Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Histoire’

Mercredi 6 mai 2015 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (25)

Le vent ne semble pas avoir tourné pour Orson Welles

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Il devait en principe prendre l’affiche aujourd’hui même, à l’occasion du centième anniversaire de naissance du plus grand génie tragique du 7e art, Orson Welles. Considéré comme l’un des projets abandonnés les plus importants de l’histoire, The Other Side of the Wind devait être le chant du cygne du cinéaste décédé en 1985; mais, comme ce fut le cas avec bon nombre de ses entreprises, il persiste à demeurer éternellement inachevé.

Contrairement aux 40 minutes perdues à jamais de son deuxième long métrage The Magnificent Ambersons (1942), The Other Side of the Wind existe bel et bien, sous la forme de 10 heures de rushes. Une cinquantaine de minutes du film ont d’ailleurs été montées par Welles lui-même. En somme, la moitié du travail a déjà été complété. Mais ça s’est gâté par la suite.

Tournée de manière sporadique entre 1970 et 1976, la production de The Other Side of the Wind était constamment à cours d’argent. Welles tenta autant que possible de garder le navire à flot en vendant sa personne : dans des films suspects, des pubs gênantes ou des émissions de variétés. Son principal partenaire d’affaires était une boîte parisienne nommée Les Films de l’Astrophore, dirigée par le beau-frère du chah d’Iran, Mehdi Bousheri. Les deux hommes n’entretenaient cependant pas un rapport très cordial, et le financier a finalement mis un frein à la post-production.

À la suite de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeini a exigé la saisie des bobines, pour en fin de compte se rétracter, jugeant l’objet «sans valeur». Mais la célébration n’a été que de courte durée, et a été remplacée par une longue et acrimonieuse bataille juridique entre la fille du cinéaste, Beatrice Welles, et sa partenaire de vie Oja Kodar. Cette dernière affirme qu’elle a en sa possession la portion montée par Welles, qui est entreposée dans sa maison à Primosten, sur la côte adriatique, en Croatie.

Le choses ont enfin semblé bouger en octobre dernier, après qu’un article du New York Times eut rapporté qu’une entente avait enfin été conclue entre les parties divergentes, grâce à l’intervention d’une compagnie basée à Los Angeles, Royal Road Entertainment. Le montage final allait être complété par Frank Marshall, producteur exécutif du film, et Peter Bogdanovich, réalisateur majeur du Nouvel Hollywood, qui tenait un des rôles principaux dans The Other Side of the Wind. L’objectif : une projection le 6 mai 2015.

MISE À JOUR : Marshall a lancé aujourd’hui, 7 mai, une campagne IndieGogo dans l’espoir de récolter 2 millions $

Malheureusement, le film se trouve aujourd’hui bien plus près des limbes que d’une salle de cinéma. Selon ce que le blogue Wellesnet a révélé jeudi dernier, il est maintenant venu le tour des distributeurs de mettre des bâtons dans les roues du projet. Ils veulent voir une version préliminaire avant de débloquer d’autres fonds; l’histoire se répète. En même temps, l’aventure chaotique du film accomplit une sorte de logique poétique, en phase avec la carrière de Welles. Comme le dit David Thompson dans son fameux New Biographical Dictionary of Film :

À plusieurs reprises, il a fui l’ennui précis de la salle de montage, trop volumineux pour y être contenu, trop combatif pour être épinglé à une version fixe d’une œuvre. Les films inachevés ou les films qui lui ont été saisis et ont été gâchés par d’autres lui ont permis de perpétuer ses idées de perfection.

Tout cela étant dit, qu’en est il de The Other Side of the Wind, l’oeuvre d’art? Selon ce reportage publié dans le dernier numéro de Vanity Fair – que tout cinéphile devrait se faire un plaisir de lire – le principal acteur du film, John Huston (qu’on voit chevaucher Welles sur la photo qui coiffe ce billet, et que vous reconnaissez sans doute comme le patriarche diabolique de Chinatown), demanda à Welles de quoi il s’agissait, et il a eu comme réponse : «C’est un film sur un réalisateur salaud… Ça parle de nous, John». Incidemment, les deux hommes ont commencé leur carrière la même année, en 1941, avec The Maltese Falcon et Citizen Kane. Le premier ayant marqué le film noir et le second, eh bien, le cinéma!

Orson Welles, assis, manie la caméra sur un terrain vacant du studio MGM.

Orson Welles, assis, manie la caméra sur un terrain vacant du studio MGM.

Le synopsis plus ou moins officiel :

«Un vieux réalisateur, J.J. Hannaford, mélange de John Ford et d’Ernest Hemingway, fait son come-back à Hollywood après plusieurs années d’exil en Europe. Il est en train de finir un nouveau film avec lequel il veut mettre au défi, sur le terrain, «toute la palette du jeune cinéma américain, depuis les cinéphiles mélancoliques jusqu’à Andy Warhol».

