
Considéré comme le James Dean des années 1980/1990, River Phoenix a malheureusement connu le même destin tragique que le rebelle sans cause, perdant la vie bien trop tôt, à l’âge de 23 ans. L’acteur à l’air mystérieux et mélancolique a offert des performances remarquées dans des films comme Stand By Me (1986) de Rob Reiner, Running On Empty (1988) de Sidney Lumet et My Own Private Idaho (1991) de Gus Van Sant.
Phoenix est mort en 1993 pendant le tournage de Dark Blood, que réalisait le cinéaste néerlandais George Sluizer. Ce dernier, connu pour avoir signé le remarquable thriller L’homme qui voulait savoir (1988), a récemment décidé de sortir des boules à mites les bobines de son projet inabouti. Un anévrisme subi il y a quatre ans l’a poussé à ranimer son film, et il cherche présentement à ramasser les fonds nécessaires pour le compléter. Les détails de l’entreprise, via CineCrowd :
Depuis mars 2012, George Sluizer et le monteur Michiel Reichwein ont commencé à monter Dark Blood. L’objectif est que le film soit présenté en première au Festival du Cinéma Néerlandais plus tard cette année, à condition que le budget de la post-production soit pleinement financé. Mis à part le montage, le budget inclut le montage sonore, la composition et l’enregistrement de la musique, l’étalonnage et le mixage. Le Netherlands Film Fund va fournir une partie du budget de post-production. Le reste des fonds seront levés par George Sluizer lui-même. Par conséquent, George Sluizer a besoin de votre aide pour financer la dernière partie de ce film spécial et pour le compléter en vue d’un dévoilement public en septembre.
Dark Blood raconte l’histoire de Boy (Phoenix), un jeune veuf qui vit sur un site d’essai nucléaire dans le désert. «Vivant tel un ermite, il attend la fin du monde en sculptant des poupées Kachinas qui selon lui possèdent des pouvoirs magiques. Lors d’un «second» voyage de noces à travers le désert de l’Arizona, l’auto d’un couple jet-set d’Hollywood (Jonathan Pryce et Judy Davis) tombe en panne. Ils sont secourus par Boy, qui finit par les garder prisonniers parce qu’il désire la femme et veut créer un monde meilleur avec elle».
Un drame psycho-sexuel qui n’est pas sans rappeler la dynamique du premier long métrage de Roman Polanski, Le couteau dans l’eau (1962)…
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