Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Horreur’

Vendredi 30 octobre 2015 | Mise en ligne à 19h45 | Commenter Commentaires (33)

Le cinéma d’horreur vu par Patrick Sénécal

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Pour le spécial d’Halloween de ce week-end, j’ai obtenu la participation d’un invité spécial; une première dans l’histoire de ce blog. Le maître de la littérature d’épouvante au Québec a eu l’amabilité de partager avec nous ses réflexions personnelles sur ses dix films d’horreur préférés.

Auteur de 17 romans (son dernier, Faims, vient d’arriver en librairie), Patrick Senécal a également laissé sa trace dans le monde du cinéma. Il a en effet signé les adaptations au grand écran de trois de ses oeuvres, Sur le seuil (2003), 5150 Rue des Ormes (2009) et Les 7 jours du talion (2010).

La liste est présentée en ordre chronologique :

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PSYCHO (Alfred Hitchcock, 1960) – Un film qui a servi de jalon: la belle fille qui se fait tuer au début, l’assassinat dans la douche, le couteau comme symbole sexuel, le psychopathe à double personnalité… Évidemment, les scènes de meurtre font quelque peu sourire aujourd’hui, mais il y a encore des moments d’une grande efficacité: la première discussion entre Norman et Marion sous la surveillance malsaine des animaux empaillés, le cadavre de la mère qui est révélé sous la lumière vacillante de l’ampoule électrique, et surtout le tout dernier plan de Norman Bates qui nous fixe à travers l’objectif avec un rictus carnassier qui se fond en surimpression sur la tête de mort de sa mère… Une leçon de cinéma que bien des réalisateurs ont apprise, pour le meilleur et pour le pire.

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THE EXORCIST (William Friedkin, 1973) – Je pourrais parler de sa réalisation impeccable, de son étonnante sobriété (ça se passe tout de même presque entièrement dans une chambre à coucher et il n’y aucune scène réellement sanglante) et de sa bande sonore extrêmement inventive (écouter ce chef-d’oeuvre en français est un non-sens), mais il s’agit surtout pour moi d’un film fondateur. Quand il est sorti en salles, j’avais six ou sept ans et je me souviens de la pub dans le journal. Il ne s’agissait pas de l’affiche si connue aujourd’hui, mais d’une autre image, que je n’ai jamais retrouvée nulle part depuis, et qui me terrifiait. À douze ou treize ans, je suis tombé sur le livre chez un ami de mon père et je l’ai emprunté. J’ai adoré le bouquin et me suis dit que je devais absolument voir l’adaptation. Il a joué à la télévision alors que j’avais douze ans et je l’ai regardé en cachette. Je ne savais pas encore qu’il s’agissait d’une version édulcorée et j’avais été un peu déçu. Ce n’est qu’à dix-sept ans que j’ai vu la version intégrale en VHS et là, oui, ç’a été un choc. Surtout que j’avais des restes de mon enfance religieuse et que la peur de Dieu ne m’avait pas encore totalement quitté. Bref, de six à quatorze ans, j’ai découvert ce film étape par étape, il m’a accompagné durant de nombreuses années et je suis certain qu’il est une des raisons pour lesquelles je me suis mis à écrire.

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CARRIE (Brian de Palma, 1976) – Évidemment, il y a la toute dernière scène, qui a terrifié le monde entier et qui a démontré qu’on pouvait faire sursauter les gens de manière intelligente (alors que normalement, faire sursauter les gens est un effet trop gratuit au cinéma). Mais la véritable horreur réside dans le personnage de la mère de Carrie, jouée par Piper Laurie qui frôle le cabotinage, mais fascine totalement. Et c’est un film qui expose violemment la cruauté des adolescents.

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THE OMEN (Richard Donner, 1976) - Je sais que ce n’est pas un très bon film, réalisé par un tâcheron sans personnalité cinématographique, mais il est peut-être celui qui a le plus marqué mon adolescence, au point que j’en dessinais des scènes dans mes cahiers d’école. Même si le scénario fait rire aujourd’hui, certaines morts y sont encore spectaculaires, surtout celle de la nounou qui se pend en se jetant du toit du manoir et la décapitation du photographe. Et la musique du générique d’ouverture, composée par Jerry Goldmisth, est un chef-d’oeuvre du genre.

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DAWN OF THE DEAD (George Romero, 1978) – Je n’aime pas beaucoup les films de zombie en général parce qu’ils finissent par tous se ressembler. Mais celui de Romero a justement initié le genre, a posé les jalons, a défini les règles, encore plus que NIGHT OF THE LIVING DEAD (du même réalisateur) qui avait un scénario moins intéressant. Évidemment, les scènes gores sont très réjouissantes (avec son sang presque orange!), mais la métaphore sur notre société de consommation confirme que l’horreur peut souvent servir à critiquer ou dénoncer certains aspects sociaux contemporains.