Une fête est organisée en son honneur dans son ranch par tout le gratin hollywoodien à l’occasion de son soixante-dixième anniversaire. Cette soirée se terminera par la mort du réalisateur au volant de la voiture de sport qu’il voulait offrir à son acteur favori, sans que l’on sache s’il s’agit d’un accident ou d’un suicide.»

Le germe de The Other Side of the Wind s’est manifesté trois bonnes décennies avant que ne s’entame le tournage. L’anecdote relatée dans VF est tout simplement trop délicieuse pour que je tente ici de la compresser :

En mai 1937 Welles est entré dans un studio d’enregistrement de Manhattan pour narrer un documentaire sur la guerre civile espagnole dont le scénario avait été écrit par Ernest Hemingway – qui se trouvait dans la cabine de son lorsque Orson est arrivé.

À seulement 22 ans, Orson n’était pas encore le Orson Welles qu’on connaît, mais il était bien parti en tant qu’acteur de voix talentueux qui gagnait 1000 $ par semaine pendant la Dépression, et un prodige à Broadway qui avait eu l’audace de mettre en scène un Macbeth avec une distribution formée exclusivement d’acteurs noirs.

En regardant le scénario de Hemingway, Welles a suggéré quelques changements, comme il l’a rappelé à un journaliste des décennies plus tard. Ne serait-il pas mieux, par exemple, d’éliminer la réplique «Voici les visages des hommes qui sont proches de la mort», et simplement laisser ces visages parler d’eux-mêmes?

Hemingway était outré que quiconque oserait saboter ses mots et s’en est pris à Orson, impliquant que l’acteur était «une sorte de pédé». Welles a répliqué en frappant Hemingway de la meilleure façon qu’il connaissait. Si «Papa» voulait un pédé, Orson allait lui en donner un.

«M. Hemingway, que vous êtes fort!», a déclaré Welles avec un zézaiement. «Que vous êtes grand!».

Saisissant une chaise, Hemingway a attaqué Orson, qui en a ramassé une à son tour, provoquant une bagarre cinématographique entre deux des plus grands génies créatifs du 20ème siècle, qui bataillaient tandis que des images de guerre défilaient sur un écran derrière eux.

Finalement, la paire a réalisé la folie de leur lutte, et ils se sont affalés sur le sol en riant, débouchant une bouteille de whisky, et s’embarquant dans une beuverie qui les mènerait à l’amitié.

Vingt ans après cette rencontre, Welles commença à travailler sur un scénario à propos d’un romancier américain d’âge moyen hyper-viril, vivant en Espagne, qui a perdu ses pouvoirs de création et qui est devenu obsédé par un jeune torero dans lequel il voyait la promesse de la jeunesse, et peut-être quelque chose de plus. Pendant ce temps, un chœur grec de biographes flagorneurs, de diplômés remplis d’admiration, et de critiques littéraires suivaient l’écrivain, lui rappelant sa propre grandeur.

Sur le plateau de tournage de «The Other Side of the Wind» : Dennis Hopper, John Ford et John Huston.

Sur le plateau de tournage de «The Other Side of the Wind» : Dennis Hopper, John Ford et John Huston.

En décembre 2012, le réalisateur Henry Jaglom a mis en ligne sans crier gare un extrait d’une trentaine de minutes du film – on ne sait pas s’il s’agissait de scènes montées par Welles, ou autre, ou simplement d’un assemblage d’images plus ou moins aléatoires. Dans tous les cas, la vidéo a vite été retirée. (Jaglom, qui a dirigé Welles dans son premier long métrage A Safe Place, a collaboré à The Other Side of the Wind, et y fait une apparition).

Heureusement, un autre extrait du film – bien plus court celui-là – a fait son apparition dernièrement. On y voit un Hannaford (Huston) étourdi par des membres des médias, en particulier une certaine critique hostile, calquée sur la très influente Pauline Kael, qui avait remis en question la réelle contribution artistique de Welles à Citizen Kane dans un papier du New Yorker publié en 1971, et intitulé Raising Kane. Hannaford est cependant épaulé par son protégé Brooks Otterlake, un critique devenu réalisateur de l’heure, qui aime faire des imitations de célébrités; personnage inspiré par son propre interprète, Peter Bogdanovich.

La rapidité des raccords et l’aspect brut des images nous frappent d’entrée de jeu. Welles avait comme objectif de faire un collage cinématographique en utilisant une variété de techniques : noir et blanc, couleur, photographies, 8 mm, 16 mm, 35 mm; une sorte de proto-Oliver Stone. Le film était décrit entre autres comme une satire du vieux studio system et des films d’auteur européens, en particulier ceux d’Antonioni, que Welles n’était pas capable de blairer. En contrepartie, The Other Side of the Wind célébrait la venue de la nouvelle génération de rebelles. Huston, le «maverick» par excellence, était donc la figure parfaite pour passer le flambeau aux jeunes comme Jaglom et Bogdanovich. Mais aussi Dennis Hopper et Paul Mazursky (ainsi que Cameron Crowe, qui selon IMDb joue un «partygoer»).

