Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Interlude musical’

Lundi 18 novembre 2013 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Commentaires (4)

Interlude musical : Funeral Canticle, de Sir John Tavener

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Dès les premiers instants de The Tree of Life, un chœur de voix semblant provenir de l’au-delà s’empare de votre coeur et réchauffe votre âme. Il s’agit en fait d’un cantique funèbre signée Sir John Tavener, qui nous présente une vision éthérée de la mort des plus sereine et, oserait-on dire, accueillante.

Le compositeur britannique, accablé par de graves problèmes de santé la majeure partie de sa vie, est décédé mardi dernier dans le sud de l’Angleterre à l’âge de 69 ans. Anobli en 2000, et lauréat d’un Grammy deux ans plus tard, il fut l’une des plus grandes figures de la musique classique du 20e siècle.

Influencé dans sa jeunesse par les avant-gardistes tels Stravinsky et Messiaen, Tavener s’est converti dans les années 1980 à la musique sacrée suite à son entrée dans la religion grecque orthodoxe. Résumé de ses «hits» dans la nécro du Monde :

Parmi ses œuvres les plus connues, le choral a cappella d’après William Blake, The Lamb, écrit en 1982 et devenu un populaire chant de Noël. Mais aussi The Song for Athene (1993), joué aux funérailles de Diana, en 1997. […]

Son premier succès public, John Tavener l’a connu à 24 ans avec sa cantate dramatique The Whale, tirée de l’Ancien Testament, créée en 1968 et enregistrée pour le label des Beatles, Apple Record, sous l’impulsion de John Lennon et plus encore de Ringo Starr en 1970. […]

Le Monde poursuit: «Tavener est souvent comparé à l’Estonien Arvo Pärt, dont il partage l’inspiration mystique et contemplative: une musique lente et introspective, essentiellement vocale, qui utilise un langage peuplé de grands accords consonants, de longues tenues et superpositions sonores, avec un soprano “planant”».

Étrangement, tandis que l’oeuvre de Pärt s’est imposée dans le paysage cinématographique, en particulier au cours de la dernière décennie (de Fahrenheit 9/11 à The Insider et There Will Be Blood, en passant par Les invasions barbares), celle de Tavener est quasi absente du grand écran, à l’exception notable de Children of Men et de l’ambitieuse fresque de Terrence Malick.

> L’ultime entrevue de Sir John Tavener, qu’il a accordée quelques jours avant sa mort, est disponible sur le site du Telegraph.

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Lundi 19 août 2013 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (8)

Interlude musical : Be My Baby

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Ce mois d’août marque les 50 ans de la sortie du tube des Ronettes Be My Baby, morceau emblématique du wall of sound du mythique – et aujourd’hui écroué – producteur Phil Spector, auquel le New York Times a consacré un beau papier cette semaine.

La chanson a mémorablement été utilisée pour illustrer le générique de début de Mean Streets, film-phare de Martin Scorsese qui célébrera en octobre ses 40 ans. Une confluence de musique et d’images qui résulte en une des séquences d’ouverture les plus électrisantes jamais vues sur grand écran.

(De grâce, montez le son le plus que vous pouvez)

Be My Baby a refait une apparition cinématographique remarquée une quinzaine d’années plus tard, dans un film au registre passablement différent de celui de Scorsese, et qui allait se convertir en une des bandes originales de film les plus populaires de tous les temps : Dirty Dancing.

Ci-dessous, une anecdote intéressante de la part de Phil Spector, issue d’un docu de 2009, sur l’utilisation non autorisée de Be My Baby dans Mean Streets. «Who’s this guy Skizi?», se rappelle avoir pensé le producteur la première fois qu’il a vu le film. Il continue en disant qu’il s’est retenu par bonté d’âme d’intenter une poursuite relative aux droits de la chanson, et qu’il a par son inaction volontaire carrément sauvé la carrière de Scorsese. (À noter qu’à l’époque Spector n’était pas étranger à la culture du Nouvel Hollywood, ayant fait une apparition dans l’épilogue de Easy Rider, quatre ans plus tôt).

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Mercredi 4 avril 2012 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (6)

Interlude musical: Crazy Clown Time

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Un barbecue dans la cour, de la bière qui coule à flots, une jeune fille à la poitrine généreuse qui se dénude. Voilà les ingrédients d’une soirée bien sympathique. À moins que ce ne soit David Lynch qui organise le party…

Le maître de l’inquiétante étrangeté a réalisé la vidéo pour le single éponyme de son premier album en solo, Crazy Clown Time, et que dire de plus sinon que c’est tout à fait lynchien (et qu’on a vraiment hâte qu’il se remette au cinéma!).

À éviter de regarder au bureau!

À lire aussi :

> David Lynch, maître de la terreur suggestive

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