolu sur Air Force One (1997), un blockbuster mettant en vedette Harrison Ford dans la peau d’un président des États-Unis qui combat des terroristes dans son avion. (En juillet, le producteur d’Air Force One a exigé que la campagne de Trump cesse d’utiliser la bande originale du film lors de ses rallyes).

«J’adore Harison Ford – pas seulement parce qu’il loue mes propriétés. Il s’est dressé pour l’Amérique», a affirmé Trump au New York Times en décembre dernier. Une formulation reaganienne dont s’est moqué l’acteur connu pour son caractère bourru, lors d’un passage à Studio 10, une émission matinale australienne : «C’est un film, Donald! Ce n’est pas comme ça dans la vraie vie. Mais comment le saurais-tu?»

À lire aussi :

> Citizen Trump
> Un républicain entre dans un club vidéo…
> La domination du «cinéma conservateur»?
> Aux USA, les goûts sont bleus et rouges
> Le goût des candidats (présidentielle 2008)

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Mercredi 27 avril 2016 | Mise en ligne à 15h33 | Commenter Commentaires (41)

Blanchissage : le malaise Ghost in the Shell

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Les producteurs de Ghost in the Shell, Paramount et DreamWorks, étaient aux prises avec un dilemme. Leur adaptation du mythique manga met en vedette une actrice d’ascendance dano-polonaise dans le rôle d’un cyborg nommé Motoko Kusanagi. Le casting de Scarlett Johansson, un excellent coup du point de vue marketing, était néanmoins perçu comme culturellement insensible. La solution pour plaire à tout le monde? Garder leur star, bien sûr, mais en essayant de la rendre plus asiatique.

Screen Crush a rapporté le 15 avril que la production a mené des tests pour «décaler l’ethnicité» de Johansson, en faisant appel à Lola VFX, la boîte d’effets numériques qui a permis de vieillir Brad Pitt dans The Curious Case of Benjamin Button, et qui doit rajeunir la gang de Martin Scorsese dans The Irishman. Après quelques tentatives, l’idée aurait été «rejetée».

La conversation tournant autour du blanchissage aux dépens d’acteurs de couleur a repris de plus belle depuis Exodus: Gods and Kings (2014) de Ridley Scott. Le péplum biblique a été critiqué pour avoir employé des acteurs britanniques, australiens ou américains pour jouer des personnages égyptiens. La réplique du réalisateur a peut-être été trop franche, et est régulièrement utilisée pour démontrer la prétendue insolence de l’industrie :

Je ne peux pas monter un film avec un tel budget [145 millions $], où je dois compter sur des crédits d’impôt en Espagne, et dire que mon acteur principal est Mohammad untel, et qu’il vient de telle place. Je ne serais tout simplement pas capable d’obtenir du financement. Donc, la question ne me vient même pas à l’esprit.

La seule couleur qui importe à Hollywood est verte. Il est permis de croire que ce n’est pas par un quelconque respect envers l’oeuvre source que les patrons de Paramount et DreamWorks ont dans un premier lieu choisi de brider les yeux de Johansson, mais plutôt parce parce qu’ils ont pris en compte dans leurs calculs le marché du cinéma asiatique en pleine expansion

Dans la vidéo ci-dessus, le scénariste Max Landis (Chronicle, American Ultra) affirme que les gens qui se plaignent du casting de Johansson «ne connaissent rien à l’industrie». Qu’il n’y a tout simplement pas de «célébrités asiatiques d’élite» afin de supporter une production aussi ambitieuse. Il concède cependant que cet état de fait est «exaspérant». Même son de cloche de la part d’un autre scénariste, d’élite celui-là. Aaron Sorkin (The Social Network, Moneyball, Steve Jobs) a refusé d’adapter le best-seller sur le monde de la finance Flash Boys puisque le héros du livre est un Canado-Japonais, et qu’«il n’y a pas de stars asiatiques».

Ce genre d’argument qui prévaut à Hollywood est «circulaire» regrette Keith Chow dans un éditorial publié dans le New York Times.

Si les Asio-Américains – et d’autres acteurs issus de minorités visibles en général – ne sont pas autorisés à jouer dans un film, comment peuvent-ils construire l’influence nécessaire au box-office en premier lieu? Au lieu d’essayer d’utiliser leurs positions élevées dans l’industrie pour promouvoir le changement, les joueurs d’Hollywood comme M. Landis et M. Sorkin adoptent la voie cynique et facile.