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THE SHINING (Stanley Kubrick, 1980) – Ce n’est pas seulement un de mes meilleurs films d’horreur, mais un de mes meilleurs films tout court. Les vingt premières minutes sont presque ridicules, avec sa scène d’entrevue à l’hôtel et ce cliché qui annonce que le bâtiment est construit sur un ancien cimetière indien… Mais dès que la famille se retrouve seule, le cauchemar commence. Quand j’ai vu ce film pour la première fois, à douze ou treize ans, j’avais été déçu: je m’attendais à voir plein de sang et j’étais trop jeune pour saisir que la véritable force de ce film résidait dans l’ambiance, dans l’émotion et surtout dans les personnages.

Quand je l’ai revu à vingt ans, j’ai mieux compris. Et quand on est parents, c’est une expérience encore plus terrifiante: voir un enfant, dans un hôtel isolé, fuir son père qui veut le tuer, c’est le summum de l’horreur. Les scènes classiques sont légion: le sang qui surgit de l’ascenseur, le Big Wheel suivi par la Steadicam, les deux jumelles mortes, le labyrinthe…

Certains ont dit que Nicholson cabotinait et je ne suis pas d’accord: sa montée dans la folie est, à mon sens, très maîtrisée. Rarement les lieux dans un film d’épouvante (ici, l’hôtel Overlook) ont été aussi porteurs d’angoisse, rarement la musique aussi terrible (alors que très souvent, elle est insupportable dans les films de genre) parce qu’elle semble littéralement habiter l’hôtel. Et l’affrontement de Jack et Windy dans le grand escalier est une des scènes les plus stressantes du cinéma.

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THE THING (John Carpenter, 1982) – J’avais vraiment, vraiment tripé à l’époque. Je l’ai écouté cinq ou six fois en deux ans, puis les années ont passé. Il y a cinq ans, j’ai voulu le montrer à mon fils et me suis dit que ce vieux truc plein d’effets spéciaux désuets avait sans doute mal vieilli. À ma grande surprise, ç’a n’a pas été le cas. L’histoire fonctionne bien, le climat de paranoïa est toujours aussi efficace et, surprise! les effets spéciaux tiennent étonnamment bien la route. La dernière scène est toujours aussi délicieusement noire et pessimiste. Et verdict ultime: mon fils, pourtant gavé de films high-tech, a adoré!

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FUNNY GAMES (Michael Haneke, 1997) – Je parle de l’original, pas du remake qui, paraît-il, est identique plan par plan. Certains seront peut-être étonnés de voir cette oeuvre dans une telle liste, mais pour moi, jamais film n’a réussi avec autant d’impact à nous faire ressentir l’horreur absolue : celle de se retrouver à la merci de meurtriers qui vont nous tuer sans aucune raison. Aucune concession dans ce huis clos, aucune porte de sortie, aucune explication rassurante. Il y a deux films que j’ai eu de la difficulté à regarder dans ma vie: SALO, de Passolini, et celui-ci. Une expérience inconfortable, pénible, mais qui refuse de «spectaculariser la violence, émotive et physique, et qui la montre dans tout ce qu’elle a d’insoutenable. Et, en plus, une réflexion brillante et audacieuse sur le rôle du spectateur dans ce genre de film.

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RINGU (Hideo Nakata, 1998) – Les Asiatiques font sans doute les films d’horreur avec les ambiances les plus inquiétantes, construisant avec brio des scènes lentes, silencieuses, presque théâtrales, mais suintantes d’angoisse et de peur. RINGU a des problèmes de scénarisation et de cohérence, mais la finale (lorsque la fille sort de la télévision) est l’une des trois ou quatre scènes qui m’a le plus terrifié dans ma vie. Et pourtant, je l’ai vu à trente-deux ans! Le remake américain est pas mal, mais il commet l’erreur classique de tous les films hollywoodiens: il en montre trop. L’original savait que la peur réside justement dans ce qu’on ne voit pas. Mais allez faire comprendre ça aux Américains…

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AUDITION (Takashi Miike, 1999) – Une autre contribution asiatique. Takashi Miike fait au moins trois films par année, et la majorité est tout à fait oubliable. Mais quand il réussit, il réussit fort. AUDITION est remarquable par son habileté diabolique: le premier tiers ressemble carrément à un nanar sentimental, puis, à un moment, l’étrangeté s’installe, puis glisse dans le cauchemar et la folie. Les dix dernières minutes sont sans aucun doute parmi les plus insupportables jamais filmées, le tout réalisé de manière très élégante, presque délicate. De l’horreur implacable… et féministe!

