Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Oscars 2011’

Mercredi 1 décembre 2010 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (11)

Tous les «films de prestige» en une bande-annonce

Tous les éléments, toutes les conventions et clichés qu’on retrouve dans les «films de prestige» hollywoodiens – vous savez, tous ces films léchés préconçus pour séduire les membres de l’Académie ainsi que bon nombre de gens vendus d’avance aux thèmes et sujets dits «importants» et «sérieux» – se trouvent dans cette savoureuse parodie produite par BriTANick.

Quelques unes de mes citations préférées :

- Interest in your bold rejection of social norms as evidenced by your dyed hair

- Suspicion that a character once thought trustworthy may not be trustworthy

- Naive yet inspiring statement – Then the music gets hopeful

- Friendly black optimistic advice

(Merci a stevevallee pour le lien)

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Lundi 29 novembre 2010 | Mise en ligne à 15h00 | Commenter Commentaires (39)

Toy Story 3 vise l’or

toystory

La campagne en vue de la prochaine cérémonie des Oscars, qui aura lieu le 27 février, bat déjà son plein. Disney, qui a obtenu une nomination à l’Oscar du Meilleur film avec Up l’année dernière, espère cette fois-ci remporter les grands honneurs grâce à Toy Story 3, le film d’animation le plus fructueux de tous les temps ainsi que le film le mieux coté (99%) par l’agrégat de critiques Rotten Tomatoes.

Pour le président du studio aux grandes oreilles, Rich Ross, un éventuel Oscar du Meilleur du long métrage d’animation ne serait qu’un mince prix de consolation. Il vise l’or et, pour cela, a récemment lancé une vaste campagne de promotion auprès des membres de l’Académie, apprend-on via Deadline. Le concept, assorti du leitmotiv «Not Since», se présente sous forme d’affiches dans lesquelles les personnages de Toy Story recréent des scènes d’anciens lauréats de l’Oscar du Meilleur film comme On The Waterfront, Shakespeare In Love, Silence Of The Lambs, Titanic, Forrest Gump, The Lord Of The Rings: The Return Of The King ou The Godfather: Part II.

Cette campagne de Disney amène une question fondamentale : le cinéma d’animation devrait-il enfin être considéré sur le même pied d’égalité que le «cinéma traditionnel» (à savoir, les films tournés en prises de vues réelles) quand vient le temps de récompenser les représentants de l’industrie? La réponse me paraît évidente, d’autant plus que les constantes avancées technologiques dans le traitement de l’image rendent de moins en moins claire la distinction entre le réel et l’animé. En effet, Avatar, King Kong et les nouveaux Star Wars ne sont-il pas à en grande partie des films d’animation? Et les personnages et créatures créés à l’aide du motion capture, comme Gollum ou Jar Jar Binks, ne sont-ils pas en fait des variantes sophistiquées d’un Mickey Mouse ou d’un Donald Duck?

Aujourd’hui, n’importe quel film bénéficiant d’un budget moindrement décent a recours à l’animation, que ce soit à travers de subtiles retouches visuelles (comme la buée dans The Social Network) ou d’imposantes illustrations d’univers fantastiques et/ou futuristes. En poussant la logique à fond, il faudrait peut-être songer à carrément éliminer la catégorie du Meilleur long métrage d’animation ou, encore mieux, la remplacer par une nouvelle catégorie, celle du Meilleur film pour enfants (ou «toute la famille») qui inclurait des films d’animation ET traditionnels. Le public-cible visé est à mon avis un point en commun plus pertinent que celui du rendu de l’image.