La distribution éclectique a de quoi faire rêver. Il n’y a qu’à regarder la photo ci-dessus : au centre, John Ford, le père tout-puissant, dont le nom est intrinsèquement lié au genre du western, est un artisan majeur de l’imaginaire américain ; à sa droite, Hopper, le fils hippie qui voulait faire la révolution à Hollywood, troquant les nobles chevaux de Ford par des choppers sans foi ni loi dans son incontournable Easy Rider ; et puis Huston, l’esprit généreux, avec ses méditations sur les notions de virilité et de liberté, réparties dans une filmographie aussi riche que variée, allant du film d’aventures (The Treasure of the Sierra Madre), à la comédie romantique (The African Queen), en passant par le film de boxe (Fat City) et le drame existentiel, The Misfits, peut-être son oeuvre la plus sombre, avec les performances finales de Clark Gable et de Marilyn Monroe, tous deux parfaitement déglamourisés et poignants.

The Other Side of the Wind : voilà un titre d’un lyrisme splendide. Mais que signifie-t-il au juste? L’acteur Rich Little, qui a incarné la première version de Brooks Otterlake, a voulu en avoir le coeur net. Il est allé voir Welles, qui était couché dans son lit, en train de réviser son scénario, et lui a demandé une explication. La réponse : «Je n’en ai pas la moindre idée»… De notre côté, nous les cinéphiles, ne savons pas non plus si nous verrons le film un jour. Mais en même temps, le simple fait de savoir qu’il existe, sous une forme ou une autre, me satisfait amplement. Ce n’est là que mon avis très personnel; je ne ressens pas le besoin de connaître la signification de Rosebud, je me résous à accepter le mystère.

***

Je vous laisse avec cet essai-hommage produit dans le cadre du 100e anniversaire d’Orson Welles. La vidéo met en scène Jonathan Rosenbaum, le parrain de la critique alternative aux États-Unis, et un des nombreux experts liés à la résurrection de The Other Side of the Wind :


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Mercredi 29 avril 2015 | Mise en ligne à 17h45 | Commenter Commentaires (10)

Goodfellas, 25 ans après

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Lorsque vient le temps d’évaluer l’oeuvre de Martin Scorsese, trois films remontent invariablement à la surface : Taxi Driver (1976), Raging Bull (1980) et Goodfellas (1990). Personnellement, si je n’avais qu’un seul film du légendaire cinéaste à apporter sur la proverbiale île déserte, ce serait Casino (1995), mais on s’éloigne du sujet…

Le quart de siècle du chef-d’oeuvre de Scorsese a été célébré le week-end dernier lors du festival de Tribeca, évènement fondé par Robert De Niro, un des personnages principaux de la fresque de gangsters. L’acteur était présent sur scène, tout comme Ray Liotta (Henry), Paul Sorvino (Paulie), Lorraine Bracco (Karen), et le scénariste Nicholas Pileggi. Scorsese était à Taipei, en train de tourner Silence, tandis que Joe Pesci n’a pu y être, mais à envoyé un message lu par De Niro : «Fuck fuck fuckity fuck fuck fuck. Fuck».

Difficile de croire que Goodfellas soit officiellement relégué au rang de «vieux film». En effet, en le regardant aujourd’hui, on ressent une vive énergie et une urgence qu’on ne retrouve pas dans de nombreux films du genre sortis récemment. D’ailleurs, ces derniers ne sont toujours pas parvenus à se détacher de l’héritage incommensurable du classique en question; personne, semble-t-il, n’a encore osé fermer la porte à Goodfellas, comme Scorsese lui-même l’avait fait à The Godfather, au propre comme au figuré (voir mon post de novembre 2009).

Oublions les portes un instant, et passons aux capots de coffre. Le génie de Goodfellas est son aisance à constamment jouer sur deux niveaux de lecture distincts qui illustrent la relation d’amour-haine que Scorsese entretient avec l’univers qu’il dépeint. Comme la fin de son film le démontre, être un gangster n’est pas cool; pourtant, faire un film de gangsters, ça, c’est très cool! Cette fascinante dualité, on la découvre dès le prologue.

Dans une voiture, la nuit, trois hommes à l’air louche entendent du bruit provenant du coffre. Il s’arrêtent, sortent du véhicule, et ouvrent le capot. On y voit un homme baignant dans son sang qui marmonne quelque chose avant de se faire poignarder par un des passagers, et puis tirer à bout portant par un autre. Une scène d’une violence inouïe. Enfin, le troisième malfrat claque le capot, regarde au loin, et dit en voix-off : «As far back as I can remember I always wanted to be a gangster» (Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être un gangster).

