Jozef Siroka

Archive de la catégorie ‘Analyse’

Lundi 21 juillet 2014 | Mise en ligne à 16h00 | Commenter Commentaires (36)

Le cinéma n’est pas du «contenu», tonne Nolan

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Alors qu’il est en train d’apporter les touches finales à son thriller de science-fiction Interstellar, en salle le 7 novembre, Christopher Nolan a pris le temps de pondre une chronique sur l’avenir du cinéma dans le Wall Street Journal. Pas tant l’avenir des films en tant que tel, que notre manière de les «consommer».

Un des principaux apôtres de la pellicule dans l’industrie, Nolan fait un lien direct entre la disparition de cette technologie centenaire et une philosophie de distribution plus mercantile que jamais. Il dit craindre un «futur dans lequel la salle de cinéma deviendra ce que Tarantino a identifié comme “la télévision en public”».

La possibilité de changer de poste en est la clé. Le distributeur ou le propriétaire de salle (la question vitale est de savoir qui contrôle la télécommande) serait en mesure de modifier le contenu en cours de lecture, instantanément. La performance d’un film présenté en matinée déterminerait s’il sera projeté en soirée, ou si le projecteur revient au blockbuster de la semaine dernière. Ce processus pourrait même être automatisé en fonction des ventes de billets dans l’intérêt de «l’équité».

La numérisation du cinéma – la transformation de lourdes bobines en un «flux de données» immatériel – permet selon Nolan d’insérer plus facilement le 7e art dans une sorte de bouillie de divertissement hétéroclite : le fameux «contenu». «Du jargon qui prétend élever la créativité, mais qui en fait banalise des différences de forme qui ont été importantes pour les créateurs et le public», croit-il.

Le contenu peut être porté sur les téléphones, les montres, les pompes de station-service ou tout autre écran, et l’idée serait que les salles de cinéma devraient reconnaître leur place comme une autre de ces «plates-formes», mais avec des écrans et des porte-gobelets plus grands.

Malgré ce sombre constat, le réalisateur de la série The Dark Knight ne croit pas que la projection dans les salles traditionnelles disparaîtra de sitôt.

Du moment que les films ne pourront plus être définis que par la technologie, on démasquera des fondements puissants – la pérennité, le dépaysement, l’expérience partagée de ces récits. […] Le public donnera son argent à ces studios, ces salles et ces cinéastes qui apprécient la valeur de l’expérience en salle et qui créeront une nouvelle distinction avec le divertissement à domicile qui saura le ravir – tout comme les films ont riposté avec des écrans larges et le son multipiste lorsque la télévision s’est agrippée à ses talons.

Nolan critique d’ailleurs la stratégie des studios et des exploitants qui consiste à introduire une panoplie de «gimmicks» afin de gonfler le prix des billets, question de palier à la baisse constante de la fréquentation en salle. Une problématique que Marc-André a examiné en détail dans un billet en mars dernier, et qu’un article du New York Times a également décortiqué le mois suivant.

Contrairement à George Lucas et à ses implants neurologiques, Nolan se garde de prédire en détail l’avenir du cinéma en salle, se contentant de dire que «les salles seront plus grandes et plus belles que jamais», et «qu’elles emploieront des formats de présentation coûteux qui ne pourront être reproduits à la maison (comme, ironiquement, la pellicule)».

En attendant de voir ce que le futur nous réserve, plusieurs campagnes de sensibilisation sont en train de se mettre sur pied afin de sauver et de restaurer le cinéma sur pellicule. Parmi ces initiatives on retrouve le American Genre Film Archive, qui entrepose quelque 3000 copies 35 mm de films de genre des années 1960-80. L’institution, appuyée par des cinéastes de renom comme Nicolas Winding Refn et Paul Thomas Anderson, a récemment réussi à amasser 15 000$ afin de procéder à sa première restauration numérique. Il s’agit d’un film de science-fiction trash de 1975 intitulé The Astrologer, l’histoire d’un diseur de bonne aventure qui découvre qu’il a des habiletés psychiques avant de devenir le conseiller du président des États-Unis.