Sur ce, je vous laisse avec cette vidéo hommage aux long métrages d’animation de Disney monté dans la foulée de la sortie de Tangled, peut-être le dernier «film de princesse» de l’histoire du studio :

À lire aussi :

> Totoro, le plus grand
> La domination du cinéma pour enfants

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Mardi 9 novembre 2010 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (23)

Un Oscar pour un truand de 95 ans

eliwallach4

Eli Wallach, qui fêtera ses 95 ans le 7 décembre prochain, recevra le 13 novembre un Oscar honorifique pour l’ensemble de sa carrière. L’Académie célébrera «le caméléon exemplaire, campant aisément une large gamme de personnages, tout en apposant son étampe inimitable sur chacun de ses rôles». Wallach partagera l’honneur avec Jean-Luc Godard – in absentia – ainsi que l’historien Kevin Brownlow. Francis Ford Coppola sera également présent pour accepter le Irving G. Thalberg Memorial Award.

S’étant bâti une solide réputation sur les planches, Wallach a fait partie de la première vague de method actors – notamment James Dean, Marlon Brando, Karl Malden – à déferler sur Hollywood dans les années 1950. En raison de son apparence «exotique», l’acteur juif originaire de Brooklyn, qui a joué dans plus de 90 films, s’est spécialisé dans des rôles de méchants, souvent dans des westerns. Son personnage le plus connu, et de loin, est celui de Tuco, le «truand» dans The Good the Bad and the Ugly (1966) de Sergio Leone.

Dans son portrait sur son grand-oncle Wallach, A.O. Scott du New York Times décrit avec justesse la particularité du style de l’acteur :

Avec Eli, il y a une qualité espiègle et futée, pas exactement un clin d’oeil conscient, mais une délectation palpable envers le pur plaisir de jouer. Il a parfois poussé cela au bord de l’exagération, et au moins une fois est passé par-dessus pour créer quelque chose de tout à fait glorieux.

C’était dans The Good the Bad and the Ugly, où, en tant que partenaire et victime de Clint Eastwood, il s’est transformé en un archétype explosé du western: un personnage de dessin animé, un pistolero sentimental, un bouffon saint, et un personnage destiné à être cité ausi longtemps que les gens regarderont des films.

> En vidéo : la visite d’A.O. Scott dans l’appartement de Wallach à Manhattan

(Im)mortels

Même s’il est bientôt centenaire, Wallach n’a pas pris sa retraite pour autant. Il a été nominé aux dernier gala des Emmy pour son rôle dans la télé-série Nurse Jackie. Au cinéma, cette année, il a fait deux apparitions remarquées : dans The Ghost Writer de Roman Polanski et dans Wall Street : Money Never Sleeps d’Oliver Stone. Selon cet article de Vanity Fair, il mériterait un Oscar pour son rôle d’un banquier dans le film de Stone.

Je trouve qu’il y a quelque chose d’attendrissant de voir à l’oeuvre ces acteurs très âgés, toujours actifs, comme Ernest Borgnine (93 ans), Christopher Plummer (80 ans) ou l’éternel Max Von Sydow (81 ans), qui m’a tellement ébranlé dans Le scaphandre et le papillon (2007). Cette manière qu’ils ont de concilier leur image d’immortels du grand écran et de mortels dans le crépuscule de la vie rend leur interprétations si intéressantes. Le jeu semble plus net, plus épuré, plus authentique, en fin de compte, plus vivant.

À ce titre, je retiens deux performances bouleversantes sur le thème de la mort qui, incidemment, se sont avérées de remarquables chants du cygne. Jason Robards (1922-2000) dans la peau d’un riche patriarche cancéreux dans Magnolia de Paul Thomas Anderson et, surtout, Richard Farnsworth (1920-2000) dans le rôle d’un retraité invalide qui traverse deux États en tondeuse afin de rendre visite à son frère mourant dans The Straight Story de David Lynch.

***

Pour revenir à notre sujet principal, voici une scène de Baby Doll (1954) d’Elia Kazan. Il s’agit pour Wallach de son premier film ainsi que de son préféré de sa propre filmographie.

Pour en savoir plus :

> Un portrait de Wallach du Los Angeles Times se penchant sur sa carrière théâtrale

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