***

Mentions spéciales à: ALIEN (Ridley Scott, 1979), ROSEMARY’S BABY (Roman Polanski, 1968), EVIL DEAD (Sam Raimi, 1983), THE FLY (David Cronenberg, 1986), THE OTHERS (Alejandro Amenabar, 2001), JACOB’S LADDER (Adrian Lyne, 1990), L’ORPHELINAT (Juan Antonio Bayona, 2008), SILENT HILL (Christophe Gans, 2006), THE DEVILS (Ken Russel, 1971), ERASERHEAD (David Lynch, 1977), VIDEODROME (David Cronenberg, 1983) et les classiques HALLOWEEN (J. Carpenter, 1978) et TEXAS CHAINSAW MASSACRE (Tobe Hooper, 1974)

***

PHOTO : ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

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Lundi 31 août 2015 | Mise en ligne à 17h25 | Commenter Commentaires (15)

Wes Craven, du trash à l’ironie

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Il aurait aimé vivre un peu plus longtemps, subir son trépas vers 90 ans, «sur un plateau de tournage, et dire “C’est terminé!” après la dernière prise, tomber raide mort, et ensuite voir les machinistes faire un toast en mon honneur». Wes Craven a finalement été emporté hier par un cancer du cerveau à l’âge de 76 ans, entouré des siens dans sa demeure de Los Angeles.

Le plus populaire des réalisateurs de films d’horreur américains de l’ère moderne est né en 1939, à Cleveland. Il a été élevé dans une famille baptiste rigoriste; en d’autres mots, pas de cinéma durant son enfance (sauf les quelques fois qu’il s’échappait de la vigilance parentale avec son grand frère, pour voir par exemple War of the Worlds, une expérience marquante). Il devait également se rendre clandestinement dans les salles sombres durant son adolescence, son école secondaire chrétienne menaçant d’expulsion tous les élèves qui commettraient le péché de voir un film.

Jeune adulte, lorsqu’il pouvait enfin aller au cinéma sans crainte de représailles, il a assisté à une projection de La source (1960) d’Ingmar Bergman. Ce film inspiré d’une légende médiévale, un des plus durs de la filmographie du grand maître suédois, raconte l’histoire du viol et du meurtre crapuleux d’une jeune paysanne, ainsi que la vengeance sanglante du père de cette dernière. Craven a décrit l’an dernier au Daily Beast le sentiment d’horreur particulier qu’il a ressenti durant le dernier acte du film.

…et il y a cette longue séquence où les parents se préparent à tuer ces hommes. Le père assassine systématiquement chacun des bergers, et cela, pour moi, était curieusement la séquence la plus terrifiante, car sa vengeance a été illustrée de manière si graphique. Il y avait un jeune garçon qui voyageait avec ces bergers – il était tout à fait innocent mais il finit par être tué, lui aussi. Je trouvais que c’était vraiment une représentation étonnante de ce qui dans un film américain aurait été dépeint comme une vengeance légitime. Mais à la fin, on voit comment la vengeance peut elle-même représenter le meurtre de l’innocence des victimes; la façon dont les personnages peuvent passer de gens normaux, à victimes, et à tueurs. Cela m’a fasciné.

Après un passage dans l’industrie du porno (il aurait collaboré au classique du XXX Deep Throat), Craven a réalisé son premier long métrage, Last House on the Left (1972), une interprétation libre et trash de La source, dont la violence crue et insoutenable se voulait une réaction aux réelles horreurs commises par ses compatriotes sur le front vietnamien. Extrêmement controversé, le film fut présenté dans peu de salles et fut notamment banni au Royaume-Uni pendant 40 ans, avant d’acquérir une forte notoriété suite à sa sortie en VHS.

De l’aveu de Craven, le réalisme dérangeant de Last House on the Left a été accompli en partie parce qu’il manquait d’expérience. Il a expliqué en 2010 dans une entrevue au Los Angeles Times qu’il n’avait «aucune idée comment réaliser un film» et qu’il l’a «mis en scène comme un documentaire parce que pendant les quelques années où j’ai appris les rudiments du cinéma, je travaillais dans un bâtiment dans lequel travaillaient surtout des documentaristes».

Amateur ou pas, le résultat a impressionné la plupart des critiques à l’époque. Roger Ebert a donné trois étoiles et demi à Last House on the Left, disant que le film est «à peu près quatre fois meilleur que ce à quoi l’on s’attend». Il poursuit :

La mise en scène de Wes Craven ne nous laisse jamais nous échapper d’une tension dramatique presque insupportable [...]. Le jeu des acteurs est sans artifices et naturel, je suppose. Il n’y a pas gesticulations. Il y a une bonne oreille pour le dialogue et la nuance. Et il y a du mal dans ce film. Pas d’évasion sanglante de la réalité ou de sensations fortes à la minute, mais un sens pleinement développé de la nature vicieuse des tueurs. Il n’y a pas de gloire dans cette violence.