Dans la vidéo ci-dessous, Tim League, le fondateur de la chaîne de cinémas préférée des cinéphiles américains Alamo Drafthouse, explique le projet :

Il faut toutefois préciser que cette sacralisation de la pellicule n’est pas au goût de tous. Et je ne parle pas que de la nouvelle génération «branchée». Prenez ce vieux dinosaure William Friedkin qui, lors d’une classe de maître à Karlovy Vary dans le cadre de la restauration de Sorcerer, prend plaisir à se moquer des puristes qui «croient que le 35 mm est l’unique format du vrai cinéma». Un contrepoids progressiste (et coloré!) au conservatisme dogmatique de Nolan et cie. À voir entre 14:45 – 22:00.

À lire aussi :

> Un premier studio majeur renonce à la pellicule
> La plus grande révolution de l’histoire du cinéma
> Christopher Nolan, dernier grand apôtre de la pellicule

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Mercredi 11 juin 2014 | Mise en ligne à 14h00 | Commenter Commentaires (25)

Godzilla : cultiver la distance

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Godzilla est une drôle de bibitte. D’un côté, il y a les conclusions des cyniques blasés anti-Hollywood qui, se fiant sur la campagne marketing, n’ont pas tardé d’y aller de platitudes telles: Un autre gros blockbuster à 200 millions $ conçu à grands coups d’effets spéciaux, fort sur la destruction à grande échelle et faible sur la caractérisation des personnages… Et ils n’ont pas tout à fait tort, sauf que, d’un autre côté, force est de constater qu’il ressort un certain élément de grâce à travers tout ce chaos numérique.

On l’admet, ce reboot de la fameuse franchise japonaise ne s’annonçait pas des plus prometteurs, surtout lorsqu’on considère le précédent effort du genre: le navet de Roland Emmerich portant le même titre, sorti il y a 15 ans. Peut-être dans l’espoir de ne pas répéter cette erreur, le studio, Warner Bros., a décidé de confier sa mégaproduction à un cinéaste à peu près inconnu, Gareth Edwards, dont le seul fait d’armes était un film de science-fiction indépendant qui jouissait d’une réputation aussi discrète que favorable.

Cette relation inusitée à la David et Goliath amène une question inévitable: quel apport créatif Warner a-t-il légué à Edwards? J’ai ma petite hypothèse aucunement scientifique là-dessus: le jeune réalisateur britannique savait évidemment qu’il ne pouvait pas avoir le beurre et l’argent du beurre, et a habilement choisi ses batailles.

Le scénario? C’est vous le boss! Allons-y avec le bon vieux arc émotionnel qui repose sur la famille nucléaire blanche, composée d’une mannequin, d’un jock, et d’un garçon/fillette cute et muet, qui sont forcément séparés pour pouvoir mieux se retrouver lors d’un happy end mielleux. Et les dialogues? OK, une bonne partie du public préférerait plonger sa tête dans un baril de déchets toxiques que d’avoir à endurer cette énième scène archi-fade entre le «père absent» et le «fils qui veut se prouver», mais attendez, le meilleur est à venir!

Après pratiquement une heure de drame familial, Godzilla se métamorphose subitement en un film d’action et de suspense avec le réveil d’un premier monstre, le MUTO (Massive Unidentified Terrestrial Organism), et on ne peut que se féliciter de notre patience. Je veux dire, quand le truc sort de sa tanière, il est massif, lourd et tellement inquiétant; on a presque le goût d’applaudir. Il y a enfin quelque chose qui se passe! Tassez-vous les humains plates, une vraie star vient de faire son entrée.

Mais le MUTO n’est qu’un préambule au héros incontesté du film, et c’est là que le talent d’Edwards se manifeste véritablement. Quand on voit Godzilla pour la première fois, on est un peu perplexe. Pour reprendre la description d’A.O. Scott du New York Times, «Il semble grincheux et fatigué, ainsi que plus épais autour des bajoues et du ventre», ou celle de Grantland : «Il est mi-Dragon de Komodo, mi-Robert Duvall… il est peut-être devenu trop vieux pour ces conneries». En effet, Godzilla n’a pas trop l’air content de nous voir et, tant le public que le studio (j’aime croire), nous sommes presque gênés de l’avoir réveillé pour une énième fois. Mais il demeure quand même une créature qui a les valeurs à la bonne place, et il n’abandonnera pas l’humanité à son sort.