Selon M. Chow, fondateur du site sur la culture geek The Nerds of Color, il faut faire attention aux généralisations. Une franchise présentant une distribution diversifiée comme The Fast and the Furious a engendré 4 milliards $, tandis qu’une présumée star comme le demi-dieu australien Chris Hemsworth aligne les déceptions au box-office. Et n’oublions pas les précédents comme Bruce Lee, Jet Li et Jackie Chan, des Asiatiques qui n’ont eu aucun problème à faire courir les foules à l’échelle mondiale.

L’affaire Ghost in the Shell a provoqué un débat au sein même de la communauté asiatique hollywoodienne. Deux points de vue divergents se sont manifestés lors d’un panel mardi dernier à Beverly Hills. Tandis que les actrices Constance Wu (Fresh Off the Boat) et Ming-Na Wen (Agents of S.H.I.E.L.D.) condamnaient les tests numériques qui auraient été pratiqués sur le visage de Johansson («c’est particulièrement odieux»), Joan Chen (The Last Emperor) croyait au contraire que le réalisateur du film devrait pouvoir faire usage de sa «liberté créative». Elle a soumis comme exemples les adaptations d’oeuvres occidentales par les Chinois et les Japonais, et rappelle que personne n’a rouspété face aux films de Shakespeare d’Akira Kurosawa. «La censure est terrible pour l’art», affirme cette immigrante chinoise qui garde toujours de mauvais souvenirs de la révolution culturelle de Mao.

Lorsque Zhang Yimou a réalisé en 2009 le remake du premier long métrage des frères Coen, Blood Simple, personne n’a à mon souvenir reproché au fameux cinéaste d’avoir mis en scène des acteurs chinois à la place de Texans, comme c’est le cas dans le film original. Le fait de changer l’ethnicité de personnages fictifs, comme celui de Motoko Kusanagi, est-il vraiment indécent? Ne devrait-on s’insurger de la pratique du blanchissage que lorsque elle est appliquée à des figures historiques ou sacrées?

Pour le créateur de BD Jon Tsuei, le cas Ghost in the Shell est exceptionnel à cet égard puisque son appartenance à la culture japonaise serait trop forte pour que l’ouvrage puisse être décliné sous d’autres nationalités. «Le manga est sorti en 1989, le premier film en 1995. Une époque où le Japon était considéré comme le leader mondial de la technologie», a-t-il affirmé sur Twitter, en faisant référence aux thèmes cybernétiques sophistiqués articulés dans l’oeuvre de Masamune Shirow.

Il s’agit d’une histoire «intrinsèquement japonaise» en raison du contexte dans laquelle elle a été écrite, croit Tsuei. Le problème avec cet argument, comme l’indique avec raison Graeme McMillan du Hollywood Reporter, est que les contextes changent avec le temps, et que la relation de l’humanité avec la technologie est aujourd’hui l’une des questions les plus universelles qui soient.

Heureusement pour Ghost in the Shell, tous les représentants de la communauté artistique japonaise ne sont pas de l’avis de Tsuei. Le directeur de Kōdansha, la maison d’édition qui a publié le légendaire manga, a admis au Hollywood Reporter être «surpris» par toute cette commotion. «En regardant sa carrière jusqu’à présent, je pense que Scarlett Johansson est un bon choix. Elle a un aspect cyberpunk bien senti. Et on n’a jamais pensé que ce serait une actrice japonaise de toute manière. Ceci est une chance de voir une oeuvre japonaise voyager à travers le monde entier», a dit Sam Yoshiba.

Reculer, avancer…

Comme les controverses viennent rarement seules, un autre film très attendu s’est récemment fait accuser d’insensibilité envers la culture asiatique. Doctor Strange, le nouveau Marvel qui prendra l’affiche en novembre, présente un changement majeur par rapport aux BD originales. Le mentor du protagoniste, nommé The Ancient One, est à la base un sorcier tibétain âgé de 500 ans. Dans le film, par contre, il est incarné par une femme, Tilda Swinton, et est d’origine… celtique.

Le scénariste de Doctor Strange, C. Robert Cargill, a répondu aux critiques à l’émission Double Toasted. Il admet sans détour que la décision de retirer toute allusion au Tibet a été prise pour ne pas offenser la Chine, et ainsi perdre un marché comprenant plus d’un milliard de potentiels spectateurs. Mais cette position est «simpliste» selon une analyse du New York Times, qui précise que «le gouvernement et beaucoup de Chinois ne nient pas l’existence de l’idée culturelle du Tibet ou des Tibétains. Ils affirment simplement que la Chine devrait régner sur ce territoire.»