Son geste et ses paroles sont instantanément suivis par une chanson jazzy et pétillante, Rags to Riches, interprétée par Tony Bennett. Une rupture de ton choquante, qui pourtant s’accorde à merveille avec la fermeture du capot. En d’autres mots, avec le refus de voir l’horreur réelle provoquée par le style de vie convoité. On tombe ici face à un autre type de violence : celle du déni volontaire de la réalité. Déni qui finira bien entendu par le rattraper.

La musique occupe un rôle fondamental dans Goodfellas, qui dépasse le simple contrepoint émotionnel ou l’établissement d’un temps et d’un lieu; elle est un élément structurant de la mise en scène. Durant le questions-réponses organisé par le festival de Tribeca – qui a été animé par l’hôte du Daily Show Jon Stewart – on apprend que le fameux montage musical de la découverte des cadavres a été accompli en jouant Layla sur le plateau de tournage. L’objectif était de faire correspondre les mouvements de caméra et le positionnement des acteurs à la mélodie de la magnifique finale de la chanson de Derek and the Dominos.

Dans une fascinante entrevue qu’a accordé à Esquire l’éditeur musical de Goodfellas Chris Brooks, on apprend que Scorsese avait choisi toutes les chansons – pas loin d’une cinquantaine – «deux ans avant même qu’un seul plan n’eut été filmé». Et, dans son entretien-fleuve avec Ian Christie, le cinéaste affirme que sa quête d’authenticité l’a poussé à n’utiliser que des morceaux musicaux qui s’accorderaient avec l’époque : «Par exemple, je voulais utiliser une chanson des Rolling Stones à la fin – She Was Hot – pour cette dernière journée de 1979, mais elle est sortie un an plus tard, j’ai donc dû utiliser autre chose».

S’il y a une scène de Goodfellas qui se démarque – et il y en a un paquet! – ça doit être l’angoissante confrontation entre Tommy et Henry dans le club, communément surnommée «I’m funny how?». Cette séquence a été improvisée pour le film, après que Pesci eut raconté à Scorsese avoir été victime d’une plaisanterie similaire dans le passé, lorsqu’il a complimenté un mafieux du quartier Queen’s sur son sens de l’humour.

Pour revenir à ce que je disais plus tôt au sujet de cette crainte, ou refus, de refermer «la porte Goodfellas», on peut en voir ci-dessous un exemple concret, sous la forme d’une bande-annonce «funny how», pour le film de gangsters Black Mass, avec un Johnny Depp des plus intimidants dans la peau de Whitey Bulger, qui jusqu’à il y a quatre ans était le criminel le plus recherché aux États-Unis.

- À noter que le Blu-ray du 25e anniversaire de Goodfellas sera disponible à partir du 5 mai

À lire aussi :

> À propos de la fin de Goodfellas
> Scorsese ne donne aucun signe de ralentissement
> Le silence de Martin Scorsese
> Les quatre auteurs contradictoires de Taxi Driver

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Jeudi 2 avril 2015 | Mise en ligne à 15h30 | Commenter Commentaires (9)

Jaws, ou Hitchcock à la plage

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Dans le making-of de The Godfather, Francis Ford Coppola présente et décrit à la caméra sa «bible de tournage» – en gros, son scénario truffé d’innombrables annotations. Lorsqu’on regarde de plus près, on remarque une bonne quantité d’indications identiques, suivies d’une flèche menant à une description de scène : il est écrit «Hitchcock», souvent accompagné d’un point d’exclamation.

Si, pour les jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague, le maître du suspense avait la stature d’un proto-auteur vénéré, ceux du Nouvel Hollywood, plus pragmatiques, le percevaient davantage comme un professeur de cinéma honorifique. Ses films étaient pour eux de véritables salles de classe.

Contrairement à The Godfather, je n’ai pas vu la «bible» de Jaws mais, peu importe, Hitchcock était clairement dans l’esprit du jeune Steven Spielberg à l’époque du tournage fameusement pénible de son deuxième long métrage. Une influence qui s’est avérée payante, dans tous les sens du terme.

La relation entre le réalisateur de 28 ans fort prometteur et son légendaire maître à penser est décortiquée dans le premier d’une série d’essais-vidéo produits par le groupe britannique 1848 Media. Ce genre d’analyse cinématographique est en plein essor depuis quelques années, et il devient parfois difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. Mais en ce qui concerne cet examen approfondi de la scène de la plage dans Jaws, on a droit à la crème de la crème. Vivement la suite!

À lire aussi :

> Jaws : retour sur le premier blockbuster
> Les plans-séquence «invisibles» de Spielberg
> Le «Visage de Spielberg»

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