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En guise de «respect», Edwards refuse de trop en demander à son vieux lézard radioactif, et garde sa caméra en retrait autant que possible. Souvent, Godzilla est enveloppé par un épais brouillard; lors d’un plan particulièrement lyrique, on ne voit que sa queue, qu’il agite doucement avec une majesté semblant provenir d’une délicate comédie musicale. Parfois, on le voit en direct à la télévision, le cauchemar SF ainsi ramené dans la sphère quotidienne; oui, c’est bizarre de voir un monstre prendre d’assaut une métropole mais, en même temps, on commence presque à être habitué de vivre des horreurs sans nom par l’entremise des chaînes de nouvelles en continu. Et lorsque Godzilla doit passer à l’action, le réalisateur s’assure d’orchestrer des batailles succinctes et pragmatiques, rarement plus de 60 secondes, et filmées à l’aide de plans d’ensemble. En somme, une approche anti-Michel Bay.

Cette philosophie visuelle relativement non-intrusive, qui nous invite à une expérience sensorielle intense au lieu de nous l’imposer, permet au spectateur de prendre un peu de distance par rapport au blockbuster, tant celui qui se déroule devant ses yeux que le concept du divertissement cinématographique à l’Américaine. En ce sens, le clin d’oeil le plus futé du film survient lors d’une très brève scène – un insert, vraiment – qui montre une image télévisée d’un MUTO qui détruit la tour Eiffel. Sauf que, on finit par réaliser qu’il ne s’agit pas du fameux emblème parisien, si souvent annihilé par Hollywood pour illustrer l’apocalypse imminente, mais bien de sa reproduction kitsch à Las Vegas. Une savante raillerie de l’appropriation de l’universel de la part des USA via leurs films-catastrophe.

Dans la conclusion de sa critique publiée dans le New Yorker, Anthony Lane propose son Godzilla de rêve : «Pas de développement de personnages, pas de trame de fond, pas d’enfants avenants, juste des allusions et des aperçus d’une puissance incommensurable – assez pour vous faire sursauter, trembler, suer et finir par en redemander. Heureusement, cet idéal existe déjà, et il ne nécessite que deux minutes, pas deux heures, de votre temps. Alors, laissez-faire Godzilla, le film. Regardez la bande-annonce».

Même si on peut s’amuser (ou se choquer) de ces propos intentionnellement provocateurs, il faut admettre que cette b-a était peut-être trop bonne pour le propre bien du film. Il était en effet devenu carrément irréaliste de s’imaginer un résultat final dépassant la perfection de l’aperçu. D’autre part, quand Lane parle de «trame de fond», il fait évidemment référence à toute l’intrigue qui concerne les humains dans Godzilla, dont la véritable fonction, pour être franc, est de remplir les trous entre les apparitions des monstres. Il y a une exception notable cependant, quoique ce n’est pas la psychologie des personnages qui est mise de l’avant ici, mais plutôt la qualité quasi-abstraite de leurs corps en mouvement dans un sublime ballet aérien, séquence que commente Edwards dans cette vidéo du New York Times.

Et revoici le cinéaste qui discute de son approche «sérieuse» et de l’influence du jeune Spielberg sur Godzilla (le film d’Edwards clonant carrément les formules derrière Jaws, Close Encounters ou Jurassic Park, selon cet essai publié sur Slate).

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Lundi 9 juin 2014 | Mise en ligne à 20h00 | Commenter Commentaires (6)

Le prestige sans cesse grandissant du 8e art

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Il y a cinq ans, le créateur d’Arrested Development Mitchell Hurwitz annonçait qu’il préparait une adaptation cinématographique de sa série télévisée, qui avait été larguée par Fox en 2006, après seulement trois saisons. De nombreux fans dévoués du sitcom culte ont vite crié victoire, mais le projet a malheureusement pris la direction des limbes. La joie a laissé place à l’inquiétude, puis à l’impatience, et finalement à l’indifférence. En effet, à quoi bon s’extasier aujourd’hui d’une migration de la télé au cinéma? Le chemin vers le prestige a soudainement changé de cap.