Cargill dit qu’il aurait d’ailleurs aimé obtenir un peu plus d’amour pour sa décision (et celle de ses patrons) d’avoir donné à une femme un rôle qui était destiné à un homme. D’autant plus que le Ancient One des BD de Marvel est un «stéréotype raciste». De plus, si la production avait choisi un acteur ou actrice asiatique, le film aurait probablement été accusé d’entretenir le mythe réducteur du mystique oriental qui éduque le Héros Blanc, renforçant par le fait même sa nature exotique et relativement servile… Bref, en cette ère du politiquement correct renouvelé, pas moyen de plaire à tout le monde!

Cela dit, la pratique du blanchissage (et son corollaire le yellowface) est bien entendu condamnable, et continue malheureusement de se perpétuer sous diverses formes. Une perspective historique de la question a été concoctée par l’équipe de Vox :

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Lundi 18 avril 2016 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (10)

Un républicain entre dans un club vidéo…

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On dirait l’amorce d’une bonne vieille blague avec bouc émissaire dont on ne se rappelle plus tout à fait de la chute. Mais parfois la réalité a le don de fusionner les gags impertinents avec des tranches de vie incongrues. C’est le cas de John Kasich, le gouverneur républicain de l’Ohio, qui n’a clairement pas toujours eu les priorités à la bonne place.

Alors qu’il était simple représentant du Buckeye State, il s’est rendu dans un club vidéo près de chez lui dans l’espoir de passer une agréable et «rare soirée» chez lui en compagnie de sa femme. Le commis lui recommande chaudement Fargo, «un polar sombre et pervers qui a obtenu des critiques généralement enthousiastes».

Je traduis le reste de l’anecdote, telle que relatée dans son livre Stand For Something: The Battle for America’s Soul, publié une dizaine d’années après l’évènement traumatique :

Je me suis rendu près de l’étagère où se trouvent les titres généraux. J’ai pris une copie, et je l’ai ramenée à la maison. Et quand Karen et moi se sommes rendus à la partie où un gars se fait broyer dans une déchiqueteuse à bois, on s’est regardé et on s’est dit : Mais que diable sommes-nous en train de regarder? C’était présenté comme une comédie, mais ce n’était pas drôle. C’était graphique, et brutal, et complètement inutile. Et ça nous a tellement fait grincer des dents, que nous avons dû arrêter la chose en plein milieu… Le lendemain matin, j’ai appelé Blockbuster et exigé qu’ils retirent le film de leurs tablettes.

L’un des trois candidats en lice pour l’investiture républicaine – et le seul du trio qui soit «sain d’esprit», nous assurent les médias américains – a par la suite consacré beaucoup de son temps et de son énergie à tenter de bannir l’oeuvre acclamée des frères Coen. Selon ce papier de Vox, Kasich, réalisant que sa croisade ne s’en allait nulle part, a demandé à Blockbuster d’au moins identifier plus clairement les films contenant de la «violence gratuite». Mais le changement n’a pas été apporté.

Il reprit donc son téléphone, et accusa le gérant du Blockbuster de ne pas avoir respecté leur «entente». Sa femme en eut assez et le pria de «passer à autre chose». Mais l’histoire fit tellement de bruit qu’elle fut relayée dans une chronique de George Will, une éminence grise du mouvement conservateur. Ce dernier, par un éclair de clairvoyance, réussit à l’époque à faire un parallèle entre l’antagonisme de Kasich envers Fargo et ses aspirations présidentielles.

Cette drôle d’anecdote a récemment fait l’objet d’un sketch parodique diffusé lors du Late Show With Stephen Colbert. Steve Buscemi, après avoir lu des passages de Stand For Something, admet se sentir mal à chaque fois que quelqu’un n’apprécie pas son travail. Il a donc choisi de «personnellement financer un film basé d’après ce livre», et d’incarner lui-même le rôle de Kasich :

On oublie cependant que la vengeance est un plat qui se mange froid. Un peu plus d’une décennie après sa croisade infructueuse, Kasich a en effet dû savourer la faillite aussi soudaine que colossale de la plus grande chaîne de location de films en Amérique du Nord. Quoiqu’une copie VHS de Fargo pourrait toujours être disponible, quelque part en Indiana, l’État voisin du gouverneur de l’Ohio…

À lire aussi :

> Fargo : la question Mike Yanagita
> Steve Buscemi : la mort lui va si bien

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