Craven est reconnu aujourd’hui pour avoir démarré deux franchises d’horreur très lucratives : la série A Nightmare on Elm Street dans les années 1980 et la série Scream dans les années 1990. Cette dernière, dont il a réalisé les quatre chapitres, a «démocratisé l’horreur», comme l’indique le critique du Monde Thomas Sotinel dans la vidéo ci-dessous, en créant une zone de confort humoristique au ton référentiel parmi les scènes d’effroi.

Il a également introduit, pour le meilleur et pour le pire, la métafiction dans le genre du slasher. Une approche postmoderne, ou ironique, à laquelle il s’était frottée à partir de New Nightmare (1994), dans lequel il se met lui-même en scène dans son propre rôle. Un reportage détaillé sur ce film plutôt méconnu de la saga Freddy Krueger à lire sur BuzzFeed.

Avant de mourir, Craven se préparait à mettre en scène Thou Shalt Not Kill, un segment de la minisérie Ten Commandments produite par The Weinstein Co. Il s’agit d’un remake du Décalogue, chef-d’oeuvre que Krzysztof Kieślowski a réalisé en Pologne juste avant sa période française. Il a par ailleurs complété une série de bandes-dessinées à paraître sur «des zombies, des loups-garous et des vampires» qui s’intitule Coming of Rage.

Craven a dit un jour que «les films d’horreur doivent nous montrer quelque chose qui n’a pas été montré auparavant afin que les spectateurs soient complètement décontenancés. Voyez-vous, ce n’est pas que les gens veulent avoir peur; les gens ont peur. [...] Les films d’horreur ne créent pas la peur, ils la libèrent.»

Pour en savoir plus sur la carrière de Wes Craven, je vous suggère cet épisode de Masters of Horror, animé par le héros de la série Evil Dead Bruce Campbell. Pour d’autres vidéos portant sur le cinéaste, allez au bas de la page de ce billet publié par The Playlist.

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Lundi 1 juin 2015 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (21)

The Exorcist : l’effroi en direct

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Lors de la sortie de The Exorcist de William Friedkin, en 1973, certaines salles de cinéma avaient prévu des sacs à vomi pour les cinéphiles les plus sensibles. Des placiers avaient reçu une formation en premiers soins, et étaient munis de sels, question de ranimer les spectateurs qui s’évanouiraient. Et pourtant, les gens en redemandaient. La garantie de l’effroi est un argument de vente considérable; à ce jour, The Exorcist est le film coté R le plus lucratif de tous les temps, éclipsant son plus proche rival, The Godfather, de 200 millions $.

Les apôtres du grand écran, en particulier de l’expérience communautaire irremplaçable que procure un visionnement en groupe, ressortent souvent des anecdotes liées au classique d’horreur de Friedkin; les files d’attentes interminables devant les guichets, la fébrilité et la frayeur palpables en salle, les personnes physiquement troublées, possiblement par des images subliminales… Le cinéma comme épreuve culturelle concrète, comme scellant social. Une nostalgie qui est plutôt justifiée lorsqu’on voit l’ado assis à côté de nous dans l’autobus en train de regarder Insidious 2 sur son portable.

C’est une chose d’entendre ces belles histoires d’antan, et une autre de les voir. Deux utilisateurs de YouTube, relayés par A.V. Club, ont mis en ligne un reportage qui a été produit dans le cadre de la sortie du film, et qui montre plusieurs spectateurs à la sortie des salles. Les réactions sont variées: certains sont stoïques, encore en état de choc, tandis que d’autres sont plutôt hystériques. On voit même des gens qui ont perdu connaissance.

La vidéo ci-dessous reprend des extraits du reportage original de 20 minutes, y allant d’un montage plus impressionniste, et augmentant le facteur terreur grâce au Concerto pour violoncelle et orchestre no 1 de Krzysztof Penderecki (The Shining, Shutter Island). Les témoignages du public commencent vers 1:45.

Voici le reportage original :

***

Six ans après The Exorcist a pris l’affiche un autre film qui allait marquer le genre de l’horreur: Halloween de John Carpenter. Un certain DarkCastle2012 a mis sur YouTube un enregistrement des dernières minutes d’une projection du film à Los Angeles l’année de sa sortie. La vidéo a été popularisée par le site Bloody Disgusting en avril dernier.

Les cris du public sont saisissants; on dirait des gens surexcités dans des montagnes russes. L’administrateur de BD note que ça lui «fait mal à l’âme que nous ne serions plus jamais en mesure de vivre une expérience comme cela». On espère sincèrement qu’il se trompe.

- L’affiche qui coiffe ce billet provient d’un post de Dangerous Minds, qui a recueilli «des affiches japonaises sensationnelles de films populaires des années 1970».

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