Arrested Development a finalement été aspiré par le vortex Netflix, en 2013. Et si le résultat de la nouvelle saison s’est révélé en deçà des attentes, il est difficile de croire que le film aurait été meilleur, tant le rendu et le concept de la série (humour absurde forgé par un vif timing, l’importance du faux-semblant) se marient bien avec les fondements classiques de la télévision (épisodes de 23 minutes, direction artistique sommaire), et se seraient noyés dans l’opulence d’une production cinématographique.

Précisons cependant que l’exemple d’Arrested Development est un cas d’exception; l’opulence, tant au niveau des idées que du style (et des budgets), est devenue une caractéristique prisée qui a permis de définir le succès du petit écran à l’ère moderne.

Il serait malsain de citer ici tous les grands talents du 7e art qui cultivent avec enthousiasme des projets télévisuels. Une constatation d’autant plus frappante lorsqu’on réalise que ce phénomène aurait pratiquement été impensable il n’y a pas dix ans… Mais on va quand même tenter de faire un survol des productions télé majeures, récentes ou à venir, pilotées par des stars du grand écran.

SÉRIES TÉLÉVISÉES

- La première saison du thriller de vampires The Strain de Guillermo del Toro s’entamera le 13 juillet sur les ondes de FX. La série est basée d’après la trilogie de romans que le cinéaste mexicain a co-signée avec Chuck Hogan. «Lorsqu’un Boeing 777 atterrit à l’aéroport JFK sans qu’aucun signe de vie n’en émane, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques est dépêché sur les lieux. À l’intérieur de l’avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou… un monstre non identifié».

- Darren Aronofsky adaptera pour HBO la trilogie romanesque MaddAddam de l’écrivaine canadienne Margaret Atwood. Le récit se déroule au milieu du 21e siècle, dans un monde «où les entreprises ont pris le relais des gouvernements et la modification génétique des organismes est perversement omniprésente. L’intrigue est centrée sur les événements avant et après une inondation sèche qui a éliminé la quasi-totalité de la population mondiale», décrit Deadline.

- Ridley Scott est en train de développer pour HBO Pharaoh, une «explication alternative de la fondation et de l’ascension de l’Ancien Empire égyptien», rapporte Variety. La série se penchera notamment sur la théorie des anciens astronautes.

MINI-SÉRIES

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- Après avoir remporté un Tony Award, dimanche, pour son interprétation du président Lyndon Johnson dans la pièce de théâtre All The Way, Bryan Cranston (photo ci-dessus) a été approché par nul autre que Steven Spielberg pour reprendre son rôle dans une adaptation au petit écran de l’oeuvre de Robert Schenkkan.

- Peter Bogdanovich (The Last Picture Show) adaptera le livre The Inventor And The Tycoon: A Gilded Age Murder And The Birth Of Moving Pictures, l’histoire de la relation entre le pionnier du cinéma Eadweard Muybridge et l’homme d’affaires et politicien Leland Stanford, a rapporté Screen Daily jeudi dernier.

- Le récemment oscarisé Paolo Sorrentino (La grande beauté) va écrire et réaliser pour Sky Italia une mini-série de huit épisodes intitulée The Young Pope, le récit d’un «pontife imaginaire qui est le premier pape italo-américain de l’histoire».

- Le retraité Steven Soderbergh – qui est pas mal occupé depuis qu’il a annoncé qu’il abandonnait le cinéma – a produit et réalisé le drame médical en dix épisodes The Knick, qui sera diffusé à partir du mois d’août sur Cinemax. Clive Owen y incarne un chirurgien qui «repousse les limites de la médecine» dans le New York du début du 20e siècle.

- Tom Hardy retrouve le réalisateur Steven Knight, qui l’a récemment dirigé dans le thriller en huis-clos Locke, pour Taboo, une mini-série en huit épisodes que produira Ridley Scott. L’intrigue, qui se déroule en 1813, porte sur les tribulations d’un aventurier voyou qui a volé des diamants en Afrique pour venger la mort de son père. Hardy a par ailleurs affirmé la semaine dernière que désormais «la télévision dépasse le cinéma (indépendant)».

- Bruno Dumont (L’Humanité, Camille Claudel 1915) a dévoilé à Cannes le mois dernier, sous forme de long métrage, sa mini-série en quatre épisodes qui sera diffusée sur Arte au mois de septembre. «P’tit Quinquin, c’est du tragique-comique. Je pense qu’il y a les deux genres, et que l’un est le ressort de l’autre. Il y a des moments très dramatiques, et pourtant on a ri trois secondes avant», a illustré Dumont en entrevue aux Inrocks.

DU GRAND AU PETIT ÉCRAN

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- Spike Lee transpose son premier long métrage She’s Gotta Have It (1985) chez Showtime, avec l’intention de poser un «regard contemporain sur ses personnages». Le synopsis du film original : «Nola Darling a trois amants […] Nola a également une voisine lesbienne qui ne désespère pas de lui faire goûter d’autres plaisirs. Comme tous prétendent à l’exclusivité, Nola les convoque à un diner!» À noter que Lee, réputé pour ses relations orageuses avec les studios, est devenu un adepte du petit écran : Qu’on pense à son indispensable documentaire sur l’ouragan Katrina When the Levees Broke, diffusé par HBO en 2006, ou à ses plus récents exercices télé dont M.O.N.Y., Kobe Doin’ Work, Da Brick, Mike Tyson: Undisputed Truth et bientôt le portrait d’un humoriste controversé, Katt Williams: Priceless. Son prochain long métrage sera la comédie d’horreur crowdsourcée Da Sweet Blood of Jesus.

- Rosemary’s Baby est une mini-série en deux épisodes de 85 minutes qui a été diffusée sur NBC en mai dernier. L’adaptation au petit écran du classique de Roman Polanski, avec Zoe Saldana reprenant le rôle de Mia Farrow, a obtenu des critiques mitigées. La nouvelle version reprend sensiblement le même propos que le film original: «Un jeune couple s’installe à Paris pour prendre un nouveau départ après un drame douloureux. Leur rencontre avec un couple de notables va faire basculer leur vie. Si en apparence la chance semble leur sourire, une série d’évènements inquiétants commencent à attirer leur attention. Rosemary devient suspicieuse envers ces voisins bien trop gentils et serviables. Perd-t-elle la tête ou ces nouvelles fréquentations ont un je-ne-sais-quoi de diabolique?» (La bande-annonce à voir ici).

- Willaim Friedkin (The Exorcist, French Connection) va superviser une série basée d’après son excellent polar To Live and Die in L.A. (1985). «Ça ne sera pas la même histoire mais ça va être la même vibe», a-til dit en entrevue à movies.com. Il affirme également qu’un de ses films plus récents, Killer Joe, avec Matthew McConaughey dans le rôle d’un policier psychopathe, intéresse la filiale télé de MGM. «Ça ne sera pas la même histoire, mais ce sera edgy, un peu comme Fargo.» À noter enfin que Friedkin mettra en scène un biopic sur la légendaire sex-symbol hollywoodienne Mae West pour le compte de HBO.

- Les frères Coen agissent à titre de producteurs exécutifs pour la série télé basée d’après leur chef-d’oeuvre sorti en 1996. Fargo a eu sa première sur la chaîne FX le 15 avril dernier, et a joui d’une réception critique très positive. Le synopsis : «En 2006, Lorne Malvo (Billy Bob Thornton ) arrive dans la ville de Bemidji, dans le Minnesota. Il influence alors la population locale, de par sa violence et sa malice, et notamment le courtier d’assurances Lester Nygaard (Martin «Bilbo» Freeman).»

> Voir les 7 premières minutes du premier épisode.

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